Les plastivores sont assez communs

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Les "plastivores" sont plus communs qu'on ne le pense. On connaît aujourd'hui des dizaines d'espèces de bactéries ou de champignons capables de métaboliser différentes formes de plastique. Les larves de certains insectes, comme Tenebrio molitor, sont également capables de digérer le plastique.

Certaines sont activement étudiées car elles pourraient constituer une solution écologique au traitement des résidus plastiques.


Commentaires préférés (3)

Je ne sais plus combien de temps cela a pris pour le bois mais au départ celui-ci ne se décomposait pas faute de microorganismes capable de digérer les fibres.
On en est au meme stade aujourd'hui avec le plastique. Mais j'imagine pas l'évolution de la société si demain le plastique se met à moisir partout !

Il y a de fortes chances que les larves plastivores ne digèrent pas directement le plastique, mais qu'elles hébergent des microorganismes capables de le décomposer. Ce phénomène est courant dans la nature : par exemple, certains coléoptères abritent la bactérie Stenotrophomonas maltophilia, qui leur permet de dégrader des composés chimiques produits par les arbres pour se défendre contre eux

D'un côté, chacun pourrait se dire: "superbe ! On va pouvoir donner une sortie aux millions de tonnes de plastique délaissées chaque jour". De l'autre, il y a une question de volumes à traiter... quel est le coût financier de transformation de chaque tonne, des composés que l'on peut en obtenir, s'il sont réutilisables et ont ensuite une valeur marchande, etc... Bref: la Valeur Ajoutée vaut-elle la peine.

Transformer les déchets plastique en énergie ? oui. Il peut être brûlé dans des incinérateurs, où la chaleur a une valeur calorique pouvant servir à la production d'électricité ou de chauffage urbain. Les vapeurs émises nécessitent certes d'être filtrées... et une partie de l'électricité générée, sert à cela. Sinon? Les composés volatils se retrouvent dans l'atmosphère... Pas bon.

Transformer les déchets plastiques en carburant. Oui: ça, on sait également le faire, dont par pyrolyse, par exemple. On obtient alors un précurseur appelé "huile de pyrolyse", qui peut ultérieurement être traitée dans une raffinerie pétrolière, et redevenir...du carburant. Mais encore un fois, il faut que ce soit économiquement rentable.

Recycler le plastique en brut ? Ça aussi on sait le faire, mais il faudrait surtout séparer les déchets à la source, par type de plastique. Certains déchets sont trop petits, d'autres peu courants, etc... Bref, la pratique est plus compliquée que la théorie, et Kamikatsu (Japon), n'est pas la Planète entière..
De plus, les plastiques ne sont pas perpétuellement recyclables. Ils perdent des propriétés mécaniques, par exemple. Bref, même dans un circuit que l'on voudrait être le plus vertueux possible, il faudra toujours rajouter une partie de plastique neuf, (au même titre que ce qui se fait pour le papier), pour améliorer ces dites performances mécaniques.

Réduire l'usage des plastiques dans la vie quotidienne ? Tous les chiffres montrent que la production et consommation mondiales de cette matière première, est en hausse constante...et que ce n'est pas demain la veille, qu'elle va diminuer.

Un solution ? Non. Des solutions ? Oui, peut-être.. Mais... (il y a toujours un "mais").


Tous les commentaires (17)

Je ne sais plus combien de temps cela a pris pour le bois mais au départ celui-ci ne se décomposait pas faute de microorganismes capable de digérer les fibres.
On en est au meme stade aujourd'hui avec le plastique. Mais j'imagine pas l'évolution de la société si demain le plastique se met à moisir partout !

Il y a de fortes chances que les larves plastivores ne digèrent pas directement le plastique, mais qu'elles hébergent des microorganismes capables de le décomposer. Ce phénomène est courant dans la nature : par exemple, certains coléoptères abritent la bactérie Stenotrophomonas maltophilia, qui leur permet de dégrader des composés chimiques produits par les arbres pour se défendre contre eux

D'un côté, chacun pourrait se dire: "superbe ! On va pouvoir donner une sortie aux millions de tonnes de plastique délaissées chaque jour". De l'autre, il y a une question de volumes à traiter... quel est le coût financier de transformation de chaque tonne, des composés que l'on peut en obtenir, s'il sont réutilisables et ont ensuite une valeur marchande, etc... Bref: la Valeur Ajoutée vaut-elle la peine.

