L'artillerie fit un massacre durant la guerre de Cent ans

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Une des dernières batailles de la guerre de Cent Ans, la bataille de Castillon en 1453, fut une très lourde défaite pour les Anglais. L'armée française était équipée de 300 canons très modernes pour l'époque et ce fut la première bataille d'Europe où l'artillerie fut massivement utilisée.

L'artillerie, perfectionnée par les frères Bureau avec l'appui du Roi Charles VII, devint petit à petit la "norme" sur les champs de bataille suite à cette victoire française. La bataille de Castillon passa presque inaperçue à l'époque à cause de la prise de Constantinople quelques semaines plus tôt.


Commentaires préférés (3)

Bataille où survint la mort de John Talbot, alias "l'Achille Anglais", féru d'escarmouches et de guerre de course.
Son cheval est tué sous lui par un boulet et sa jambe est broyée. Il sera achevé par un archer, car il ne portait aucun signe distinctif témoignant de son rang, comme il en avait fait la promesse à Charles VII après sa libération par celui-ci. (Charles VII roi de France lui avait fait promettre de ne plus porter les armes contre lui en tant que général)

Les canons ont aussi servis à la prise du chateau de Castillon et de Bordeaux.

D'ailleurs, la prise de Constantinople marque également le début de l'hégémonie de la poudre sur le champ de bataille, ce qui est l'une des raisons pour laquelle on choisit 1453 comme la fin du moyen age.

En effet, c'est les énormes canons Ottoman, que l'on doit notamment a Orban (un ingénieur qui proposa d'abord ses services au Basileus Constentin XI, mais qui du travailler pour Memhet après le refus de l'empereur byzentin) qui ont eu raison des murs théodosien jugé infranchissables. Les canons étaient juste énorme pour l’époque, 8 mètres de long et tirés par 60 boeufs. Il ne tire que quelques boulets par jour, et tue l'ingénieur lors d'une explosion, mais il reste néanmoins l'un des paramètres ayant permis la chute de Constantinople.

La chute de Constantinople, c'est aussi l'entrée de la Turquie sur échiquier Européen, la fuite d’intellectuels et prêtres byzantins en occident, emportant avec eux des textes ayant pu être répliqués par l’imprimerie de Guthenberg toute récente, ce qui enclenche les révolutions culturelles, puis théologique de la Renaissance

Ah la bataille de Castillon est révélatrice de la fin d'une époque. On parle dans les récits de 300 morts chez les Français, 4000 chez les Anglais.

La guerre de 100 ans commence par une écrasante supériorité stratégique des Anglais avec leurs fameux archers. Les charges désorganisées des chevaliers Français viennent s'écraser dessus.
Crécy, Poitiers (où la réputation de la chevalerie est sauvée par le roi Jean II et son fils Philippe le Hardi) et Azincourt en sont les illustrations. La chevalerie ne peut rien face à ces troupes très bien organisées et retranchées.

Après la défaite de Poitiers et le roi prisonnier, Charles V va très bien le comprendre et mettre en place la stratégie de la terre déserte : les forts sont rénovés et les biens stockés à l'intérieur. Les Anglais n'ayant pas d'équipement de siège lors de leurs chevauchées en France vont subir de lourdes pertes et voir leurs campagnes devenir des gouffres financiers. Il n'y a pas de solution pour contrer la stratégie anglaise, alors il faut se donner le temps pour en trouver une, tel est le mort d'ordre du roi.
Ce dernier interdit les grandes batailles : les Anglais ont l'avantage. Au lieu de cela, il préfère leur faire une guerre de sièges tout azimut, d'embuscades et de raids sur les côtes anglaises : les Anglais ne peuvent tenir le coup. Ces derniers perdent tous leurs gains et même des territoires qu'ils avaient avant la guerre.
Cette stratégie marche à merveille et les Anglais perdent autant d'homme que si on risquait tout dans une seule grosse bataille. Il fait même porter la guerre sur les questions économiques, juridiques et politiques : bref les Anglais n'ont plus de répit.
Charles V créer l'armée française : les troupes ne sont plus payées pour une campagne, au lieu de cela elles sont engagées. Cela évite de les voir se retourner au pillage après une campagne.
Si au début de son règne tout le monde le prends pour un faible (il a la main droite enflée suite à une maladie et monte sur le trône avec la France au bord du gouffre) tout le monde s’accorde à dire - même les Anglais pour leur plus grand malheurs - qu'il fut un excellent roi restant dans sa chambre, reconquérait ce que ses prédécesseurs avaient perdu sur les champs, la tête armée et l'épée à la main.
Où est le rapport avec Castillon ? Et bien le petit fils de Charles V - Charles VII - va utiliser la stratégie de son grand-père et perfectionner l'armée.
Patay est une l'illustration de cette stratégie : ce n'est pas une vraie bataille, les Anglais sont localisés et aussitot les Français déboulent. Un massacre d'archers Anglais qui va leur couter à terme.
En 1440, la solution arrive : l'artillerie. Inefficace et juste utile à faire peur avant, elle peut enfin faire des ravages dans les rangs adverses. Charles VII tient la solution cherchée par son grand-père.
L'artillerie fait ses preuves lors de la bataille de Formigny : quelques canons font des ravages dans les rangs Anglais qui ne peuvent se contenter d'attendre la charge française car les canons ont une bien meilleure portée. Cette bataille leur coute le contrôle de la Normandie et 3800 morts plus 1400 prisonniers (les Français ne déplorent "que" 500 hommes).

