Pourquoi le chardon est-il l'emblème de l'Ecosse ?

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Ils marchaient pieds et jambes nus?
Jolie légende ceci dit. Un peu comme les Oies du Capitole.

a écrit : Le Chardon aux ânes (le même qu'en Ecosse donc), est également l'emblème de la ville de Nancy et par extension celui de la Lorraine (Nancy était capitale du duché de Lorraine jusqu'en 1677, jusqu'à son rattachement au Royaume de France). La devise des Ducs de Lorraine devient alors "Qui s'y frotte, s'y pique !"

Le chardon étant un organisme nuisible et invasif, un propriétaire possédant des chardons sur son terrain et ne s'en débarrassant pas est passible de six mois de prison et de 30 000 euros d'amende (voir l'anecdote SCMB sur le sujet)
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Petite précision portée à la dernière phrase de votre commentaire, qui est on ne peut plus fausse. Si des gens possédant un jardin ou des terres lisent ceci et vous écoute, c'est dommageable.
Il n'existe pas "un" chardon, mais plus d'une vingtaine d'espèce en France, réparties dans plusieurs genres dont Cirsium (les Cirses) et Carduus (les "vrais" chardons). Le Chardon aux ânes (Onopordum acanthium) n'est pas un véritable chardon. C'est en revanche une espèce très dispersée dans certaines régions et inscrites à plusieurs listes rouges régionales dans l'est et le nord du pays comme dans le Nord-Pas de Calais et la Lorraine. C'est une espèce localement en déclin, il n'y a aucune raison de l'arracher et d'éradiquer ces populations.

Les chardons en général ne sont ni des organismes invasifs, ni "nuisibles". Il existe un nombre important d'espèces rares, parfois protégées, dont la distinction est parfois délicate pour le non-initié. Ils ont également un rôle important dans l'écosystème, autant comme source de nourriture (nectar, graines) que comme support (pour les araignées par exemple).

Le seul chardon posant "problème" est Cirsium vulgare, le Chardon des champs, qui est une espèce rhizomateuse pouvant prospérer dans les pâtures +- intensives, surtout dans les régions de la moitié nord. Celui ci et uniquement celui ci est visé par l'arrêté. Qui doit pas avoir loin de 2 siècles si ma mémoire est bonne... .

Bref, ne massacrez pas tous vos chardons pour rien. En ces temps de confinement, prenez plutôt le temps de regarder le balais des insectes qui s'y relaient ! Merci pour eux ;)

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a écrit : Y a pas a dire.. certains commentaires valent de l or. On considère que je connais plein de choses inutiles, mais clairement ici je m incline devant quasi tout le monde.tu fais quoi dans la vie pour savoir tout ça ?! Merci de votre très aimable commentaire!
Pour ma part je suis botaniste de terrain et écologue, ce qui consiste en la réalisation d'inventaires floristiques et des diagnostics de fonctionnalités écologiques dans les milieux naturels /semi-naturels. C'est donc un sujet qui me tient à coeur :) (même si ca ne passionne pas les foules..).
@Moe0150 : aucun problème, c'est une idée véhiculée par beaucoup de monde, on ne peut pas toujours tout vérifier. C'est en ça que SCMB est si utile ! :)

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Tous les commentaires (32)

Ils marchaient pieds et jambes nus?
Jolie légende ceci dit. Un peu comme les Oies du Capitole.

a écrit : Ils marchaient pieds et jambes nus?
Jolie légende ceci dit. Un peu comme les Oies du Capitole.
Oui selon la légende. Pour être discrets.

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Le Chardon aux ânes (le même qu'en Ecosse donc), est également l'emblème de la ville de Nancy et par extension celui de la Lorraine (Nancy était capitale du duché de Lorraine jusqu'en 1677, jusqu'à son rattachement au Royaume de France). La devise des Ducs de Lorraine devient alors "Qui s'y frotte, s'y pique !"

