Les banques n'ont pas parié sur le renouvelable

Proposé par
le
dans

L’institut Rousseau a étudié les actifs des 11 principales banques de la zone euro. Ces dernières cumulent près de 530 milliards d’euros d’actifs liés aux énergies fossiles soit 95 % du total de leurs fonds propres. Une éventuelle transition énergétique menée trop rapidement pourrait ainsi faire effondrer le système bancaire.


Commentaires préférés (3)

L'énergie est la base de toute nos économies (avec le secteur minier et agricole). C'est bien pour ça que c'est si encadré que ça (interdiction de stocker de l'essence en grosse quantité chez soi par exemple), que les groupes liés à l'énergie sont parmi les plus gros, que les produits énergétiques sont parmi les plus imposés et qu'il s'agit des investissements parmi les plus fiables donc privilégiés par les banques. Le plus gros pouvoir qu'on a en tant que citoyen reste notre portefeuille si on ne consomme plus de fossile, les banques n'investiront plus dans le fossile.
De façon naturelle au fur et à mesure que le fossile perdra en importance dans l'économie, sa part dans les actifs des banques diminuera.
D'ailleurs avec la chute de la consommation du pétrole, les Etats vont perdre de gros revenus lié à son imposition et il va falloir imposer ce qui remplacera le fossile. La manière le plus facile sera donc non pas d'imposer la source énergétique (qui sera du renouvelable ou du nucléaire) mais le vecteur d'énergie, l'électricité donc.
Fort heureusement cela ne se traduira pas forcément par une augmentation massive du prix du watt, car plus on avance plus ces moyens de productions sont efficaces, moins c'est cher.

Ce qui explique, certainement et hélas, la frilosité des gouvernements sur les questions d'urgence écologique, et l'image récurrente véhiculée par les grands médias concernant les écologistes, systématiquement présentés comme des terroristes en puissance, ou accomplis.

Très intéressante cette anecdote. Merci !

Je souhaite préciser que le "95 % de leurs fonds propres" ne veut pas dire que les banques n'ont que 5 % d'autres actifs. Les actifs dépassent (de beaucoup) les fonds propres.

Par exemple, les sources nous apprennent que le Crédit Agricole possède 131 % d'actifs fossiles (le greenwashing des banques m'insupporte).

Les sources disent aussi que c'est la face émergée de l'iceberg : les banques ont aussi des actifs dans l'industrie aéronautique et automobile qui sont fortement dépendantes du pétrole, mais ne sont pas inclus dans le pourcentage mentionné par l'anecdote.

D'un autre côté, nous savons aujourd'hui que chaque année passée permet de produire moins de pétrole que l'année précédente. Cause : l'épuisement des stocks, et la difficulté d'exploitation des nouveaux gisements (qui sont de taille plus petite que ceux actuellement exploités).
J'imagine que certains d'entre vous se disent "Mais depuis le temps qu'on nous dit qu'il n'y aura plus de pétrole, ça n'est jamais arrivé". Bah si. Ça arrive, là : ça y est. C'est factuel. On est sur la pente descendante (et c'est pas la faute du COVID).

Il est temps que les banques trouvent une solution pour financer les nécessaires transitions concernant la production d'énergie. Y'a du boulot. Elles ont les moyens. Et bientôt, il n'y aura plus le choix.


Tous les commentaires (84)

Et c'est pourquoi on va tous investir dans les cryptomonnaies ! :)

C’est pour cela et plein d’autres raison qu’il nationaliser le système bancaire.

L'énergie est la base de toute nos économies (avec le secteur minier et agricole). C'est bien pour ça que c'est si encadré que ça (interdiction de stocker de l'essence en grosse quantité chez soi par exemple), que les groupes liés à l'énergie sont parmi les plus gros, que les produits énergétiques sont parmi les plus imposés et qu'il s'agit des investissements parmi les plus fiables donc privilégiés par les banques. Le plus gros pouvoir qu'on a en tant que citoyen reste notre portefeuille si on ne consomme plus de fossile, les banques n'investiront plus dans le fossile.
De façon naturelle au fur et à mesure que le fossile perdra en importance dans l'économie, sa part dans les actifs des banques diminuera.
D'ailleurs avec la chute de la consommation du pétrole, les Etats vont perdre de gros revenus lié à son imposition et il va falloir imposer ce qui remplacera le fossile. La manière le plus facile sera donc non pas d'imposer la source énergétique (qui sera du renouvelable ou du nucléaire) mais le vecteur d'énergie, l'électricité donc.
Fort heureusement cela ne se traduira pas forcément par une augmentation massive du prix du watt, car plus on avance plus ces moyens de productions sont efficaces, moins c'est cher.

