Castro aurait recruté des SS

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Fidel Castro aurait recruté d’anciens officiers SS durant la crise des missiles de Cuba. Il aurait fait appel selon les services secrets allemands à deux officiers de la Schutzstaffel (SS) afin de faire entraîner ses troupes en prévision d'une attaque américaine. Son objectif était aussi de s'émanciper de la tutelle militaire soviétique.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Peut-être encore ce vieux mythe comme quoi l'armée allemande serait ce qui se fait de mieux en matière infanterie? Où tout simplement les "combattants de la liberté", efficace dans une optique de guerrilla et de guerre asymétrique (Etat contre organisation non étatique), ne font pas le poids dans une guerre symétrique (Etat contre Etat), surtout si l'Etat en face possède une armée professionnelle bien entrainée.
Et à cette époque pour Cuba trouver des officiers d'expérience qui ne soit ni occidentaux, ni soviétique (c'est jamais bon d'être trop dépendant de quelqu'un) il fallait bien chercher.
Il nous reste donc les pays d'Afrique (pas de réelle armée professionnelle), d'Amérique Latine (pas trop sur la même longueur d'onde idéologiquement), les pays d'Asie (pas de réelle armée professionnelle d'expérience) ou bien les anciens officiers apatride.

a écrit : Quelqu’un est-il renseigné sur le recrutement d’ancien soldat allemand au sein de notre légion étrangère ? Si on en a recruté bcp, si certains SS sont passés entre les mailles du filet ... Beaucoup de la Wehrmacht en effet, mais les recruteurs étaient censés vérifier les états de services de ces soldats quand meme.

Il semble que seuls 5% de Waffen SS ont rejoint la légion apres la chute du 3eme reich, et la plupart étaient simples soldats dans des unités combattantes non impliquées dans des massacres (officiellement)

La majorité des soldats (SS ou non) ont été recruté dans les camps de prisonniers ou dans des bureaux de recrutement directement en allemagne ou autriche.

L'armée allemande (Wehrmacht ou autre) et la Légion Etrangere, c'est une histoire qui dure depuis son origine en 1831.
Les allemands ont toujours représenté un fort contingent dans ce corps.


Pour répondre a ta question : oui des SS ont certainement rejoint les rangs de la LE malgré des crimes de guerre qu'ils auraient commis, mais en nombre très réduit et de toutes facons leurs présences ne seront jamais reconnu par l'administration de la légion.

Ça ne serait pas étonnant.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des informations plus ou moins véridiques, signalent ou apportent la preuve d'anciens membres des forces nazies, oeuvrant pour des pays aussi divers que l'Egypte et la Syrie, l'Argentine, le Chili, ou encore les États-Unis, ... Et même la France.

Une récente anecdote de SCMB, parlait de Klaus Barbie, ancien SS "protégé" par la CIA. Il ne fait actuellement guère de doute qu'il a joué un rôle prépondérant dans la mort du Che Guevara, en Bolivie.

Si Werner Bon Braun ( qui n'était pas un ancien SS) est souvent cité en référence au programme spatial des États-Unis, Arthur Rudolph, qui lui, oui, était un ancien SS a joué une rôle important dans le programme Saturne.

Quant à la présence d'anciens SS dans la Légion Étrangère Française, officiellement, ils étaient interdits d'entrée. Officiellement...
Ce qui, par contre, est certain, c'est qu'ils ont trouvé place dans la Légion Étrangère Espagnole, ou encore dans les Forces Spéciales Américaines. Larry Thorne, par exemple.

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Tous les commentaires (25)

Peut-être encore ce vieux mythe comme quoi l'armée allemande serait ce qui se fait de mieux en matière infanterie?