Charles VII dira après la campagne de Normandie à son fils Louis (futur Louis XI) : "Regarde les, ce sont mes fidèles chiens verts." (les canons étaient en bronze à l'époque, et le bronze verdit avec le temps.
On en arrive donc à Castillon ! Dernière grande campagne de cette guerre en Aquitaine. L'artillerie a fait ses preuves, la France a changé de tactique : finit les charges désorganisées que voulaient les chevaliers pour montrer qui a la plus grosse. A présent c'est une armée disciplinée où chaque noble commande un petit groupe (appelé "Lance") et accompagnée d'une puissante artillerie. La stratégie est la suivante : bombarder les troupes adverses, bloquer la charge avec l'infanterie et charger avec la cavalerie sur les flancs ou l'arrière.
Et c'est là l'ironie. Alors qu'au début de la guerre la France n'avait pas compris la stratégie Anglaise et continuait de charger betement ces derniers, ici les rôles sont inversés : les Anglais n'ont toujours pas compris que le rapport de force à changer et charge comme des andouilles, désorganisés en recherchant le duel. Bref un massacre qui se termine par une charge de la cavalerie sur l'arrière.

Cette campagne honteuse pour l'Angleterre se termine par le début d'une guerre civile : la guerre des Roses. La France, elle, victorieuse et unit va se tourner vers d'autres ambitions : l'Italie (et au passage mettre au pas les derniers grands vassaux : Bourgogne et Bretagne, et ce avec brio). On ne reverra pas les Anglais sur le continent avant longtemps.

Bref, tout ça pour dire qu'on considère Castillon comme date de la fin du Moyen Age, au même titre que la chute de Constantinople ou de l'imprimerie ou encore de la découverte de l'Amérique.


Tous les commentaires (33)

Artillerie qui fût développée pour contrer les "long bow" anglais et leur harcèlement à longue portée. Les anglais utiliser pieux et obstacles pour empêcher ou gêner une approche de cavalerie, se repliant encore et encore sur d'autres pieux, déciment les attaquants.

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Bataille où survint la mort de John Talbot, alias "l'Achille Anglais", féru d'escarmouches et de guerre de course.
Son cheval est tué sous lui par un boulet et sa jambe est broyée. Il sera achevé par un archer, car il ne portait aucun signe distinctif témoignant de son rang, comme il en avait fait la promesse à Charles VII après sa libération par celui-ci. (Charles VII roi de France lui avait fait promettre de ne plus porter les armes contre lui en tant que général)

Les canons ont aussi servis à la prise du chateau de Castillon et de Bordeaux.

D'ailleurs, la prise de Constantinople marque également le début de l'hégémonie de la poudre sur le champ de bataille, ce qui est l'une des raisons pour laquelle on choisit 1453 comme la fin du moyen age.

En effet, c'est les énormes canons Ottoman, que l'on doit notamment a Orban (un ingénieur qui proposa d'abord ses services au Basileus Constentin XI, mais qui du travailler pour Memhet après le refus de l'empereur byzentin) qui ont eu raison des murs théodosien jugé infranchissables. Les canons étaient juste énorme pour l’époque, 8 mètres de long et tirés par 60 boeufs. Il ne tire que quelques boulets par jour, et tue l'ingénieur lors d'une explosion, mais il reste néanmoins l'un des paramètres ayant permis la chute de Constantinople.

La chute de Constantinople, c'est aussi l'entrée de la Turquie sur échiquier Européen, la fuite d’intellectuels et prêtres byzantins en occident, emportant avec eux des textes ayant pu être répliqués par l’imprimerie de Guthenberg toute récente, ce qui enclenche les révolutions culturelles, puis théologique de la Renaissance

Les Anglais étaient dirigé par John Talbot reconnu à son époque comme le meilleur général d'Henri VI. Et qui pourtant a perdu les deux grandes batailles qu'il a faites à savoir la bataille de Patay et la bataille de Castillon où il mourut d'une flèche.

Étonnante disparité entre la "légende" et la réalité.

Oui, l'artillerie était présente en nombre dans le camp français. Oui, l'arrivée de la poudre fait partie de ce qui va mettre fin au Moyen Age, et radicalement changer les méthodes de combat.
Mais attention, ça n'est pas pour autant que l'artillerie seule permet la victoire à Castillon.

A noter que l'artillerie est tellement peu fiable que la devise des artilleurs français n'est autre que : "Tonne ou explose".