Transformer les déchets plastique en énergie ? oui. Il peut être brûlé dans des incinérateurs, où la chaleur a une valeur calorique pouvant servir à la production d'électricité ou de chauffage urbain. Les vapeurs émises nécessitent certes d'être filtrées... et une partie de l'électricité générée, sert à cela. Sinon? Les composés volatils se retrouvent dans l'atmosphère... Pas bon.

Transformer les déchets plastiques en carburant. Oui: ça, on sait également le faire, dont par pyrolyse, par exemple. On obtient alors un précurseur appelé "huile de pyrolyse", qui peut ultérieurement être traitée dans une raffinerie pétrolière, et redevenir...du carburant. Mais encore un fois, il faut que ce soit économiquement rentable.

Recycler le plastique en brut ? Ça aussi on sait le faire, mais il faudrait surtout séparer les déchets à la source, par type de plastique. Certains déchets sont trop petits, d'autres peu courants, etc... Bref, la pratique est plus compliquée que la théorie, et Kamikatsu (Japon), n'est pas la Planète entière..
De plus, les plastiques ne sont pas perpétuellement recyclables. Ils perdent des propriétés mécaniques, par exemple. Bref, même dans un circuit que l'on voudrait être le plus vertueux possible, il faudra toujours rajouter une partie de plastique neuf, (au même titre que ce qui se fait pour le papier), pour améliorer ces dites performances mécaniques.

Réduire l'usage des plastiques dans la vie quotidienne ? Tous les chiffres montrent que la production et consommation mondiales de cette matière première, est en hausse constante...et que ce n'est pas demain la veille, qu'elle va diminuer.

Un solution ? Non. Des solutions ? Oui, peut-être.. Mais... (il y a toujours un "mais").

a écrit : D'un côté, chacun pourrait se dire: "superbe ! On va pouvoir donner une sortie aux millions de tonnes de plastique délaissées chaque jour". De l'autre, il y a une question de volumes à traiter... quel est le coût financier de transformation de chaque tonne, des composés que l'on peut en obtenir, s'il sont réutilisables et ont ensuite une valeur marchande, etc... Bref: la Valeur Ajoutée vaut-elle la peine.

Transformer les déchets plastique en énergie ? oui. Il peut être brûlé dans des incinérateurs, où la chaleur a une valeur calorique pouvant servir à la production d'électricité ou de chauffage urbain. Les vapeurs émises nécessitent certes d'être filtrées... et une partie de l'électricité générée, sert à cela. Sinon? Les composés volatils se retrouvent dans l'atmosphère... Pas bon.

Transformer les déchets plastiques en carburant. Oui: ça, on sait également le faire, dont par pyrolyse, par exemple. On obtient alors un précurseur appelé "huile de pyrolyse", qui peut ultérieurement être traitée dans une raffinerie pétrolière, et redevenir...du carburant. Mais encore un fois, il faut que ce soit économiquement rentable.

Recycler le plastique en brut ? Ça aussi on sait le faire, mais il faudrait surtout séparer les déchets à la source, par type de plastique. Certains déchets sont trop petits, d'autres peu courants, etc... Bref, la pratique est plus compliquée que la théorie, et Kamikatsu (Japon), n'est pas la Planète entière..
De plus, les plastiques ne sont pas perpétuellement recyclables. Ils perdent des propriétés mécaniques, par exemple. Bref, même dans un circuit que l'on voudrait être le plus vertueux possible, il faudra toujours rajouter une partie de plastique neuf, (au même titre que ce qui se fait pour le papier), pour améliorer ces dites performances mécaniques.

Réduire l'usage des plastiques dans la vie quotidienne ? Tous les chiffres montrent que la production et consommation mondiales de cette matière première, est en hausse constante...et que ce n'est pas demain la veille, qu'elle va diminuer.

Un solution ? Non. Des solutions ? Oui, peut-être.. Mais... (il y a toujours un "mais").
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C'est là toute la force des entreprises qui produisent du plastique. Elles ont réussi à inverser la charge de la culpabilité en "inventant" le recyclage et la poubelle jaune et autres inepties.
Le recyclage du plastique est une complète aberration et la seule solution viable reste de le réduire à son usage minimum dans les rares cas où on ne peut faire autrement.

