Une horloge mère pour les horloges filles

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Pendant longtemps, les horloges publiques étaient synchronisées via un système pneumatique. Une horloge "mère" imposait son heure en libérant une pulsation d'air comprimé acheminée via un vaste réseaux de tuyaux jusqu'aux horloges publiques. Ce système fut utilisé en Europe mais aussi aux Etats-Unis.


Commentaires préférés (3)

C’est fou de constater qu’habitant Paris depuis si longtemps j’ai toujours ignoré cela. D’où l’utilité de cette appli ^^ - apparemment la synchronisation de l’heure publique était un problème de plus en plus urgent avec l’avènement du chemin de fer entre autres. Beaucoup d’horloges réglaient les horloges sur le soleil à midi. Un tir de canon était d’ailleurs effectué à midi pile (le midi solaire) tous les jours. Mais le système n’était pas assez précis. Ils hésitaient déjà entre le système pneumatique et électrique a l’époque. L’horloge pneumatique mère est assez impressionnante à voir sur les photos.

L'horloge mère ne faisait pas que synchroniser les horloges publiques : c'est elle qui envoyait une impulsion chaque minute pour faire avancer les aiguilles de toutes les horloges ! Les horloges publiques dans les rues n'avaient pas, à l'intérieur, un mécanisme pour mesurer le temps (avec un balancier ou autre) : leur seul mécanisme était destiné (à l'aide d'un petit soufflet à l'arrivée du tuyau) à faire avancer l'aiguille d'une minute à chaque impulsion d'air comprimé !

Actuellement il y a des montres et des horloges synchronisées par radio, qu'on appelle "radio-pilotées" qui sont donc toujours à l'heure, et on parle bien d'une synchronisation car la montre ou l'horloge possède elle-même un mécanisme (à quartz) pour mesurer le temps et faire avancer les aiguilles ou mettre à jour un affichage numérique. La synchronisation permet de ne pas avoir à mettre sa montre à l'heure et elle garantit que l'heure est plus précise car elle est basée sur une horloge atomique qui est extrèmement précise mais serait trop grosse et trop chère pour la mettre dans chaque montre. Et on parle bien de synchronisation car la montre ou l'horloge radio-pilotée peut rester à l'heure entre deux synchronisations par radio et en l'absence de signal radio grace à son propre mécanisme à quartz.

Alors que dans l'anecdote c'est plus qu'une synchronisation puisque c'est l'horloge mère qui entraine le mouvement des aiguilles des horloges-filles. S'il n'y a pas d'impulsion envoyée par l'horloge-mère, les aiguilles des horloges-filles n'avancent pas du tout.

On apprend aussi dans les sources qu'on pouvait s'abonner au service d'envoi de l'heure par tuyau pneumatique : les habitants des rues où passaient ces tuyaux qui envoyaient l'heure aux horloges publiques pouvaient être raccordés à ce réseau et avoir un tuyau qui arrivait chez eux, raccordé à une horloge, qui leur permettait d'avoir, chez eux, une horloge toujours parfaitement à l'heure, ce qui était un luxe à l'époque !

a écrit : L'anecdote est donc mal rédigée, car le principe décrit n'est pas une synchronisation. Une synchronisation, comme tu l'explique, consiste à partager les informations entre 2 systèmes autonome, alors qu'ici l'horloge cliente n'est pas autonome. C'est en effet surprenant dans un texte rédigé de nos jours, mais je suppose que le mot "synchronisation" est employé conformément au nom qu'on avait donné à l'époque à cette petite révolution qui apportait une solution à un problème ancien et complexe, d'avoir des horloges qui donnaient toutes le même heure au même moment.

Alors que si on s'intéresse aux automatismes et si on emploie le terme technique approprié dans le langage moderne, c'est d'une télécommande qu'il s'agit, plutôt que d'une synchronisation.

