Le tapis de course moderne était un instrument de torture

Proposé par
le
dans

Le tapis de course moderne est issu d'un instrument de torture carcéral. Inventé en 1818 par l'ingénieur anglais William Cubitt, cet appareil obligeait les prisonniers à grimper des marches sans fin pour actionner des moulins, les épuisant physiquement en guise de punition.

L'appareil victorien ("treadwheel") prenait la forme d'un grand cylindre à pales. Les détenus marchaient jusqu'à 6 heures par jour, gravissant l'équivalent de 4000 mètres d'altitude. La pratique fut finalement abolie au Royaume-Uni en 1902 pour des raisons de santé publique.


Commentaires préférés (3)

Oui et non....

Les premiers "tapis de courses" sont nés dans l'Antiquité et servait à battre le grain et était actionné par des animaux. C'est d'ailleurs pour cela qu'on les appelle encore « treadmill », de l’anglais « tread » pour « bande de roulement » et « mill » pour « moulin ».
Oui entre le moulin et la salle de fitness, on s'en est servi pour torturer des prisonniers.

Tout cela dit, il y a quand meme un monde entre la roue de moulin actionné par les animaux, la roue de moulin actionné par des prisonniers et le tapis de course (bande caoutchouc motorisée ou lamelles sur rouleau actionné par l'humain)....

Et je ne vois pas trop ce qu'apporte la source sur les ergomètres...

La source anglaise est mieux détaillée :
en.wikipedia.org/wiki/Treadmill

C'est assez emblématique de la morale victorienne qui érigeait les vertus du travail et punissait ce qui était vu comme de la paresse.

La pauvreté notamment était vue comme un signe de manque de travail et donc de décadence morale. Les pauvres étaient considérés comme trop paresseux, et les institutions qui étaient censées leur venir en aide devinrent progressivement des lieux d'incarcération et de travail forcé, déguisé en rééducation et en amélioration de l'individu. Si certaines de ces "workhouses" (ou "poorhouses" en Ecosse) étaient exploitées pour retourner un profit, dans d'autres, les "pensionnaires" accomplissaient des tâches purement inutiles et sysiphiennes, comme de casser des pierres ou tourner des manivelles dans le vide. Cela était vu soit comme un châtiment juste et moral du paresseux, soit comme un bénéfice pour lui qui lui permettrait de se réinsérer dans la société, quand bien même certains mouraient en accomplissant une tâche éreintante et infinie, sans but ou bénéfice

[Edit : ce commentaire était en réponse à Tristram]

Il y a un livre assez intéressant sur le sujet, que j'ai découvert parce qu'écrit par un homonyme (et parce qu'il était étrangement mis en évidence dans les natures et découvertes. J'ai pas compris le rapport avec le magasin mais bon).

"Les Hommes Lents" de Laurent Vidal. Si je m'essaie à un résumé ça parle notamment de la persistance du mythe de la paresse comme problème majeur de la société, et utilisé comme outil politique. Plus largement il parle de la confusion entre rapidité et efficacité je dirais, qui s'est amplifiée avec la revolution industrielle. Une partie de la société érige comme desirable un rythme rapide et les personnes se retrouvant en arythmie par choix ou non sont vites catégorisées comme inutile. On peut penser aujourd'hui a l'image du start-uper au four et au moulins, capable de lever des millions d'euros après sa morning routine de course. Ou au début du siècle dernier au fordisme, pour lequel l'Homme parfait est celui dont chaque geste est utile et dirigé vers la production.

D'après ce livre, ces camps pour pauvres dériveront assez naturellement en camp d'internement puis de concentration en Allemagne du début du XXe siècle puis Allemagne nazie.


Tous les commentaires (12)

Oui et non....

Les premiers "tapis de courses" sont nés dans l'Antiquité et servait à battre le grain et était actionné par des animaux. C'est d'ailleurs pour cela qu'on les appelle encore « treadmill », de l’anglais « tread » pour « bande de roulement » et « mill » pour « moulin ».
Oui entre le moulin et la salle de fitness, on s'en est servi pour torturer des prisonniers.

Tout cela dit, il y a quand meme un monde entre la roue de moulin actionné par les animaux, la roue de moulin actionné par des prisonniers et le tapis de course (bande caoutchouc motorisée ou lamelles sur rouleau actionné par l'humain)....

Et je ne vois pas trop ce qu'apporte la source sur les ergomètres...