Le chardon étant un organisme nuisible et invasif, un propriétaire possédant des chardons sur son terrain et ne s'en débarrassant pas est passible de six mois de prison et de 30 000 euros d'amende (voir l'anecdote SCMB sur le sujet)

a écrit : Le Chardon aux ânes (le même qu'en Ecosse donc), est également l'emblème de la ville de Nancy et par extension celui de la Lorraine (Nancy était capitale du duché de Lorraine jusqu'en 1677, jusqu'à son rattachement au Royaume de France). La devise des Ducs de Lorraine devient alors "Qui s'y frotte, s'y pique !"

Le chardon étant un organisme nuisible et invasif, un propriétaire possédant des chardons sur son terrain et ne s'en débarrassant pas est passible de six mois de prison et de 30 000 euros d'amende (voir l'anecdote SCMB sur le sujet)
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Toi tu vas te faire reprendre par Raspa et son anecdote jamais publiée du porc-épic. :)

a écrit : Le Chardon aux ânes (le même qu'en Ecosse donc), est également l'emblème de la ville de Nancy et par extension celui de la Lorraine (Nancy était capitale du duché de Lorraine jusqu'en 1677, jusqu'à son rattachement au Royaume de France). La devise des Ducs de Lorraine devient alors "Qui s'y frotte, s'y pique !"

Le chardon étant un organisme nuisible et invasif, un propriétaire possédant des chardons sur son terrain et ne s'en débarrassant pas est passible de six mois de prison et de 30 000 euros d'amende (voir l'anecdote SCMB sur le sujet)
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Petite précision portée à la dernière phrase de votre commentaire, qui est on ne peut plus fausse. Si des gens possédant un jardin ou des terres lisent ceci et vous écoute, c'est dommageable.
Il n'existe pas "un" chardon, mais plus d'une vingtaine d'espèce en France, réparties dans plusieurs genres dont Cirsium (les Cirses) et Carduus (les "vrais" chardons). Le Chardon aux ânes (Onopordum acanthium) n'est pas un véritable chardon. C'est en revanche une espèce très dispersée dans certaines régions et inscrites à plusieurs listes rouges régionales dans l'est et le nord du pays comme dans le Nord-Pas de Calais et la Lorraine. C'est une espèce localement en déclin, il n'y a aucune raison de l'arracher et d'éradiquer ces populations.

Les chardons en général ne sont ni des organismes invasifs, ni "nuisibles". Il existe un nombre important d'espèces rares, parfois protégées, dont la distinction est parfois délicate pour le non-initié. Ils ont également un rôle important dans l'écosystème, autant comme source de nourriture (nectar, graines) que comme support (pour les araignées par exemple).

Le seul chardon posant "problème" est Cirsium vulgare, le Chardon des champs, qui est une espèce rhizomateuse pouvant prospérer dans les pâtures +- intensives, surtout dans les régions de la moitié nord. Celui ci et uniquement celui ci est visé par l'arrêté. Qui doit pas avoir loin de 2 siècles si ma mémoire est bonne... .

Bref, ne massacrez pas tous vos chardons pour rien. En ces temps de confinement, prenez plutôt le temps de regarder le balais des insectes qui s'y relaient ! Merci pour eux ;)

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a écrit : Petite précision portée à la dernière phrase de votre commentaire, qui est on ne peut plus fausse. Si des gens possédant un jardin ou des terres lisent ceci et vous écoute, c'est dommageable.
Il n'existe pas "un" chardon, mais plus d'une vingtaine d'espèce en France, réparties dans p
lusieurs genres dont Cirsium (les Cirses) et Carduus (les "vrais" chardons). Le Chardon aux ânes (Onopordum acanthium) n'est pas un véritable chardon. C'est en revanche une espèce très dispersée dans certaines régions et inscrites à plusieurs listes rouges régionales dans l'est et le nord du pays comme dans le Nord-Pas de Calais et la Lorraine. C'est une espèce localement en déclin, il n'y a aucune raison de l'arracher et d'éradiquer ces populations.

Les chardons en général ne sont ni des organismes invasifs, ni "nuisibles". Il existe un nombre important d'espèces rares, parfois protégées, dont la distinction est parfois délicate pour le non-initié. Ils ont également un rôle important dans l'écosystème, autant comme source de nourriture (nectar, graines) que comme support (pour les araignées par exemple).

