L'importance du maréchal Davout auprès de Napoléon

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Bien que peu connu, le maréchal Davout fut le meilleur subordonné de Napoléon. Nommé maréchal à 34 ans, il permit à Napoléon de triompher à Iéna et à Wagram face à la Prusse. Il est un des rares dignitaires tout pays confondu à ne jamais avoir perdu de batailles.

L'armée Prusse était divisée en deux parties. Une partie etait pourchassée par Napoleon et l'autre par Davout. Alors qu'il pensait combattre l'arrière garde à Auerstaedt, Davout se mit à combattre le gros de l'armée prusse deux fois et demi plus grande en nombre. Malgré cela, il réussit à les mettre en fuite avec le triple de pertes par rapport aux troupes françaises et permit à Napoléon de triompher face au reste de l'armée Prusse qui était isolée.


Commentaires préférés (3)

Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bonnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Je le savais déjà grâce à ce commentaire que j'avais lu sur une autre anecdote !

a écrit : Ah cette anecdote je l'attendais depuis sa modération !
Je ne suis juste pas d'accord avec le début, Davout est sûrement un des plus connus.
A part chez les amateurs avertis, je trouve au contraire qu'il est bien moins connu dans l'imaginaire collectif que des Murat, Ney ou Masséna...


Tous les commentaires (24)

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Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bonnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Je le savais déjà grâce à ce commentaire que j'avais lu sur une autre anecdote !

Et pour le remercier de toutes ses prouesses militaires on lui donna un des plus beaux boulevard parisien.

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Anecdote certes intéressante mais bourrée de fautes (accords, accents, tiret, "armée Prusse" au lieu de "prussienne" ou "de Prusse"...). L'agrément de la lecture en est nettement amoindri, il faudrait faire plus attention...

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Ah cette anecdote je l'attendais depuis sa modération !
Je ne suis juste pas d'accord avec le début, Davout est sûrement un des plus connus.

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a écrit : Ah cette anecdote je l'attendais depuis sa modération !
Je ne suis juste pas d'accord avec le début, Davout est sûrement un des plus connus.
A part chez les amateurs avertis, je trouve au contraire qu'il est bien moins connu dans l'imaginaire collectif que des Murat, Ney ou Masséna...

a écrit : A part chez les amateurs avertis, je trouve au contraire qu'il est bien moins connu dans l'imaginaire collectif que des Murat, Ney ou Masséna... Pour ma part je ne suis pas un amateur averti, mais le nom de Davout m’est plus familier que ces trois-là (sauf Masséna mais dont je ne savais pas que c’était un maréchal d’Empire, donc ça ne compte pas).

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Je me souviens très bien de ton com, encore merci.
Le "et arrivant littéralement deux heures avant la bataille" m'a a nouveau fait sourire. Quels hommes !

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Ce que je regrette énormément c est de ne pas parler du premier chef du III Corps, le maréchal Moncey qui n a peut être pas la même réussite que Davout mais c est tout de même son prédécesseur et c est lui qui a formé ce corps militaire.
Moncey qui sera également le premier inspecteur général en Gendarmerie.

Ça répond aussi à la question des maréchaux célèbres un peu plus bas et je suis également en accord sur le fait que Davout malgré son palmarès n est pas le plus célèbre pour les non initiés.

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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J'aime pas les superlatifs associés au chef de guerre. Bien souvent ils sont mythifiés. Je conseille Henri Guillemin pour désacraliser Napoléon

a écrit : J'aime pas les superlatifs associés au chef de guerre. Bien souvent ils sont mythifiés. Je conseille Henri Guillemin pour désacraliser Napoléon On peut aussi conseiller Marine Lepen pour désacraliser l'UE ou Greenpeace pour le nucléaire, c'est sûr que c'est leur rôle, mais il faut bien avoir conscience qu'on est au niveau zéro de l'honnêteté intellectuelle...
Henri Guillemin est conspué par tous les historiens sérieux et pour une bonne raison : il s'asseoit allègrement sur la science historique pour ne faire qu'avancer son parti-pris grâce à son éloquence (dont il était réellement doté, on ne peut lui retirer ceci).

C'est un peu le Zemmour de son temps, quoi.

a écrit : On peut aussi conseiller Marine Lepen pour désacraliser l'UE ou Greenpeace pour le nucléaire, c'est sûr que c'est leur rôle, mais il faut bien avoir conscience qu'on est au niveau zéro de l'honnêteté intellectuelle...
Henri Guillemin est conspué par tous les historiens sérieux et pour un
e bonne raison : il s'asseoit allègrement sur la science historique pour ne faire qu'avancer son parti-pris grâce à son éloquence (dont il était réellement doté, on ne peut lui retirer ceci).

C'est un peu le Zemmour de son temps, quoi.
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Oui Guillemin était partisan, et a taillé un costard a napoléon. Je trouve ça bien. Ça contrebalance
www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=32527
venividisensivvs.wordpress.com/2015/11/23/henri-guillemin-est-il-fiable-video/

Tellement il est connu, il a une gare à son nom ...

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a écrit : Oui Guillemin était partisan, et a taillé un costard a napoléon. Je trouve ça bien. Ça contrebalance
www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=32527
venividisensivvs.wordpress.com/2015/11/23/henri-guillemin-est-il-fiable-video/
Lire les compte-rendus du GIEC puis enchaîner avec la Bible « pour équilibrer » ta compréhension de la Terre, tu trouves ça intellectuellement honnête ?