Ah la bataille de Castillon est révélatrice de la fin d'une époque. On parle dans les récits de 300 morts chez les Français, 4000 chez les Anglais.

La guerre de 100 ans commence par une écrasante supériorité stratégique des Anglais avec leurs fameux archers. Les charges désorganisées des chevaliers Français viennent s'écraser dessus.
Crécy, Poitiers (où la réputation de la chevalerie est sauvée par le roi Jean II et son fils Philippe le Hardi) et Azincourt en sont les illustrations. La chevalerie ne peut rien face à ces troupes très bien organisées et retranchées.

Après la défaite de Poitiers et le roi prisonnier, Charles V va très bien le comprendre et mettre en place la stratégie de la terre déserte : les forts sont rénovés et les biens stockés à l'intérieur. Les Anglais n'ayant pas d'équipement de siège lors de leurs chevauchées en France vont subir de lourdes pertes et voir leurs campagnes devenir des gouffres financiers. Il n'y a pas de solution pour contrer la stratégie anglaise, alors il faut se donner le temps pour en trouver une, tel est le mort d'ordre du roi.
Ce dernier interdit les grandes batailles : les Anglais ont l'avantage. Au lieu de cela, il préfère leur faire une guerre de sièges tout azimut, d'embuscades et de raids sur les côtes anglaises : les Anglais ne peuvent tenir le coup. Ces derniers perdent tous leurs gains et même des territoires qu'ils avaient avant la guerre.
Cette stratégie marche à merveille et les Anglais perdent autant d'homme que si on risquait tout dans une seule grosse bataille. Il fait même porter la guerre sur les questions économiques, juridiques et politiques : bref les Anglais n'ont plus de répit.
Charles V créer l'armée française : les troupes ne sont plus payées pour une campagne, au lieu de cela elles sont engagées. Cela évite de les voir se retourner au pillage après une campagne.
Si au début de son règne tout le monde le prends pour un faible (il a la main droite enflée suite à une maladie et monte sur le trône avec la France au bord du gouffre) tout le monde s’accorde à dire - même les Anglais pour leur plus grand malheurs - qu'il fut un excellent roi restant dans sa chambre, reconquérait ce que ses prédécesseurs avaient perdu sur les champs, la tête armée et l'épée à la main.
Où est le rapport avec Castillon ? Et bien le petit fils de Charles V - Charles VII - va utiliser la stratégie de son grand-père et perfectionner l'armée.
Patay est une l'illustration de cette stratégie : ce n'est pas une vraie bataille, les Anglais sont localisés et aussitot les Français déboulent. Un massacre d'archers Anglais qui va leur couter à terme.
En 1440, la solution arrive : l'artillerie. Inefficace et juste utile à faire peur avant, elle peut enfin faire des ravages dans les rangs adverses. Charles VII tient la solution cherchée par son grand-père.
L'artillerie fait ses preuves lors de la bataille de Formigny : quelques canons font des ravages dans les rangs Anglais qui ne peuvent se contenter d'attendre la charge française car les canons ont une bien meilleure portée. Cette bataille leur coute le contrôle de la Normandie et 3800 morts plus 1400 prisonniers (les Français ne déplorent "que" 500 hommes).

Charles VII dira après la campagne de Normandie à son fils Louis (futur Louis XI) : "Regarde les, ce sont mes fidèles chiens verts." (les canons étaient en bronze à l'époque, et le bronze verdit avec le temps.
On en arrive donc à Castillon ! Dernière grande campagne de cette guerre en Aquitaine. L'artillerie a fait ses preuves, la France a changé de tactique : finit les charges désorganisées que voulaient les chevaliers pour montrer qui a la plus grosse. A présent c'est une armée disciplinée où chaque noble commande un petit groupe (appelé "Lance") et accompagnée d'une puissante artillerie. La stratégie est la suivante : bombarder les troupes adverses, bloquer la charge avec l'infanterie et charger avec la cavalerie sur les flancs ou l'arrière.
Et c'est là l'ironie. Alors qu'au début de la guerre la France n'avait pas compris la stratégie Anglaise et continuait de charger betement ces derniers, ici les rôles sont inversés : les Anglais n'ont toujours pas compris que le rapport de force à changer et charge comme des andouilles, désorganisés en recherchant le duel. Bref un massacre qui se termine par une charge de la cavalerie sur l'arrière.

Cette campagne honteuse pour l'Angleterre se termine par le début d'une guerre civile : la guerre des Roses. La France, elle, victorieuse et unit va se tourner vers d'autres ambitions : l'Italie (et au passage mettre au pas les derniers grands vassaux : Bourgogne et Bretagne, et ce avec brio). On ne reverra pas les Anglais sur le continent avant longtemps.

Bref, tout ça pour dire qu'on considère Castillon comme date de la fin du Moyen Age, au même titre que la chute de Constantinople ou de l'imprimerie ou encore de la découverte de l'Amérique.

a écrit : Ah la bataille de Castillon est révélatrice de la fin d'une époque. On parle dans les récits de 300 morts chez les Français, 4000 chez les Anglais.

