Un pétrolier plein menace de se rompre

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Le pétrolier Safer, vieux de 45 ans, est bloqué depuis 2015 par les Houthis au large du port de Hodeïda (Yémen), les négociations pour sa libération étant difficile en raison de la valeur de son chargement (estimée à 80 millions de dollars). S'il se brise, avec son chargement de plus d'un million de barils de brut, une catastrophe humanitaire et écologique sans précédent se produirait.

Le tanker n'a pratiquement pas été entretenu depuis que la guerre a éclaté, il y a plus de 6 ans, entre les Houthis, soutenus par l'Iran, et le gouvernement appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite.


Tous les commentaires (29)

Cette anecdote est mal formulé. La structure n'est plus un pétrolier en tant que tel depuis 1987. C'est maintenant une plateforme de stockage.

Ce qui n'enlève rien aux danger potentiel d'une ruptures. Surtout que des fuites ont déjà étaient signalées.

a écrit : Qu'est-ce qu'un pirate ferait d'un pétrolier plein? Seules des installations portuaires conçues pour accueillir ce type de navires pourraient être utilisées par les malfaiteurs, et le pays qui les accueillerait s'exposerait immédiatement à des représailles internationales. Le cas particulier évoqué par l'anecdote ne perdure qu'à cause du conflit en cours au Yemen. Dans une situation normale, les pirates auraient déjà été tous liquidés depuis longtemps... Afficher tout Du racket.

a écrit : En réalité, la quantité de pétrole brut qui s'est échappé de l'Exxon Valdez, ne fut "que" de 37 000 tonnes.
Grosso modo, ceci correspond à un quart de l'un peu plus d'un million de barrils de pétrole contenus dans le Safer.
Un million de barrils de pétrole, sont 140 000 ton
nes. Si je divise ce nombre par 4, ce sont donc 35 000 tonnes.
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Question à la volée.
Est-ce que quelqu'un saurait nous expliquer quel pourrait être l'état de ce pétrole brut, après six années de stockage dans les cales de ce bateau.
Est-il techniquement exploitable pour le raffinage ?
Merci d'avance.
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Oui j'avais bien compris l'idée d'une fuite partielle. Mais si elle fut partielle pour un pétrolier à la dérive elle n'a pas de raison d'être complète ou ne serait-ce que plus importante pour un pétrolier amarré dans un port. Il faut comparer des pommes avec des pommes.

Pour ce qui est de l'état du brut.. il n'a aucune raison de se dégrader plus qu'au cours des 100enes de milliers d'années qui l'ont amené à devenir du pétrole. Au pire faudra le brasser un peu avant de le pomper. Il y aura du dépôt. C'est du brut, pas encore raffiné, donc pas d'enjeux particulier.

a écrit : Oui j'avais bien compris l'idée d'une fuite partielle. Mais si elle fut partielle pour un pétrolier à la dérive elle n'a pas de raison d'être complète ou ne serait-ce que plus importante pour un pétrolier amarré dans un port. Il faut comparer des pommes avec des pommes.

Pour ce qui
est de l'état du brut.. il n'a aucune raison de se dégrader plus qu'au cours des 100enes de milliers d'années qui l'ont amené à devenir du pétrole. Au pire faudra le brasser un peu avant de le pomper. Il y aura du dépôt. C'est du brut, pas encore raffiné, donc pas d'enjeux particulier. Afficher tout
Je ne réagis que sur ton deuxième paragraphe.
Le premier ne repose que sur des hypothèses assez subjectives.

Je me posais la question sur la qualité et l'état de cette cargaison, car ce pétrole ne se trouve plus confiné sous des mètres de terre, mais "à l'air libre".
Il y a des émanations de gaz. Ça c'est wiki qui me le dit.
Par ailleurs, il y a (probablement) d'autres altérations que j'ignore.
C'est pour celà que je posais la question "à la volée", si un spécialiste passait par là.

a écrit : Je ne réagis que sur ton deuxième paragraphe.
Le premier ne repose que sur des hypothèses assez subjectives.

