Le corbeau et le renard bien avant Jean de la Fontaine

Proposé par
le

Commentaires préférés (3)

En effet Jean De La Fontaine n’a pas « inventé » la plupart de ses fables mais ils les a par contre traduites, adaptées, et mises en vers dans une langue très belle.

C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de la plupart des romans ou auteurs qui s’inspirent du passé et adaptent, revisitent ou modernisent des histoires, des archétypes devant présents dans la littérature. Combien de romans ou de film sont des « adaptations » de Roméo et Juliette qui elle même est tiré de l’histoire de Pyrame et Thisbé dans « Les Transformations » d’Ovide, elle même certainement inspirée de la tradition orale…

Je trouve cette anecdote un peu courte et rédigée de façon malhonnête car péremptoire (et occultant le talent certain de La Fontaine pour conter la morale) afin de susciter des réactions clivées…

Ce qui est interessant c'est que la source Wiki indique "Il est presque certain qu'il ne les écrivait pas. La fable existait avant Ésope, mais celui-ci est devenu tellement populaire par ses bons mots qu'on en a fait le « père de la fable »".

Et en plus la transmission des fables d'Ésope s'est faite à travers plusieurs étapes successives. Toujours d'après Wiki, vers -325 le philosophe Démétrios de Phalère a réalisé la première compilation de ces récits, qui a ensuite engendrée de nombreuses variantes au fil des siècles.
L'une d'elles nous est parvenue, la collection Augustana (1er siècle). C'est précisément cette version qui constitue la référence actuelle des "fables d'Ésope". Elle rassemble plus de 500 fables dont les plus célèbres comme Le Corbeau et le Renard, et Le Lièvre et la Tortue.
En 1610, le Suisse Isaac Nicolas Nevelet propose l'une des premières traductions françaises, c'est justement cette édition que Jean de La Fontaine utilisera comme source pour ses propres fables...


Tous les commentaires (20)

En effet Jean De La Fontaine n’a pas « inventé » la plupart de ses fables mais ils les a par contre traduites, adaptées, et mises en vers dans une langue très belle.

C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de la plupart des romans ou auteurs qui s’inspirent du passé et adaptent, revisitent ou modernisent des histoires, des archétypes devant présents dans la littérature. Combien de romans ou de film sont des « adaptations » de Roméo et Juliette qui elle même est tiré de l’histoire de Pyrame et Thisbé dans « Les Transformations » d’Ovide, elle même certainement inspirée de la tradition orale…

Je trouve cette anecdote un peu courte et rédigée de façon malhonnête car péremptoire (et occultant le talent certain de La Fontaine pour conter la morale) afin de susciter des réactions clivées…

Ce qui est interessant c'est que la source Wiki indique "Il est presque certain qu'il ne les écrivait pas. La fable existait avant Ésope, mais celui-ci est devenu tellement populaire par ses bons mots qu'on en a fait le « père de la fable »".

Et en plus la transmission des fables d'Ésope s'est faite à travers plusieurs étapes successives. Toujours d'après Wiki, vers -325 le philosophe Démétrios de Phalère a réalisé la première compilation de ces récits, qui a ensuite engendrée de nombreuses variantes au fil des siècles.
L'une d'elles nous est parvenue, la collection Augustana (1er siècle). C'est précisément cette version qui constitue la référence actuelle des "fables d'Ésope". Elle rassemble plus de 500 fables dont les plus célèbres comme Le Corbeau et le Renard, et Le Lièvre et la Tortue.
En 1610, le Suisse Isaac Nicolas Nevelet propose l'une des premières traductions françaises, c'est justement cette édition que Jean de La Fontaine utilisera comme source pour ses propres fables...

Dans les fables de La Fontaine comme de celles de la même époque, ce qui est important n’est pas les faits rapportés, c’est la musique des mots et du récit.
C’est tout l’art de la poésie.

Effectivement, la présentation de l’anecdote laisse croire à un vulgaire plagiat où La Fontaine n’aurait aucun mérite alors que si le sujet du récit est le même, toute l’originalité et la beauté est dans l’art du poète.

Le plus beau vers de la langue française est souvent attribué à Racine dans « Phèdre 1,3 » :

« Ariane, ma sœur, de quel amour blessée
«  Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !

Ce n’est évidemment pas Racine l’auteur de l’anecdote mais le vers est sublime,… du moins pour qui sait apprécier les beautés de la langue…

Je le savais déjà. Ma préférée d'Esope demeure Le loup et la vieille.