Quelqu’un est-il renseigné sur le recrutement d’ancien soldat allemand au sein de notre légion étrangère ? Si on en a recruté bcp, si certains SS sont passés entre les mailles du filet ...

a écrit : Peut-être encore ce vieux mythe comme quoi l'armée allemande serait ce qui se fait de mieux en matière infanterie? Où tout simplement les "combattants de la liberté", efficace dans une optique de guerrilla et de guerre asymétrique (Etat contre organisation non étatique), ne font pas le poids dans une guerre symétrique (Etat contre Etat), surtout si l'Etat en face possède une armée professionnelle bien entrainée.
Et à cette époque pour Cuba trouver des officiers d'expérience qui ne soit ni occidentaux, ni soviétique (c'est jamais bon d'être trop dépendant de quelqu'un) il fallait bien chercher.
Il nous reste donc les pays d'Afrique (pas de réelle armée professionnelle), d'Amérique Latine (pas trop sur la même longueur d'onde idéologiquement), les pays d'Asie (pas de réelle armée professionnelle d'expérience) ou bien les anciens officiers apatride.

a écrit : Quelqu’un est-il renseigné sur le recrutement d’ancien soldat allemand au sein de notre légion étrangère ? Si on en a recruté bcp, si certains SS sont passés entre les mailles du filet ... Beaucoup de la Wehrmacht en effet, mais les recruteurs étaient censés vérifier les états de services de ces soldats quand meme.

Il semble que seuls 5% de Waffen SS ont rejoint la légion apres la chute du 3eme reich, et la plupart étaient simples soldats dans des unités combattantes non impliquées dans des massacres (officiellement)

La majorité des soldats (SS ou non) ont été recruté dans les camps de prisonniers ou dans des bureaux de recrutement directement en allemagne ou autriche.

L'armée allemande (Wehrmacht ou autre) et la Légion Etrangere, c'est une histoire qui dure depuis son origine en 1831.
Les allemands ont toujours représenté un fort contingent dans ce corps.


Pour répondre a ta question : oui des SS ont certainement rejoint les rangs de la LE malgré des crimes de guerre qu'ils auraient commis, mais en nombre très réduit et de toutes facons leurs présences ne seront jamais reconnu par l'administration de la légion.

Ça ne serait pas étonnant.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des informations plus ou moins véridiques, signalent ou apportent la preuve d'anciens membres des forces nazies, oeuvrant pour des pays aussi divers que l'Egypte et la Syrie, l'Argentine, le Chili, ou encore les États-Unis, ... Et même la France.

Une récente anecdote de SCMB, parlait de Klaus Barbie, ancien SS "protégé" par la CIA. Il ne fait actuellement guère de doute qu'il a joué un rôle prépondérant dans la mort du Che Guevara, en Bolivie.

Si Werner Bon Braun ( qui n'était pas un ancien SS) est souvent cité en référence au programme spatial des États-Unis, Arthur Rudolph, qui lui, oui, était un ancien SS a joué une rôle important dans le programme Saturne.

Quant à la présence d'anciens SS dans la Légion Étrangère Française, officiellement, ils étaient interdits d'entrée. Officiellement...
Ce qui, par contre, est certain, c'est qu'ils ont trouvé place dans la Légion Étrangère Espagnole, ou encore dans les Forces Spéciales Américaines. Larry Thorne, par exemple.

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a écrit : Peut-être encore ce vieux mythe comme quoi l'armée allemande serait ce qui se fait de mieux en matière infanterie? Je ne connais pas ce mite ? Il vient d'hollywood ? J'ai entendu parlé d'une supériorité à une époque sur les blindés, sur l'aviation, sur les sous-marins, mais pas spécialement de l'infanterie (mais je ne suis pas spécialiste ni même amateur).

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a écrit : Je ne connais pas ce mite ? Il vient d'hollywood ? J'ai entendu parlé d'une supériorité à une époque sur les blindés, sur l'aviation, sur les sous-marins, mais pas spécialement de l'infanterie (mais je ne suis pas spécialiste ni même amateur). L'armée allemande n'a jamais été la meilleure, ne serait-ce que tactiquement, au XXeme siècle. Si son talent dans le combat interamre était avéré, les alliés à l'ouest ont rattrapé les allemands. Au niveau des sous-marins, si le dernier modèle (le modèle XXI je crois mais je ne suis pas sûr) était révolutionnaire, les américains ont été largement plus efficaces dans ce domaines avec des engins plus modernes et une campagne bien plus destructrice face aux japonais notamment. Les chars allemands étaient de magnifiques engins mais encore eut-il fallu que ce soit d'eux dont ait eu besoin la Wehrmacht. En règle générale chers et inutilement compliqués, ils ont vite montré leurs limites face à des blindés plus nombreux et surtout pensés bien plus rationnellement. Idem pour les avions où les allemands ont fini désavantagés par leur organisation et leur niveau technologique (ici leur domination n'était pas si évidente).

