Le Guide Michelin aida au Débarquement

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Lors du Débarquement, les Alliés utilisèrent le Guide Michelin pour s’aider à libérer les villes une à une. Les panneaux des rues ayant disparu suite aux bombardements. Les Américains avaient contacté Michelin un an avant pour lui demander de rééditer la dernière édition du guide qui datait de 1939.


Commentaires préférés (3)

… Et c’est comme ça que les généraux ont commencé à distribuer des étoiles!

C'est non seulement le guide rouge mais aussi les cartes Michelin qui ont été utilisés par les militaires de tous les camps, car Michelin était le spécialiste incontesté de la cartographie à l'époque. Alors que c'était l'inventeur du pneu démontable (avant son invention, les roues étaient en matériau plein ou gonflés mais difficile à réparer), et donc un fabricant de pneus, il avait ajouté la cartographie à son activité tout simplement pour encourager les gens à voyager et donc à user des pneus ! En effet c'était plus tentant de s'engager dans un voyage, qui était une aventure à l'époque, si la route est cartographiée, et s'il y a des promesses d'étapes agréables (pour le repas et l'hébergement, d'où le Guide Michelin), plutôt que se lancer vers l'inconnu sans raison. Il faut se rendre compte qu'il n'y avait rien avant les cartes Michelin, même si ça paraît maintenant normal d'avoir facilement accès à Google Maps sur son téléphone et si on peut imaginer qu'on puisse se servir d'une carte en papier, on a plus de mal à imaginer ce que serait un voyage sans une carte routière ! Pour la même raison, Michelin finançait aussi des panneaux indicateurs (on voyait souvent "offert par Michelin" sur les panneaux indicateurs dans le temps) : pour que les voyageurs soient rassurés au cours de leur déplacement. S'ils s'étaient perdus faute de panneaux ou de cartes indiquant le chemin, ils auraient usé encore plus de pneus en faisant des km supplémentaires mais ils n'auraient pas eu envie de recommencer !

Michelin a également breveté sa méthode de pliage dite en accordéon de ses cartes. Cette méthode a contribué au succès de ses cartes car leur lecture était plus simple.


Tous les commentaires (15)

… Et c’est comme ça que les généraux ont commencé à distribuer des étoiles!

C'est non seulement le guide rouge mais aussi les cartes Michelin qui ont été utilisés par les militaires de tous les camps, car Michelin était le spécialiste incontesté de la cartographie à l'époque. Alors que c'était l'inventeur du pneu démontable (avant son invention, les roues étaient en matériau plein ou gonflés mais difficile à réparer), et donc un fabricant de pneus, il avait ajouté la cartographie à son activité tout simplement pour encourager les gens à voyager et donc à user des pneus ! En effet c'était plus tentant de s'engager dans un voyage, qui était une aventure à l'époque, si la route est cartographiée, et s'il y a des promesses d'étapes agréables (pour le repas et l'hébergement, d'où le Guide Michelin), plutôt que se lancer vers l'inconnu sans raison. Il faut se rendre compte qu'il n'y avait rien avant les cartes Michelin, même si ça paraît maintenant normal d'avoir facilement accès à Google Maps sur son téléphone et si on peut imaginer qu'on puisse se servir d'une carte en papier, on a plus de mal à imaginer ce que serait un voyage sans une carte routière ! Pour la même raison, Michelin finançait aussi des panneaux indicateurs (on voyait souvent "offert par Michelin" sur les panneaux indicateurs dans le temps) : pour que les voyageurs soient rassurés au cours de leur déplacement. S'ils s'étaient perdus faute de panneaux ou de cartes indiquant le chemin, ils auraient usé encore plus de pneus en faisant des km supplémentaires mais ils n'auraient pas eu envie de recommencer !

Pourvu que ce ne soit pas une femme qui tenait la carte routière ^^

Aïe ! Pas sur la tête, m'dame ! OK j'men vais ^^

a écrit : Pourvu que ce ne soit pas une femme qui tenait la carte routière ^^

Aïe ! Pas sur la tête, m'dame ! OK j'men vais ^^
Merlin sort de ce corps !