a écrit : C'est là toute la force des entreprises qui produisent du plastique. Elles ont réussi à inverser la charge de la culpabilité en "inventant" le recyclage et la poubelle jaune et autres inepties.
Le recyclage du plastique est une complète aberration et la seule solution viable reste de le réduire à
son usage minimum dans les rares cas où on ne peut faire autrement. Afficher tout
Pendant longtemps, aucun fabricant n'était responsable du recyclage de ces produits, le sujet n'existait pas, alors je ne comptends pas trop le tour de force de culpabiliser quelqu'un. Les entreprises fabriquent ce que les gens demandent, ça ne va pas plus loin que ça, et je trouve ça facile de désigner un coupable alors que c'est l'ensemble du système qui est responsable. croire qu'une entreprise va gérer elle seule cette responsabilité est un non sens, elle ne le fera que contrainte par des lois ou par intérêt. on le voit bien avec le bio, et c'est pareil pour le pétrole, les cigarettes, l'automobile, l'aviation, etc bref pour tout l'industrie qui par nature répond à un besoin et pollue, comme toute activité.
En plus, ce n'est pas l'industrie qui a soit disant culpabilisé les gens (soit disant parce que je ne connais personne qui se sente coupable d'utiliser du plastique, je ne sais pas où vous avez vu ça, ou alors faut vraiment être influençable), ce serait contre productif pour elle. ce serait plutôt des sensibilisations des pouvoirs publics et des asso ou politiques.
Je suis d'accord avec toi sur le dernier point, et autant je comprends que les solutions complexes ou les compromis sont difficiles à mettre en place, autant je ne comprends pas pourquoi ça traîne pour les solutions simples. Par exemple contraindre l'emballage sous vide signifie aussi du gaspillage alimentaire, c'est compliqué. par contre interdire le sur emballage plastique ne semble pas sujet à débat.

a écrit : Pendant longtemps, aucun fabricant n'était responsable du recyclage de ces produits, le sujet n'existait pas, alors je ne comptends pas trop le tour de force de culpabiliser quelqu'un. Les entreprises fabriquent ce que les gens demandent, ça ne va pas plus loin que ça, et je trouve ça facile de désigner un coupable alors que c'est l'ensemble du système qui est responsable. croire qu'une entreprise va gérer elle seule cette responsabilité est un non sens, elle ne le fera que contrainte par des lois ou par intérêt. on le voit bien avec le bio, et c'est pareil pour le pétrole, les cigarettes, l'automobile, l'aviation, etc bref pour tout l'industrie qui par nature répond à un besoin et pollue, comme toute activité.
En plus, ce n'est pas l'industrie qui a soit disant culpabilisé les gens (soit disant parce que je ne connais personne qui se sente coupable d'utiliser du plastique, je ne sais pas où vous avez vu ça, ou alors faut vraiment être influençable), ce serait contre productif pour elle. ce serait plutôt des sensibilisations des pouvoirs publics et des asso ou politiques.
Je suis d'accord avec toi sur le dernier point, et autant je comprends que les solutions complexes ou les compromis sont difficiles à mettre en place, autant je ne comprends pas pourquoi ça traîne pour les solutions simples. Par exemple contraindre l'emballage sous vide signifie aussi du gaspillage alimentaire, c'est compliqué. par contre interdire le sur emballage plastique ne semble pas sujet à débat.
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Bien entendu que c'est plus complexe que cela et qu'il s'agit d'un problème de société. La solution ne passera que par la fiscalité et le droit.

En attendant, Nestlé, véolia et autre Unilever ouvrent à tour de bras des usines de recyclages de plastique au lieu de réduire leur utilisation dans les produits vendus. Pendant ce temps là, l'UE et ses centaines de technocrates plus intelligents les uns que les autres interdit les pailles.

Les lobbystes du plastique ont encore de beaux jours devant eux. www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/01/16/la-campagne-de-desinformation-du-lobby-du-plastique-pour-defendre-les-pfas_6501134_4355770.html

a écrit : C'est là toute la force des entreprises qui produisent du plastique. Elles ont réussi à inverser la charge de la culpabilité en "inventant" le recyclage et la poubelle jaune et autres inepties.
Le recyclage du plastique est une complète aberration et la seule solution viable reste de le réduire à
son usage minimum dans les rares cas où on ne peut faire autrement. Afficher tout
Même les poubelles jaunes sont en plastique.. alors personnellement, j’ai pas de quoi culpabiliser !