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a écrit : Ça ne serait pas étonnant.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des informations plus ou moins véridiques, signalent ou apportent la preuve d'anciens membres des forces nazies, oeuvrant pour des pays aussi divers que l'Egypte et la Syrie, l'Argentine, le Chili, ou encore les États-Unis,
... Et même la France.

Une récente anecdote de SCMB, parlait de Klaus Barbie, ancien SS "protégé" par la CIA. Il ne fait actuellement guère de doute qu'il a joué un rôle prépondérant dans la mort du Che Guevara, en Bolivie.

Si Werner Bon Braun ( qui n'était pas un ancien SS) est souvent cité en référence au programme spatial des États-Unis, Arthur Rudolph, qui lui, oui, était un ancien SS a joué une rôle important dans le programme Saturne.

Quant à la présence d'anciens SS dans la Légion Étrangère Française, officiellement, ils étaient interdits d'entrée. Officiellement...
Ce qui, par contre, est certain, c'est qu'ils ont trouvé place dans la Légion Étrangère Espagnole, ou encore dans les Forces Spéciales Américaines. Larry Thorne, par exemple.
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Je voudrais préciser quelque chose sur la mort du Che et l'armée cubaine.
D'abord, c'est l'armée bolivienne et non la CIA qui a eu la peau du Che. En effet, la Bolivie était dirigé par un dictateur progressiste (je sais, dit comme ça c'est bizarre mais ce n'est pas impossible) qui a beaucoup reformé son pays et passait aux yeux du gouvernement américain pour un socialiste. Il a notamment beaucoup aidé les indiens autochtones. Il a renouvelé son armée en promouvant de jeunes officiers issus de l'école des Amériques et s'est démené pour l'équipée correctement. Alors attention, la CIA a certainement eu un rôle dans l'affaire mais c'est avant tout à eux-mêmes que les boliviens doivent leur victoire. L'aide officielle américaine s'est donc résumée à la formation de ces officiers ainsi qu'à certaines unités de rangers boliviens dont les formateurs s'en iront peu après. Etant donné le manque de soutien de la part des USA pour la Bolivie à cette époque, l'aide plus occulte n'a probablement pas été plus importante non plus.
Ensuite, et j'ignore si cela est dû au travail des SS introduits par l'anecdote, mais un officier tankiste soviétique envoyé en Angola lors de la guerre a jugé les cubains très professionnels, ce qui montre que Castro a réussi à monter une armée fiable au combat. Son matériel ne doit cependant p1s être très efficace aujourd'hui car l'île n'a pas d'industrie de l'armement et ses chars en Angola n'étaient à cette époque pas les plus modernes qui soient.

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C'est assez amusant de voir la réputation des SS et notamment de la Waffen SS. A travers les écrits, beaucoup en acquièrent une vision de troupe d'élite alors qu'à l'origine elle recrutait des hommes inaptes au service dans l'armée régulière. Si certaines divisions se sont très bien comportées au combat, la Wehrmacht possédait des divisions au niveau sensiblement égal avec souvent un moins bon matériel.

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a écrit : Je voudrais préciser quelque chose sur la mort du Che et l'armée cubaine.
D'abord, c'est l'armée bolivienne et non la CIA qui a eu la peau du Che. En effet, la Bolivie était dirigé par un dictateur progressiste (je sais, dit comme ça c'est bizarre mais ce n'est pas impossible) qui a
beaucoup reformé son pays et passait aux yeux du gouvernement américain pour un socialiste. Il a notamment beaucoup aidé les indiens autochtones. Il a renouvelé son armée en promouvant de jeunes officiers issus de l'école des Amériques et s'est démené pour l'équipée correctement. Alors attention, la CIA a certainement eu un rôle dans l'affaire mais c'est avant tout à eux-mêmes que les boliviens doivent leur victoire. L'aide officielle américaine s'est donc résumée à la formation de ces officiers ainsi qu'à certaines unités de rangers boliviens dont les formateurs s'en iront peu après. Etant donné le manque de soutien de la part des USA pour la Bolivie à cette époque, l'aide plus occulte n'a probablement pas été plus importante non plus.
Ensuite, et j'ignore si cela est dû au travail des SS introduits par l'anecdote, mais un officier tankiste soviétique envoyé en Angola lors de la guerre a jugé les cubains très professionnels, ce qui montre que Castro a réussi à monter une armée fiable au combat. Son matériel ne doit cependant p1s être très efficace aujourd'hui car l'île n'a pas d'industrie de l'armement et ses chars en Angola n'étaient à cette époque pas les plus modernes qui soient.
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Je ne remet nullement en cause, ton commentaire.