Ca existe encore les télécommandes pneumatiques : par exemple, pour éviter d'avoir de l'électricité près de l'eau, les jets de massage des jacuzzis sont activés par une telécommande pneumatique : un bouton poussoir comprime un souflet qui envoie de l'air dans un tuyau qui gonfle un souflet à l'autre bout qui appuie sur un contacteur. Et c'est utilisé aussi dans l'industrie quand on ne peut pas utiliser de l'électricité : à cause de l'eau comme pour les jacuzzis, ou pour ne pas faire d'étincelles en athmosphère explosive, ou pour éviter les perturbations électromagnétiques, etc.


Tous les commentaires (18)

C’est fou de constater qu’habitant Paris depuis si longtemps j’ai toujours ignoré cela. D’où l’utilité de cette appli ^^ - apparemment la synchronisation de l’heure publique était un problème de plus en plus urgent avec l’avènement du chemin de fer entre autres. Beaucoup d’horloges réglaient les horloges sur le soleil à midi. Un tir de canon était d’ailleurs effectué à midi pile (le midi solaire) tous les jours. Mais le système n’était pas assez précis. Ils hésitaient déjà entre le système pneumatique et électrique a l’époque. L’horloge pneumatique mère est assez impressionnante à voir sur les photos.

a écrit : C’est fou de constater qu’habitant Paris depuis si longtemps j’ai toujours ignoré cela. D’où l’utilité de cette appli ^^ - apparemment la synchronisation de l’heure publique était un problème de plus en plus urgent avec l’avènement du chemin de fer entre autres. Beaucoup d’horloges réglaient les horloges sur le soleil à midi. Un tir de canon était d’ailleurs effectué à midi pile (le midi solaire) tous les jours. Mais le système n’était pas assez précis. Ils hésitaient déjà entre le système pneumatique et électrique a l’époque. L’horloge pneumatique mère est assez impressionnante à voir sur les photos. Afficher tout Et puis A. Einstein est arrivé ;)

L'horloge mère ne faisait pas que synchroniser les horloges publiques : c'est elle qui envoyait une impulsion chaque minute pour faire avancer les aiguilles de toutes les horloges ! Les horloges publiques dans les rues n'avaient pas, à l'intérieur, un mécanisme pour mesurer le temps (avec un balancier ou autre) : leur seul mécanisme était destiné (à l'aide d'un petit soufflet à l'arrivée du tuyau) à faire avancer l'aiguille d'une minute à chaque impulsion d'air comprimé !

Actuellement il y a des montres et des horloges synchronisées par radio, qu'on appelle "radio-pilotées" qui sont donc toujours à l'heure, et on parle bien d'une synchronisation car la montre ou l'horloge possède elle-même un mécanisme (à quartz) pour mesurer le temps et faire avancer les aiguilles ou mettre à jour un affichage numérique. La synchronisation permet de ne pas avoir à mettre sa montre à l'heure et elle garantit que l'heure est plus précise car elle est basée sur une horloge atomique qui est extrèmement précise mais serait trop grosse et trop chère pour la mettre dans chaque montre. Et on parle bien de synchronisation car la montre ou l'horloge radio-pilotée peut rester à l'heure entre deux synchronisations par radio et en l'absence de signal radio grace à son propre mécanisme à quartz.

Alors que dans l'anecdote c'est plus qu'une synchronisation puisque c'est l'horloge mère qui entraine le mouvement des aiguilles des horloges-filles. S'il n'y a pas d'impulsion envoyée par l'horloge-mère, les aiguilles des horloges-filles n'avancent pas du tout.

On apprend aussi dans les sources qu'on pouvait s'abonner au service d'envoi de l'heure par tuyau pneumatique : les habitants des rues où passaient ces tuyaux qui envoyaient l'heure aux horloges publiques pouvaient être raccordés à ce réseau et avoir un tuyau qui arrivait chez eux, raccordé à une horloge, qui leur permettait d'avoir, chez eux, une horloge toujours parfaitement à l'heure, ce qui était un luxe à l'époque !

a écrit : L'horloge mère ne faisait pas que synchroniser les horloges publiques : c'est elle qui envoyait une impulsion chaque minute pour faire avancer les aiguilles de toutes les horloges ! Les horloges publiques dans les rues n'avaient pas, à l'intérieur, un mécanisme pour mesurer le temps (avec un balancier ou autre) : leur seul mécanisme était destiné (à l'aide d'un petit soufflet à l'arrivée du tuyau) à faire avancer l'aiguille d'une minute à chaque impulsion d'air comprimé !

