La vente des réserves d’or britanniques en 1999 est une des pires décisions financières de l’histoire moderne. Cette année-là, alors que le cours de l’or n’avait jamais été aussi bas depuis des décennies, le gouvernement britannique décida de vendre près de la moitié de ses réserves d’or. Il liquida 395 tonnes d’or pour 3,5 milliards de dollars, un prix presque dix fois inférieur à sa valeur actuelle.
Pire encore : le Premier ministre Gordon Brown crut bon d’annoncer cette vente à l’avance, ce qui fit encore baisser le prix de l’or de 10%.

Commentaires préférés (3)
Quelques années plus tard (2004) Sarkozy fit presque la même chose avec une partie du stock français.
Un décision rationnelle à priori est facilement qualifiable de catastrophique à postériori...
Les raisons de la vente étaient multiples : trop de réserves d'or par rapport aux autres pays, recommendations du FMI de diversifier les réserves, préparer l'entrée à l'euro, éviter une nouvelle chute du cours de l'or, financer le pays sans augmenter les impôts et réduire la dette. L'annonce de la vente était une erreur mais c'était aussi une manière d'ajouter de la transparence à une opération d'ampleur de vente de biens publics.
L'erreur principale est une sous-estimation du rôle de l'or et de son cours mais rien en 1999 ne laissait penser autre chose. Et l'état britannique à l'époque s'est basé sur le consensus international sur le sujet.
Imagine que tu as des quantités énormes d'or avec un cours qui ne fait que chuter depuis 20 ans et des dettes à combler ^^.
C'est un peu comme reprocher aux pêcheurs d'avoir vendu leur terrain à St-tropez 10 ans avant que Brigitte Bardot n'y mette les pieds. C'est évidemment une erreur mais une erreur difficile à prévoir.
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Quelques années plus tard (2004) Sarkozy fit presque la même chose avec une partie du stock français.
Un décision rationnelle à priori est facilement qualifiable de catastrophique à postériori...
Les raisons de la vente étaient multiples : trop de réserves d'or par rapport aux autres pays, recommendations du FMI de diversifier les réserves, préparer l'entrée à l'euro, éviter une nouvelle chute du cours de l'or, financer le pays sans augmenter les impôts et réduire la dette. L'annonce de la vente était une erreur mais c'était aussi une manière d'ajouter de la transparence à une opération d'ampleur de vente de biens publics.
L'erreur principale est une sous-estimation du rôle de l'or et de son cours mais rien en 1999 ne laissait penser autre chose. Et l'état britannique à l'époque s'est basé sur le consensus international sur le sujet.
Il faut voir aussi qui a décidé de la vente et qui a racheté cet or. Je ne sais pas, mais sans un être un complotiste, ça ne m'étonnerait pas qu'on trouve une explication à cette vente à un taux très bas.
Prix de l'once de 850$ en 1980 -
280 $ en 2000.
Le taux était celui de l'époque et personne n'avait anticipé les événements que nous connaissons depuis une dizaine d'année et la flambée des cours. Si on savoir prédire le futur à 10 ans ça se saurait. On a déjà avec la météo à une semaine..
Et l'explication de la vente est donnée dans un autre commentaire. Le quel reproche qu'on peut faire c'est d'avoir rendu la vente public à l'avance.
Imagine que tu as des quantités énormes d'or avec un cours qui ne fait que chuter depuis 20 ans et des dettes à combler ^^.
C'est un peu comme reprocher aux pêcheurs d'avoir vendu leur terrain à St-tropez 10 ans avant que Brigitte Bardot n'y mette les pieds. C'est évidemment une erreur mais une erreur difficile à prévoir.
Question d’un incompétent en la matière que je suis :
Imaginons qu’à l’époque la GB n’ait pas vendu son stock d’or, mais ait emprunté sur les marchés financiers pour les liquidités dont elle avait besoin.
Quelles sont les conséquences ?
Et s'il avait gardé son or, il vaudrait théoriquement 10x plus aujourd'hui, mais pour le convertir en dollars il faudrait le vendre, donc le problème resterait entier
Et si la valeur de l'or avait continué de descendre on aura une quote disant que c'était un coup de génie.
Prendre un plus haut historique, puis le plus bas qui suit ne fait pas une analyse pertinente.
Celui qui achète en 1985 et revends en 1987 n’est pas perdant, idem pour celui qui achète en 82 et vends en 83.
Par contre celui qui a acheté le 21 janvier 1980 et qui a espéré récupérer sa mise est soit mort, soit risque de mourrir avant !