Les masques à oxygène des avions ont 13 minutes d'autonomie

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Dans un avion commercial, il n’y a que 13 minutes d’oxygène de subsistance dans les masques qui tombent en cas de dépressurisation de la cabine. C'est le temps nécessaire au pilote de l'avion pour redescendre à une altitude permettant à nouveau de respirer l'air extérieur, soit 3000 mètres.


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a écrit : 13 minutes peut paraître très peu, mais pas de panique, il y a une bonne raison à cela. En cas de dépressurisation de la cabine quand l’avion se trouve à son altitude de croisière (plus de 10.000 mètres pour les long courriers, un peu moins pour les vols courts), la pression atmosphérique descend de manière brutale et l’air se vide de son oxygène, créant des conditions insupportables pour les organismes humains.
Le pilote doit donc faire redescendre au plus vite l’avion à 10.000 pieds d’altitude (environ 3.000 mètres), et il ne lui faut pas plus de 13 minutes pour effectuer cette descente, ce qui explique les 13 minutes d’oxygène des masques.
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Tout ce que tu dis est exact... Mais 13mn c'est une "éternité" si tu te trouves dans la situation de "descente rapide"... Heureusement que ce n'est pas aussi long pour retrouver une atmosphère respirable.

Petite pensée pour tous ces films/séries dans lesquels on voit le méchant enfiler joyeusement son parachute et sauter sans penser une seule seconde au masque à oxygène.

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La certification impose qu'un avion qui peut voler au dessus de 25000 pieds (7500m) soit équipé de masques a oxygène pour l'ensemble des occupants. Soit des petits masques jaunes pour les passagers et les stewards/hôtesses (qui ont aussi a leur disposition des cagoules spéciales leur permettant de se déplacer). Cet oxygène fourni aux passagers est sous forme chimique. C'est en tirant sur les masques que vous déclencherez la réaction chimique créant de l'oxygène. Et vous respirerez un mélange de cet oxygène et de l'air de la cabine.
Les pilotes ont quant a eux des masques a prise rapide, qu'on peut mettre en 5sec environ, alimentés par un système indépendant et permettant 100% d'oxygène pendant une durée beaucoup plus importante (sur Airbus a320, ils disposent d'environ 1400l d'O2).
A 40000 pieds (12000m), le TCU, temps de conscience utile (temps avant lequel on va s'évanouir suite a une dépressurisation rapide est de moins de 10sec pour une personne en activité. Il faut donc être réactif :)
Et les pilotes descendront beaucoup plus fort que 3000pieds/minute. En général plutôt 12000 pieds/minute (enfin si les dommages de l'avion le permettent). Ceci afin d'arriver le plus vite possible a l'altitude de sécurité de 12000 pieds.

a écrit : Non seulement les oreilles qui dégustent et la manque d'O2 immédiat (hypoxie : qui fait tomber dans les pommes ; c'est pour ça que les masques tombent)... Ce qu'il y a de plus grave en cas de "dépressurisation rapide", c'est que, le temps que la pression de l'avion soit la même que celle de l'altitude où il se trouve, tout est "aspiré" violemment vers l'extérieur ; et rien n'y résiste... Afficher tout Je sais bien tout ça et je vois qu'on parle de la même chose!
J'ai réparé et règlé des "capsules de pressurisation" pendant quelques années!

a écrit : Faut aussi savoir que les repas du pilote et du copilote sont toujours différents et même préparés par des "traiteurs" différents.... pour des raisons évidentes de sécurité ! Exact, pour éviter une scène comme celle du film "Y a-t-il un pilote dans l'avion?", où les deux pilotes sont inconscients et où l'hôtesse se voit obligée de regonfler la poupée du pilote automatique ;)

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a écrit : Faut aussi savoir que les repas du pilote et du copilote sont toujours différents et même préparés par des "traiteurs" différents.... pour des raisons évidentes de sécurité ! Repas différent entre le commandant de bord et le co-pilote, oui, toujours... Mais, à ma connaissance, "traiteur différent" n'est pas une règle. Et même si c'était une "recommandation", je doute que ce soit possible sur tous les aéroports et sur toutes les compagnies.

a écrit : Il s'écrase. Mais il faut savoir que les avions commerciaux peuvent planer sur une assez grande distance. Il suffit que le pilote positonne son avion sur une trajectoire en descente pour arriver a 3000 metres puis de redresser pour espere pouvoir se poser Et en France les aéroport ont été construit à des distances permettant à un avion qui plane de pouvoir se poser sur un aéroport

a écrit : Arrêtes-moi si je me fourvoie mais la décompression explosive ne risque pas de faire se rompre les tympans ou la cage thoracique à l'instar des effets d'une explosion de poudre noire? Les tympans peuvent morfler, en fait tout air présent à l'intérieur du corps va croitre en volume de façon importante en très peu de temps, donc ça comprends surtout les parties qui n'ont pas de prise à l'air libre directe comme les intestins par exemple (ce qui va provoquer de vives douleurs) mais les poumons pas vraiment à moins de se boucher le nez et fermer la bouche mais dans le contexte à mon avis impossible.