Actuellement il y a des montres et des horloges synchronisées par radio, qu'on appelle "radio-pilotées" qui sont donc toujours à l'heure, et on parle bien d'une synchronisation car la montre ou l'horloge possède elle-même un mécanisme (à quartz) pour mesurer le temps et faire avancer les aiguilles ou mettre à jour un affichage numérique. La synchronisation permet de ne pas avoir à mettre sa montre à l'heure et elle garantit que l'heure est plus précise car elle est basée sur une horloge atomique qui est extrèmement précise mais serait trop grosse et trop chère pour la mettre dans chaque montre. Et on parle bien de synchronisation car la montre ou l'horloge radio-pilotée peut rester à l'heure entre deux synchronisations par radio et en l'absence de signal radio grace à son propre mécanisme à quartz.

Alors que dans l'anecdote c'est plus qu'une synchronisation puisque c'est l'horloge mère qui entraine le mouvement des aiguilles des horloges-filles. S'il n'y a pas d'impulsion envoyée par l'horloge-mère, les aiguilles des horloges-filles n'avancent pas du tout.

On apprend aussi dans les sources qu'on pouvait s'abonner au service d'envoi de l'heure par tuyau pneumatique : les habitants des rues où passaient ces tuyaux qui envoyaient l'heure aux horloges publiques pouvaient être raccordés à ce réseau et avoir un tuyau qui arrivait chez eux, raccordé à une horloge, qui leur permettait d'avoir, chez eux, une horloge toujours parfaitement à l'heure, ce qui était un luxe à l'époque !
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L'anecdote est donc mal rédigée, car le principe décrit n'est pas une synchronisation. Une synchronisation, comme tu l'explique, consiste à partager les informations entre 2 systèmes autonome, alors qu'ici l'horloge cliente n'est pas autonome.

a écrit : L'anecdote est donc mal rédigée, car le principe décrit n'est pas une synchronisation. Une synchronisation, comme tu l'explique, consiste à partager les informations entre 2 systèmes autonome, alors qu'ici l'horloge cliente n'est pas autonome. C'est en effet surprenant dans un texte rédigé de nos jours, mais je suppose que le mot "synchronisation" est employé conformément au nom qu'on avait donné à l'époque à cette petite révolution qui apportait une solution à un problème ancien et complexe, d'avoir des horloges qui donnaient toutes le même heure au même moment.

Alors que si on s'intéresse aux automatismes et si on emploie le terme technique approprié dans le langage moderne, c'est d'une télécommande qu'il s'agit, plutôt que d'une synchronisation.

Ca existe encore les télécommandes pneumatiques : par exemple, pour éviter d'avoir de l'électricité près de l'eau, les jets de massage des jacuzzis sont activés par une telécommande pneumatique : un bouton poussoir comprime un souflet qui envoie de l'air dans un tuyau qui gonfle un souflet à l'autre bout qui appuie sur un contacteur. Et c'est utilisé aussi dans l'industrie quand on ne peut pas utiliser de l'électricité : à cause de l'eau comme pour les jacuzzis, ou pour ne pas faire d'étincelles en athmosphère explosive, ou pour éviter les perturbations électromagnétiques, etc.

a écrit : C'est en effet surprenant dans un texte rédigé de nos jours, mais je suppose que le mot "synchronisation" est employé conformément au nom qu'on avait donné à l'époque à cette petite révolution qui apportait une solution à un problème ancien et complexe, d'avoir des horloges qui donnaient toutes le même heure au même moment.

Alors que si on s'intéresse aux automatismes et si on emploie le terme technique approprié dans le langage moderne, c'est d'une télécommande qu'il s'agit, plutôt que d'une synchronisation.

Ca existe encore les télécommandes pneumatiques : par exemple, pour éviter d'avoir de l'électricité près de l'eau, les jets de massage des jacuzzis sont activés par une telécommande pneumatique : un bouton poussoir comprime un souflet qui envoie de l'air dans un tuyau qui gonfle un souflet à l'autre bout qui appuie sur un contacteur. Et c'est utilisé aussi dans l'industrie quand on ne peut pas utiliser de l'électricité : à cause de l'eau comme pour les jacuzzis, ou pour ne pas faire d'étincelles en athmosphère explosive, ou pour éviter les perturbations électromagnétiques, etc.
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"... toutes la même heure au même moment."