a écrit : Même les poubelles jaunes sont en plastique.. alors personnellement, j’ai pas de quoi culpabiliser ! Les containers à poubelle, sont fabriqués par SULO france (ex Plastic Omnium). Ils sont fabriqués (à hauteur de 85 à 100%) à partir de plastique... collecté et recyclé.
Bref, tes bouteilles de jus de fruits, de boissons gazeuses, de lait pasteurisé, etc... pourront être la semaine prochaine, la matière première servant à fabriquer de nouveaux containers à poubelle.
Économie circulaire...

www.cjd.net/ressources/entreprises/quand-sulo-france-ex-plastic-omnium-sest-mis-a-leconomie-circulaire/

a écrit : Les containers à poubelle, sont fabriqués par SULO france (ex Plastic Omnium). Ils sont fabriqués (à hauteur de 85 à 100%) à partir de plastique... collecté et recyclé.
Bref, tes bouteilles de jus de fruits, de boissons gazeuses, de lait pasteurisé, etc... pourront être la semaine prochaine, la matière première
servant à fabriquer de nouveaux containers à poubelle.
Économie circulaire...

www.cjd.net/ressources/entreprises/quand-sulo-france-ex-plastic-omnium-sest-mis-a-leconomie-circulaire/
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C'est le genre de chose que je dénonce aussi. Moi je ne veux pas du tout d'une économie circulaire à base de plastique. Pour moi on met le doigt dans un engrenage néfaste. Une économie circulaire, oui c'est évident mais avec d'autres matériaux et on sait déjà faire sur beaucoup de sujets de super substitus aux plastiques courants.

a écrit : Bien entendu que c'est plus complexe que cela et qu'il s'agit d'un problème de société. La solution ne passera que par la fiscalité et le droit.

En attendant, Nestlé, véolia et autre Unilever ouvrent à tour de bras des usines de recyclages de plastique au lieu de réduire leur utilisa
tion dans les produits vendus. Pendant ce temps là, l'UE et ses centaines de technocrates plus intelligents les uns que les autres interdit les pailles.

Les lobbystes du plastique ont encore de beaux jours devant eux. www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/01/16/la-campagne-de-desinformation-du-lobby-du-plastique-pour-defendre-les-pfas_6501134_4355770.html
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Pourquoi "au lieu de"? Comme tu le dis, la solution ne viendra pas spontanément de ces entreprises. Aucune entreprise n'est philanthrope par nature, et encore moins ces multinationales. Le fait qu'elle ouvrent des centres de recyclage est plutôt à mettre à leur crédit, même si c'est plus pour gagner du temps sur la législation que pour de réelle raisons écologique. Les responsabilités sont bien plus larges que ça.

Pour info par rapport à un précédent commentaire, la question des emballages plastiques sont bien en discussion au niveau européen. Je suis un peu le dossier car on ne sait pas pour quelle raison, ils ont décidé de faire passer cela en priorité sur les fruits et légumes frais plutôt que taper d'abord sur toute l'industrie du transformé.
Comme souvent, la France a décidé d'anticiper avec la loi AGEC. Il a cependant fallu rétropédaler pour différnetes raisons, à commencer que l'UE n'a pas apprécié que la France essaie de dicter sa vision à tout le monde...

Mais bref, on a eu le temps de voir que la "solution" pose de nouvelles problématiques dont je vous en donne 2 pour illustration :
- changer de contenant coute plus cher (quand une alternative au plastique existe, ce qui n'est pas toujours le cas)... jusqu'à 6 fois plus cher selon les solutions possibles. Or, dans un contexte où les gens (et surtout les médias) disent que les fruits et légumes coutent trop chers, une pilule à 10 ou 20 cts du kg supplémentaire peut avoir du mal à passer (la fameuse ambivalence du consomm-acteur)
- Pour beaucoup de produits, la solution aujourd'hui la plus pertinente est le carton. Or, avec le carton, il y a une réelle baisse des ventes car le consommateur veut voir le produit, et se méfie de tomates-cerise ou des champignons dont on ne peut pas vérifier l'état.

Bien sûr, une solution serait d'imposer seulement le vrac, ce qui enlèverait tout contenant. Mais rien ne ressemble plus à une pomme qu'à une autre pomme, ou à une tomate-cerise qu'une autre tomate-cerise. Et si demain, on met un fruit/légume français, sans emballage pour expliquer sa provenance, son cahier des charges ou son engagement sociétal face au même produit venant de l'étranger 30% moins cher... pas besoin de vous faire un dessin sur l'avenir de l'agriculture française.

Bref, comme toujours, une problématique a priori simple est extrêmement complexe à appliquer...

