Les émotions sur notre visage sont innées

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Il y a du « Lie to me » dans cette anecdote
Cette série est inspirée de faits réels

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En effet, cf les travaux de Paul Ekman sur l'universalité de certaines émotions et expressions du visage qui sont présentes quelque soit la population

a écrit : Un enfant va prendre des "attitudes", des façons de marcher, de se comporter, de parler.. Et on dira alors qu'il "ressemble" à ses parents, adoptifs ou pas, même s'il n'a aucun trait commun avec eux... Ici cela n'a rien à voir : on parle "d'expressions faciales".r /> Et pour le coup, il me paraît évident que c'est inné ; c'est l'inverse qui m'aurait étonné... un enfant à qui on fait mal, fera une grimace, même si son père éclate de rire dans la même situation ;) s'il est content il fera un sourire, ou rira aux éclats (c'est d'ailleurs le propre de "l'Homme")... Je ne vois pas bien ce que veut nous apprendre l'anecdote ; ni même qui on peut payer pour faire ce genre "d'études" ;) Afficher tout Je pense que ce que veut dire l'anedocte est plus que l'enfant ferait la grimace avant même de voir un adulte le faire. Ton exemple montrerai juste que la grimace est associé à la douleur, mais l'enfant ne l'avait t'il pas appris en voyant son père se blesser avant qu'il le frappe ? La reponse est non, dans tous les cas il le ferait, comme on a pu le montrer grâce à cette étude.

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Il y a du « Lie to me » dans cette anecdote
Cette série est inspirée de faits réels

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En effet, cf les travaux de Paul Ekman sur l'universalité de certaines émotions et expressions du visage qui sont présentes quelque soit la population

J'ai déjà lu un article disant le contraire à propos d'enfants adoptés. En imitant les expressions faciales de leurs parents adoptifs (comme le sourire), ils finissent par leur "ressembler" physiquement. Les gens peuvent y voir alors un "air de famille", de même entre les frères et sœurs n'ayant pas de liens de sang.
Si je retrouve l'article, je posterais le lien.

a écrit : J'ai déjà lu un article disant le contraire à propos d'enfants adoptés. En imitant les expressions faciales de leurs parents adoptifs (comme le sourire), ils finissent par leur "ressembler" physiquement. Les gens peuvent y voir alors un "air de famille", de même entre les frères et sœurs n'ayant pas de liens de sang.
Si je retrouve l'article, je posterais le lien.
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Un enfant va prendre des "attitudes", des façons de marcher, de se comporter, de parler.. Et on dira alors qu'il "ressemble" à ses parents, adoptifs ou pas, même s'il n'a aucun trait commun avec eux... Ici cela n'a rien à voir : on parle "d'expressions faciales".
Et pour le coup, il me paraît évident que c'est inné ; c'est l'inverse qui m'aurait étonné... un enfant à qui on fait mal, fera une grimace, même si son père éclate de rire dans la même situation ;) s'il est content il fera un sourire, ou rira aux éclats (c'est d'ailleurs le propre de "l'Homme")... Je ne vois pas bien ce que veut nous apprendre l'anecdote ; ni même qui on peut payer pour faire ce genre "d'études" ;)

a écrit : Un enfant va prendre des "attitudes", des façons de marcher, de se comporter, de parler.. Et on dira alors qu'il "ressemble" à ses parents, adoptifs ou pas, même s'il n'a aucun trait commun avec eux... Ici cela n'a rien à voir : on parle "d'expressions faciales".r /> Et pour le coup, il me paraît évident que c'est inné ; c'est l'inverse qui m'aurait étonné... un enfant à qui on fait mal, fera une grimace, même si son père éclate de rire dans la même situation ;) s'il est content il fera un sourire, ou rira aux éclats (c'est d'ailleurs le propre de "l'Homme")... Je ne vois pas bien ce que veut nous apprendre l'anecdote ; ni même qui on peut payer pour faire ce genre "d'études" ;) Afficher tout Je pense que ce que veut dire l'anedocte est plus que l'enfant ferait la grimace avant même de voir un adulte le faire. Ton exemple montrerai juste que la grimace est associé à la douleur, mais l'enfant ne l'avait t'il pas appris en voyant son père se blesser avant qu'il le frappe ? La reponse est non, dans tous les cas il le ferait, comme on a pu le montrer grâce à cette étude.