Je me demande si "l'information" pneumatique était instantanée. Sinon, il devait y avoir quelques secondes de retard pour l'horloge esclave. (Voir la synchronisation d'Einstein.)

Je trouve ça dingue qu'on vivait sans avoir besoin de regarder l'heure.
Et que ce problème est devenu d'utilité publique à un certain moment jusqu'à inventer des machines pour offrir la même heure à tous.

Je pense que ça serait un véritable défi que de vivre une semaine sans regarder l'heure.
J'ai fais de randonnées où on mangeait quand on avait faim et nous arretions quand nous étions fatigués, ben on regardait quand même l'heure.

a écrit : Je trouve ça dingue qu'on vivait sans avoir besoin de regarder l'heure.
Et que ce problème est devenu d'utilité publique à un certain moment jusqu'à inventer des machines pour offrir la même heure à tous.

Je pense que ça serait un véritable défi que de vivre une semaine sans rega
rder l'heure.
J'ai fais de randonnées où on mangeait quand on avait faim et nous arretions quand nous étions fatigués, ben on regardait quand même l'heure.
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Réflexe! ^^

Après ca dépend de ce qu'on fait dans la vie, un paysan se fiche pas mal de l'heure qu'il est où presque, mais quelqu'un qui est sensé arriver à l'heure au bureau où ne pas rater son train, d'ailleurs ce système a été mis en place avant tout pour coordonner les administrations, et tout ceux qui étaient près d'un tuyau pouvait sy raccorder moyennant abonnement, y compris les particuliers pour se la péter. :)

L'ancêtre du protocole NTP, utilisé aujourd'hui pour synchroniser l'heure des serveurs informatiques et ordinateurs personnels du monde entier. Des serveurs de référence sont présents sur internet, synchronisés sur une horloge atomique. S'ensuit une distribution de la sainte heure à tout un maillage de serveurs secondaires et tertiaires pour ensuite être distribuée au monde. Un astucieux algorithme permet d'atteindre une precision de 10ms. De quoi garantir le bon fonctionnement de tout les systèmes où l'heure est importante...

a écrit : "... toutes la même heure au même moment."

Je me demande si "l'information" pneumatique était instantanée. Sinon, il devait y avoir quelques secondes de retard pour l'horloge esclave. (Voir la synchronisation d'Einstein.)
De toute façon, il n'y avait pas de trotteuse pour indiquer les secondes, l'impulsion était envoyée chaque minute pour faire avancer d'un cran l'aiguille des minutes, c'était la précision qu'on attendait des horloges : à une minute près.

Je pense que l'impulsion pneumatique voyage à la vitesse d'une onde sonore dans l'air donc environ 3 secondes pour faire 1 km, comme l'observatoire était situé à peu près au centre de Paris et le réseau s'étendait en étoile, il ne devait pas y avoir de segment qui faisait plus de 10 km, donc les horloges les plus éloignées du centre pouvaient recevoir l'impulsion avec 30 secondes de retard au maximum. Elles avancaient donc d'une minute avec 30 secondes de retard, ce qui faisaient qu'elles indiquaient l'heure (ou plus exactement la minute) juste pendant la moitié du temps et affichaient 1 minute de retard pendant la moitié du temps, ça devait être tout à fait suffisant pour les besoins de la vie de tous les jours, comme savoir si on est à l'heure en arrivant à la gare pour prendre son train. Et ça posait d'autant moins de problèmes que le conducteur du train utilisait la même horloge (ou une horloge située à l'intérieur de la gare qui avait presqu'exactement le même retard que l'horloge située devant la gare) pour savoir à quelle heure il devait partir !

a écrit : De toute façon, il n'y avait pas de trotteuse pour indiquer les secondes, l'impulsion était envoyée chaque minute pour faire avancer d'un cran l'aiguille des minutes, c'était la précision qu'on attendait des horloges : à une minute près.