La guerre de 100 ans commence par une écrasante supériorité stratégique des Anglais avec leurs fameux archers. Les charges désorganisées des chevaliers
Français viennent s'écraser dessus.
Crécy, Poitiers (où la réputation de la chevalerie est sauvée par le roi Jean II et son fils Philippe le Hardi) et Azincourt en sont les illustrations. La chevalerie ne peut rien face à ces troupes très bien organisées et retranchées.

Après la défaite de Poitiers et le roi prisonnier, Charles V va très bien le comprendre et mettre en place la stratégie de la terre déserte : les forts sont rénovés et les biens stockés à l'intérieur. Les Anglais n'ayant pas d'équipement de siège lors de leurs chevauchées en France vont subir de lourdes pertes et voir leurs campagnes devenir des gouffres financiers. Il n'y a pas de solution pour contrer la stratégie anglaise, alors il faut se donner le temps pour en trouver une, tel est le mort d'ordre du roi.
Ce dernier interdit les grandes batailles : les Anglais ont l'avantage. Au lieu de cela, il préfère leur faire une guerre de sièges tout azimut, d'embuscades et de raids sur les côtes anglaises : les Anglais ne peuvent tenir le coup. Ces derniers perdent tous leurs gains et même des territoires qu'ils avaient avant la guerre.
Cette stratégie marche à merveille et les Anglais perdent autant d'homme que si on risquait tout dans une seule grosse bataille. Il fait même porter la guerre sur les questions économiques, juridiques et politiques : bref les Anglais n'ont plus de répit.
Charles V créer l'armée française : les troupes ne sont plus payées pour une campagne, au lieu de cela elles sont engagées. Cela évite de les voir se retourner au pillage après une campagne.
Si au début de son règne tout le monde le prends pour un faible (il a la main droite enflée suite à une maladie et monte sur le trône avec la France au bord du gouffre) tout le monde s’accorde à dire - même les Anglais pour leur plus grand malheurs - qu'il fut un excellent roi restant dans sa chambre, reconquérait ce que ses prédécesseurs avaient perdu sur les champs, la tête armée et l'épée à la main.
Où est le rapport avec Castillon ? Et bien le petit fils de Charles V - Charles VII - va utiliser la stratégie de son grand-père et perfectionner l'armée.
Patay est une l'illustration de cette stratégie : ce n'est pas une vraie bataille, les Anglais sont localisés et aussitot les Français déboulent. Un massacre d'archers Anglais qui va leur couter à terme.
En 1440, la solution arrive : l'artillerie. Inefficace et juste utile à faire peur avant, elle peut enfin faire des ravages dans les rangs adverses. Charles VII tient la solution cherchée par son grand-père.
L'artillerie fait ses preuves lors de la bataille de Formigny : quelques canons font des ravages dans les rangs Anglais qui ne peuvent se contenter d'attendre la charge française car les canons ont une bien meilleure portée. Cette bataille leur coute le contrôle de la Normandie et 3800 morts plus 1400 prisonniers (les Français ne déplorent "que" 500 hommes).

Charles VII dira après la campagne de Normandie à son fils Louis (futur Louis XI) : "Regarde les, ce sont mes fidèles chiens verts." (les canons étaient en bronze à l'époque, et le bronze verdit avec le temps.
On en arrive donc à Castillon ! Dernière grande campagne de cette guerre en Aquitaine. L'artillerie a fait ses preuves, la France a changé de tactique : finit les charges désorganisées que voulaient les chevaliers pour montrer qui a la plus grosse. A présent c'est une armée disciplinée où chaque noble commande un petit groupe (appelé "Lance") et accompagnée d'une puissante artillerie. La stratégie est la suivante : bombarder les troupes adverses, bloquer la charge avec l'infanterie et charger avec la cavalerie sur les flancs ou l'arrière.
Et c'est là l'ironie. Alors qu'au début de la guerre la France n'avait pas compris la stratégie Anglaise et continuait de charger betement ces derniers, ici les rôles sont inversés : les Anglais n'ont toujours pas compris que le rapport de force à changer et charge comme des andouilles, désorganisés en recherchant le duel. Bref un massacre qui se termine par une charge de la cavalerie sur l'arrière.

Cette campagne honteuse pour l'Angleterre se termine par le début d'une guerre civile : la guerre des Roses. La France, elle, victorieuse et unit va se tourner vers d'autres ambitions : l'Italie (et au passage mettre au pas les derniers grands vassaux : Bourgogne et Bretagne, et ce avec brio). On ne reverra pas les Anglais sur le continent avant longtemps.

Bref, tout ça pour dire qu'on considère Castillon comme date de la fin du Moyen Age, au même titre que la chute de Constantinople ou de l'imprimerie ou encore de la découverte de l'Amérique.
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Merci pour les précisions super intéressantes.