a écrit : La certification impose qu'un avion qui peut voler au dessus de 25000 pieds (7500m) soit équipé de masques a oxygène pour l'ensemble des occupants. Soit des petits masques jaunes pour les passagers et les stewards/hôtesses (qui ont aussi a leur disposition des cagoules spéciales leur permettant de se déplacer). Cet oxygène fourni aux passagers est sous forme chimique. C'est en tirant sur les masques que vous déclencherez la réaction chimique créant de l'oxygène. Et vous respirerez un mélange de cet oxygène et de l'air de la cabine.
Les pilotes ont quant a eux des masques a prise rapide, qu'on peut mettre en 5sec environ, alimentés par un système indépendant et permettant 100% d'oxygène pendant une durée beaucoup plus importante (sur Airbus a320, ils disposent d'environ 1400l d'O2).
A 40000 pieds (12000m), le TCU, temps de conscience utile (temps avant lequel on va s'évanouir suite a une dépressurisation rapide est de moins de 10sec pour une personne en activité. Il faut donc être réactif :)
Et les pilotes descendront beaucoup plus fort que 3000pieds/minute. En général plutôt 12000 pieds/minute (enfin si les dommages de l'avion le permettent). Ceci afin d'arriver le plus vite possible a l'altitude de sécurité de 12000 pieds.
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Ce que je vais dire pourras paraître bête
Mais je n'y connais rien lol

En cas de dépressurisation tu dis que il faut 10sec avant de perdre connaissance c'est si brutale que sa ? Ce n'est donc pas comme retenir sa respiration ?

a écrit : En cas de dépressurisation rapide, un pilote ne peut pas "oublier" de mettre son masque. S'il y a déjà eu des problèmes (je n'ai pas d'exemple d'incident de ce type en tête) c'était un problème technique... Pas un "oubli". Si je t'assure (même si tu n'en as peut-être pas eu connaissance), j'avais vu ça dans l'émission "Danger dans le ciel", il y avait eu un incident électrique je crois et dans la panique le pilote n'avait pas eu la présence d'esprit de mettre immediatement son masque. Je ne me souviens pas de la suite mais ça m'avait marqué.

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a écrit : Repas différent entre le commandant de bord et le co-pilote, oui, toujours... Mais, à ma connaissance, "traiteur différent" n'est pas une règle. Et même si c'était une "recommandation", je doute que ce soit possible sur tous les aéroports et sur toutes les compagnies. Et pourtant il me semble que si ! Et cela concerne également le repas qui précède le vol ...

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'L'oxygène, ça vous fait planer
Si une catastrophe survient on prends de grandes inspirations paniqués et on devient rapidement euphorique, docile, on accepte son destin.
Tout est la-dessus; amerissage d'urgence à 900 km/h des visages sereins, tranquille comme des vaches sacrées.'

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a écrit : Il s'écrase. Mais il faut savoir que les avions commerciaux peuvent planer sur une assez grande distance. Il suffit que le pilote positonne son avion sur une trajectoire en descente pour arriver a 3000 metres puis de redresser pour espere pouvoir se poser Mouais... Ils n'ont pas non plus une finesse extraordinaire quand même, ils chutent deux à quatre fois plus vite qu'un planeur malgré tout. Les meilleurs avions de ligne ont une finesse de 20, c'est à dire qu'ils chutent de 1 mètre verticalement tous les 20 mètres horizontaux.

A 10.000 mètres et à 900 km/h, ça fait environ 200 km en vol libre avant de s'écraser au sol... Soit environ 13 minutes avant de faire coucou avec le sol. A 15.000 mètres, c'est 20 minutes avant de se crasher au sol. Et ceci en admettant que l'avion ne perde pas de vitesse, en plus, ce qui est peu probable et qui va donc accélérer encore la vitesse de chute.

Du coup, 13 minutes d'autonomie, c'est amplement suffisant si jamais les moteurs sont hors-service (pire cas, car manœuvrabilité la plus réduite). Si les moteurs fonctionnent toujours, et quitte à faire passer tout le monde chez l'ORL ensuite à cause de l'augmentation de pression brutale, on peut atteindre les 3.000 mètres bien plus vite.