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a écrit : J'ai déjà lu un article disant le contraire à propos d'enfants adoptés. En imitant les expressions faciales de leurs parents adoptifs (comme le sourire), ils finissent par leur "ressembler" physiquement. Les gens peuvent y voir alors un "air de famille", de même entre les frères et sœurs n'ayant pas de liens de sang.
Si je retrouve l'article, je posterais le lien.
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Je pense pas que ce soit le contraire. L'anecdote parle des expressions faciales. Ex : quand tu es content, tu souris. L'article que tu as lu parlait de la ressemblance du sourire entre parents et enfants adoptés. Mais lorsqu'ils sont contents ils sourient. Pareil pour les aveugles. Ils traduisent le contentement par le sourire alors qu'ils n'ont jamais vu personne le faire.

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Je trouve ça fou comme anecdote, moins qui croyait que nos expressions étaient le fruit de notre éducation et notre culture, ça m'intrigue. Ça voudrait dire qu'il y a des origines génétiques la dessous ?

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Ont parle souvent de Paul Ekman, mais la science à la base de cette découverte est la synergologie, le principale chercheur est un français Philippe Turchet qui est à mon goût trop peu connu... Si le sujet vous intéresse je vous invite fortement à vous renseigner sur cette science et ce personnage, c'est simplement incroyable.
Il est possible que je me trompe et dans ce cas merci de bien vouloir me corriger mais je suis un grand fan de cette science et je ne pense pas me tromper.
bonne journée à tous :)

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a écrit : Un enfant va prendre des "attitudes", des façons de marcher, de se comporter, de parler.. Et on dira alors qu'il "ressemble" à ses parents, adoptifs ou pas, même s'il n'a aucun trait commun avec eux... Ici cela n'a rien à voir : on parle "d'expressions faciales".r /> Et pour le coup, il me paraît évident que c'est inné ; c'est l'inverse qui m'aurait étonné... un enfant à qui on fait mal, fera une grimace, même si son père éclate de rire dans la même situation ;) s'il est content il fera un sourire, ou rira aux éclats (c'est d'ailleurs le propre de "l'Homme")... Je ne vois pas bien ce que veut nous apprendre l'anecdote ; ni même qui on peut payer pour faire ce genre "d'études" ;) Afficher tout Non, justement, ce dont je parle n'évoquait pas les attitudes, mais bien les expressions faciales. Les enfants adoptés avaient ainsi le même sourire que leur mère ou leur père adoptif, les mêmes expressions de colère, etc.

a écrit : Je pense pas que ce soit le contraire. L'anecdote parle des expressions faciales. Ex : quand tu es content, tu souris. L'article que tu as lu parlait de la ressemblance du sourire entre parents et enfants adoptés. Mais lorsqu'ils sont contents ils sourient. Pareil pour les aveugles. Ils traduisent le contentement par le sourire alors qu'ils n'ont jamais vu personne le faire. Afficher tout Je reste sceptique. Un aveugle n'est pas sourd, et il n'y a pas trente-six façon différentes de produire un même son. On rit quand on est content, un aveugle entend le rire, apprend à rire, comme tout le monde, il va rire et son visage prendra naturellement l'expression du rire. De même pour la colère. Dans le même genre, il n'y a pas besoin de voir quelqu'un prononcer un son pour le reproduire, et forcément exactement de la même façon. On n'a pas besoin de voir que les lèvres se touchent pour savoir faire les sons P, B ou M.

À l'inverse, des sourds apprenant à parler grâce au LPC (langage parlé complété) peuvent acquérir un accent régional sans pour autant l'avoir jamais entendu. L'accent, comme la langue, n'en sont pas innés pour autant.

a écrit : Je pense que ce que veut dire l'anedocte est plus que l'enfant ferait la grimace avant même de voir un adulte le faire. Ton exemple montrerai juste que la grimace est associé à la douleur, mais l'enfant ne l'avait t'il pas appris en voyant son père se blesser avant qu'il le frappe ? La reponse est non, dans tous les cas il le ferait, comme on a pu le montrer grâce à cette étude. Afficher tout D'autres études montrent qu'un nouveau né ne sourit pas pour les mêmes raisons qu'un adulte. Nous sourions quand nous sommes contents, alors qu'un bébé peut sourire par gêne. Les parents le trouveront très mignon parce qu'il sourit déjà à 3 semaines, mais cette expression faciale n'est rien de plus que somatique. De la même façon, des jeunes enfants peuvent rire parce qu'ils ont peur (parce que Papa le fait sauter au dessus de sa tête ou que Maman pousse la balançoire très haut). De plus, encore à l'âge adulte, pas mal de gens rient quand ils sont gênés.