Ce qui explique, certainement et hélas, la frilosité des gouvernements sur les questions d'urgence écologique, et l'image récurrente véhiculée par les grands médias concernant les écologistes, systématiquement présentés comme des terroristes en puissance, ou accomplis.

a écrit : L'énergie est la base de toute nos économies (avec le secteur minier et agricole). C'est bien pour ça que c'est si encadré que ça (interdiction de stocker de l'essence en grosse quantité chez soi par exemple), que les groupes liés à l'énergie sont parmi les plus gros, que les produits énergétiques sont parmi les plus imposés et qu'il s'agit des investissements parmi les plus fiables donc privilégiés par les banques. Le plus gros pouvoir qu'on a en tant que citoyen reste notre portefeuille si on ne consomme plus de fossile, les banques n'investiront plus dans le fossile.
De façon naturelle au fur et à mesure que le fossile perdra en importance dans l'économie, sa part dans les actifs des banques diminuera.
D'ailleurs avec la chute de la consommation du pétrole, les Etats vont perdre de gros revenus lié à son imposition et il va falloir imposer ce qui remplacera le fossile. La manière le plus facile sera donc non pas d'imposer la source énergétique (qui sera du renouvelable ou du nucléaire) mais le vecteur d'énergie, l'électricité donc.
Fort heureusement cela ne se traduira pas forcément par une augmentation massive du prix du watt, car plus on avance plus ces moyens de productions sont efficaces, moins c'est cher.
Afficher tout
Ça me semble quand même très optimiste. J’ai du mal à croire à une transition douce de 530 milliards d’actifs alors que dans 80 ans il fera au moins 4° de + en moyenne dans les villes (et leur lot de migrants climatiques)

Très intéressante cette anecdote. Merci !

Je souhaite préciser que le "95 % de leurs fonds propres" ne veut pas dire que les banques n'ont que 5 % d'autres actifs. Les actifs dépassent (de beaucoup) les fonds propres.

Par exemple, les sources nous apprennent que le Crédit Agricole possède 131 % d'actifs fossiles (le greenwashing des banques m'insupporte).

Les sources disent aussi que c'est la face émergée de l'iceberg : les banques ont aussi des actifs dans l'industrie aéronautique et automobile qui sont fortement dépendantes du pétrole, mais ne sont pas inclus dans le pourcentage mentionné par l'anecdote.

D'un autre côté, nous savons aujourd'hui que chaque année passée permet de produire moins de pétrole que l'année précédente. Cause : l'épuisement des stocks, et la difficulté d'exploitation des nouveaux gisements (qui sont de taille plus petite que ceux actuellement exploités).
J'imagine que certains d'entre vous se disent "Mais depuis le temps qu'on nous dit qu'il n'y aura plus de pétrole, ça n'est jamais arrivé". Bah si. Ça arrive, là : ça y est. C'est factuel. On est sur la pente descendante (et c'est pas la faute du COVID).

Il est temps que les banques trouvent une solution pour financer les nécessaires transitions concernant la production d'énergie. Y'a du boulot. Elles ont les moyens. Et bientôt, il n'y aura plus le choix.

