L'Opération Fish fut le plus grand transfert de richesse physique jamais réalisé. En 1940, face à la menace d’invasion nazie, le gouvernement britannique décida d’expédier des quantités massives d’or et de titres, équivalent à environ 100 milliards de dollars actuels, vers le Canada.
Les cargaisons furent transportées dans le plus grand secret, puis stockées au sous-sol d'un immeuble d'une compagnie d'assurances à Montréal. Aucune information ne fuita jamais, et les 5 000 employés de la compagnie ne surent jamais qu'ils travaillaient au-dessus d'un trésor colossal.

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La France aussi décida d'expatrier ses réserves d'or.
Dès le début des années 1930, le gouverneur de la banque de France sentant les tensions européennes monter, décide de créer une "zone de sécurité". Cette zone est en fait une série de coffres forts construits dans des villes portuaires de l'Atlantique et de la Manche, afin que les stocks d'or soient près à être évacués.
Dès 1934 et avec une nette accélération du processus en 1936, l'or de la banque de France stocké à la souterraine à Paris ou dans les succursales de province est transféré vers la zone de sécurité, si bien qu'en 1938 après l'invasion des Sudètes, les réserves de la souterraine sont minimes et ne sont plus là que pour offrir un fond de roulement à la banque de France.
Lorsque la guerre éclate, trois ports sont désignés pour exiler l'or français : Brest, le Verdon et Toulon. C'est à la marine nationale qu'incombe cette tâche. Les États-Unis étant neutres à ce moment-là, la federal reserve bank of New York sera choisie pour abriter l'or; problème, les États-Unis n'acceptent pas de bateau militaire dans leurs ports.
Qu'à cela ne tienne, l'or sera débarqué à Halifax au Canada et arrivera en train jusqu'à New York.
Tout au long de la drôle de guerre, les navires à fort tonnage de la marine nationale (i.e. le porte-avions Béarn, différents cuirassés et quelques croiseurs) se relaient sans cesse pour traverser l'Atlantique chargés d'or à l'aller et d'armes au retour mais en mai 1940 et la folle offensive allemande, c'est la panique, comment évacuer l'or encore présent sur le territoire ?
Les ports sont encombrés de réfugiés qui tentent de fuir la guerre alors quel meilleur camouflage qu'un paquebot plein de pauvres gens pour sauver le trésor national. Le plan fonctionne, l'or est évacué à une telle vitesse que les infrastructures pour le recevoir ne suivent plus; la banque de New York sature, un compte est ouvert à la banque royale du Canada d'Ottawa, des forts militaires sont convertis en coffre fort à la hâte à Dakar, à Casablanca et à Fort de France.
Le 15 juin, les allemands entrent de Paris, se dirigent vers la banque et ordonnent l'ouverture de la souterraine; lorsqu'ils entrent, la salle est totalement vide.
Le gouvernement de Vichy propose de céder les réserves d'or afin d'obtenir de meilleures conditions de paix; ce qu'ignore Vichy, c'est qu'il ne reste plus un seul lingot d'or du trésor national sur le sol français métropolitain.
Pendant ces opérations, la marine nationale a également pris soin de sécuriser les réserves d'or polonaises et belges, notamment avec un navire, le Émile Berin, croiseur le plus rapide de la Royale permettant grâce à sa vitesse des transits plus rapides vers Halifax et d'échapper aux U-boots allemands.
Très bon livre retracant une partie de cette histoire d'ailleurs, "le croiseur Émile Bertin".
Où l'on apprend entre autres que les usa ont quand même bien essayé de s'approprier l'or sous réserve que la France seule n'arriverai pas à le sécuriser dans ses Dom/Tom et qu'il ne fallait surtout pas qu'il puisse tomber entre les mains des allemands....
Il aura fallu toute la sagesse et la ténacité des officiers français pour pouvoir le garder sous notre commandement....
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Est ce là que vient l'expression "être assis sur un tas d'or" ?
La France aussi décida d'expatrier ses réserves d'or.
Dès le début des années 1930, le gouverneur de la banque de France sentant les tensions européennes monter, décide de créer une "zone de sécurité". Cette zone est en fait une série de coffres forts construits dans des villes portuaires de l'Atlantique et de la Manche, afin que les stocks d'or soient près à être évacués.
Dès 1934 et avec une nette accélération du processus en 1936, l'or de la banque de France stocké à la souterraine à Paris ou dans les succursales de province est transféré vers la zone de sécurité, si bien qu'en 1938 après l'invasion des Sudètes, les réserves de la souterraine sont minimes et ne sont plus là que pour offrir un fond de roulement à la banque de France.
Lorsque la guerre éclate, trois ports sont désignés pour exiler l'or français : Brest, le Verdon et Toulon. C'est à la marine nationale qu'incombe cette tâche. Les États-Unis étant neutres à ce moment-là, la federal reserve bank of New York sera choisie pour abriter l'or; problème, les États-Unis n'acceptent pas de bateau militaire dans leurs ports.
Qu'à cela ne tienne, l'or sera débarqué à Halifax au Canada et arrivera en train jusqu'à New York.
Tout au long de la drôle de guerre, les navires à fort tonnage de la marine nationale (i.e. le porte-avions Béarn, différents cuirassés et quelques croiseurs) se relaient sans cesse pour traverser l'Atlantique chargés d'or à l'aller et d'armes au retour mais en mai 1940 et la folle offensive allemande, c'est la panique, comment évacuer l'or encore présent sur le territoire ?
Les ports sont encombrés de réfugiés qui tentent de fuir la guerre alors quel meilleur camouflage qu'un paquebot plein de pauvres gens pour sauver le trésor national. Le plan fonctionne, l'or est évacué à une telle vitesse que les infrastructures pour le recevoir ne suivent plus; la banque de New York sature, un compte est ouvert à la banque royale du Canada d'Ottawa, des forts militaires sont convertis en coffre fort à la hâte à Dakar, à Casablanca et à Fort de France.
Le 15 juin, les allemands entrent de Paris, se dirigent vers la banque et ordonnent l'ouverture de la souterraine; lorsqu'ils entrent, la salle est totalement vide.
Le gouvernement de Vichy propose de céder les réserves d'or afin d'obtenir de meilleures conditions de paix; ce qu'ignore Vichy, c'est qu'il ne reste plus un seul lingot d'or du trésor national sur le sol français métropolitain.
Pendant ces opérations, la marine nationale a également pris soin de sécuriser les réserves d'or polonaises et belges, notamment avec un navire, le Émile Berin, croiseur le plus rapide de la Royale permettant grâce à sa vitesse des transits plus rapides vers Halifax et d'échapper aux U-boots allemands.
Très bon livre retracant une partie de cette histoire d'ailleurs, "le croiseur Émile Bertin".
Où l'on apprend entre autres que les usa ont quand même bien essayé de s'approprier l'or sous réserve que la France seule n'arriverai pas à le sécuriser dans ses Dom/Tom et qu'il ne fallait surtout pas qu'il puisse tomber entre les mains des allemands....
Il aura fallu toute la sagesse et la ténacité des officiers français pour pouvoir le garder sous notre commandement....
Le plus fou, c'est que le secret ne soit pas éventé
C’est comme les crimes parfaits : personne ne sait le nombre de faits soigneusement cachés.
Les secrets, ça existe et, par définition, on n’en connaît pas le nombre !