Je me posais la question sur la qualité et l'état de cette cargaison, car ce pétrole ne se trouve plus confiné sous des mètres de terre, mais "à l'air libre".
I
l y a des émanations de gaz. Ça c'est wiki qui me le dit.
Par ailleurs, il y a (probablement) d'autres altérations que j'ignore.
C'est pour celà que je posais la question "à la volée", si un spécialiste passait par là.
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Se faire taxer de subjectivité quand t'insistes pour comparer des données rationnelles est assez cocasse.

Les émanations de gaz sont contrôlées et les cuves remplies de gaz inerte pour éviter l'accumulation de gaz inflammables et une montée en pression potentiellement catastrophique. Le pire qu'il puisse arriver est une décantation du brut. Ça restera du brut. Qu'on crackera pour produire des hydrocarbures utilisables.

a écrit : Se faire taxer de subjectivité quand t'insistes pour comparer des données rationnelles est assez cocasse.

Les émanations de gaz sont contrôlées et les cuves remplies de gaz inerte pour éviter l'accumulation de gaz inflammables et une montée en pression potentiellement catastrophique. Le pire qu&#
039;il puisse arriver est une décantation du brut. Ça restera du brut. Qu'on crackera pour produire des hydrocarbures utilisables. Afficher tout
Ok.
Merci.

a écrit : Cette anecdote est mal formulé. La structure n'est plus un pétrolier en tant que tel depuis 1987. C'est maintenant une plateforme de stockage.

Ce qui n'enlève rien aux danger potentiel d'une ruptures. Surtout que des fuites ont déjà étaient signalées.
Effectivement on pourrait comprendre que le navire a été capturé et retenu par les rebelles, alors qu'il a été transformé en une plateforme fixe dont le contrôle dépend du contrôle de la ville et du littoral.
A noter que lors de l'offensive des loyalistes pour reprendre la ville aux Houtis en 2018, des unités des forces spéciales françaises étaient sur place, à minima pour participer au déminage du port. Si la bataille semblait se diriger vers une victoire des loyalistes, elle s'est au final soldée par un cessez le feu, les termes des négociations qui semblent sortir sont que les Houtis conservaient la ville et retiraient leur forces du port (il semble que ça n'a pas duré) et que le gouvernement acceptait de verser le salaire des fonctionnaires. (faut espérer que quelques uns soient encore affectés à l'entretien du navire).

a écrit : Ok.
Merci.
Pour être un peu plus précis.. Il y des bruts plus ou moins qualitatifs à la base. Les plus qualitatifs comme le Brent s'échangent au meilleur prix. Le brut est un produit relativement stable car composé de molécules organiques complexes. Il perdra une partie de ses composés les plus volatiles dans le temps mais c'est un phénomène marginal. Ca reste un produit stable et hautement énergétique, donc intéressant. Regarde comment fonctionne le craquage sur wikipédia si ça t'intéresse, tu verras qu'il y a pleins d'étapes de transformation pour arriver aux composés chimiques plus simple et volatiles qu'on utilise.

Le 9 mars 2023, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) passe un accord avec Euronav (en) pour racheter le "Nautica", un pétrolier qui sera mis à couple du "Safer" afin d'y transborder le pétrole et sera renommé "Yemen". Les opérations d'inspection de la coque commencent le 9 juin, et le 11 juillet, il est annoncé que le "Nautica" est à Djibouti afin de se préparer à l'opération de transbordement, qui devrait durer deux semaines.

Cette opération inédite pour l'Organisation des Nations unies est chiffrée à 148 millions de dollars américains (129 pour le sauvetage et 19 pour la deuxième phase).

Le 11 août 2023, les Nations unies (ONU) ont annoncé le retrait réussi de plus d'un million de barils de pétrole du pétrolier FSO "Safer", évitant ainsi le pire scénario de marée noire qui aurait dévasté les communautés côtières et créé une crise dans les voies de navigation vitales de la mer Rouge.

Le transfert de pétrole du navire vers un navire de remplacement s'est terminé vendredi à 18 heures locales par une équipe de SMIT, une filiale de Boskalis. La plus grande partie des 1,14 million de barils de pétrole à bord a été extraite; moins de 2 % de la cargaison d'origine reste mélangée à des sédiments qui seront éliminés lors du nettoyage final du navire.

Source wiki

Youhou !