Je pense que l'impulsion pneumatiq
ue voyage à la vitesse d'une onde sonore dans l'air donc environ 3 secondes pour faire 1 km, comme l'observatoire était situé à peu près au centre de Paris et le réseau s'étendait en étoile, il ne devait pas y avoir de segment qui faisait plus de 10 km, donc les horloges les plus éloignées du centre pouvaient recevoir l'impulsion avec 30 secondes de retard au maximum. Elles avancaient donc d'une minute avec 30 secondes de retard, ce qui faisaient qu'elles indiquaient l'heure (ou plus exactement la minute) juste pendant la moitié du temps et affichaient 1 minute de retard pendant la moitié du temps, ça devait être tout à fait suffisant pour les besoins de la vie de tous les jours, comme savoir si on est à l'heure en arrivant à la gare pour prendre son train. Et ça posait d'autant moins de problèmes que le conducteur du train utilisait la même horloge (ou une horloge située à l'intérieur de la gare qui avait presqu'exactement le même retard que l'horloge située devant la gare) pour savoir à quelle heure il devait partir ! Afficher tout
Ça à quand même eu suffisamment d'importance pour que A.E. ait mis sont nez dans cette affaire, comprenne ce petit détail et fasse en sorte qu'un observateur placé à équidistance de deux horloges puisse voir les aiguilles bouger en même temps. Les compagnies de chemin de fer voulaient être pile à l'heure à cette époque ^^

a écrit : Ça à quand même eu suffisamment d'importance pour que A.E. ait mis sont nez dans cette affaire, comprenne ce petit détail et fasse en sorte qu'un observateur placé à équidistance de deux horloges puisse voir les aiguilles bouger en même temps. Les compagnies de chemin de fer voulaient être pile à l'heure à cette époque ^^ Afficher tout Et maintenant quelques messages personnels :
"le pavé approche de la mare".
Je répète, "le pavé approche de la mare".

o⁠:⁠-⁠)

a écrit : Et maintenant quelques messages personnels :
"le pavé approche de la mare".
Je répète, "le pavé approche de la mare".

o⁠:⁠-⁠)
Au contraire, A. Einstein à éclaircie l'eau de la mare en donnant une solution simple et élégante au problème du temps administratif. Ça l'a même conduit vers sa théorie de la relativité restreinte.

a écrit : Ça à quand même eu suffisamment d'importance pour que A.E. ait mis sont nez dans cette affaire, comprenne ce petit détail et fasse en sorte qu'un observateur placé à équidistance de deux horloges puisse voir les aiguilles bouger en même temps. Les compagnies de chemin de fer voulaient être pile à l'heure à cette époque ^^ Afficher tout Le fait que ça ait inspiré Einstein pour ses théories ne veut pas dire que c'était un problème dans la vie de tous les jours qu'il puisse y avoir quelques secondes d'écart entre toutes les horloges d'une ville. Par exemple Newton aurait été inspiré pour sa théorie de la gravitation universelle en voyant une pomme tomber d'un arbre, ça ne veut pas dire que c'était un problème que les pommes tombent des arbres. Forcément on a trouvé mieux que le système pneumatique pour synchroniser des horloges, comme dans à peu près tous les domaines qui concernent les télécommunications, mais le système était suffisamment efficace puisqu'il est resté en service pendant très longtemps et encore récemment.

a écrit : De toute façon, il n'y avait pas de trotteuse pour indiquer les secondes, l'impulsion était envoyée chaque minute pour faire avancer d'un cran l'aiguille des minutes, c'était la précision qu'on attendait des horloges : à une minute près.