Papy et mamie vont être tristes quand ils vont voir leurs appareils dentaires si onéreux se dissoudre dans la soupe...

a écrit : Pourquoi "au lieu de"? Comme tu le dis, la solution ne viendra pas spontanément de ces entreprises. Aucune entreprise n'est philanthrope par nature, et encore moins ces multinationales. Le fait qu'elle ouvrent des centres de recyclage est plutôt à mettre à leur crédit, même si c'est plus pour gagner du temps sur la législation que pour de réelle raisons écologique. Les responsabilités sont bien plus larges que ça.

Pour info par rapport à un précédent commentaire, la question des emballages plastiques sont bien en discussion au niveau européen. Je suis un peu le dossier car on ne sait pas pour quelle raison, ils ont décidé de faire passer cela en priorité sur les fruits et légumes frais plutôt que taper d'abord sur toute l'industrie du transformé.
Comme souvent, la France a décidé d'anticiper avec la loi AGEC. Il a cependant fallu rétropédaler pour différnetes raisons, à commencer que l'UE n'a pas apprécié que la France essaie de dicter sa vision à tout le monde...

Mais bref, on a eu le temps de voir que la "solution" pose de nouvelles problématiques dont je vous en donne 2 pour illustration :
- changer de contenant coute plus cher (quand une alternative au plastique existe, ce qui n'est pas toujours le cas)... jusqu'à 6 fois plus cher selon les solutions possibles. Or, dans un contexte où les gens (et surtout les médias) disent que les fruits et légumes coutent trop chers, une pilule à 10 ou 20 cts du kg supplémentaire peut avoir du mal à passer (la fameuse ambivalence du consomm-acteur)
- Pour beaucoup de produits, la solution aujourd'hui la plus pertinente est le carton. Or, avec le carton, il y a une réelle baisse des ventes car le consommateur veut voir le produit, et se méfie de tomates-cerise ou des champignons dont on ne peut pas vérifier l'état.

Bien sûr, une solution serait d'imposer seulement le vrac, ce qui enlèverait tout contenant. Mais rien ne ressemble plus à une pomme qu'à une autre pomme, ou à une tomate-cerise qu'une autre tomate-cerise. Et si demain, on met un fruit/légume français, sans emballage pour expliquer sa provenance, son cahier des charges ou son engagement sociétal face au même produit venant de l'étranger 30% moins cher... pas besoin de vous faire un dessin sur l'avenir de l'agriculture française.

Bref, comme toujours, une problématique a priori simple est extrêmement complexe à appliquer...
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"Je suis un peu le dossier car on ne sait pas pour quelle raison,"

L' a r g e n t. J'en suis sûr à 95%...

La plupart des choses folles qui se perpétuent dans nos systèmes humains ont ce mot comme réponse : follow the money.

a écrit : "Je suis un peu le dossier car on ne sait pas pour quelle raison,"

L' a r g e n t. J'en suis sûr à 95%...

La plupart des choses folles qui se perpétuent dans nos systèmes humains ont ce mot comme réponse : follow the money.
En fait, plus que l'argent, c'est le pouvoir (ce qui revient quand même au final à l'argent, je le consens). Aujourd'hui, l'agriculture c'est une multitude d'acteurs. Du coup, c'est plus facile pour le gouvernement d'imposer de tester une mesure à une filière éclatée qu'à celle des gâteaux industriel par exemple, qui est dominée par 3-4 multinationales très puissantes.

a écrit : Papy et mamie vont être tristes quand ils vont voir leurs appareils dentaires si onéreux se dissoudre dans la soupe... En même temps, s'ils mangent de la soupe, ils n'ont pas besoin de dentier

a écrit : D'un côté, chacun pourrait se dire: "superbe ! On va pouvoir donner une sortie aux millions de tonnes de plastique délaissées chaque jour". De l'autre, il y a une question de volumes à traiter... quel est le coût financier de transformation de chaque tonne, des composés que l'on peut en obtenir, s'il sont réutilisables et ont ensuite une valeur marchande, etc... Bref: la Valeur Ajoutée vaut-elle la peine.

Transformer les déchets plastique en énergie ? oui. Il peut être brûlé dans des incinérateurs, où la chaleur a une valeur calorique pouvant servir à la production d'électricité ou de chauffage urbain. Les vapeurs émises nécessitent certes d'être filtrées... et une partie de l'électricité générée, sert à cela. Sinon? Les composés volatils se retrouvent dans l'atmosphère... Pas bon.