La fable "Le Corbeau Et Le Renard" a bel et bien écrite par Jean de la Fontaine, même si celui-ci s'est "inspiré" d'auteurs anciens, qu'il a très largement lus et parfois traduits, et complètement réécrits
Maintenant, dans plusieurs de ses fables, il cite ses sources, dont Ésope, mais à l'époque de la Fontaine, on ne savait pas que la plupart des fables d'Ésope étaient des recueils de récits très anciens, certains s'étant transmis oralement de générations en générations avant l'utilisation de l'écriture
De même que la plupart des animations classiques de Disney ne sont "que" la reprise de contes populaires, la plupart écrits en Europe par des auteurs devenus des classiques, mais qui étaient déjà des recueils d'histoires (de légendes) bien plus anciennes... Il existe une dizaine de versions de Blanche Neige et les Sept Nains, la constante étant la jeune fille (pas toujours une "princesse") et... les sept nains, mais il est indéniable que ces contes et légendes ont été retransmis avec talent par papy Walt (et surtout par ses équipes)
Shakespeare s'est inspiré de mythes et légendes anciens, et a servi d'inspiration à de nombreux auteurs, dont certains très contemporains...
De même que l’Iliad et l’Odyssée ont, de leur côté, largement inspiré les contemporains de La Fontaine, la listes des œuvres de Racine ou Corneille, entre autres, ressemblant à des titres de chapitres des récits compilés par un probable Homère, dont on n'est même pas sûrs de l'existence

a écrit : Esope reste ici et se repose Je cherchais dans tous les sens la contrepèterie…

a écrit : Esope reste ici et se repose Si je ne me trompe, c’est de maitre Capelovici ?

a écrit : En effet Jean De La Fontaine n’a pas « inventé » la plupart de ses fables mais ils les a par contre traduites, adaptées, et mises en vers dans une langue très belle.

C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de la plupart des romans ou auteurs qui s’inspirent du passé et adaptent, revisitent ou modernisent des
histoires, des archétypes devant présents dans la littérature. Combien de romans ou de film sont des « adaptations » de Roméo et Juliette qui elle même est tiré de l’histoire de Pyrame et Thisbé dans « Les Transformations » d’Ovide, elle même certainement inspirée de la tradition orale…

Je trouve cette anecdote un peu courte et rédigée de façon malhonnête car péremptoire (et occultant le talent certain de La Fontaine pour conter la morale) afin de susciter des réactions clivées…
Afficher tout
Je suis d'accord et en même temps c'est le soucis des formats court.

Mais là encore, ce n'est pas dramatique, ça devient très gênant quand ce procédé est usité par des journaux pour leurs gros titres.

a écrit : Esope reste ici et se repose Un en latin, ça vous dit ?
In girum imus nocte et consumimur igni
(Nous tournons en rond dans la nuit et sommes consumés par le feu)

a écrit : Un en latin, ça vous dit ?
In girum imus nocte et consumimur igni
(Nous tournons en rond dans la nuit et sommes consumés par le feu)
Pour les latinistes, j’en ai connu un qui, quand il interdisait quelque chose à ses enfants qui lui demandait « pourquoi ? », répondait « Quoniam nominor leo ! » (Parce que je m’appelle lion)
De mon côté, j’ai beaucoup utilisé et utilise encore « usus, non abusus ! » (faut pas abuser).
Dans « Lucky Jo », film de Michel Deville avec Eddie Constantine, il y a deux malfrats qui ont l’habitude de se parler avec des citations latines.

a écrit : Pour les latinistes, j’en ai connu un qui, quand il interdisait quelque chose à ses enfants qui lui demandait « pourquoi ? », répondait « Quoniam nominor leo ! » (Parce que je m’appelle lion)
De mon côté, j’ai beaucoup utilisé et utilise encore « usus, non abusus ! » (faut pas abuser).
Dans « Lucky Jo », f
ilm de Michel Deville avec Eddie Constantine, il y a deux malfrats qui ont l’habitude de se parler avec des citations latines. Afficher tout
La location latine de @Milnuin est un palindrome ;)

a écrit : La location latine de @Milnuin est un palindrome ;) Bien sûr, c’est un palindrome, attribué à Jacques Capelovici, dit maître Capelo, grammairien, cruciverbiste et animateur de télévision, notamment du jeu « des chiffres et des lettres ».

fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Capelovici

On ne peut pas dire que La Fontaine a caché son inspiration. Le texte d’introduction aux fables commence ainsi : « Je chante les héros dont Esope est le père (…) ».

Dans ce court texte introductif, il dédie l’oeuvre au très jeune Louis XIV en espérant qu’il pourra apprendre de la nature humaine en même temps qu’il en sera diverti.

a écrit : Bien sûr, c’est un palindrome, attribué à Jacques Capelovici, dit maître Capelo, grammairien, cruciverbiste et animateur de télévision, notamment du jeu « des chiffres et des lettres ».

fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Capelovici
... et qui parlait couramment 8 langues. Il co-animait aussi avec Jean-Pierre Descombes les "jeux de 20 heures" (1976-87). Jeux que j'ai bien connu ;)

Sur un autre forum, une femme jouait sur les mots avec brio.
Comme on la félicitait, elle a avoué avoir été la maîtresse de Maître Capelo !