La source anglaise est mieux détaillée :
en.wikipedia.org/wiki/Treadmill

Et Conan le barbare, on en parle ? Pas de problème de santé physique. De santé mentale, peut-être… 

C'est assez emblématique de la morale victorienne qui érigeait les vertus du travail et punissait ce qui était vu comme de la paresse.

La pauvreté notamment était vue comme un signe de manque de travail et donc de décadence morale. Les pauvres étaient considérés comme trop paresseux, et les institutions qui étaient censées leur venir en aide devinrent progressivement des lieux d'incarcération et de travail forcé, déguisé en rééducation et en amélioration de l'individu. Si certaines de ces "workhouses" (ou "poorhouses" en Ecosse) étaient exploitées pour retourner un profit, dans d'autres, les "pensionnaires" accomplissaient des tâches purement inutiles et sysiphiennes, comme de casser des pierres ou tourner des manivelles dans le vide. Cela était vu soit comme un châtiment juste et moral du paresseux, soit comme un bénéfice pour lui qui lui permettrait de se réinsérer dans la société, quand bien même certains mouraient en accomplissant une tâche éreintante et infinie, sans but ou bénéfice

a écrit : C'est assez emblématique de la morale victorienne qui érigeait les vertus du travail et punissait ce qui était vu comme de la paresse.

La pauvreté notamment était vue comme un signe de manque de travail et donc de décadence morale. Les pauvres étaient considérés comme trop paresseux, et les instituti
ons qui étaient censées leur venir en aide devinrent progressivement des lieux d'incarcération et de travail forcé, déguisé en rééducation et en amélioration de l'individu. Si certaines de ces "workhouses" (ou "poorhouses" en Ecosse) étaient exploitées pour retourner un profit, dans d'autres, les "pensionnaires" accomplissaient des tâches purement inutiles et sysiphiennes, comme de casser des pierres ou tourner des manivelles dans le vide. Cela était vu soit comme un châtiment juste et moral du paresseux, soit comme un bénéfice pour lui qui lui permettrait de se réinsérer dans la société, quand bien même certains mouraient en accomplissant une tâche éreintante et infinie, sans but ou bénéfice Afficher tout
Il en reste quelque chose de cette « morale », chaque fois qu’on entend dire ou voit écrire que les chômeurs sont des feignants…

[Edit : ce commentaire était en réponse à Tristram]

Il y a un livre assez intéressant sur le sujet, que j'ai découvert parce qu'écrit par un homonyme (et parce qu'il était étrangement mis en évidence dans les natures et découvertes. J'ai pas compris le rapport avec le magasin mais bon).

"Les Hommes Lents" de Laurent Vidal. Si je m'essaie à un résumé ça parle notamment de la persistance du mythe de la paresse comme problème majeur de la société, et utilisé comme outil politique. Plus largement il parle de la confusion entre rapidité et efficacité je dirais, qui s'est amplifiée avec la revolution industrielle. Une partie de la société érige comme desirable un rythme rapide et les personnes se retrouvant en arythmie par choix ou non sont vites catégorisées comme inutile. On peut penser aujourd'hui a l'image du start-uper au four et au moulins, capable de lever des millions d'euros après sa morning routine de course. Ou au début du siècle dernier au fordisme, pour lequel l'Homme parfait est celui dont chaque geste est utile et dirigé vers la production.

D'après ce livre, ces camps pour pauvres dériveront assez naturellement en camp d'internement puis de concentration en Allemagne du début du XXe siècle puis Allemagne nazie.

"Pour des raisons de santé publique", bah ils avaient leurs 10000 pas par jour pourtant ! :⁠-⁠P

a écrit : Il en reste quelque chose de cette « morale », chaque fois qu’on entend dire ou voit écrire que les chômeurs sont des feignants… Les chômeurs ne sont pas feignants, par contre les feignants sont majoritairement chez les chômeurs !

j'ai déjà un peu de mal à voir un sorte de moulin avec un cylindre, des pâles et des escaliers comme un tapis de course, alors un tapis de course "moderne" , c'est vraiment n'importe quoi comme comparaison.

a écrit : Les chômeurs ne sont pas feignants, par contre les feignants sont majoritairement chez les chômeurs ! Plutôt des fainéants alors. Les feignants font quelque-chose (ou du moins font semblant). ;-)

a écrit : Les chômeurs ne sont pas feignants, par contre les feignants sont majoritairement chez les chômeurs ! Mon dieu...
Et sinon les riches qui foutent rien mais qui ne sont même pas au chômage car rentier à vie ?
Y'en a un paquet hein...

On en parle de ces cadres sup qui font 12h de presentiel par jour pour discuter, faire du vent et au final ne rien apporter.