Le seul chardon posant "problème" est Cirsium vulgare, le Chardon des champs, qui est une espèce rhizomateuse pouvant prospérer dans les pâtures +- intensives, surtout dans les régions de la moitié nord. Celui ci et uniquement celui ci est visé par l'arrêté. Qui doit pas avoir loin de 2 siècles si ma mémoire est bonne... .

Bref, ne massacrez pas tous vos chardons pour rien. En ces temps de confinement, prenez plutôt le temps de regarder le balais des insectes qui s'y relaient ! Merci pour eux ;)
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Y a pas a dire.. certains commentaires valent de l or. On considère que je connais plein de choses inutiles, mais clairement ici je m incline devant quasi tout le monde.tu fais quoi dans la vie pour savoir tout ça ?!

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a écrit : Petite précision portée à la dernière phrase de votre commentaire, qui est on ne peut plus fausse. Si des gens possédant un jardin ou des terres lisent ceci et vous écoute, c'est dommageable.
Il n'existe pas "un" chardon, mais plus d'une vingtaine d'espèce en France, réparties dans p
lusieurs genres dont Cirsium (les Cirses) et Carduus (les "vrais" chardons). Le Chardon aux ânes (Onopordum acanthium) n'est pas un véritable chardon. C'est en revanche une espèce très dispersée dans certaines régions et inscrites à plusieurs listes rouges régionales dans l'est et le nord du pays comme dans le Nord-Pas de Calais et la Lorraine. C'est une espèce localement en déclin, il n'y a aucune raison de l'arracher et d'éradiquer ces populations.

Les chardons en général ne sont ni des organismes invasifs, ni "nuisibles". Il existe un nombre important d'espèces rares, parfois protégées, dont la distinction est parfois délicate pour le non-initié. Ils ont également un rôle important dans l'écosystème, autant comme source de nourriture (nectar, graines) que comme support (pour les araignées par exemple).

Le seul chardon posant "problème" est Cirsium vulgare, le Chardon des champs, qui est une espèce rhizomateuse pouvant prospérer dans les pâtures +- intensives, surtout dans les régions de la moitié nord. Celui ci et uniquement celui ci est visé par l'arrêté. Qui doit pas avoir loin de 2 siècles si ma mémoire est bonne... .

Bref, ne massacrez pas tous vos chardons pour rien. En ces temps de confinement, prenez plutôt le temps de regarder le balais des insectes qui s'y relaient ! Merci pour eux ;)
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En voulant mettre la lumière sur une vieille anecdote, j'ai donc embrouillé tout le monde, désolée... :(
Merci beaucoup pour tes compléments très instructifs en tout cas !

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a écrit : Y a pas a dire.. certains commentaires valent de l or. On considère que je connais plein de choses inutiles, mais clairement ici je m incline devant quasi tout le monde.tu fais quoi dans la vie pour savoir tout ça ?! Merci de votre très aimable commentaire!
Pour ma part je suis botaniste de terrain et écologue, ce qui consiste en la réalisation d'inventaires floristiques et des diagnostics de fonctionnalités écologiques dans les milieux naturels /semi-naturels. C'est donc un sujet qui me tient à coeur :) (même si ca ne passionne pas les foules..).
@Moe0150 : aucun problème, c'est une idée véhiculée par beaucoup de monde, on ne peut pas toujours tout vérifier. C'est en ça que SCMB est si utile ! :)

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Le nord ouest de l'ecosse et le conemarra en irlande, tip top !!! mais gare aux midges ....

a écrit : Toi tu vas te faire reprendre par Raspa et son anecdote jamais publiée du porc-épic. :) OU EST ELLE ? Elle a été publiée et elle partie faire un tour ... Un peu comme la cigogne d'Alsace qui a fait le tour du monde.

Par contre elle a raison. Le porc-épic n'a rien à voir la-dedans. Puisque les nobles et villes ayant pris le porc-épic comme emblème avait pour devise : "De près et de loin".

a écrit : OU EST ELLE ? Elle a été publiée et elle partie faire un tour ... Un peu comme la cigogne d'Alsace qui a fait le tour du monde.