Je pense que l'impulsion pneumatiq
ue voyage à la vitesse d'une onde sonore dans l'air donc environ 3 secondes pour faire 1 km, comme l'observatoire était situé à peu près au centre de Paris et le réseau s'étendait en étoile, il ne devait pas y avoir de segment qui faisait plus de 10 km, donc les horloges les plus éloignées du centre pouvaient recevoir l'impulsion avec 30 secondes de retard au maximum. Elles avancaient donc d'une minute avec 30 secondes de retard, ce qui faisaient qu'elles indiquaient l'heure (ou plus exactement la minute) juste pendant la moitié du temps et affichaient 1 minute de retard pendant la moitié du temps, ça devait être tout à fait suffisant pour les besoins de la vie de tous les jours, comme savoir si on est à l'heure en arrivant à la gare pour prendre son train. Et ça posait d'autant moins de problèmes que le conducteur du train utilisait la même horloge (ou une horloge située à l'intérieur de la gare qui avait presqu'exactement le même retard que l'horloge située devant la gare) pour savoir à quelle heure il devait partir ! Afficher tout
J'imagine que quand on met en place une infrastructure aussi lourde, il y'a aussi des systèmes de compensation pour la distance. Par exemple il est assez simple d'avancer l'horloge de quelques minutes équivalentes au temps de trajet de l'impulsion, pour garantir une précision à la minute, et de mettre en complements des valves pour la retarder de quelques secondes, et gagner en précision.
Par exemple je règle mon horloge 2 minutes en avance par rapport à l'horloge maître. Et j'installe une valve retardant l'impulsion de 30s. Si le temps de trajet est de 1 min 30 u,les 2 horloges ont la même heure. On peut même aller plus loin en installant en système permettant un calibrage lors de son installation, à l'image des systèmes de chauffage (avant les chaudières modernes avec des pressions contrôlées, l'eau était injectée dans les étages avant de redescendre par gravité. On parvenait à équilibrer calibrer grâce à des éléments hydrauliques simples). En allant encore plus loin, on peut imaginer, comme avec des systèmes de mesure par fibre ou par cuivre, une impulsion faisant l'aller retour (dans un circuit fermé, donc avec 2 tuyaux) pour mesurer la durée de voyage de l'impulsion, et pour pouvoir réetalonner l'écart. C'est lourd au niveau de l'infrastructure, mais c'est plutôt simple à faire, même avec des moyens rudimentaire.
Je pense que le défi consistait surtout à maintenir les tuyaux en état pour avoir un système stable dans la durée.

a écrit : J'imagine que quand on met en place une infrastructure aussi lourde, il y'a aussi des systèmes de compensation pour la distance. Par exemple il est assez simple d'avancer l'horloge de quelques minutes équivalentes au temps de trajet de l'impulsion, pour garantir une précision à la minute, et de mettre en complements des valves pour la retarder de quelques secondes, et gagner en précision.
Par exemple je règle mon horloge 2 minutes en avance par rapport à l'horloge maître. Et j'installe une valve retardant l'impulsion de 30s. Si le temps de trajet est de 1 min 30 u,les 2 horloges ont la même heure. On peut même aller plus loin en installant en système permettant un calibrage lors de son installation, à l'image des systèmes de chauffage (avant les chaudières modernes avec des pressions contrôlées, l'eau était injectée dans les étages avant de redescendre par gravité. On parvenait à équilibrer calibrer grâce à des éléments hydrauliques simples). En allant encore plus loin, on peut imaginer, comme avec des systèmes de mesure par fibre ou par cuivre, une impulsion faisant l'aller retour (dans un circuit fermé, donc avec 2 tuyaux) pour mesurer la durée de voyage de l'impulsion, et pour pouvoir réetalonner l'écart. C'est lourd au niveau de l'infrastructure, mais c'est plutôt simple à faire, même avec des moyens rudimentaire.
Je pense que le défi consistait surtout à maintenir les tuyaux en état pour avoir un système stable dans la durée.
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Sauf que, comme je l'ai déjà dit, l'impulsion mettait moins d'une minute à se propager dans toute la ville et les horloges n'affichaient que des minutes, et on n'était pas à une minute près, donc je doute qu'on se soit préoccupé de ce retard au point de concevoir un système pour compenser le petit retard des horloges en fonction de leur éloignement de l'horloge-mère. Le fait d'afficher l'heure exacte à moins d'une minute près était déjà révolutionnaire et amplement suffisant pour l'époque (et serait même toujours amplement suffisant pour afficher l'heure dans nos rues à l'époque actuelle). Et ça aurait été dommage de prévoir un système de compensation du retard lors de la construction de ce système car ça n'aurait pas inspiré Einstein et Poincarré pour élaborer leurs théories s'il n'y avait pas eu un écart entre les horloges.