a écrit : Un enfant va prendre des "attitudes", des façons de marcher, de se comporter, de parler.. Et on dira alors qu'il "ressemble" à ses parents, adoptifs ou pas, même s'il n'a aucun trait commun avec eux... Ici cela n'a rien à voir : on parle "d'expressions faciales".r /> Et pour le coup, il me paraît évident que c'est inné ; c'est l'inverse qui m'aurait étonné... un enfant à qui on fait mal, fera une grimace, même si son père éclate de rire dans la même situation ;) s'il est content il fera un sourire, ou rira aux éclats (c'est d'ailleurs le propre de "l'Homme")... Je ne vois pas bien ce que veut nous apprendre l'anecdote ; ni même qui on peut payer pour faire ce genre "d'études" ;) Afficher tout L'intuition, n'est pas une preuve. Seule la démonstration peut le faire ... jusqu'à ce qu'on vienne démontrer le contraire... ;-)

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Et pour analyser ces expressions faciales innées, nous avons une fonction, innée également, dans notre cerveau. Si bien que, chaque fois que nous sommes face à un visage, notre cerveau va analyser en permanence ce visage pour déterminer si la personne a des intentions belliqueuses afin de se préparer à réagir le cas échéant... En effet nous sommes issus d'une longue sélection naturelle où cette fonction de préparation au combat a assuré notre survie et notre supériorité. Mais dans un environnant calme ça peut s'avérer être un handicap : il a été montré par des études que si nous sommes installés face à un collègue au bureau, par exemple, une partie de l'activité de notre cerveau est occupée par cette analyse, sans que nous en soyons conscients, et notre productivité baisse à cause de cette distraction !

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a écrit : Non, justement, ce dont je parle n'évoquait pas les attitudes, mais bien les expressions faciales. Les enfants adoptés avaient ainsi le même sourire que leur mère ou leur père adoptif, les mêmes expressions de colère, etc. Pour moi, on peut sourire d'un million de façon, ça reste sourir. C'est je pense ce qu'a dit GOLF dans son message. Ou en tout cas, je l'ai compris comme ça.
Sourire quand on est heureux c'est inné, sourire en relevant que le coin d'une lèvre c'est (a priori) acquis.
Les enfants peuvent mimer la façon d'exprimer la colère ou la tristesse de leurs parents mais si on les avait élevés isolés de tout contact humain, ils auraient naturellement adoptés des expressions qu'on jugerait adaptées.

À mon avis, l'article dont tu parles et cette anecdote ne sont pas contradictoires.

Moi je me demande si de la même manière la compréhension de ces expressions est innée. Ou doit-on d'abord développer notre conscience avant de pouvoir faire preuve d'empathie ?

a écrit : Ont parle souvent de Paul Ekman, mais la science à la base de cette découverte est la synergologie, le principale chercheur est un français Philippe Turchet qui est à mon goût trop peu connu... Si le sujet vous intéresse je vous invite fortement à vous renseigner sur cette science et ce personnage, c'est simplement incroyable.
Il est possible que je me trompe et dans ce cas merci de bien vouloir me corriger mais je suis un grand fan de cette science et je ne pense pas me tromper.
bonne journée à tous :)
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Cela a l'air super intéressant ! Je sors tout juste de l'école d'orthophonie. Je travaille depuis peu avec des tout petits sans langage "verbal". Je n'ai jamais entendu parler de cette science à l'école. C'est bien dommage, cela va certainement beaucoup m'aider dans ma pratique. Merci beaucoup :)

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a écrit : Pour moi, on peut sourire d'un million de façon, ça reste sourir. C'est je pense ce qu'a dit GOLF dans son message. Ou en tout cas, je l'ai compris comme ça.
Sourire quand on est heureux c'est inné, sourire en relevant que le coin d'une lèvre c'est (a priori) acquis.
Les
enfants peuvent mimer la façon d'exprimer la colère ou la tristesse de leurs parents mais si on les avait élevés isolés de tout contact humain, ils auraient naturellement adoptés des expressions qu'on jugerait adaptées.