a écrit : L'énergie est la base de toute nos économies (avec le secteur minier et agricole). C'est bien pour ça que c'est si encadré que ça (interdiction de stocker de l'essence en grosse quantité chez soi par exemple), que les groupes liés à l'énergie sont parmi les plus gros, que les produits énergétiques sont parmi les plus imposés et qu'il s'agit des investissements parmi les plus fiables donc privilégiés par les banques. Le plus gros pouvoir qu'on a en tant que citoyen reste notre portefeuille si on ne consomme plus de fossile, les banques n'investiront plus dans le fossile.
De façon naturelle au fur et à mesure que le fossile perdra en importance dans l'économie, sa part dans les actifs des banques diminuera.
D'ailleurs avec la chute de la consommation du pétrole, les Etats vont perdre de gros revenus lié à son imposition et il va falloir imposer ce qui remplacera le fossile. La manière le plus facile sera donc non pas d'imposer la source énergétique (qui sera du renouvelable ou du nucléaire) mais le vecteur d'énergie, l'électricité donc.
Fort heureusement cela ne se traduira pas forcément par une augmentation massive du prix du watt, car plus on avance plus ces moyens de productions sont efficaces, moins c'est cher.
Afficher tout
Je suis un poil plus pessimiste que toi : le pétrole est littéralement partout, après tout c'est une source d'énergie incroyable : très dense énergétiquement, facile a extraire, et a transporter. Pas de bol, en plus d’être en quantité limité, ça rejette du carbone.
Tant qu'elle sera facile a extraire, on va continuer, car les alternatives on de nombreux défauts.
Je suis assez d'accord avec le fait que voter avec son portefeuille est utile, mais pour le cas du pétrole ça revient juste a limiter drastiquement sa consommation dans tout les domaines, c'est impensable de globaliser ça.
Si on attend que le pétrole ne soit plus extractible, on va très largement dépasser l'objectif des 1.5 degrés.
La seule solution pour gagner (ou plutôt ne pas trop perdre) cette lutte contre le réchauffement, c'est entre autres de volontairement laisser du pétrole sous terre, mais comme l'explique l'anecdote, les enjeux financiers sont tellement grand que les banques se tireraient une balle dans le pied a court terme en arrêtant d'investir pour les compagnies pétrolières.

La question de la rentabilité de l'actif pétrole pour les investisseurs est pour le moment une valeur sûre. Deja les tickets d'entrée sont très chers les réglementations evoluant peu de nouveaux acteurs vont entrer sur le marché et peu d'investissements vont être fait. Il en résulte que petit a petit l'activité d'extraction du pétrole va etre de plus en plus rentable (moins de concurrence, moins d'investissement = meilleure rentabilité pour les détenteurs du capital). Donc je ne suis pas inquiet pour les possesseurs de ces actifs dans les 2 prochaines décennies. Après, la rentabilité accumulée sur 20 ans aura largement remboursé le capital de départ donc peut importe s'il est valorisé à 0 dans 20ans.

Par contre, pour avoir abordé, trituré, etc... le sujet de l'énergie dans tous les sens, et il semble que les seules solutions sur la transition énergétique sont : simplement de dépenser moins d'énergie, ou passer massivement a des énergies type fusion/fission (fusion indisponible avant un temps long et fission de moins en moins acceptable par les citoyens), ou trouver une nouvelle interaction fondamentale qui permettrait d'extraire de l'énergie (même schéma que découverte de la radioactivité--> centrales nucléaires) ce qui est peu probable a courte échéance, ou éliminer la concurrence énergétique (réduire la consommation de ses voisins pour se la réserver a soit seul, en gros une guerre éventuellement 'froide').
Perso je pense qu'il faut faire la première, vue que c'est la seule acceptable et réaliste. Mais j'imagine que c'est la dernière des 4 solutions qui arrivera... Voire un panachage de solutions.
Mais oui, on est un peu coincés.

Posté le

android

(11)

Répondre

a écrit : Ce qui explique, certainement et hélas, la frilosité des gouvernements sur les questions d'urgence écologique, et l'image récurrente véhiculée par les grands médias concernant les écologistes, systématiquement présentés comme des terroristes en puissance, ou accomplis. J'ai du mal à voir la relation, pourrais-tu détailler ?

a écrit : Très intéressante cette anecdote. Merci !

Je souhaite préciser que le "95 % de leurs fonds propres" ne veut pas dire que les banques n'ont que 5 % d'autres actifs. Les actifs dépassent (de beaucoup) les fonds propres.

Par exemple, les sources nous apprennent que le Crédit A
gricole possède 131 % d'actifs fossiles (le greenwashing des banques m'insupporte).

Les sources disent aussi que c'est la face émergée de l'iceberg : les banques ont aussi des actifs dans l'industrie aéronautique et automobile qui sont fortement dépendantes du pétrole, mais ne sont pas inclus dans le pourcentage mentionné par l'anecdote.

