L'acteur Gaspard Ulliel a sauvé des gens

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Est-ce que quelqu'un pourrait éclairer ma lanterne sur le sujet car il me semblait qu'il existait en France le consentement présumé et que tout le monde était donneur de facto sauf si on a fait état de notre refus auprès de nos proches ou du corps médical au cours de notre vivant.
Ainsi donc le corps médical demande aux proches s'ils connaissent éventuellement un motif de refus évoqué de notre vivant mais en aucun cas ne demande leur accord personnel en tant que tel. Ce n'est pas que les proches de Gaspard n'ont pas exprimé de refus mais n'ont pas eu connaissance de l'expression du refus de la part du défunt. A mon sens, ce sont deux contextes bien différents (même si les proches peuvent mentir).

Il me semble aussi que personne ne peut s'opposer au don d'organe d'un de ses proches si celui-ci n'a pas émis de refus de son vivant ou a explicitement donné son accord.


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Est-ce que quelqu'un pourrait éclairer ma lanterne sur le sujet car il me semblait qu'il existait en France le consentement présumé et que tout le monde était donneur de facto sauf si on a fait état de notre refus auprès de nos proches ou du corps médical au cours de notre vivant.
Ainsi donc le corps médical demande aux proches s'ils connaissent éventuellement un motif de refus évoqué de notre vivant mais en aucun cas ne demande leur accord personnel en tant que tel. Ce n'est pas que les proches de Gaspard n'ont pas exprimé de refus mais n'ont pas eu connaissance de l'expression du refus de la part du défunt. A mon sens, ce sont deux contextes bien différents (même si les proches peuvent mentir).

Il me semble aussi que personne ne peut s'opposer au don d'organe d'un de ses proches si celui-ci n'a pas émis de refus de son vivant ou a explicitement donné son accord.

a écrit : Est-ce que quelqu'un pourrait éclairer ma lanterne sur le sujet car il me semblait qu'il existait en France le consentement présumé et que tout le monde était donneur de facto sauf si on a fait état de notre refus auprès de nos proches ou du corps médical au cours de notre vivant.
Ainsi donc le corps m
édical demande aux proches s'ils connaissent éventuellement un motif de refus évoqué de notre vivant mais en aucun cas ne demande leur accord personnel en tant que tel. Ce n'est pas que les proches de Gaspard n'ont pas exprimé de refus mais n'ont pas eu connaissance de l'expression du refus de la part du défunt. A mon sens, ce sont deux contextes bien différents (même si les proches peuvent mentir).

Il me semble aussi que personne ne peut s'opposer au don d'organe d'un de ses proches si celui-ci n'a pas émis de refus de son vivant ou a explicitement donné son accord.
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Effectivement vous avez raison, en France la loi applique le consentement présumé.

Cependant dans la réalité il est toujours demandé aux familles leur accords.

Un IADE heureux de te répondre.

a écrit : Effectivement vous avez raison, en France la loi applique le consentement présumé.

Cependant dans la réalité il est toujours demandé aux familles leur accords.

Un IADE heureux de te répondre.
Du coup il y a la loi et la réalité du terrain finalement qui est un peu plus complexe que ça.

Moi je veux tout donner sans réserve et ma femme ne veut surtout pas qu’on me charcute. Cela veut dire qu’il a de fortes chances qu’on ne respecte pas ma volonté même si j'ai ma carte de donneur ?

a écrit : Du coup il y a la loi et la réalité du terrain finalement qui est un peu plus complexe que ça.

Moi je veux tout donner sans réserve et ma femme ne veut surtout pas qu’on me charcute. Cela veut dire qu’il a de fortes chances qu’on ne respecte pas ma volonté même si j'ai ma carte de donneur ?
A priori, il me semble qu’on demande surtout l’accord si tu n’es pas inscrit.
Si tu as fait l’effort de t’inscrire comme donneur, alors la famille n’a, je pense, pas son mot à dire ?

a écrit : A priori, il me semble qu’on demande surtout l’accord si tu n’es pas inscrit.
Si tu as fait l’effort de t’inscrire comme donneur, alors la famille n’a, je pense, pas son mot à dire ?
Le corps médical demande pour tout le monde (sauf ceux qui ont fait la démarche de s’inscrire dans la liste refusant le don)

C’est une forme d’éthique qui prévaut à la loi.

Il y a pour beaucoup de personnes une peur concernant le défunt « qu’il soit moche »

a écrit : Le corps médical demande pour tout le monde (sauf ceux qui ont fait la démarche de s’inscrire dans la liste refusant le don)

C’est une forme d’éthique qui prévaut à la loi.