L'auteur matériel de l'exécution du Che, fut effectivement le sergent Mario Terán.
Cependant, rebobinons le film, pour savoir ce qui eut lieu auparavant.
Le président Bolivien René Barrientos Ortuño, est informé que le Che est en Bolivie. Il le confie à la CIA ( qui le remerciera d'ailleurs avec un million de dollars...), et l'Agence lui offre une aide militaire à la formation des "Rangers" ( Boliviens). Le Major Shelton, commandant américain donnant la formation, sera conseillé par un "spécialiste en combat contre les groupes d'insurgés" ( Klaus Barbie), et qui "était le seul homme du pays à pouvoir le conseiller en terme de guerre des guérillas."
Barbie avait aussi une étroite relation professionnelle avec le chef d'Etat Bolivien, et communiquait avec la CIA, au travers du Ministère de l'intérieur Bolivien.
Barbie n'a pas été présent, au moment de la capture et l'exécution du Che. C'est Félix Ismael Rodríguez, un autre agent de la CIA, qui représentera l'Agence.

Quant à l'anecdote en soi, mis a part ce qui a été révélé sur la version numérique de Die Welt, en 2012, je n'ai rien trouvé de plus, pas même en langue espagnole.
Ce qui m'a un peu surpris, c'est d'apprendre que dans les Services d'Intelligence de l'Allemagne de l'Ouest, bien plus d'un ancien nazi était présent.

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a écrit : Je ne remet nullement en cause, ton commentaire.

L'auteur matériel de l'exécution du Che, fut effectivement le sergent Mario Terán.
Cependant, rebobinons le film, pour savoir ce qui eut lieu auparavant.
Le président Bolivien René Barrientos Ortuño, est informé que le Che est
en Bolivie. Il le confie à la CIA ( qui le remerciera d'ailleurs avec un million de dollars...), et l'Agence lui offre une aide militaire à la formation des "Rangers" ( Boliviens). Le Major Shelton, commandant américain donnant la formation, sera conseillé par un "spécialiste en combat contre les groupes d'insurgés" ( Klaus Barbie), et qui "était le seul homme du pays à pouvoir le conseiller en terme de guerre des guérillas."
Barbie avait aussi une étroite relation professionnelle avec le chef d'Etat Bolivien, et communiquait avec la CIA, au travers du Ministère de l'intérieur Bolivien.
Barbie n'a pas été présent, au moment de la capture et l'exécution du Che. C'est Félix Ismael Rodríguez, un autre agent de la CIA, qui représentera l'Agence.

Quant à l'anecdote en soi, mis a part ce qui a été révélé sur la version numérique de Die Welt, en 2012, je n'ai rien trouvé de plus, pas même en langue espagnole.
Ce qui m'a un peu surpris, c'est d'apprendre que dans les Services d'Intelligence de l'Allemagne de l'Ouest, bien plus d'un ancien nazi était présent.
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J'ai dans ce cas une question : qu'entends-tu par "confier à la CIA" ? En effet, ce sont les boliviens qui ont traqué le Che (et même pénétré sans le faire exprès dans son camps). Même si la CIA a pu leur fournir des informations, elle n'a pas supplanté les forces boliviennes dans cette tâche.

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a écrit : Je ne connais pas ce mite ? Il vient d'hollywood ? J'ai entendu parlé d'une supériorité à une époque sur les blindés, sur l'aviation, sur les sous-marins, mais pas spécialement de l'infanterie (mais je ne suis pas spécialiste ni même amateur). La réputation est bien plus ancienne que Hollywood.
Ça vient de l'armée prusse du 18ème et 19ème siècle réputée très bonne. L'armée allemande a seulement hérité de cette réputation.