D'un autre côté, nous savons aujourd'hui que chaque année passée permet de produire moins de pétrole que l'année précédente. Cause : l'épuisement des stocks, et la difficulté d'exploitation des nouveaux gisements (qui sont de taille plus petite que ceux actuellement exploités).
J'imagine que certains d'entre vous se disent "Mais depuis le temps qu'on nous dit qu'il n'y aura plus de pétrole, ça n'est jamais arrivé". Bah si. Ça arrive, là : ça y est. C'est factuel. On est sur la pente descendante (et c'est pas la faute du COVID).

Il est temps que les banques trouvent une solution pour financer les nécessaires transitions concernant la production d'énergie. Y'a du boulot. Elles ont les moyens. Et bientôt, il n'y aura plus le choix.
Afficher tout
Bin, en fait, il me semble bien qu'un gisement de pétrole a été découvert au large de la Guyane française, et que son volume pourrait permettre à la France de vivre comme le Qatar quelques dizaines d'années... Ça en fait des barrils !!!

Attention je ne défend pas du tout ce système bancaire et je souhaite une transition énergétique réfléchie, rapide et efficace. La rédaction de l’anecdote après coup pourrait faire penser le contraire ;)

Merci à tous les commentaires qui apportent des précisions car effectivement fond propres et actifs sont à différencier. Bref cela fait longtemps que je m’interroge sur l’immobilisme de l’humanité sur le sujet climatique et je crois qu’on touche ici un des principaux facteurs. Le système est englué dans son propre mécanisme. Impossible d’en sortir rapidement sans tout casser.

Reste à savoir si une sortie lente des énergies fossiles ne va pas causer plus de dommages financiers (et des morts) qu’un éventuel effondrement du système bancaire (et aussi des morts) pour une transition énergétique rapide…

"Lié aux énergies fossiles" ne veut pas dire incompatible avec d'autres formes d'énergies ou avec une baisse des besoins énergétiques. On parle de transition énergétique justement parce que les énergies fossiles peuvent être remplacées progressivement ou on peut apprendre à utiliser moins d'énergie. Le fait d'agiter l'épouvantail de l'effondrement de l'économie c'est l'argument de ceux qui ne veulent pas faire l'effort de changer leurs habitudes.

a écrit : "Lié aux énergies fossiles" ne veut pas dire incompatible avec d'autres formes d'énergies ou avec une baisse des besoins énergétiques. On parle de transition énergétique justement parce que les énergies fossiles peuvent être remplacées progressivement ou on peut apprendre à utiliser moins d'énergie. Le fait d'agiter l'épouvantail de l'effondrement de l'économie c'est l'argument de ceux qui ne veulent pas faire l'effort de changer leurs habitudes. Afficher tout Dommage de ne pas mettre en application tous les très bons conseils que tu donnes d'habitude aux utilisateurs de ce site, le premier étant de lire les sources. ^^

Je cite le rapport situé dans la première :

"Méthodologie: sur les traces des «actifs fossiles» des banques

Notre étude s’intéresse aux 11 principales banques de la zone euro: BNP Paribas, Crédit Agricole SA, Société Générale, Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE), Deutsche Bank, Commerzbank, UniCredit, Intesa Sanpaolo, Santander, BBVA et ING. Elle identifie les actifs financiers liés aux énergies fossiles détenus par les banques. Ces «actifs fossiles» représentent l’ensemble des outils financiers de crédits et d’investissements liés à l’exploration, à l’exploitation, à la distribution des ressources de charbon, pétrole et gaz, ou à la production d’électricité à partir de ces sources. Ils sont comparés à leurs fonds propres, indicateurs de la capacité des banques à absorber les pertes en cas de crise."

Au regard de cette méthodologie, ces actifs n'ont rien à voir avec d'éventuelles énergies renouvelables. En cas de baisse massive des besoins énergétiques, ces actifs s'effondrent. En cas de fort investissements dans les énergies renouvelables, ces actifs s'effondrent. En cas d'une nouvelle règlementation qui oblige un certain nombre d'investissement dans les EnR, ces actifs s'effondrent. Un actif bancaire, c'est un investissement et si cet investissement ne rapporte plus, cela met en danger de faillite l'investisseur (tous les actifs fossiles subiront des pertes de valeur brutales ou totales avec la transition énergétique).