Michelin a également breveté sa méthode de pliage dite en accordéon de ses cartes. Cette méthode a contribué au succès de ses cartes car leur lecture était plus simple.

a écrit : Michelin a également breveté sa méthode de pliage dite en accordéon de ses cartes. Cette méthode a contribué au succès de ses cartes car leur lecture était plus simple. Elle a contribué aussi au succès de la "Rubrique à brac" de Gotlib : je me souviens que j'avais bien rigolé devant les dessins qui expliquaient que seul un mutant peut replier une carte routière du premier coup sans se tromper (grâce à son intelligence qui lui permet d'atteindre des niveaux d'abstraction inaccessibles au commun des mortels). J'ai retrouvé ces vignettes pour ceux qui ne les connaitraient pas ou qui auraient envie de les revoir :
spacefiction.fr/2016/12/04/salut-gotlib-on-aura-bien-rigole/

a écrit : Elle a contribué aussi au succès de la "Rubrique à brac" de Gotlib : je me souviens que j'avais bien rigolé devant les dessins qui expliquaient que seul un mutant peut replier une carte routière du premier coup sans se tromper (grâce à son intelligence qui lui permet d'atteindre des niveaux d'abstraction inaccessibles au commun des mortels). J'ai retrouvé ces vignettes pour ceux qui ne les connaitraient pas ou qui auraient envie de les revoir :
spacefiction.fr/2016/12/04/salut-gotlib-on-aura-bien-rigole/
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En parcourant Wikipedia, je constate que je ne suis pas le seul a avoir été marqué par cette blague sur le mutant et les cartes routières : elle est citée en exemple sur la page Wikipédia consacrée à la Rubrique à brac, mais elle est citée aussi sur la page Wikipédia consacrée aux cartes routières !

a écrit : Merlin sort de ce corps ! Nicontrarié sort de ce corps oui ^^

Les cartes d'Etat-Major, ne semblaient pas être le point fort, de bien des Pays, au commencement de la Seconde Guerre Mondiale.
Déjà, en 1938, lors de l'annexion (Anschluss) de l'Autriche, les Nazis avaient dû avoir recours au Guide de voyage Baedeker (plus actualisé que les cartes militaires) pour l'envahir.
De nouveau, ce sera ce même guide de voyage Baedeker, qui sera utilisé par les Nazis, afin de préparer l'invasion de la Norvège, au printemps 1940.

Quelques semaines plus tard (mai-juin 1940) alors que les Nazis envahissent la France et mettent l'Armée Britannique en déroute, celle-ci ne dispose pas de cartes militaires pour rejoindre Dunkerque (Opération Dynamo). Malgré les demandes urgentes à Londres, afin de leur en faire parvenir coûte que coûte, les troupes Britanniques en sont contraintes à faire usage des soldats parlant Français, afin de se guider grâce à l'aide de la population locale.
Le Major Britannique Cyril Barclay, lui, aura l'idée de rentrer dans une librairie, et d'y acheter tous les exemplaires du Guide Michelin, demandant le tiquet de caisse, afin de se faire rembourser ultérieurement de la dépense effectuée... Sa demande sera rejetée, selon l'argument que l'armée ne dispose pas de fonds attribués pour ce type d'achat.

De retour au Guide de voyage Baedeker. Au printemps 1942, Hitler ordonne recommencer les bombardements sur le Royaume-Uni. Ils prendront le nom des "Bombardements Baedeker", car tous les lieux historiques de l'Archpel Britannique, signalés avec 3 étoiles (les lieux indispensables à visiter en voyage), deviennent maintenant des objectifs militaires.

Cette anecdote nous montre que l'État-Major Américain n'était pas préparé pour la Seconde Guerre Mondiale. Il ne disposait pas plus de cartes fiables pour l'invasion de l'Allemagne Nazie. Il se fit appel à deux sources pour les avoir ou les actualiser.
La première furent les personnes ayant quitté ou fui récemment l'Allemagne.
Quant à la seconde, ce furent les cartes détaillées élaborées à la main, par les intégrants du... National Geographic.
En 1941, cette revue possédait un fond de renseignements qui pouvait faire pâlir d'envie, les plus hauts gradés des Forces Armées des États-Unis.
C'est très simple: le National Geographic possédait des cartes de haute résolution de certaines régions d'Asie et d'Océanie, ainsi que d'îles du Pacifique, qui n'avaient aucune commune mesure avec les cartes militaires Américaines... Quand celles-ci existaient.

