Le musée d’art de Harvard conserve les couleurs

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Il existe au musée d’art de Harvard une collection de près de 2500 teintes afin de préserver les origines des couleurs les plus rares du monde. Les pigments sont souvent issus de sources anciennes (carapaces d’insectes disparus, métaux empoisonnés ou encore bandelettes de momies égyptiennes).


Commentaires préférés (3)

Ces couleurs rares sont elles techniquement duppicable à nos jours en étant conservées ?
Merci pour vos lumieres

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Parmi les nombreuses couleurs que l'on peut retrouver au musée d'Harvard, on trouve également : le bleu ultramarin (lapis-lazulis broyé, plus cher que l'or selon les périodes historiques), du bois brésilien (traduction littérale, je me suis demandé si ce n'était pas le pernambouc, bois très coloré et prisé du Brésil servant également à la confection des violons, devenu illégal il y a quelques années), le quercitron (pigment brun tiré du chêne noir), le sang de dragon (rouge bien sûr, tiré du palmier rattan), le jaune cadmium (poudre jaune venant du métal broyé et utilisé pendant des années dans la confection de certains jouets !!), le vert émeraude (dont Van Gogh était friand, provenant de vers-de-gris broyé).

Concernant le brun momie... il était fabriqué en retirant les résidus collants et brunâtres sur et entre les bandelettes des momies, ou en la broyant directement avec certaines résines. En sachant que le terme "momie" à l'époque, pouvait désigner également toute forme de bitume. On se demande aujourd'hui si les momies étaient authentiques, ou de simples contrefaçons contenant de l'asphalte et du bitume.

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La couleur " mummy brown", utilisée entre le 16eme et début du vingtième, utilisait (officieusement) de la poudre de momies égyptiennes broyées, ou de celles de Guanches des Îles Canaries, mélangée à des résines et de la myrrhe. La fraude était évidemment présente et il se fabriquait donc des fausses momies, à partir de cadavres récents.
La couleur marron obtenue à chaque préparation, était variable.
Actuellement, la couleur "mummy brown" n'est plus référencée comme telle. Elle reste une couleur de fantaisie.

Petite anecdote: la femme du peintre Britannique Edward Burne- Jones, apprenant que son mari fait usage de peinture "mummy brown", fit enterrer religieusement ces tubes dans la jardin familial.

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Tous les commentaires (25)

Ces couleurs rares sont elles techniquement duppicable à nos jours en étant conservées ?
Merci pour vos lumieres

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Incroyable cette collection de pigments colorés. L'humain a quasiment tout utilisé en tant que teintes. Ce qui est incroyable ce sont ces pigments de momies broyées pour faire un brun égyptien voir même le jaune du cadmium (toxique) que l'on retrouve dans les legos jusque dans les années 70.

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Parmi les nombreuses couleurs que l'on peut retrouver au musée d'Harvard, on trouve également : le bleu ultramarin (lapis-lazulis broyé, plus cher que l'or selon les périodes historiques), du bois brésilien (traduction littérale, je me suis demandé si ce n'était pas le pernambouc, bois très coloré et prisé du Brésil servant également à la confection des violons, devenu illégal il y a quelques années), le quercitron (pigment brun tiré du chêne noir), le sang de dragon (rouge bien sûr, tiré du palmier rattan), le jaune cadmium (poudre jaune venant du métal broyé et utilisé pendant des années dans la confection de certains jouets !!), le vert émeraude (dont Van Gogh était friand, provenant de vers-de-gris broyé).

Concernant le brun momie... il était fabriqué en retirant les résidus collants et brunâtres sur et entre les bandelettes des momies, ou en la broyant directement avec certaines résines. En sachant que le terme "momie" à l'époque, pouvait désigner également toute forme de bitume. On se demande aujourd'hui si les momies étaient authentiques, ou de simples contrefaçons contenant de l'asphalte et du bitume.

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a écrit : Ces couleurs rares sont elles techniquement duppicable à nos jours en étant conservées ?
Merci pour vos lumieres
C’est une très bonne question. Je pense que cette collection sert surtout pour la restauration d’anciennes œuvres. On ne se sert pas des pigments comme d’une couleur mais à la manière d’un nuancier de peintre. Je pense donc que l’on peut recréer artificiellement une couleur avec la teinte exacte de ces anciens pigments.

L’aspect scientifique de la collection est important également. On a pu ainsi revoir l’attribution de certaines œuvres à des peintres car les pigments utilisés étaient postérieures à leur décès.