La seule chose à conseiller à ces banques est d'arrêter dès aujourd'hui d'investir dans des actifs fossiles au lieu d'essayer à tout prix de retarder la transition pour conserver des actifs fossiles ayant un minimum de valeur.

a écrit : Dommage de ne pas mettre en application tous les très bons conseils que tu donnes d'habitude aux utilisateurs de ce site, le premier étant de lire les sources. ^^

Je cite le rapport situé dans la première :

"Méthodologie: sur les traces des «actifs fossiles» des banques

Notre étude s’intéresse aux 11 principales banques de la zone euro: BNP Paribas, Crédit Agricole SA, Société Générale, Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE), Deutsche Bank, Commerzbank, UniCredit, Intesa Sanpaolo, Santander, BBVA et ING. Elle identifie les actifs financiers liés aux énergies fossiles détenus par les banques. Ces «actifs fossiles» représentent l’ensemble des outils financiers de crédits et d’investissements liés à l’exploration, à l’exploitation, à la distribution des ressources de charbon, pétrole et gaz, ou à la production d’électricité à partir de ces sources. Ils sont comparés à leurs fonds propres, indicateurs de la capacité des banques à absorber les pertes en cas de crise."

Au regard de cette méthodologie, ces actifs n'ont rien à voir avec d'éventuelles énergies renouvelables. En cas de baisse massive des besoins énergétiques, ces actifs s'effondrent. En cas de fort investissements dans les énergies renouvelables, ces actifs s'effondrent. En cas d'une nouvelle règlementation qui oblige un certain nombre d'investissement dans les EnR, ces actifs s'effondrent. Un actif bancaire, c'est un investissement et si cet investissement ne rapporte plus, cela met en danger de faillite l'investisseur (tous les actifs fossiles subiront des pertes de valeur brutales ou totales avec la transition énergétique).

La seule chose à conseiller à ces banques est d'arrêter dès aujourd'hui d'investir dans des actifs fossiles au lieu d'essayer à tout prix de retarder la transition pour conserver des actifs fossiles ayant un minimum de valeur.
Afficher tout
Je ne crois pas a un effondrement de l'actif pétrole (comme dot quelques commentaires au dessus) car on n'a pas vraiment d'alternative pouvant le suplanter parfaitement.
Mais oui il faut investir dans autre chose maintenant.

Posté le

android

(0)

Répondre

a écrit : Je ne crois pas a un effondrement de l'actif pétrole (comme dot quelques commentaires au dessus) car on n'a pas vraiment d'alternative pouvant le suplanter parfaitement.
Mais oui il faut investir dans autre chose maintenant.
Cela dépend bien entendu de nombreux facteurs mais le risque pour ces actifs fossiles de devenir des actifs dit "échoués" est très grand pour les 20 prochaines années. Cette dévalorisation peut être lié à une évolution de la législation, de fortes contraintes environnementales (pénurie par exemple) ou des technologies disruptives.

Prenons l'exemple du charbon qui représente aujourd'hui le plus grand danger. Il y a en ce moment 638 milliards de dollars d'actifs pour les projets d'exploitation de charbon dans le monde entier. La production mondiale a baissé de 3% en 2019 avec -24% en UE et -16% au USA mais une augmentation en Chine.
Que se passe-t-il si demain l'UE ou les USA interdisent le charbon ?

Alors bien entendu, tous les actifs fossiles ne vont pas s'effondrer en même temps et de la même façon. Sauf que les dernières crises nous ont bien montré que notre système économique n'est pas si résilient qu'il le devrait et l'effet domino est dévastateur sur les valeurs liées à la bulle carbone (sans compter les risques pour les fonds de pension et certaines épargnes...).