Dans tous les cas, le problème sera surtout à l'atterrissage... Sans moteurs, il y a peu de chances de voir des survivants quoi qu'il en soit.

fr.wikipedia.org/wiki/Finesse_%28a%C3%A9rodynamique%29

a écrit : Ce que je vais dire pourras paraître bête
Mais je n'y connais rien lol

En cas de dépressurisation tu dis que il faut 10sec avant de perdre connaissance c'est si brutale que sa ? Ce n'est donc pas comme retenir sa respiration ?
A cette altitude c'est extrêmement rapide,
les premiers symptôme de l'hypoxie vont apparaitre dès 12000 ft. Et pour l'avoir vécu, ( les premiers symptômes pas la perte de connaissance) on devient vite débile, réfléchir devient compliqué même pour des petits calculs simple, et joyeux, c'est pour ça qu'en cas de problème de pressu dans un avion la première chose à faire pour un pilote avant même d'entamer la descente d'urgence est de mettre son masque.

a écrit : Mouais... Ils n'ont pas non plus une finesse extraordinaire quand même, ils chutent deux à quatre fois plus vite qu'un planeur malgré tout. Les meilleurs avions de ligne ont une finesse de 20, c'est à dire qu'ils chutent de 1 mètre verticalement tous les 20 mètres horizontaux.

A 10.00
0 mètres et à 900 km/h, ça fait environ 200 km en vol libre avant de s'écraser au sol... Soit environ 13 minutes avant de faire coucou avec le sol. A 15.000 mètres, c'est 20 minutes avant de se crasher au sol. Et ceci en admettant que l'avion ne perde pas de vitesse, en plus, ce qui est peu probable et qui va donc accélérer encore la vitesse de chute.

Du coup, 13 minutes d'autonomie, c'est amplement suffisant si jamais les moteurs sont hors-service (pire cas, car manœuvrabilité la plus réduite). Si les moteurs fonctionnent toujours, et quitte à faire passer tout le monde chez l'ORL ensuite à cause de l'augmentation de pression brutale, on peut atteindre les 3.000 mètres bien plus vite.

Dans tous les cas, le problème sera surtout à l'atterrissage... Sans moteurs, il y a peu de chances de voir des survivants quoi qu'il en soit.

fr.wikipedia.org/wiki/Finesse_%28a%C3%A9rodynamique%29
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La descente d'urgence n'est pas limité par la physiologie des humains dans l'avion mais par les limitations structurelles de l'avion, faut pas descendre trop vite si on veut pas dépasser les vitesses max de la machine et soit décrocher soit perdre des bouts :D

L'annecdote est fausse ou mal rédigé ;
Il est erroné de dire que dans un avion commercial il n'y a que 13 mins d'oxygène de subsistance.
Il s'agit d'un minimum règlementaire dicté par l'OACI. (L'exploitant doit s'assurer que...)
Tout comme l'oxygène de premier secours, le carburant, la lutte incendie, l'OACI pose des bases mais rien n'interdit à l'exploitant d'augmenter ces minimums. Ce que beaucoup font.
D'autres non (Ryanair...)

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a écrit : 13 minutes peut paraître très peu, mais pas de panique, il y a une bonne raison à cela. En cas de dépressurisation de la cabine quand l’avion se trouve à son altitude de croisière (plus de 10.000 mètres pour les long courriers, un peu moins pour les vols courts), la pression atmosphérique descend de manière brutale et l’air se vide de son oxygène, créant des conditions insupportables pour les organismes humains.
Le pilote doit donc faire redescendre au plus vite l’avion à 10.000 pieds d’altitude (environ 3.000 mètres), et il ne lui faut pas plus de 13 minutes pour effectuer cette descente, ce qui explique les 13 minutes d’oxygène des masques.
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Ce n'est pas la quantité d'oxygène qui diminue mais la pression partielle de l'oxygène qui diminue. Ce qui empêche nos alvéoles pulmonaires de faire leurs boulots d'échange gazeux correctement.

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@Mac LAK, Non, un avion sans moteur peut très bien planer et se poser sans encombre. C'est ce qui s'est passé au vol d'Air Transat au dessus de l'Atlantique. Il a pu se poser avec une panne complète des moteur, 200 km plus loin aux Acores. C'est sur que pour peu c'était l'amerrissage ! Mais un avion flotte également, du mois un certain temps et ils sont équipés de radeaux de survie.

a écrit : 'L'oxygène, ça vous fait planer
Si une catastrophe survient on prends de grandes inspirations paniqués et on devient rapidement euphorique, docile, on accepte son destin.
Tout est la-dessus; amerissage d'urgence à 900 km/h des visages sereins, tranquille comme des vaches sacrées.'
Fight club ?

a écrit : Faut aussi savoir que les repas du pilote et du copilote sont toujours différents et même préparés par des "traiteurs" différents.... pour des raisons évidentes de sécurité ! C'est tout à fait exact, je confirme, mais j'ai du mal à cerner le rapport avec l'anecdote ;-)