L’objectivité ce n’est pas aller d’un torchon à l’autre opposés idéologiquement. C’est chercher des sources fiables et le plus objectives possible.
Dans le propre lien que tu as donné, Guillemin se fait démonter en long en large et en travers par des gens qui, sources à l’appui, prouvent les nombreux mensonges qu’il avance tout du long de ses conférences.

a écrit : Oui Guillemin était partisan, et a taillé un costard a napoléon. Je trouve ça bien. Ça contrebalance
www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=32527
venividisensivvs.wordpress.com/2015/11/23/henri-guillemin-est-il-fiable-video/
Ça ne contrebalance rien du tout ! Puisque d'un côté il y a un travail d'historien et de l'autre un travail politique. Ce n'est pas honnête, la balance est truqué, ça n'a donc aucun intérêt. Henri Guillemin falcifie l'Histoire a des dessein politique, tout le monde le fait un peu puisqu'on ne peut être totalement objectif dans cette matière. Mais avec lui s'en est grotesque (et je me suis tapé toute son "œuvre"). Je le déteste pour cette falcification.

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a écrit : Oui Guillemin était partisan, et a taillé un costard a napoléon. Je trouve ça bien. Ça contrebalance
www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=55&t=32527
venividisensivvs.wordpress.com/2015/11/23/henri-guillemin-est-il-fiable-video/
Et même logiquement pour contrebalancer il aurait fallu que les autres histoiriens encensent Napoléon, tellement Guillemin est virulent. Or ce n'est pas le cas, ni même la population en général la preuve : à chaque anecdote touchant de prêt ou de loin Napoléon on a le droit à 2 / 3 commentaires sur ce bon Henri

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a écrit : Tellement il est connu, il a une gare à son nom ... Je m'en veux presque d'avoir mis quelques minutes à comprendre.

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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D'ailleurs on a très récemment retrouvé et identifié le corps du général Gudin, mort durant la retraite de Russie.

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a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Merci bcp

a écrit : Je remets ici un commentaire que j’avais fait à son sujet lors d’une anecdote similaire :


Davout est un des plus grands militaires de l'Histoire française, "malheureusement" éclipsé par son contemporain de chef Napoléon qui avait - il faut le dire - le talent de s'entourer des bo
nnes personnes. Davout, surnommé "Le Maréchal de Fer" par les coalisés comme par ses concitoyens, est ainsi un des rares militaires de toute l'Histoire de l'humanité à n'avoir jamais perdu de bataille.
Chef historique du IIIème Corps dans la Grande Armée, celui-ci était réputé pour être le plus discipliné et le plus entraîné de tous, comportant donc les meilleurs soldats derrière la Garde Impériale. Ses trois divisionnaires historiques (Général de Division, chaque Corps étant alors composé de trois Divisions) Gudin, Friant et Morand étaient copains comme cochons et Napoléon les appelait "le brelan d'As". Aussi, la division Friant était appelée "La Division de Fer" par toute l'armée.

Par exemple, les 48h précédant Austerlitz, Davout et son Corps ont accompli l’exploit de faire les 110km les séparant du champ de bataille en 36h de marche pour arriver juste à temps et occuper le rôle le plus crucial de la journée. Il devait tenir l'aile droite/sud à un contre cinq contre les austro-russes pendant que le centre tenu par Soult se ruait à l'assaut du plateau du Pratzen, clé de voute du dispositif coalisé et dont dépendait la victoire.
Tout le plan de Napoléon reposait justement là-dessus, de montrer volontairement une faiblesse au sud pour inciter les coalisés à l'y attaquer et donc quitter le Pratzen.
Et c'est donc le IIIème Corps de Davout, après cette marche harassante que personne d’autre n’aurait pu accomplir et arrivant littéralement deux heures avant la bataille, qui tiendra pendant des heures à un contre cinq laissant ainsi le temps à Napoléon d'occuper le Pratzen et rompre le dispositif allié, amenant à la victoire finale et entérinant alors cette bataille comme un modèle du genre encore enseigné par toutes les académies militaires au monde.

Autre fait d'arme occulté par la propagande impériale : la bataille d'Auerstaed, concomitante avec la bataille de Iéna.
Pendant que Napoléon avec les 3/4 de la Grande Armée se tapait 1/4 de l'armée prussienne, Davout avec les 20'000 hommes de son IIIème Corps se tapait le gros de l'armée prussienne composée de 70'000 hommes.

In fine, la réputation de Davout était telle que pendant les dernières années de l'Empire, époque à laquelle les coalisés avaient adopté la stratégie de ne jamais se battre contre Napoléon mais de combattre un à un ses subordonnés (ce qui leur permit d'ailleurs de gagner la 6ème Coalition), Davout était tout aussi craint et évité que Napoléon.
Une belle anecdote le montre : le 1er juillet 1815, donc treize jours après Waterloo et après même l'abdication de l'Empereur, il remporta la dernière bataille de l'épopée impériale (Bataille de Rocquencourt). Filant au sud après celle-ci avec ses 20'000 hommes, suivi donc par l'armée coalisée composée de centaines de milliers d'hommes, il lui suffit de se retourner et de montrer sa volonté de livrer bataille pour que ceux-ci s'enfuirent à toute vitesse dans la direction opposée !
Il faut dire que la guerre était presque finie et l'armistice en passe d'être signé, mais cela montre tout de même la crainte qu'il inspirait !
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Tu as des détails sur Exelmans ? que j'aime bien ;)