Pour continuer à nous démontrer que les Etats-Majors n'étaient pas prêts pour ce conflit mondial, on peut également citer ce qu'il en fut de la préparation du Débarquement (de Normandie).
Afin de ne pas subir un nouvel échec tel la tentative de Débarquement de Dieppe, les Alliés recherchèrent toutes les images possibles des côtes de l'Atlantique, depuis la frontière Espagnole, jusqu'au Nord de la Norvège. Des successifs appels via la BBC furent lancés, afin que les citoyens Britanniques fassent arriver à l'Etat-Major, toutes les photographies privées et cartes postales des côtes du continent. 11 millions de photos leurs furent fournies !!!
C'est, de par la multitude des photos remises, que purent être choisies, qu'elles plages de Normandie, étaient les plus aptes.

Plus proche de nous.
Suite à l'effondrement de l'Union Soviétique, les Etats-Majors Occidentaux, purent mesurer quel était le degré de préparation de Moscou, à une invasion de l'Euope. On ne peut que rester stupéfaits devant le soucis du détail que ces cartes portent.

a écrit : Elle a contribué aussi au succès de la "Rubrique à brac" de Gotlib : je me souviens que j'avais bien rigolé devant les dessins qui expliquaient que seul un mutant peut replier une carte routière du premier coup sans se tromper (grâce à son intelligence qui lui permet d'atteindre des niveaux d'abstraction inaccessibles au commun des mortels). J'ai retrouvé ces vignettes pour ceux qui ne les connaitraient pas ou qui auraient envie de les revoir :
spacefiction.fr/2016/12/04/salut-gotlib-on-aura-bien-rigole/
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Enorme!!! Merci pour cette découverte. Je ne suis pas fan de Gotlib mais là je regrette !

a écrit : Les cartes d'Etat-Major, ne semblaient pas être le point fort, de bien des Pays, au commencement de la Seconde Guerre Mondiale.
Déjà, en 1938, lors de l'annexion (Anschluss) de l'Autriche, les Nazis avaient dû avoir recours au Guide de voyage Baedeker (plus actualisé que les cartes militaires) po
ur l'envahir.
De nouveau, ce sera ce même guide de voyage Baedeker, qui sera utilisé par les Nazis, afin de préparer l'invasion de la Norvège, au printemps 1940.

Quelques semaines plus tard (mai-juin 1940) alors que les Nazis envahissent la France et mettent l'Armée Britannique en déroute, celle-ci ne dispose pas de cartes militaires pour rejoindre Dunkerque (Opération Dynamo). Malgré les demandes urgentes à Londres, afin de leur en faire parvenir coûte que coûte, les troupes Britanniques en sont contraintes à faire usage des soldats parlant Français, afin de se guider grâce à l'aide de la population locale.
Le Major Britannique Cyril Barclay, lui, aura l'idée de rentrer dans une librairie, et d'y acheter tous les exemplaires du Guide Michelin, demandant le tiquet de caisse, afin de se faire rembourser ultérieurement de la dépense effectuée... Sa demande sera rejetée, selon l'argument que l'armée ne dispose pas de fonds attribués pour ce type d'achat.

De retour au Guide de voyage Baedeker. Au printemps 1942, Hitler ordonne recommencer les bombardements sur le Royaume-Uni. Ils prendront le nom des "Bombardements Baedeker", car tous les lieux historiques de l'Archpel Britannique, signalés avec 3 étoiles (les lieux indispensables à visiter en voyage), deviennent maintenant des objectifs militaires.

Cette anecdote nous montre que l'État-Major Américain n'était pas préparé pour la Seconde Guerre Mondiale. Il ne disposait pas plus de cartes fiables pour l'invasion de l'Allemagne Nazie. Il se fit appel à deux sources pour les avoir ou les actualiser.
La première furent les personnes ayant quitté ou fui récemment l'Allemagne.
Quant à la seconde, ce furent les cartes détaillées élaborées à la main, par les intégrants du... National Geographic.
En 1941, cette revue possédait un fond de renseignements qui pouvait faire pâlir d'envie, les plus hauts gradés des Forces Armées des États-Unis.
C'est très simple: le National Geographic possédait des cartes de haute résolution de certaines régions d'Asie et d'Océanie, ainsi que d'îles du Pacifique, qui n'avaient aucune commune mesure avec les cartes militaires Américaines... Quand celles-ci existaient.