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On va enquiquiner Castro pour 2 officiers SS?
Les Occidentaux et les Soviétiques en ont embauché par dizaines

a écrit : J'ai dans ce cas une question : qu'entends-tu par "confier à la CIA" ? En effet, ce sont les boliviens qui ont traqué le Che (et même pénétré sans le faire exprès dans son camps). Même si la CIA a pu leur fournir des informations, elle n'a pas supplanté les forces boliviennes dans cette tâche. "Confier", dans le sens d'informer.
Suite à l'échec du Che au Congo et la bataille au bord du lac de Tanganika, la CIA perd sa trace. Pour plus d'un haut placé dans l'Agence, le Che était d'ailleurs mort.

Quand, en avril 1967, le chef d'Etat Bolivien informe l'ambassadeur des États-Unis, Douglas Henderson, en poste à La Paz, que le Che se trouve en Bolivie, la nouvelle est transmise jusqu'aux plus hautes sphères Américaines.
Le 1er août 1967, deux Cubains vétérans de la Baie des cochons sont envoyés en Bolivie, pour des missions d'espionnage. Ils seront aidés par des très jeunes soldats Boliviens vêtus de civils, comme informateurs. Ceci est plus commode, car ils dominent les langues locales ( Quechua, Guarani...)
De nombreux rapports sont envoyés aux États-Unis.
Les instructeurs militaires chargés de la formation des "Rangers" Boliviens, furent des membres des forces spéciales basées au Panama.

Si je comprend bien ce que tu écris en parenthèses, tu dis que la rencontre entre les "Rangers" Boliviens et le dernier groupe de guérilleros, fut une rencontre fortuite.
De la documentation que je peux lire sur le Net en Espagnol, ce fut une poursuite puis une bataille en bonne et due forme, de la part des Boliviens.

Oui, je réitère que les auteurs matériels de la mort du Che, furent les Boliviens.
Néanmoins, pour la CIA, le but était de mettre fin à ses tentatives de Révolution Communiste. Les États-Unis peuvent donc être considérés comme les auteurs politiques de la mort du Che.
En aucun cas, les États-Unis n'ont permis, durant tout le contexte de Guerre Froide, qu'un État du continent Sud Américain, soit dans l'orbite de Moscou.

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Je vous invite à regarder la vidéo publié récemment par Arte, sur la crise des missiles de Cuba. On apprend plein de chose, notamment que la plus part d'entre nous, étaient à deux doigts de ne jamais voir le jour..

youtu.be/0j4CUNMyctU

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a écrit : "Confier", dans le sens d'informer.
Suite à l'échec du Che au Congo et la bataille au bord du lac de Tanganika, la CIA perd sa trace. Pour plus d'un haut placé dans l'Agence, le Che était d'ailleurs mort.

Quand, en avril 1967, le chef d'Etat Bolivien infor
me l'ambassadeur des États-Unis, Douglas Henderson, en poste à La Paz, que le Che se trouve en Bolivie, la nouvelle est transmise jusqu'aux plus hautes sphères Américaines.
Le 1er août 1967, deux Cubains vétérans de la Baie des cochons sont envoyés en Bolivie, pour des missions d'espionnage. Ils seront aidés par des très jeunes soldats Boliviens vêtus de civils, comme informateurs. Ceci est plus commode, car ils dominent les langues locales ( Quechua, Guarani...)
De nombreux rapports sont envoyés aux États-Unis.
Les instructeurs militaires chargés de la formation des "Rangers" Boliviens, furent des membres des forces spéciales basées au Panama.

Si je comprend bien ce que tu écris en parenthèses, tu dis que la rencontre entre les "Rangers" Boliviens et le dernier groupe de guérilleros, fut une rencontre fortuite.
De la documentation que je peux lire sur le Net en Espagnol, ce fut une poursuite puis une bataille en bonne et due forme, de la part des Boliviens.

Oui, je réitère que les auteurs matériels de la mort du Che, furent les Boliviens.
Néanmoins, pour la CIA, le but était de mettre fin à ses tentatives de Révolution Communiste. Les États-Unis peuvent donc être considérés comme les auteurs politiques de la mort du Che.
En aucun cas, les États-Unis n'ont permis, durant tout le contexte de Guerre Froide, qu'un État du continent Sud Américain, soit dans l'orbite de Moscou.
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Merci pour ce complément d'informations.
Concernant les rangers, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Des soldats boliviens sont, de mémoire, entrés dans le camp des guerrilleros cubains sans le savoir ce qui a provoqué une fusillade. À partir se là, les boliviens n'ont plus lâché le Che jusqu'à l'encercler. Ce n'est qu'à ce moment là que sont intervenu les rangers qui ont achevé les forces du Che.