Il y a pour beaucoup de personnes une peur concernant le défunt « qu’il soit moche »
C'est tout de même une forme d'éthique qui va un peu à l'encontre du principal concerné je trouve. Mais il avait qu'à pas mourir cela dit...

Même avec une carte de donneur on demande l’avis de la famille. Elle vient de te perdre et ça ferait un peu « double peine » si en plus on te « charcute » juste après le décès ça peut être compliqué pour eux.

Effectivement, légalement, le consentement du donneur est présumé sauf s’il a fait état de son opposition de son vivant et personne ne peut s’y opposer.

www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F183

Cependant, ce peut être un choc psychologique important pour sa famille proche et s’il s’avère que si c’est le cas, on évite le prélèvement par mesure humanitaire.

La question peut se poser pour certaines religions telles que l’Islam où le principe est l’autorisation explicite préalable où, à défaut, celle de ses représentants légaux.

iifa-aifi.org/fr/33242.html

Dans tous les cas, même si la Loi le permet, on respecte généralement la volonté de l’entourage.

À noter que la source d’organes est essentiellement celle des accidents de la route car cela permet de disposer d’organes « jeunes et en bon état » or cette « source » se raréfie : en France, 18000 morts en 1972, 3500 morts actuellement.

Les services de transplantation font régulièrement des campagnes d’information sur le sujet afin de préparer les familles à cette éventualité.

J’ai connu professionnellement des rumeurs comme quoi il fallait mieux mourir dans une clinique privée qu’à l’hôpital public pour éviter un prélèvement…

À noter, en 2024, un incident aux USA où une personne s’est réveillée alors qu’on allait prélever un organe sur elle, ce qui a provoqué un afflux d’interdiction préalable en France.
En fait, les règles médicales en France sont telles qu’une telle erreur est impossible.

www.franceinfo.fr/sante/soigner/don-d-organes/l-agence-francaise-chargee-des-dons-d-organes-s-alarme-d-un-bond-des-refus-apres-un-fait-divers-aux-etats-unis_6853328.html

a écrit : Effectivement, légalement, le consentement du donneur est présumé sauf s’il a fait état de son opposition de son vivant et personne ne peut s’y opposer.

www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F183

Cependant, ce peut être un choc psychologique important pour sa famille proch
e et s’il s’avère que si c’est le cas, on évite le prélèvement par mesure humanitaire.

La question peut se poser pour certaines religions telles que l’Islam où le principe est l’autorisation explicite préalable où, à défaut, celle de ses représentants légaux.

iifa-aifi.org/fr/33242.html

Dans tous les cas, même si la Loi le permet, on respecte généralement la volonté de l’entourage.

À noter que la source d’organes est essentiellement celle des accidents de la route car cela permet de disposer d’organes « jeunes et en bon état » or cette « source » se raréfie : en France, 18000 morts en 1972, 3500 morts actuellement.

Les services de transplantation font régulièrement des campagnes d’information sur le sujet afin de préparer les familles à cette éventualité.

J’ai connu professionnellement des rumeurs comme quoi il fallait mieux mourir dans une clinique privée qu’à l’hôpital public pour éviter un prélèvement…

À noter, en 2024, un incident aux USA où une personne s’est réveillée alors qu’on allait prélever un organe sur elle, ce qui a provoqué un afflux d’interdiction préalable en France.
En fait, les règles médicales en France sont telles qu’une telle erreur est impossible.

www.franceinfo.fr/sante/soigner/don-d-organes/l-agence-francaise-chargee-des-dons-d-organes-s-alarme-d-un-bond-des-refus-apres-un-fait-divers-aux-etats-unis_6853328.html
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Bonjour,

Je ne sais pas quelles sont vos sources, mais les organes des accidentés de la route sont rarement en bon état. Ils ont souvent été abîmés par le traumatisme, la cinétique de l’accident. Par exemple lors de forte décélération, les vaisseaux ont tendance à être cisailler.

Les accidentés représentent ~1/3 dés prélèvement multi organes (PMO)
Pour la moitié des PMO ce sont des neuro lésé (ex : rupture d’anévrisme cérébral)

Pour information, en France la majorité des PMO sont issus de donneur classé Maastricht III « patient hospitalisé décédé suite à une décision de Limitation ou Arrêt des Thérapeutiques Actives en raison d’un pronostic défavorable. »

Pour ce qui est de décédé dans le privé / public, le privé ne participe pas au PMO donc effectivement si vous tenez à vos organes