Pour évangéliser leurs colonies tout en maintenant l’esclavage au XIXᵉ siècle, les Britanniques utilisèrent la “Bible des esclaves”, une version expurgée dans laquelle les références à la liberté ou aux révoltes étaient supprimées, contrairement aux passages évoquant l’obéissance et la soumission.

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La grande classe.
On peut reprocher beaucoup de choses aux Britanniques mais concrètement ce sont les premiers des empires à initier une abolition définitive de l'esclavage contrairement aux Français qui sont revenus en arrière avec Napoléon. Haïti la egalement fait avant.
Sans parler bien entendu des difficultés à appliquer l’abolition dans les colonies proprement dites à cause des esclavagistes qui n’étaient pas forcément britanniques et bien entendu sans parler de la traite orientale qui ne s’est arrêté qu’un siècle plus tard.
Cela n'enlève rien à la degueulasserie (qui n'est pas que britannique) qui consiste à - sous le couvert d'une volonté universaliste de sa foi - trahir le texte porteur de sa foi, alors que le texte et la foi reposent sur des valeurs d'honnêteté, d'intégrité et de sincérité.
En mettant de côté le fait que cette foi devienne un instrument de soumission, alors même qu'elle repose sur l'injonction à s'aimer et à se porter assistance les uns les autres.
Bof. Que t’enlève ou pas des passages, on repassera pour la tolérance comme qualité fondatrice des textes religieux… tout simplement car à la volonté de prosélytisme propre à toute religion est le contraire de la tolérance.
C'est tout de même difficile de dire ça du christianisme qui évoque l'amour du prochain (et non pas seulement du chrétien), ou de l'Islam qui évoque la tolérance face aux erreurs des hérétiques...
La plupart du temps, ce n'est pas le texte le problème : c'est l'utilisation plus qu'abusive qui en est faite.