Par contre elle a raison. Le porc-épic n'a rien à voir la-dedans. Puisque les nobles et villes ayant pris le porc-épic comme emblème avait pour devise : "De près et de loin".
une anecdote qu'on a jamais revue. Attila lui est passé dessus. Je me rappelle de son auteur qui soulevait ciel et terre ....

a écrit : OU EST ELLE ? Elle a été publiée et elle partie faire un tour ... Un peu comme la cigogne d'Alsace qui a fait le tour du monde.

Par contre elle a raison. Le porc-épic n'a rien à voir la-dedans. Puisque les nobles et villes ayant pris le porc-épic comme emblème avait pour devise : "De près et de loin".
Vu que ton anecdote est passée en coup de vent, je n'ai pas eu le temps de la retenir. Effectivement, c'est le chardon qui pique et pas le porc-épic pour le coup.

D'ailleurs, je vous conseille de gouter aux Chardons de Lorraine. C'est très bon mais il ne faut pas en abuser.

Parmi les précisions qui ne servent a rien, il existe un chardon (Dipsacus sativus), cultivé autrefois, qui servait a peigner les draps ou autre lainage... chardon qui heureusement ou malheureusement ne s'est jamais naturalisé a l'état sauvage.
Le chardonneret tire son nom du chardon ou cardère en provençal.

Franchement c'est classe un chardon. Ça se défend car ça pique mais c'est beau comme tout et cest comestible, plein de bon nutriments. En tout cas le chardon-marie.

a écrit : Petite précision portée à la dernière phrase de votre commentaire, qui est on ne peut plus fausse. Si des gens possédant un jardin ou des terres lisent ceci et vous écoute, c'est dommageable.
Il n'existe pas "un" chardon, mais plus d'une vingtaine d'espèce en France, réparties dans p
lusieurs genres dont Cirsium (les Cirses) et Carduus (les "vrais" chardons). Le Chardon aux ânes (Onopordum acanthium) n'est pas un véritable chardon. C'est en revanche une espèce très dispersée dans certaines régions et inscrites à plusieurs listes rouges régionales dans l'est et le nord du pays comme dans le Nord-Pas de Calais et la Lorraine. C'est une espèce localement en déclin, il n'y a aucune raison de l'arracher et d'éradiquer ces populations.

Les chardons en général ne sont ni des organismes invasifs, ni "nuisibles". Il existe un nombre important d'espèces rares, parfois protégées, dont la distinction est parfois délicate pour le non-initié. Ils ont également un rôle important dans l'écosystème, autant comme source de nourriture (nectar, graines) que comme support (pour les araignées par exemple).

Le seul chardon posant "problème" est Cirsium vulgare, le Chardon des champs, qui est une espèce rhizomateuse pouvant prospérer dans les pâtures +- intensives, surtout dans les régions de la moitié nord. Celui ci et uniquement celui ci est visé par l'arrêté. Qui doit pas avoir loin de 2 siècles si ma mémoire est bonne... .

Bref, ne massacrez pas tous vos chardons pour rien. En ces temps de confinement, prenez plutôt le temps de regarder le balais des insectes qui s'y relaient ! Merci pour eux ;)
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Et pour ceux qui ont pas la chance d avoir un jardin vous pouvez les regarder sur internet
www.labophilo.fr/2020/04/04/minuscule-la-s%C3%A9rie-naturaliste-qui-fait-r%C3%A9fl%C3%A9chir-30-%C3%A9pisodes-gratuits/
;) Désolé un peu hors sujet, mais ça complète bien la conclusion du commentaire botanique éclairé.
C est gratuit j espère ne pas enfreindre de règles de publicité ou autre (je n' ai aucun lien avec le site, juste trouvé les vidéos sympa)

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a écrit : Vu que ton anecdote est passée en coup de vent, je n'ai pas eu le temps de la retenir. Effectivement, c'est le chardon qui pique et pas le porc-épic pour le coup.