Je trouve par contre contradictoire la source wikipedia qui nous dit : "Les Anglais ont perdu 30 chevaliers et 4 000 hommes, dont 500 à 600 morts"

4000 morts ? ou 3500 prisonniers et 500 morts ?

a écrit : Merci pour les précisions super intéressantes.

Je trouve par contre contradictoire la source wikipedia qui nous dit : "Les Anglais ont perdu 30 chevaliers et 4 000 hommes, dont 500 à 600 morts"

4000 morts ? ou 3500 prisonniers et 500 morts ?
Sûrement 4000 hommes prisonniers, déserteurs, blessés, en gros qui ne comptaient plus dans les effectifs combattant j'imagine.

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a écrit : Les Anglais étaient dirigé par John Talbot reconnu à son époque comme le meilleur général d'Henri VI. Et qui pourtant a perdu les deux grandes batailles qu'il a faites à savoir la bataille de Patay et la bataille de Castillon où il mourut d'une flèche.

Étonnante disparité entre la "légende" et la réalité.
Oui et non, en cherchant sur internet on apprend que John Talbot est né en 1384 et mort en 1453 lors de la bataille citée en anecdote à 69 ans ce qui en fait tout de même un bel âge pour quelqu'un ayant commencé son activité guerrière en 1404 à 20ans.
Il a mené de nombreuses batailles, et fut même victorieux pendant la campagne de France. En 1451 le Roi de France reprend la Gironde et la ville de Bordeaux. Talbot arrive quelques semaines après et reprend successivement Bordeaux puis la Gironde jusqu'en 1453 à la défaite de Castillon. Défaite qu'on peut également attribuer à sa volonté de satisfaire les vignerons qui s'inquiétaient de leurs vendanges en lançant un assaut, qu'il jugeait lui-même prématuré, contre le camps français.
Il a su brillé par sa stratégie militaire que l'on ne jugera pas même si j'apprécie la réplique de Surcouf (secouchermoinsbete.fr/59383-surcouf-avait-de-la-repartie). Donc oui, il a été brillant même s'il est mort au champ de bataille lors d'une défaite.

a écrit : Les Anglais étaient dirigé par John Talbot reconnu à son époque comme le meilleur général d'Henri VI. Et qui pourtant a perdu les deux grandes batailles qu'il a faites à savoir la bataille de Patay et la bataille de Castillon où il mourut d'une flèche.

Étonnante disparité entre la "légende" et la réalité.
Talbot est un général médiocre suivant les critères retenus :

"À l'inverse de son rival John Fastolf, Talbot fut toutefois un tacticien controversé. Selon Thomas Basin, il fut un homme courageux, mais les deux grandes batailles qu'il a livrées, la bataille de Patay et la bataille de Castillon furent des désastres. Beaucoup plus efficaces furent ses raids et les escarmouches qu'il lançait par surprise, provoquant une terrible incertitude chez ses ennemis. Il attaquait sans cesse et vainquait les petites troupes françaises qu'il rencontrait. Le connétable Richemont le craignait pour son énergie mais d'autres le jugeaient trop téméraire et belliqueux, tentant beaucoup d'assauts qui n'eurent aucune influence sur la guerre autre que la perte d'hommes des deux camps et le retardement du dénouement."

Il appliquait la vieille stratégie Anglaise : faire des chevauchées. Or les chevauchées sont inefficaces dès 1356. Pire, elles attisent la haine contre les Anglais. Ainsi à Formigny pas moins de 500 archers vont se retrouver coincés par des paysans durant leur retraite : les paysans ulcérés par des années d'occupation et de pillages vont tuer jusqu'au dernier les Anglais.

Bref, à mon humble avis la légende de John Talbot vient du fait qu'il avait - comme Bayard - un comportement très chevaleresque et que pour l'Angleterre en mal de victoire à la fin de la guerre, avoir un homme qui faisaient des raids avec des victoires minimes était mieux que rien. Sa conduite à Castillon relève presque du gag.
Son rivale John Fastolf, fut meilleur et a remporté des batailles d'importances. Mais il a eu un comportement moins chevaleresque que Talbot à Patay. Pire, il a aussi servi le duc de Bretagne dans un engagement où les Anglais ont plus perdu au final alors qu'ils étaient dans le camp victorieux.

Bref, au final Talbot passe un peu mieux pour se raccrocher à des bribes de gloires, comme les Français qui au début de la guerre ont fait propagande sur la victoire des 30 (32 chevaliers Français qui gagnent contre 32 chevaliers Anglais). Mais au final, il n'est pas fort utile. Un général pas capable de gagner face à une vraie armée... pas très utile, surtout qu'il ne perdait pas avec panache : à chaque fois c'est un désastre. Et les Anglais étaient encore plus à la recherche de figure "héroïque" car leur roi était comme Charles VI : fou.

D'ailleurs la mort de Talbot change en fonction des récits (3 versions) : une flèche, un boulet, un boulet tuant son cheval et bloqué par ce dernier il meurt décapité par un archer (cette dernière est la plus courante et admise car son crane avait été déformé par un coup de hache... c'est aussi la moins glorieuse car il est tué par un simple archer).

a écrit : Merci pour les précisions super intéressantes.