Je suis fan de cette collection si particulière ! Savoir que certains viennent d'espèces disparues, pour savoir si l'évolution de cette espèce a muté avec le temps, ou si elle a gardé les couleurs d'avant (genre les mollusques utilisés, sont-ils toujours violets ?)
Pareil pour les pierres, les plantes etc....

La couleur " mummy brown", utilisée entre le 16eme et début du vingtième, utilisait (officieusement) de la poudre de momies égyptiennes broyées, ou de celles de Guanches des Îles Canaries, mélangée à des résines et de la myrrhe. La fraude était évidemment présente et il se fabriquait donc des fausses momies, à partir de cadavres récents.
La couleur marron obtenue à chaque préparation, était variable.
Actuellement, la couleur "mummy brown" n'est plus référencée comme telle. Elle reste une couleur de fantaisie.

Petite anecdote: la femme du peintre Britannique Edward Burne- Jones, apprenant que son mari fait usage de peinture "mummy brown", fit enterrer religieusement ces tubes dans la jardin familial.

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Mais comment concerve la teinte sur la duree ? On sais pourtant que avec le temps les couleur se terne avec la lumiere.

a écrit : Parmi les nombreuses couleurs que l'on peut retrouver au musée d'Harvard, on trouve également : le bleu ultramarin (lapis-lazulis broyé, plus cher que l'or selon les périodes historiques), du bois brésilien (traduction littérale, je me suis demandé si ce n'était pas le pernambouc, bois très coloré et prisé du Brésil servant également à la confection des violons, devenu illégal il y a quelques années), le quercitron (pigment brun tiré du chêne noir), le sang de dragon (rouge bien sûr, tiré du palmier rattan), le jaune cadmium (poudre jaune venant du métal broyé et utilisé pendant des années dans la confection de certains jouets !!), le vert émeraude (dont Van Gogh était friand, provenant de vers-de-gris broyé).

Concernant le brun momie... il était fabriqué en retirant les résidus collants et brunâtres sur et entre les bandelettes des momies, ou en la broyant directement avec certaines résines. En sachant que le terme "momie" à l'époque, pouvait désigner également toute forme de bitume. On se demande aujourd'hui si les momies étaient authentiques, ou de simples contrefaçons contenant de l'asphalte et du bitume.
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Le verT-de-gris est un sel de cuivre se formant au contact de ce métal avec le gaz carbonique de l'atmosphère. Il se forme sur le cuivre et sur le bronze - c'est pour ça que les objets en bronze non patinés deviennent verdâtres. On gratte les surfaces atteintes pour récupérer le produit
Il ne s'agit, en aucun cas de vers broyés

Très intéressant comme anecdote, je savais déjà que l'on pouvait fabriquer des teintures en broyant des insectes ou des végétaux, mais ce qui est extraordinaire, c'est que certains ont eu l'idée de pousser le vice en broyant des humains (momies) et que cela à totalement été accepté par la société de l'époque ...
Perso, si aujourd'hui on me proposait de la teinture "cercueil de chrétien mixé" je ne serais pas sûr de cautionner, même si la couleur obtenue est agréable à l'oeil...

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a écrit : Ces couleurs rares sont elles techniquement duppicable à nos jours en étant conservées ?
Merci pour vos lumieres
Si j'ai bien compris ta question, tu demandes si ces couleurs existent encore actuellement.
Assurément oui.
Pour ce qui est des peintures pour murs ou meubles, aujourd'hui, tous les tons de couleurs sont reproductibles. Si tu désires une couleur concrète, il te suffit de te rendre dans un magasin de peinture spécialisé, où, grâce à une machine chargée d'effectuer le mélange, tu obtiendras le ton désiré.

Dans le domaine de la peinture artistique, et notamment pour la peinture à l'huile, les magasins spécialisés te proposent également toute une gamme de couleurs et de variations de teintes, au sein de chaque type de couleur. Il se peut que certaines teintes spécifiques ne soient pas disponibles sur le moment en magasin, et donc deux solutions de présentent : attendre l'arrivée de ta commande au magasin (choix sur catalogue), ou acheter des tubes vides ( ouverts à la base), qui te serviront à garder la préparation du mélange que tu effectueras toi-même.

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a écrit : Le verT-de-gris est un sel de cuivre se formant au contact de ce métal avec le gaz carbonique de l'atmosphère. Il se forme sur le cuivre et sur le bronze - c'est pour ça que les objets en bronze non patinés deviennent verdâtres. On gratte les surfaces atteintes pour récupérer le produit
Il ne s'ag
it, en aucun cas de vers broyés Afficher tout
Oups je m'en excuse, merci de l'avoir corrigé, comme quoi une seule lettre peut tout changer ! Il est malheureusement trop tard pour corriger la faute.
Il s'agit bien évidemment du vert-de-gris, gratté sur le cuivre, et non pas un quelconque vers gris broyé.