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a écrit : Merci pour ce complément d'informations.
Concernant les rangers, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Des soldats boliviens sont, de mémoire, entrés dans le camp des guerrilleros cubains sans le savoir ce qui a provoqué une fusillade. À partir se là, les boliviens n'ont plus lâché le Che jusq
u'à l'encercler. Ce n'est qu'à ce moment là que sont intervenu les rangers qui ont achevé les forces du Che. Afficher tout
Le 07 octobre 1967, les guérilleros sont localisés, grâce aux jeunes soldats vêtus de civil. Ils ont été informés par un agriculteur qui a aperçu le groupe, caché a "la quebra del Yuro".
Au soir, les forces militaires Boliviennes prennent place autour du lieu, puis lancent l'assaut au lendemain matin.
Les guerrilleros prennent la fuite, mais a un moment, le Che et quelques hommes vont s'arrêter pour défendre la position arrière. C'est là qu'il sera blessé, arrêté, puis conduit au village où il sera fusillé le lendemain.

Selon l'espion Cubain travaillant pour la CIA, Felix Rodríguez, les Américains auraient voulu que le Che reste vivant. Ils pensaient arriver à le retourner contre Fidel Castro, car ils étaient informés des divergences politiques grandissantes entre les deux hommes: Fidel était Pro Soviétique, alors que le Che considérait la Chine de Mao, comme la véritable application de l'idéologie Communiste.

La version la plus acceptée quant à qui donna l'ordre de le faire fusiller, est celle qui signale le chef d'Etat Bolivien et/ou le chef des forces Armées.

Le plus curieux est que le Che devient un Héros, une fois mort.
Si ses admirateurs savaient l'ampleur des exécutions qu'il a lui même effectué, ainsi que les ordres d'exécutions qu'il a signé, ils y penseraient a deux fois, avant de le glorifier.

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a écrit : Le 07 octobre 1967, les guérilleros sont localisés, grâce aux jeunes soldats vêtus de civil. Ils ont été informés par un agriculteur qui a aperçu le groupe, caché a "la quebra del Yuro".
Au soir, les forces militaires Boliviennes prennent place autour du lieu, puis lancent l'assaut au lendemain m
atin.
Les guerrilleros prennent la fuite, mais a un moment, le Che et quelques hommes vont s'arrêter pour défendre la position arrière. C'est là qu'il sera blessé, arrêté, puis conduit au village où il sera fusillé le lendemain.

Selon l'espion Cubain travaillant pour la CIA, Felix Rodríguez, les Américains auraient voulu que le Che reste vivant. Ils pensaient arriver à le retourner contre Fidel Castro, car ils étaient informés des divergences politiques grandissantes entre les deux hommes: Fidel était Pro Soviétique, alors que le Che considérait la Chine de Mao, comme la véritable application de l'idéologie Communiste.

La version la plus acceptée quant à qui donna l'ordre de le faire fusiller, est celle qui signale le chef d'Etat Bolivien et/ou le chef des forces Armées.

Le plus curieux est que le Che devient un Héros, une fois mort.
Si ses admirateurs savaient l'ampleur des exécutions qu'il a lui même effectué, ainsi que les ordres d'exécutions qu'il a signé, ils y penseraient a deux fois, avant de le glorifier.
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Je viens de retrouver l'article : le 31 juillet, tôt le matin, une patrouille de l'armée pénètre par mégarde dans le camp du Che et une fusillade éclate. Une compagnie rejoint vite la patrouille et si les guerrilleros parviennent à décrocher, ils perdent deux hommes et ont quelques blessés (contre 3 morts et cinq blessés pour l'armée) ainsi qu'une grande quantité de matériel. À partir de là, l'armée ne le lâche plus et le poursuit jusqu'à la bataille finale le 8 octobre 1967 donc. Seuls quelques guerrilleros parviennent à s'échapper au Chili voisin.