À mon avis, l'article dont tu parles et cette anecdote ne sont pas contradictoires.

Moi je me demande si de la même manière la compréhension de ces expressions est innée. Ou doit-on d'abord développer notre conscience avant de pouvoir faire preuve d'empathie ?
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Sans doute, mais ça me laisse un peu perplexe quand même.

Sinon, la compréhension des expressions est forcément acquise. C'est une histoire de question/réponse ou action/réaction. L'empathie se développe vraiment chez les enfants vers l'âge de trois ou quatre ans.

En fait, d'abord, l'enfant doit prendre conscience d'être une personne à part entière. Après, il sera sensible aux sentiments de l'autre, autant qu'aux siens, mais c'est seulement ensuite qu'il sera capable de les comprendre. Vers trois-quatre ans, il pourra se mettre à la place de l'autre, en étant capable d'expliquer le pourquoi et le comment.

Dans la première année de l'enfant, jusqu'à plus ou moins 12-18 mois, ses réactions émotionnelles résultent le plus souvent de l'imitation : je souris quand on me sourit, je ris quand on rit, je pleure quand un autre enfant pleure, etc. L'enfant ne sait pas encore gérer ses émotions et pour ce faire doit apprendre à les comprendre.

Par contre, les tout petits sont très prompt à vouloir essayer d'aider ou de consoler d'autres enfants. Ce n'est pas forcément de l'empathie : l'enfant ne comprend pas pourquoi l'autre pleure, et ne se met pas à sa place. Là encore, il s'agit d'imitation, car quand il pleure, on vient le consoler. Il fait pareil.

Concernant l'empathie et l'enfant : naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-developpement-moral-sympathie-empathie

Sinon, dans le langage, la conscience de soi apparaît en même temps que l'utilisation du pronom "je". Parfois, les jeunes enfants parlent d'eux-mêmes en utilisant leur prénom ou la troisième personne : ils n'ont pas encore conscience d'être une personne à part entière.
Les linguistes peuvent aussi expliquer ça par la complexité des pronoms personnels qui sont changeants, notamment "je" et "tu" qui se réfèrent à des personnes différentes presque à chaque fois.
Personnellement, je pense que c'est un mélange des deux. Comprendre qu'on existe et comprendre l'utilisation des pronoms sont des choses complexes quand on a moins de deux ans. Une chose est sûre : quand l'enfant dit "je" en parlant de lui, c'est qu'il a pris conscience de lui-même. Il est donc prêt à prendre conscience de l'autre et faire preuve d'empathie :)

a écrit : D'autres études montrent qu'un nouveau né ne sourit pas pour les mêmes raisons qu'un adulte. Nous sourions quand nous sommes contents, alors qu'un bébé peut sourire par gêne. Les parents le trouveront très mignon parce qu'il sourit déjà à 3 semaines, mais cette expression faciale n'est rien de plus que somatique. De la même façon, des jeunes enfants peuvent rire parce qu'ils ont peur (parce que Papa le fait sauter au dessus de sa tête ou que Maman pousse la balançoire très haut). De plus, encore à l'âge adulte, pas mal de gens rient quand ils sont gênés. Afficher tout Je pense qu'il s'agit d'expression basiques. Si dans certaines cultures ont sourit d'une certaine façon quand on est gêné, on sourit aussi quand on est heureux. Le fait d'associer le sourire à une autre émotion est quelque chose qui peut être acquis culturellement sans que ça ne s'oppose à la théorie formulée par l'anecdote.
Et je pense qu'on peut admettre que le sourire = joie est universel.

Au sujet des bébés, je suis un peu sceptique. Pour ma part je n'ai jamais rien lu de tel. Globalement, on est sensé pouvoir faire confiance à l'expression corporelle des bébés. Pleurer aura toujours une connotation négative (souffrance) et rire une connotation positive (plaisir). Et je pense que somatiquement parlant c'est plus probable car plus simple à expliquer : à un type de stimulus, une seule réaction possible pour tout le monde.
Si tu as un lien des études en question, je suis preneur !

a écrit : Je trouve ça fou comme anecdote, moins qui croyait que nos expressions étaient le fruit de notre éducation et notre culture, ça m'intrigue. Ça voudrait dire qu'il y a des origines génétiques la dessous ? Il a été prouvé qu'un bébé encore dans le ventre de sa mère se met à sourire par moments lorsqu'il est content ou satisfait.