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a écrit : Si j'ai bien compris ta question, tu demandes si ces couleurs existent encore actuellement.
Assurément oui.
Pour ce qui est des peintures pour murs ou meubles, aujourd'hui, tous les tons de couleurs sont reproductibles. Si tu désires une couleur concrète, il te suffit de te rendre dans un maga
sin de peinture spécialisé, où, grâce à une machine chargée d'effectuer le mélange, tu obtiendras le ton désiré.

Dans le domaine de la peinture artistique, et notamment pour la peinture à l'huile, les magasins spécialisés te proposent également toute une gamme de couleurs et de variations de teintes, au sein de chaque type de couleur. Il se peut que certaines teintes spécifiques ne soient pas disponibles sur le moment en magasin, et donc deux solutions de présentent : attendre l'arrivée de ta commande au magasin (choix sur catalogue), ou acheter des tubes vides ( ouverts à la base), qui te serviront à garder la préparation du mélange que tu effectueras toi-même.
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Il me semblait aussi, Merci pour cette réponse.

Mais du coup je ne pige pas ce qui a d'exceptionnel dans ce musée. C'est l'origine plus ou moins naturelle de ces teintes ?

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a écrit : Le verT-de-gris est un sel de cuivre se formant au contact de ce métal avec le gaz carbonique de l'atmosphère. Il se forme sur le cuivre et sur le bronze - c'est pour ça que les objets en bronze non patinés deviennent verdâtres. On gratte les surfaces atteintes pour récupérer le produit
Il ne s'ag
it, en aucun cas de vers broyés Afficher tout
"vert-de-gris" était également un surnom donné ( conjointement à "doryphore") aux soldats de la wehrmacht, durant l'Occupation.
Il se référait à la couleur similaire de leurs uniformes, et surtout à sa toxicité, bien qu'il soit employé comme fongicide. Il entre dans la fabrication de la bouillie bordelaise, si je ne m'abuse.

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a écrit : 2500 couleurs J’ai précisé teinte car le terme "couleur" désigne généralement une couleur pure comme les couleurs primaires et secondaires du cercle chromatique d'Itten. Le terme "teinte" fait référence à un mélange de plusieurs couleurs comme le vert-de-gris ou le lapis-lazuli qui ne sont pas des couleurs pures.

Eh bien le commentaire de @tybs... Me paraît intéressant,quand il signale (à juste titre ! ), Que cette collection de couleurs peut servir dans la restauration de tableaux d'époque. En réalité, j'ignore si dans les faits, ceci est factible et donne la même couleur originelle.
Par ailleurs, la couleur d'une peinture n'est pas le seul critère demandé. Sa luminosité et sa stabilité jouent également un rôle important dans le résultat final.
À titre d'exemple: le vert-de-gris, autrefois utilisé comme base de fabrication en peinture, ne garde pas une couleur continue dans le temps, excepté dans son usage dans la peinture à l'huile, où au bout d'un mois, il passe d'une couleur bleu-vert, à un ton plus vert, stable. De plus, le vert-de-gris donnait un rendu très lumineux.

J'ignore si des écailles de papillons, de par leur propriété à réfléchir la lumière, ont été utilisées dans la fabrication de peintures. Par contre, l'usage d'écailles de poissons, oui, sous le nom d'essence d'Orient.

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Sur SCMB images vous pouvez également trouver une récente anecdote, à propos d' un recueil de "peintures" effectuées principalement à partir de plumes.
Datant des alentours de 1617, les 156 "peintures" de Dionisio Minaggio sont effectuées à partir de plumes, becs et pattes d'oiseau.
scmb-images.fr/f/c89086b0-fd52-4814-9888-fd38d4c26b98

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a écrit : J’ai précisé teinte car le terme "couleur" désigne généralement une couleur pure comme les couleurs primaires et secondaires du cercle chromatique d'Itten. Le terme "teinte" fait référence à un mélange de plusieurs couleurs comme le vert-de-gris ou le lapis-lazuli qui ne sont pas des couleurs pures. Ça reste un cauchemar pour les daltoniens !

Je comprends le côté historique et noble de la chose.
J'ai tendance à me dire qu'aujourd'hui avec le numérique il doit être aisé de reproduire n'importe quelle teinte...voire même de créer plus de nuances encore ?

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Et aujourd'hui on utilise la cochenille rouge ( entre autres ) pour colorer nos aliments !!!