Je trouve par contre contradictoire la source wikipedia qui nous dit : "Les Anglais ont perdu 30 chevaliers et 4 000 hommes, dont 500 à 600 morts"

4000 morts ? ou 3500 prisonniers et 500 morts ?
Je t'avoue que je ne saurais dire. Wikipédia dit 3500 blessés/prisonniers mais bons nombre de livres parlent de 4000 morts, voir 6000 morts plus 3000 prisonniers. Personnellement j'ai plus confiance dans mes livres rédigés par de solides historiens reconnus que wikipédia qui peut parfois mettre n'importe quoi.
D'ailleurs Wikipédia nous parle aussi de 2000 morts et plus selon une autre source (toujours Wiki Fr). Seul le Wiki Français parle de 500 morts, les autres parlent de plus... Donc bon...

J'ai l'impression que cette dernière bataille est assez trouble car peu suivi à l'époque à cause d'un fait plus marquant : la chute de Constantinople. Dans tous les cas, elle reste un désastre infligé aux Anglais.

a écrit : D'ailleurs, la prise de Constantinople marque également le début de l'hégémonie de la poudre sur le champ de bataille, ce qui est l'une des raisons pour laquelle on choisit 1453 comme la fin du moyen age.

En effet, c'est les énormes canons Ottoman, que l'on doit notamment a Orban (
un ingénieur qui proposa d'abord ses services au Basileus Constentin XI, mais qui du travailler pour Memhet après le refus de l'empereur byzentin) qui ont eu raison des murs théodosien jugé infranchissables. Les canons étaient juste énorme pour l’époque, 8 mètres de long et tirés par 60 boeufs. Il ne tire que quelques boulets par jour, et tue l'ingénieur lors d'une explosion, mais il reste néanmoins l'un des paramètres ayant permis la chute de Constantinople.

La chute de Constantinople, c'est aussi l'entrée de la Turquie sur échiquier Européen, la fuite d’intellectuels et prêtres byzantins en occident, emportant avec eux des textes ayant pu être répliqués par l’imprimerie de Guthenberg toute récente, ce qui enclenche les révolutions culturelles, puis théologique de la Renaissance
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l'Empire ottoman avait conquis les Balkans bien avant 1453, notamment avec la bataille de Nikopolis.

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a écrit : l'Empire ottoman avait conquis les Balkans bien avant 1453, notamment avec la bataille de Nikopolis. On peut meme remonter avant, ils avaient deja des territoires sur le continent européen, notamment Gallipoli. Mais la chute de l'empire byzantin, qui était déjà réduite a pas grand chose, marque la domination de l'empire Ottoman sur la mer noire et une bonne partie de la méditerranée. Mais su au debut, il s'agissait de conflits locaux et territoriaux, ils prennent une autre ampleur par la suite, notamment avec les conflits contre Venise, et l'empire Ottoman va interagir avec bien plus que ses voisins directs, que ce soit des coalitions contre elle, comme la sainte ligue ou diverses simulacres de croisades, mais également des alliances comme l'alliance franco-ottomane, voulu par Francois 1er, en mauvaise posture avec les Habsbourg l'entourant complètement, que ce soit au Saint Empire ou en Espagne. Tout comme 1453 ne marque pas un changement brusque entre deux époques historique, mais est une date symbolique choisi pour délimiter un changement qui se fait progressivement, on ne peut en effet pas dire que l'empire ottoman ne jouait aucun role en Europe avant 1453, mais son influence a été bien plus grande apres ca

a écrit : Ah la bataille de Castillon est révélatrice de la fin d'une époque. On parle dans les récits de 300 morts chez les Français, 4000 chez les Anglais.

La guerre de 100 ans commence par une écrasante supériorité stratégique des Anglais avec leurs fameux archers. Les charges désorganisées des chevaliers
Français viennent s'écraser dessus.
Crécy, Poitiers (où la réputation de la chevalerie est sauvée par le roi Jean II et son fils Philippe le Hardi) et Azincourt en sont les illustrations. La chevalerie ne peut rien face à ces troupes très bien organisées et retranchées.