D'ailleurs, je vous conseille de gouter aux Chardons de Lorraine. C'est très bon mais il ne faut pas en abuser.
Mais arrête de remuer le couteau, rah !

À "mode de chardon", il se retrouve sur certains sites archéologiques, des milliers de pierres plates aux bords saillants, effilés, plantées verticalement autour d'un lieu à fortifier. Les assaillants rencontraient des difficultés pour y transiter, voir même s'y blessaient.
D'une certaine manière, la Ligne Siegfried construite par les nazis, reproduisait le principe.

Un autre système très ingénieux -que la légende dit avoir été découvert fortuitement- est le plancher rossignol. Le plus célèbre se trouve au château Nijo, Kyoto, Japon, qui est construit de façon à "chanter" (crisser), par l'intermédiaire de clous coulissant dans une pince, et révélant par le bruit, la présence d'une personne le foulant.
Il porte le nom de "plancher rossignol" (uguisubari), car le son ressemble au chant de la bouscarle chanteuse, oiseau d'origine japonaise

Tout aussi ingénieux dans le domaine de la protection d'un lieu, est le système d'Afrique noire, où ce sont les abeilles qui sont mises à contribution.
Les essaims vivent dans des ruches suspendues par du fil de fer reliant deux poteaux, et couvrant toute la périphérie d'un champ cultivé. Le but est d'empêcher l'entrée d'éléphants dans l'enceinte pour y manger la récolte, car si d'aventure une attaque de pachiderme contre cette barrière sommaire avait lieu, le balancement ou la chute de la ruche au sol, provoquerait une réaction d'attaque des essaims d'abeilles.

Le chardon ( et plus spécifiquement ses étamines) est employé dans le caillage du lait, afin de fabriquer du fromage. Ce sont les enzymes présentes, qui font office de présure végétale. Il est principalement utilisé dans la fabrication de fromages du pourtour Méditerranéen, car il leur confère un goût plutôt aigre, mieux supporté par ceux provenant de lait de brebis et de chèvres, que le lait de vache. Ces fromages (qui ne portent pas obligatoirement une mention "présure végétale"), sont appréciés par les personnes praticantes de confession Juive, car ils ne dérogent pas à la règle religieuse interdisant la consommation "du lait et du veau" en même temps. Rappeler ou informer que la présure (animale) est obtenue à partir du contenu de l'estomac d'un veau allaité.
D'autres plantes et parties de plantes servent de présure végétale : le suc de figuier, l'ortie, etc...

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a écrit : OU EST ELLE ? Elle a été publiée et elle partie faire un tour ... Un peu comme la cigogne d'Alsace qui a fait le tour du monde.

Par contre elle a raison. Le porc-épic n'a rien à voir la-dedans. Puisque les nobles et villes ayant pris le porc-épic comme emblème avait pour devise : "De près et de loin".
Qui a parlé de cigognes par ici ?....

Voici le résumé des infos que je t'avais promis, même s'ils arrivent tardivement.

En consonnance avec les effets du Changement Climatique, il se note durant les dernières décennies, une modification des comportements de migration des cigognes juvéniles et adultes, tant au sein des colonies d'Europe Centrale comme celles de la Péninsule Ibérique.

De la population de cigognes d'Europe Centrale. Une immense majorité hibernent en Espagne, ou, - tout au plus ! -, au Nord du Maroc. Seule une partie des exemplaires juvéniles continuent, par instinct, leur périple jusqu'en Afrique Noire Occidentale. Ceci leur raccourcit sensiblement le voyage (5000 kms autrefois, 1500 aujourd'hui), et donc le passage d'un ou deux lieux géographiques dangereux ( désert du Sahara et Détroit de Gibraltar). Il en résulte une mortalité infantile bien moindre, où près de la moitié des poussins de première année reviendront à leurs quartiers d'été.
De ce qu'il en est des populations de cigognes vivant l'été dans la Péninsule. Seul 9,5% des juvéniles nés en Espagne, survivent, car ils continuent de migrer jusqu'à leurs quartiers d'hiver d'antan.