Dans les asso, dans le bénévolat y'a majoritairement des non actifs (logique hein), doit on pour autant en déduire que les gens de moralité et de don de soi sont majoritairement chez les non-actifs ?
Ce serait stupide de raisonner ainsi.

Ah bah voilà, c'est pareil pour votre raisonnement.

a écrit : Mon dieu...
Et sinon les riches qui foutent rien mais qui ne sont même pas au chômage car rentier à vie ?
Y'en a un paquet hein...

On en parle de ces cadres sup qui font 12h de presentiel par jour pour discuter, faire du vent et au final ne rien apporter.

Dans les asso,
dans le bénévolat y'a majoritairement des non actifs (logique hein), doit on pour autant en déduire que les gens de moralité et de don de soi sont majoritairement chez les non-actifs ?
Ce serait stupide de raisonner ainsi.

Ah bah voilà, c'est pareil pour votre raisonnement.
Afficher tout
Les riches ne foutent pas nécessairement rien. Certain le sont parce qu'ils ne sont pas des feniasses. D'autres parce que leurs aïeuls ne l'ont pas été. Dans tous les cas ils produisent de la richesse (parfois mal redistribuée on est d'accord, mais qui veut voir le fruit de son travail aller aux autres ?) richesse produite dans des tas de domaines (biens de luxe, etc), et donc indirectement des emplois. De plus certains riches, la plupart gèrent leur fortune, ça reste du travail.
On va être clair, je ne suis pas riche, j'ai été dans la case pauvre et endetté, et j'ai réussi à me sortir les doigts du cul, j'ai souffert parce oui quand on part de loin et qu'on ne l'a pas choisi c'est dur, j'ai fait des des sacrifices (déménager loin, réapprendre un métier, etc) et aujourd'hui je vis normalement sans être riche, et je n'ai pas besoin de plus...mais j'ai un métier qui n'est pas de tout repos.
Non tous les chômeurs (chômeur ou bénéficiaire du RSA) ne sont pas des feniasses (la vie n'est pas toujours tendre et il faut aller bien mentalement pour s'en sortir), mais dans mon "ancienne vie" j'ai vu un paquet de feniasses qui se trouvaient toutes les excuses pour ne pas bosser malgré les possibilités, ou alternaient travail/chômage volontairement (et je prenais ce chemin là avant de réagir), mais en voulaient toujours plus le 5 du mois en rejetant leur faute sur les riches...
Ces faux chômeurs plombent le système sans le savoir, sans même se rendre compte eux même de leur comportement.

Bonjour, à vous lire..

Vous semblez nombreux à défendre l'idée que le fait d'aller au travail serait comme une des meilleures façon de remplir sa journée et qu'en plus, cela serait également (cerise sur le gâteau) le moyen de devenir riche ( en monnaies sonnantes et bien brillantes ).

Je perçois un tel mépris vis à vis des gens que vous qualifiez de fainéants, que je ne peux m'empêcher de penser qu'une telle arrogance et une telle animosité de votre part, cache probablement quelque chose de plus profond.

Est ce que finalement, ce que vous leur reprochez avec autant d'agressivité, ça ne serait pas leur inaptitude à la soumission, à la docilité, à l'obéissance ?
Ou leur indépendance et leur attachement à suivre et assumer des choix personnels hors des dictats de la société ?
Bref, est ce que vous ne les trouveriez- vous pas, un peu trop .. courageux et sensés ?
Au point d'y trouver ici même, de la frustration ou une pointe de jalousie, à même de provoquer cette réaction épidermique ?

Quand à ce qui est de s'enrichir par le travail, alors là, vous savez comme même que ça n'a aucune chance d'arriver ?
Je veux dire aucune chance que ce soit de votre travail, de celui des machines, des systèmes ( financiers, administratifs ) ou du travail d'autrui, oui peut être .. mais pas du vôtre.

D'ailleurs, je pense que pour la plupart, nous n'avons absolument aucun sens de la richesse.
Ça nous rassure évidemment d'être un peu plus riche que le voisin.
Le fait est que vous ne trouverez aucune corrélation entre travail et richesse et pas plus, entre travail harrassant et gros salaire.

Ayez un peu plus de considération pour les fainéants, Ils ont eux aussi tout comme vous, eu une histoire qui les a amené là, et tout comme vous, ils ont fait des choix pour poursuivre eux aussi leur propres chimères.

Personnellement, je vous préfère aimables, bienveillants et sympathiques, en plus d'être instructifs..

Bonne soirée à tous