Pour continuer à nous démontrer que les Etats-Majors n'étaient pas prêts pour ce conflit mondial, on peut également citer ce qu'il en fut de la préparation du Débarquement (de Normandie).
Afin de ne pas subir un nouvel échec tel la tentative de Débarquement de Dieppe, les Alliés recherchèrent toutes les images possibles des côtes de l'Atlantique, depuis la frontière Espagnole, jusqu'au Nord de la Norvège. Des successifs appels via la BBC furent lancés, afin que les citoyens Britanniques fassent arriver à l'Etat-Major, toutes les photographies privées et cartes postales des côtes du continent. 11 millions de photos leurs furent fournies !!!
C'est, de par la multitude des photos remises, que purent être choisies, qu'elles plages de Normandie, étaient les plus aptes.

Plus proche de nous.
Suite à l'effondrement de l'Union Soviétique, les Etats-Majors Occidentaux, purent mesurer quel était le degré de préparation de Moscou, à une invasion de l'Euope. On ne peut que rester stupéfaits devant le soucis du détail que ces cartes portent.
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C'est tout bonnement incroyable. J'avais conscience de l'importance du génie dans l'armée, avec les enjeux de logistique, d'approvisionnement en armes et carburants, de la rapidité des mouvements (surtout lorsque que les armées doivent passer d'un front à l'autre), mais je ne pensais pas que la cartographie puisse être aussi délicate.

a écrit : Elle a contribué aussi au succès de la "Rubrique à brac" de Gotlib : je me souviens que j'avais bien rigolé devant les dessins qui expliquaient que seul un mutant peut replier une carte routière du premier coup sans se tromper (grâce à son intelligence qui lui permet d'atteindre des niveaux d'abstraction inaccessibles au commun des mortels). J'ai retrouvé ces vignettes pour ceux qui ne les connaitraient pas ou qui auraient envie de les revoir :
spacefiction.fr/2016/12/04/salut-gotlib-on-aura-bien-rigole/
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Pour être un mutant, il faut aussi savoir décoder les correspondances et les horaires SCNF tels qu'ils étaient communiqués dans les années 70.
Un grand monsieur de la BD donf je recommande l'ensemble des BD :
Tous les tomes de Rubrique à Brac, Trucs en Vrac, Cinémastock et j'en passe...:)

Heureusement pour nous, les alliés n'étaient pas en mode vacance...

a écrit : C'est tout bonnement incroyable. J'avais conscience de l'importance du génie dans l'armée, avec les enjeux de logistique, d'approvisionnement en armes et carburants, de la rapidité des mouvements (surtout lorsque que les armées doivent passer d'un front à l'autre), mais je ne pensais pas que la cartographie puisse être aussi délicate. Afficher tout Il y a une expression que j'adore:
"Le diable se cache dans les détails".

À mon sens, elle résume tout ce qui se rapporte à la Seconde Guerre Mondiale, car c'est la succession de milliers de ces détails, qui ont mené les Alliés, à gagner contre l'Allemagne Nazie.

L'on peut, par exemple, se demander pourquoi les Britanniques (alors grandement déficitaires en production alimentaire), ont pu éviter la Capitulation, pour cause de Famine. Au printemps 1942, il ne leur restait pourtant que pour 6 semaines de vivres.
Pourquoi ces mêmes Britanniques ont réussi à gagner la Bataille du ciel ? En utilisant des pilotes novices (à peine une vingtaine d'heures de pratique de vol) afin de saturer le ciel.

Mais encore...
Comment les Américains ont su, dès l'Automne 1939, que le pétrole était le Talon d'Achille des Nazis. Ils ont donc commencé dès cet instant -alors qu'il n'entrent dans le conflit mondial, que deux ans plus tard- à tisser subtilement un réseau d'espionnage à ce propos, dans le Reich. C'est CE réseau qui fournira toute l'information à propos des usines de fabrication de carburant synthétique... Et permettra de les bombarder consciencieusement, en 1944.

Le Débarquement de Normandie n'avait réellement de sens, que si les Nazis n'avaient plus de carburant, ni pour ses avions ni pour ses véhicules terrestres.
Ainsi fut-il, car la progression des Alliés vers la frontière Allemande puis dans le Reich, s'effectue en moins d'une année.
De fait, l'un des objectifs de la dernière offensive Nazie (la Bataille des Ardennes) était de s'approprier de stocks de carburants Alliés.

"Le diable se cache dans les détails", car une guerre ne se gagne pas avec de la force pure et brute, mais avec de l'Intelligence.

a écrit : Heureusement pour nous, les alliés n'étaient pas en mode vacance... Ma foi oui