Dans les deux cas, arrivés à l'âge adulte ( 4-5 ans), 80% de ces deux groupes géographiquement distincts, passent l'hiver dans le Sud de l'Espagne . Il en résulte, pour certains couples de cigognes étudiés ici, que la "migration" n'en est plus une à proprement parler, car le trajet entre quartier d'été et quartier d'hiver, se limite à une centaine de kilomètres. ( Cas exceptionnel, certes)

Quelles conclusions en tirer ? :
Les cigognes gardent-elles leur "patrimoine génétique migratoire", mais peuvent aussi adopter un comportement réfléchi en conséquence des stimulis externes ?

www.nationalgeographic.es/animales/2020/02/las-ciguenas-abandonan-su-migracion-africa-e-invernan-en-espana
www.seo.org/2020/02/03/desvelamos-las-rutas-migratorias-de-la-ciguena-blanca/
www.elindependiente.com/futuro/medio-ambiente/2019/09/15/ciguenas/
www.seo.org/donde-van-las-ciguenas-en-invierno/

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J'aime beaucoup l'Ecosse et les écossais... Mais cette année je suis un peu tendu. Le "chardon" écossais a mis 28-17 au "coq" français :) Une catastrophe...

a écrit : Qui a parlé de cigognes par ici ?....

Voici le résumé des infos que je t'avais promis, même s'ils arrivent tardivement.

En consonnance avec les effets du Changement Climatique, il se note durant les dernières décennies, une modification des comportements de migration des cigognes
juvéniles et adultes, tant au sein des colonies d'Europe Centrale comme celles de la Péninsule Ibérique.

De la population de cigognes d'Europe Centrale. Une immense majorité hibernent en Espagne, ou, - tout au plus ! -, au Nord du Maroc. Seule une partie des exemplaires juvéniles continuent, par instinct, leur périple jusqu'en Afrique Noire Occidentale. Ceci leur raccourcit sensiblement le voyage (5000 kms autrefois, 1500 aujourd'hui), et donc le passage d'un ou deux lieux géographiques dangereux ( désert du Sahara et Détroit de Gibraltar). Il en résulte une mortalité infantile bien moindre, où près de la moitié des poussins de première année reviendront à leurs quartiers d'été.
De ce qu'il en est des populations de cigognes vivant l'été dans la Péninsule. Seul 9,5% des juvéniles nés en Espagne, survivent, car ils continuent de migrer jusqu'à leurs quartiers d'hiver d'antan.

Dans les deux cas, arrivés à l'âge adulte ( 4-5 ans), 80% de ces deux groupes géographiquement distincts, passent l'hiver dans le Sud de l'Espagne . Il en résulte, pour certains couples de cigognes étudiés ici, que la "migration" n'en est plus une à proprement parler, car le trajet entre quartier d'été et quartier d'hiver, se limite à une centaine de kilomètres. ( Cas exceptionnel, certes)

Quelles conclusions en tirer ? :
Les cigognes gardent-elles leur "patrimoine génétique migratoire", mais peuvent aussi adopter un comportement réfléchi en conséquence des stimulis externes ?

www.nationalgeographic.es/animales/2020/02/las-ciguenas-abandonan-su-migracion-africa-e-invernan-en-espana
www.seo.org/2020/02/03/desvelamos-las-rutas-migratorias-de-la-ciguena-blanca/
www.elindependiente.com/futuro/medio-ambiente/2019/09/15/ciguenas/
www.seo.org/donde-van-las-ciguenas-en-invierno/
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Ah oui, j'ai mis du temps à comprendre.

Intéressant. Les dernières données des bagues que j'ai vu montraient néanmoins que nos cigognes vont jusqu'en Afrique de l'Ouest.

D'où ma réponse à l'époque. Des populations ont du changés et suivre des chemins différent ! Puisqu'en France, les jeunes continuent à partir en Afrique, en tout cas les populations dont j'ai pu voir les données.
Après une fois adulte, certaines restent en France, j'aurais du préciser que je parlais des juvéniles dans mon ancien comm'. Car ça change tout l'âge avec les cigognes sur leur comportement :)

Merci pour ces précisions !