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a écrit : Je viens de retrouver l'article : le 31 juillet, tôt le matin, une patrouille de l'armée pénètre par mégarde dans le camp du Che et une fusillade éclate. Une compagnie rejoint vite la patrouille et si les guerrilleros parviennent à décrocher, ils perdent deux hommes et ont quelques blessés (contre 3 morts et cinq blessés pour l'armée) ainsi qu'une grande quantité de matériel. À partir de là, l'armée ne le lâche plus et le poursuit jusqu'à la bataille finale le 8 octobre 1967 donc. Seuls quelques guerrilleros parviennent à s'échapper au Chili voisin. Afficher tout Ceci eut lieu le 30, pas le 31 juillet, même si c'est très secondaire.

Si mes calculs sont exacts, ce fut la sixième rencontre et combats entre le Détachement Trinidad ( Forces Armées Boliviennes) et les guerrilleros.
Les précédents eurent lieu le 10 et 25 avril, le 02 et 26 juin, le 09 juillet, puis le 30, jour raconté dans l'extrait de l'article.
Selon les sources que je trouve sur le Net en Espagnol, il semble plus que la bataille du 30 juillet, fut une rencontre inopinée qu'autre chose.
Le détachement Trinidad devait se diriger avec une lanterne, car ceci eut lieu à 4h 30 du matin. Le ou les guerrilleros de guarde ont aperçu la lumière et entendu du bruit, mais ils ont pensé que c'étaient des paysans du coin.
Les tirs ont commencé, et ceci a réveillé ceux qui dormaient.

Je passe toute une série de détails écrits dans les liens pro-Cubains, sur la bataille du rio Rosita, car ils ne manquent pas du vocabulaire habituel de "vaillant Che", "révolutionnaires combattants", etc..., Alors qu'en fait, les guerrilleros ont finalement fui, - et abandonnant 11 sacs à dos de matériel de première nécessité-, plutôt que de lutter.
Il y a même un lien pro-Cubain où est montré le mépris envers les locaux Boliviens, les traitant de "vendus à la solde des Américains". Ceci ne me paraît pas un comportement digne de personnes disant être en faveur des classes les plus basses.

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a écrit : Ceci eut lieu le 30, pas le 31 juillet, même si c'est très secondaire.

Si mes calculs sont exacts, ce fut la sixième rencontre et combats entre le Détachement Trinidad ( Forces Armées Boliviennes) et les guerrilleros.
Les précédents eurent lieu le 10 et 25 avril, le 02 et 26 juin, le 09 juil
let, puis le 30, jour raconté dans l'extrait de l'article.
Selon les sources que je trouve sur le Net en Espagnol, il semble plus que la bataille du 30 juillet, fut une rencontre inopinée qu'autre chose.
Le détachement Trinidad devait se diriger avec une lanterne, car ceci eut lieu à 4h 30 du matin. Le ou les guerrilleros de guarde ont aperçu la lumière et entendu du bruit, mais ils ont pensé que c'étaient des paysans du coin.
Les tirs ont commencé, et ceci a réveillé ceux qui dormaient.

Je passe toute une série de détails écrits dans les liens pro-Cubains, sur la bataille du rio Rosita, car ils ne manquent pas du vocabulaire habituel de "vaillant Che", "révolutionnaires combattants", etc..., Alors qu'en fait, les guerrilleros ont finalement fui, - et abandonnant 11 sacs à dos de matériel de première nécessité-, plutôt que de lutter.
Il y a même un lien pro-Cubain où est montré le mépris envers les locaux Boliviens, les traitant de "vendus à la solde des Américains". Ceci ne me paraît pas un comportement digne de personnes disant être en faveur des classes les plus basses.
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J'qi parlé de cet événement pour l'anecdote car c'était assez cocasse. Les cubains ont été très méprisants vis-à-vis des boliviens, que ce soient les guerrilleros enrôlés dans ce pays ou la population. Au cours leurs fuite, les deux groupes se séparèrent à un moment donné et ne se retrouvèrent plus jamais. Quand aux paysans, principaux interlocuteurs du Che à ce moment dans la population, jamais ils ne virent d'un bon oeil ce soi-disant libérateur alors qu'ils venaient de gagner des droits, étant pour beaucoup indiens.

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