Note importante les bilans bancaires ne sont pas équilibrés par rapport aux fonds. Les banques utilisent l’effet de levier pour avoir plus d’actif sous gestion qu’elles n’ont de fonds propres. Il me semble que les banques européenne ont un levier de 8 si ce n’est plus en moyenne. C’est à dire que pour 1 de fonds propres elles ont 8 actifs sous gestion ( Grace au jeu du prêt/collatéral et du crédit). Donc oui 95% des fonds propres mais 10% du bilans total ce qui me paraît logique vu le poids des énergies dans l’economie. Enfaite mon problème c’est qu’avec la formule de l’anecdote les non rompus à l’économie et au banque peuvent croire que les banques investissent 95% de leurs liquidités dans le fossile hors c’est faux les fonds propres des banques ne représentent qu’une partie du bilan bancaire..
D’ailleurs une note publié par l’agence international de l’énergie pour respecter nos engagements de +2 degrés d’ici .. il faut arrêter de rechercher/ouvrir des puits AUJOURD’HUI.

a écrit : L'énergie est la base de toute nos économies (avec le secteur minier et agricole). C'est bien pour ça que c'est si encadré que ça (interdiction de stocker de l'essence en grosse quantité chez soi par exemple), que les groupes liés à l'énergie sont parmi les plus gros, que les produits énergétiques sont parmi les plus imposés et qu'il s'agit des investissements parmi les plus fiables donc privilégiés par les banques. Le plus gros pouvoir qu'on a en tant que citoyen reste notre portefeuille si on ne consomme plus de fossile, les banques n'investiront plus dans le fossile.
De façon naturelle au fur et à mesure que le fossile perdra en importance dans l'économie, sa part dans les actifs des banques diminuera.
D'ailleurs avec la chute de la consommation du pétrole, les Etats vont perdre de gros revenus lié à son imposition et il va falloir imposer ce qui remplacera le fossile. La manière le plus facile sera donc non pas d'imposer la source énergétique (qui sera du renouvelable ou du nucléaire) mais le vecteur d'énergie, l'électricité donc.
Fort heureusement cela ne se traduira pas forcément par une augmentation massive du prix du watt, car plus on avance plus ces moyens de productions sont efficaces, moins c'est cher.
Afficher tout
Au contraire, et c'est ce qu'explique la première source, le secteur du financement de l'énergie fossile n'est absolument pas réglementé. Rien n'est encadré. C'est même une ineptie totale quand on y pense: comment peut-on vouloir mener une politique de transition énergétique SANS réglementer le financement de la production énergétique ?

Les banques ont beaucoup investi dans l'énergie fossile et surtout, elles CONTINUENT d'acquérir de nouveaux actifs dans ce secteur.

À ce titre, je dirai que l'analyse proposée par l'anecdote est erronée. Ce n'est pas la vitesse de la transition énergétique qui menace les banques, c'est leur refus de l'accepter et de l'accompagner.

a écrit : Note importante les bilans bancaires ne sont pas équilibrés par rapport aux fonds. Les banques utilisent l’effet de levier pour avoir plus d’actif sous gestion qu’elles n’ont de fonds propres. Il me semble que les banques européenne ont un levier de 8 si ce n’est plus en moyenne. C’est à dire que pour 1 de fonds propres elles ont 8 actifs sous gestion ( Grace au jeu du prêt/collatéral et du crédit). Donc oui 95% des fonds propres mais 10% du bilans total ce qui me paraît logique vu le poids des énergies dans l’economie. Enfaite mon problème c’est qu’avec la formule de l’anecdote les non rompus à l’économie et au banque peuvent croire que les banques investissent 95% de leurs liquidités dans le fossile hors c’est faux les fonds propres des banques ne représentent qu’une partie du bilan bancaire..
D’ailleurs une note publié par l’agence international de l’énergie pour respecter nos engagements de +2 degrés d’ici .. il faut arrêter de rechercher/ouvrir des puits AUJOURD’HUI.
Afficher tout
C'est une précision importante. Mais si le secteur de l'énergie fossile s'écroule, les fonds propres vont aussi s'écrouler (car principalement composés d'actifs liés à l'énergie fossile). Et si une banque n'a plus de fonds propres, elle perd son effet de levier (et donc sa capacité à s'endetter et à prêter de l'argent). C'est une réaction en chaîne. C'est toute l'économie qui s'écroule.

a écrit : J'ai du mal à voir la relation, pourrais-tu détailler ? C'est pourtant dit dans l'anecdote. Une transition écologique trop rapide provoquerait un déséquilibre économique.
Donc les grandes richesses européennes n'ont aucun intérêt à laisser l'écologie devenir un enjeux social de premier plan.
Et étant donné que les grands médias sont majoritairement détenus par ces grandes fortunes, il n'est ni difficile de contrôler l'opinion publique, ni difficile d'orienter les politiques gouvernementales.