Après la défaite de Poitiers et le roi prisonnier, Charles V va très bien le comprendre et mettre en place la stratégie de la terre déserte : les forts sont rénovés et les biens stockés à l'intérieur. Les Anglais n'ayant pas d'équipement de siège lors de leurs chevauchées en France vont subir de lourdes pertes et voir leurs campagnes devenir des gouffres financiers. Il n'y a pas de solution pour contrer la stratégie anglaise, alors il faut se donner le temps pour en trouver une, tel est le mort d'ordre du roi.
Ce dernier interdit les grandes batailles : les Anglais ont l'avantage. Au lieu de cela, il préfère leur faire une guerre de sièges tout azimut, d'embuscades et de raids sur les côtes anglaises : les Anglais ne peuvent tenir le coup. Ces derniers perdent tous leurs gains et même des territoires qu'ils avaient avant la guerre.
Cette stratégie marche à merveille et les Anglais perdent autant d'homme que si on risquait tout dans une seule grosse bataille. Il fait même porter la guerre sur les questions économiques, juridiques et politiques : bref les Anglais n'ont plus de répit.
Charles V créer l'armée française : les troupes ne sont plus payées pour une campagne, au lieu de cela elles sont engagées. Cela évite de les voir se retourner au pillage après une campagne.
Si au début de son règne tout le monde le prends pour un faible (il a la main droite enflée suite à une maladie et monte sur le trône avec la France au bord du gouffre) tout le monde s’accorde à dire - même les Anglais pour leur plus grand malheurs - qu'il fut un excellent roi restant dans sa chambre, reconquérait ce que ses prédécesseurs avaient perdu sur les champs, la tête armée et l'épée à la main.
Où est le rapport avec Castillon ? Et bien le petit fils de Charles V - Charles VII - va utiliser la stratégie de son grand-père et perfectionner l'armée.
Patay est une l'illustration de cette stratégie : ce n'est pas une vraie bataille, les Anglais sont localisés et aussitot les Français déboulent. Un massacre d'archers Anglais qui va leur couter à terme.
En 1440, la solution arrive : l'artillerie. Inefficace et juste utile à faire peur avant, elle peut enfin faire des ravages dans les rangs adverses. Charles VII tient la solution cherchée par son grand-père.
L'artillerie fait ses preuves lors de la bataille de Formigny : quelques canons font des ravages dans les rangs Anglais qui ne peuvent se contenter d'attendre la charge française car les canons ont une bien meilleure portée. Cette bataille leur coute le contrôle de la Normandie et 3800 morts plus 1400 prisonniers (les Français ne déplorent "que" 500 hommes).

Charles VII dira après la campagne de Normandie à son fils Louis (futur Louis XI) : "Regarde les, ce sont mes fidèles chiens verts." (les canons étaient en bronze à l'époque, et le bronze verdit avec le temps.
On en arrive donc à Castillon ! Dernière grande campagne de cette guerre en Aquitaine. L'artillerie a fait ses preuves, la France a changé de tactique : finit les charges désorganisées que voulaient les chevaliers pour montrer qui a la plus grosse. A présent c'est une armée disciplinée où chaque noble commande un petit groupe (appelé "Lance") et accompagnée d'une puissante artillerie. La stratégie est la suivante : bombarder les troupes adverses, bloquer la charge avec l'infanterie et charger avec la cavalerie sur les flancs ou l'arrière.
Et c'est là l'ironie. Alors qu'au début de la guerre la France n'avait pas compris la stratégie Anglaise et continuait de charger betement ces derniers, ici les rôles sont inversés : les Anglais n'ont toujours pas compris que le rapport de force à changer et charge comme des andouilles, désorganisés en recherchant le duel. Bref un massacre qui se termine par une charge de la cavalerie sur l'arrière.

Cette campagne honteuse pour l'Angleterre se termine par le début d'une guerre civile : la guerre des Roses. La France, elle, victorieuse et unit va se tourner vers d'autres ambitions : l'Italie (et au passage mettre au pas les derniers grands vassaux : Bourgogne et Bretagne, et ce avec brio). On ne reverra pas les Anglais sur le continent avant longtemps.

Bref, tout ça pour dire qu'on considère Castillon comme date de la fin du Moyen Age, au même titre que la chute de Constantinople ou de l'imprimerie ou encore de la découverte de l'Amérique.
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Merci pour toutes ces précisions. Cependant il me semble que c'est Charles VII qui a instauré l'armée de métier, et non son grand-père Charles V.
www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-la-premiere-unite-militaire-permanente

a écrit : Merci pour toutes ces précisions. Cependant il me semble que c'est Charles VII qui a instauré l'armée de métier, et non son grand-père Charles V.
www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-la-premiere-unite-militaire-permanente
C'est bien Charles V. Mais sous Charles VI (durant sa folie ou la régence, je ne sais plus trop), ses grands oncles vont abolir l'armée car cela fait de l'ombre à leur pouvoir (pour résumé).

Charles VII reprend l'idée de son grand-père et va l'améliorer. Idée qui va perdurer jusqu'à nos jours.
Mais l'idée d'une armée permanente vient bien de Charles V et a commencé sous son règne.

a écrit : D'ailleurs, la prise de Constantinople marque également le début de l'hégémonie de la poudre sur le champ de bataille, ce qui est l'une des raisons pour laquelle on choisit 1453 comme la fin du moyen age.

En effet, c'est les énormes canons Ottoman, que l'on doit notamment a Orban (
un ingénieur qui proposa d'abord ses services au Basileus Constentin XI, mais qui du travailler pour Memhet après le refus de l'empereur byzentin) qui ont eu raison des murs théodosien jugé infranchissables. Les canons étaient juste énorme pour l’époque, 8 mètres de long et tirés par 60 boeufs. Il ne tire que quelques boulets par jour, et tue l'ingénieur lors d'une explosion, mais il reste néanmoins l'un des paramètres ayant permis la chute de Constantinople.