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a écrit : Je trouve ça fou comme anecdote, moins qui croyait que nos expressions étaient le fruit de notre éducation et notre culture, ça m'intrigue. Ça voudrait dire qu'il y a des origines génétiques la dessous ? Je pense que c'est surtout une question de réflexe. Par exemple, quand les chats ont peur, leurs poils se hérissent en gonflant la queue, ils font le dos rond, etc. C'est physique et involontaire.

Je pense que les origines viennent de l'espèce et donc de la biologie (si je ne me trompe pas) plus que de la génétique. La génétique étant une étude plus individuelle à mon sens.
Je ne suis pas expert mais je pense ne pas me tromper en disant que la plupart des espèces animales, ou en tous cas tous les mammifères, doivent avoir un genre de réactions-réflexes émotionnels innés liés notamment à la peur, à la surprise, au bien-être, ce genre de choses.

Donc dans un sens, oui, si c'est lié à l'espèce, c'est certainement génétique, mais à un niveau du groupe et non de l'individu.

a écrit : Sans doute, mais ça me laisse un peu perplexe quand même.

Sinon, la compréhension des expressions est forcément acquise. C'est une histoire de question/réponse ou action/réaction. L'empathie se développe vraiment chez les enfants vers l'âge de trois ou quatre ans.

En fait, d
'abord, l'enfant doit prendre conscience d'être une personne à part entière. Après, il sera sensible aux sentiments de l'autre, autant qu'aux siens, mais c'est seulement ensuite qu'il sera capable de les comprendre. Vers trois-quatre ans, il pourra se mettre à la place de l'autre, en étant capable d'expliquer le pourquoi et le comment.

Dans la première année de l'enfant, jusqu'à plus ou moins 12-18 mois, ses réactions émotionnelles résultent le plus souvent de l'imitation : je souris quand on me sourit, je ris quand on rit, je pleure quand un autre enfant pleure, etc. L'enfant ne sait pas encore gérer ses émotions et pour ce faire doit apprendre à les comprendre.

Par contre, les tout petits sont très prompt à vouloir essayer d'aider ou de consoler d'autres enfants. Ce n'est pas forcément de l'empathie : l'enfant ne comprend pas pourquoi l'autre pleure, et ne se met pas à sa place. Là encore, il s'agit d'imitation, car quand il pleure, on vient le consoler. Il fait pareil.

Concernant l'empathie et l'enfant : naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/comportement/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-enfant-developpement-moral-sympathie-empathie

Sinon, dans le langage, la conscience de soi apparaît en même temps que l'utilisation du pronom "je". Parfois, les jeunes enfants parlent d'eux-mêmes en utilisant leur prénom ou la troisième personne : ils n'ont pas encore conscience d'être une personne à part entière.
Les linguistes peuvent aussi expliquer ça par la complexité des pronoms personnels qui sont changeants, notamment "je" et "tu" qui se réfèrent à des personnes différentes presque à chaque fois.
Personnellement, je pense que c'est un mélange des deux. Comprendre qu'on existe et comprendre l'utilisation des pronoms sont des choses complexes quand on a moins de deux ans. Une chose est sûre : quand l'enfant dit "je" en parlant de lui, c'est qu'il a pris conscience de lui-même. Il est donc prêt à prendre conscience de l'autre et faire preuve d'empathie :)
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L'idée, c'est qu'avec une approche Darwiniste, on peut supposer que la conscience n'est pas apparu du nulle part. En une seul mutation. Et qu'elle doit se baser sur des phénomènes déterministes pour exister.
Si des phenomenes qu'on penserait intuitivement acquis sont finallement innée, ça ouvre la porte à des réflexions sur des hypothétiques amorces 100% déterministes qui serviraient de matrice pour la construction d'une conscience.
Mais effectivement il me semble compliqué d'imaginer qu'un ordinateur soit capable de reconnaitre de manière innée un autre ordinateur. Sans même savoir à quoi un ordinateur est sensé ressembler.