Transformer les déchets plastiques en carburant. Oui: ça, on sait également le faire, dont par pyrolyse, par exemple. On obtient alors un précurseur appelé "huile de pyrolyse", qui peut ultérieurement être traitée dans une raffinerie pétrolière, et redevenir...du carburant. Mais encore un fois, il faut que ce soit économiquement rentable.

Recycler le plastique en brut ? Ça aussi on sait le faire, mais il faudrait surtout séparer les déchets à la source, par type de plastique. Certains déchets sont trop petits, d'autres peu courants, etc... Bref, la pratique est plus compliquée que la théorie, et Kamikatsu (Japon), n'est pas la Planète entière..
De plus, les plastiques ne sont pas perpétuellement recyclables. Ils perdent des propriétés mécaniques, par exemple. Bref, même dans un circuit que l'on voudrait être le plus vertueux possible, il faudra toujours rajouter une partie de plastique neuf, (au même titre que ce qui se fait pour le papier), pour améliorer ces dites performances mécaniques.

Réduire l'usage des plastiques dans la vie quotidienne ? Tous les chiffres montrent que la production et consommation mondiales de cette matière première, est en hausse constante...et que ce n'est pas demain la veille, qu'elle va diminuer.

Un solution ? Non. Des solutions ? Oui, peut-être.. Mais... (il y a toujours un "mais").
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Des microorganismes mangeurs de plastiques c'est intéressant parce que ça offre la possibilité de laisser faire la nature. Même procédé que la formation de pétrole, laisser faire la nature, ça ça serait green.

Tout ce que tu évoques ne sont pas des solutions, ce seraient de mauvais palliatifs pour se donner bonne conscience. Dès que l'homme intervient le bilan s'alourdit. C'est l'activité humaine le problème. Qui dit transformation dit dépenses énergétiques donc bilan négatif.

Pour exemple, on sait faire du carburant avec de l'eau et beaucoup d'énergie. Pourquoi on ne le fait pas ? Parce que les bilans énergétique et environnemental sont catastrophiques.

a écrit : Pendant longtemps, aucun fabricant n'était responsable du recyclage de ces produits, le sujet n'existait pas, alors je ne comptends pas trop le tour de force de culpabiliser quelqu'un. Les entreprises fabriquent ce que les gens demandent, ça ne va pas plus loin que ça, et je trouve ça facile de désigner un coupable alors que c'est l'ensemble du système qui est responsable. croire qu'une entreprise va gérer elle seule cette responsabilité est un non sens, elle ne le fera que contrainte par des lois ou par intérêt. on le voit bien avec le bio, et c'est pareil pour le pétrole, les cigarettes, l'automobile, l'aviation, etc bref pour tout l'industrie qui par nature répond à un besoin et pollue, comme toute activité.
En plus, ce n'est pas l'industrie qui a soit disant culpabilisé les gens (soit disant parce que je ne connais personne qui se sente coupable d'utiliser du plastique, je ne sais pas où vous avez vu ça, ou alors faut vraiment être influençable), ce serait contre productif pour elle. ce serait plutôt des sensibilisations des pouvoirs publics et des asso ou politiques.
Je suis d'accord avec toi sur le dernier point, et autant je comprends que les solutions complexes ou les compromis sont difficiles à mettre en place, autant je ne comprends pas pourquoi ça traîne pour les solutions simples. Par exemple contraindre l'emballage sous vide signifie aussi du gaspillage alimentaire, c'est compliqué. par contre interdire le sur emballage plastique ne semble pas sujet à débat.
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Pointer une ou même "les" entreprises c'est effectivement occulter une partie du problème mais je ne suis pas d'accord quand tu dis que les entreprises ne font que répondre à la demande des consommateurs. Le capitalisme et les entreprises participent activement à créer de nouveaux besoins via la pub et le marketing et c'est un problème majeur pour notre avenir et celui de la planète.

a écrit : En fait, plus que l'argent, c'est le pouvoir (ce qui revient quand même au final à l'argent, je le consens). Aujourd'hui, l'agriculture c'est une multitude d'acteurs. Du coup, c'est plus facile pour le gouvernement d'imposer de tester une mesure à une filière éclatée qu';à celle des gâteaux industriel par exemple, qui est dominée par 3-4 multinationales très puissantes. Afficher tout Depuis Charles VI, il est impossible d'imposer quoi que ce soit aux acteurs de la filière agricole