Certaines fourmis sont capables d’amputer la patte blessée d’une congénère pour éviter qu’une infection ne la tue. Elles ne le font pas au hasard : selon l’endroit exact de la blessure, elles choisissent soit l’amputation, soit un simple nettoyage de la plaie.
L’étude, publiée en 2024, a montré que chez la fourmi charpentière de Floride, l’amputation après une blessure du fémur améliore fortement la survie. C’est le premier exemple documenté d’amputation pratiquée par un animal non humain sur un autre individu de son espèce pour traiter une infection.

Commentaires préférés (3)
Il y a que moi que ça sidère ou vous êtes encore plus sidérés au point de ne plus pouvoir commenter ?
Non rassure toi : je suis également sidéré ! Je dirais même que la sidération liée à cette anecdote est sidérante. ^^
Les fourmis sont vraiment des insectes fascinants. Ça me donne envie de relire Werber.
La conclusion dont tu parles est théorique et il est important se garder le conditionnel sous le coude.
Les moyens dont nous disposons aujourd'hui ne nous permettent que de supposer qu'il n'y a pas de comportement conscient.
Mais des moyens futurs pourraient très bien venir infirmer ou confirmer cette vision des choses.
Plus on en apprend sur le vivant et plus on se rends compte que sont étude est remplie de biais et de théories limitées par nos connaissances.
Tous les commentaires (8)
Il y a que moi que ça sidère ou vous êtes encore plus sidérés au point de ne plus pouvoir commenter ?
Non rassure toi : je suis également sidéré ! Je dirais même que la sidération liée à cette anecdote est sidérante. ^^
Les fourmis sont vraiment des insectes fascinants. Ça me donne envie de relire Werber.
Pour info ces fourmis ne prennent pas de décision consciente, elles réagissent à des signaux chimiques émis par la blessure et l’infection. Selon ces signaux, elles nettoient la plaie, amputent le membre atteint ou abandonnent l’individu si les chances de survie sont trop faibles. Ce comportement est inné et optimisé pour la survie de la colonie.
Le but étant la survie de la colonie, dire que les chances de survie de l'individu sont significativement plus élevée après amputation est un peu bizarre. C'est juste que les autres n'avaient pas besoin d'amputation pour vivre, ou à l'inverse qu'il était trop tard pour les amputer.
La conclusion dont tu parles est théorique et il est important se garder le conditionnel sous le coude.
Les moyens dont nous disposons aujourd'hui ne nous permettent que de supposer qu'il n'y a pas de comportement conscient.
Mais des moyens futurs pourraient très bien venir infirmer ou confirmer cette vision des choses.
Plus on en apprend sur le vivant et plus on se rends compte que sont étude est remplie de biais et de théories limitées par nos connaissances.
Moi j'apprends par la même que les fourmis peuvent avoir des infections. Je n'avais jamais conscientisé.
Dans le même genre, est-ce qu'elles peuvent avoir des rhums ou autre maladie du coup ? (Qu'on pense être lié a des animaux plus gros)
C'est vrai, c'est implicite mais tu as raison.
Disons que leurs comportements stéréotypés semblent bien plus régit par les phéromones et signaux chimiques que par leurs volontés propres.
De ce qu'on sait les colonies fonctionnent plus comme un système distribué analogue à un algorithme. Les individus détectent un message chimique simple et y répondent tous plus ou moins de la même façon. Leur intelligence collective semble émerger d'une suite d’interactions simples entre individus.
Ça ne veut pas dire qu'elles n'ont pas de conscience où de libre arbitre, mais rien ne laisse supposer que ce soit le cas aujourd'hui.
C'est une intelligence, mais une intelligence collective. Une somme de comportements simples dont l'objectif est bien défini, la survie de la colonie.
Oui mais ce message chimique n’est pas si simple à déchiffrer ,c’est quand même une histoire d’amputation d’une congénère avec toutes les complications que ça implique et le savoir de l’anatomie des pattes des fourmis