a écrit : Sauf que, comme je l'ai déjà dit, l'impulsion mettait moins d'une minute à se propager dans toute la ville et les horloges n'affichaient que des minutes, et on n'était pas à une minute près, donc je doute qu'on se soit préoccupé de ce retard au point de concevoir un système pour compenser le petit retard des horloges en fonction de leur éloignement de l'horloge-mère. Le fait d'afficher l'heure exacte à moins d'une minute près était déjà révolutionnaire et amplement suffisant pour l'époque (et serait même toujours amplement suffisant pour afficher l'heure dans nos rues à l'époque actuelle). Et ça aurait été dommage de prévoir un système de compensation du retard lors de la construction de ce système car ça n'aurait pas inspiré Einstein et Poincarré pour élaborer leurs théories s'il n'y avait pas eu un écart entre les horloges. Afficher tout Je répondais simplement à un commentaire précédent qui montrait des limites sur cette technologie, et c'est bien ce que j'essaie de dire aussi dans la dernière phrase, qu'il était possible techniquement (je pense) d'aller plus loin en distance, mais que le coût devait être assez lourd, et comme tu l'ajoute, sans que le besoin ne le justifie.
Attention néanmoins, tu sembles confondre la résolution et la précision, le fait qu'une horloge s'affiche à la minute n'empêche pas une précision plus grande (l'aiguille change de minute à un moment précis). Par ailleurs sur ce type de système, et comme pour les systèmes plus modernes pour l'horodatage, l'objectif n'est pas d'envoyer la bonne heure mais surtout de compenser une dérive (on perd x secondes ou minutes par jour) . Un décalage se corrige sans avoir besoin d'une infrastructure aussi lourde, il suffit de calibrer l'horodatage de temps à autre, mais pour compenser une dérive dont la valeur varie dans le temps, le seul moyen et de "synchroniser".

a écrit : Je répondais simplement à un commentaire précédent qui montrait des limites sur cette technologie, et c'est bien ce que j'essaie de dire aussi dans la dernière phrase, qu'il était possible techniquement (je pense) d'aller plus loin en distance, mais que le coût devait être assez lourd, et comme tu l'ajoute, sans que le besoin ne le justifie.
Attention néanmoins, tu sembles confondre la résolution et la précision, le fait qu'une horloge s'affiche à la minute n'empêche pas une précision plus grande (l'aiguille change de minute à un moment précis). Par ailleurs sur ce type de système, et comme pour les systèmes plus modernes pour l'horodatage, l'objectif n'est pas d'envoyer la bonne heure mais surtout de compenser une dérive (on perd x secondes ou minutes par jour) . Un décalage se corrige sans avoir besoin d'une infrastructure aussi lourde, il suffit de calibrer l'horodatage de temps à autre, mais pour compenser une dérive dont la valeur varie dans le temps, le seul moyen et de "synchroniser".
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Je ne confonds pas la résolution et la précision puisque je disais que comme elles avancent d'une minute toutes les minutes, et que les plus éloignées du centre devaient avoir un décalage de 30 secondes maximum, elles étaient à l'heure exacte pendant la moitié du temps (la première moitié de chaque minute).

Ceci dit, si on attendait que l'aiguille avance pour régler sa montre en pensant être plus juste, effectivement ce n'était pas précis. Mais si on tirait un coup de canon à ce moment là, on n'aurait pas entendu la différence puisque le son du canon non plus ne voyage pas instantanément. Il aurait fallu des signaux limineux ou électriques pour se rendre compte du décalage.

La précision n'était pas plus mauvaise que si on synchronisait sa montre sur le canon de l'observatoire : c'était considéré comme la référence mais en supposant qu'on puisse entendre le coup de canon de midi jusqu'aux confins de Paris, les gens les plus éloignés avaient aussi 30 secondes de retard, le temps que le son leur parvienne...

C'est pourquoi d'autres grandes villes avaient un signal lumineux : une grosse sphère, visible de loin, qui tombait à l'heure pile.