La chute de Constantinople, c'est aussi l'entrée de la Turquie sur échiquier Européen, la fuite d’intellectuels et prêtres byzantins en occident, emportant avec eux des textes ayant pu être répliqués par l’imprimerie de Guthenberg toute récente, ce qui enclenche les révolutions culturelles, puis théologique de la Renaissance
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D'ailleur un des canons géant est visitable dans un musée en Angleterre.

Sur la fin du message il y a une grande erreur.
L'entrée de la Turquie sur l'échiquier Européen ?
Je suppose que par Turquie tu veux dire les Ottomans car Turquie ça existe pas.

Si par Turquie tu veux dire les ottomans, ils sont déjà présents sur l'échiquier européen depuis un siècle avant ça. Il y a même eu une croisade contre cet empire (bataille de varna). L'Europe de l'est est guerre constante contre les ottomans depuis longtemps.

Si par Turquie tu veux dire les turcs en général alors la c'est depuis beaucoup beaucoup plus longtemps (lancement des croisades en terre sainte c'est parceque les turcs Seldjoukides font des crasses aux chrétiens).

On peut même aller plus loin pour les turkics en Europe, les huns par exemple et les bouleversements qu'ils ont apporté à l'Europe.
Ou les tatars en Russie (la région de Russie bien entendu, le pays n'existait pas encore) qui mènent la vie dure aux polonais et aux russes.

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Aaaaaah :D Ça fait du bien de lire une anecdote qui glorifie la France à sa juste valeur !

a écrit : Aaaaaah :D Ça fait du bien de lire une anecdote qui glorifie la France à sa juste valeur ! Exact, je trouve que c'est à la mode en France de fermer les yeux sur la réalité et de se victimiser
C'est pourquoi cette appli fait énormément de bien, ça permet de voir d'autres points de vue, de débattre... Et souvent avec un panel de passionnés/érudits avec qui il est agréable de converser
Pour ma part, elle m'a appris à chercher les sources de chaque info et à confronter tous les tenants et les aboutissants d'une situation

Encore un énorme merci à Philippe !

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a écrit : Exact, je trouve que c'est à la mode en France de fermer les yeux sur la réalité et de se victimiser
C'est pourquoi cette appli fait énormément de bien, ça permet de voir d'autres points de vue, de débattre... Et souvent avec un panel de passionnés/érudits avec qui il est agréable de converser
> Pour ma part, elle m'a appris à chercher les sources de chaque info et à confronter tous les tenants et les aboutissants d'une situation

Encore un énorme merci à Philippe !
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On peut aussi regarder les faits en essayant d’être objectif. D’ailleurs je trouve souvent les autres pays plus objectif que les français eux mêmes pour considérer la France et son héritage culturel, militaire et historique. La France est une très grande nation dans l’histoire du monde. Elle a moins de puissance politique et militaire aujourd’hui c’est aussi un fait mais son aura culturel est bien plus grande que ce que pense la plupart des français.

Soyons fier de ces origines car elles nous constituent et soyons honoré d’être accueillie là où on habite tout simplement. Cela peut être la France comme n’importe quel pays.

a écrit : D'ailleurs, la prise de Constantinople marque également le début de l'hégémonie de la poudre sur le champ de bataille, ce qui est l'une des raisons pour laquelle on choisit 1453 comme la fin du moyen age.

En effet, c'est les énormes canons Ottoman, que l'on doit notamment a Orban (
un ingénieur qui proposa d'abord ses services au Basileus Constentin XI, mais qui du travailler pour Memhet après le refus de l'empereur byzentin) qui ont eu raison des murs théodosien jugé infranchissables. Les canons étaient juste énorme pour l’époque, 8 mètres de long et tirés par 60 boeufs. Il ne tire que quelques boulets par jour, et tue l'ingénieur lors d'une explosion, mais il reste néanmoins l'un des paramètres ayant permis la chute de Constantinople.

La chute de Constantinople, c'est aussi l'entrée de la Turquie sur échiquier Européen, la fuite d’intellectuels et prêtres byzantins en occident, emportant avec eux des textes ayant pu être répliqués par l’imprimerie de Guthenberg toute récente, ce qui enclenche les révolutions culturelles, puis théologique de la Renaissance
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Sans vouloir être en hors sujet par rapport à l’anecdote, je ne dirai pas que ces fameux canons aient grandement faciliter la prise de la cité. Avec un coup toutes les 3h environ, les réparations étaient vite terminées.
Je pense surtout que les arabes étaient bien mieux organisés. Les armées étaient aussi bien plus grande et bien mieux équipées, la guerre étant préparées des années avant le siège.
Du côté des romains d’orient, la ville était trop grande et les troupes trop peu nombreuses afin d’avoir une présence sur tous les remparts et des deux côtés du Bosphore. Sans aussi mentionner que la ville manquait d’argent pour financer une guerre ...