Qu'est-ce que le mimétisme vavilovien ?

Proposé par
Invité
le
dans

Les mauvaises herbes peuvent évoluer pour ressembler aux plantes cultivées. Ceci résulte d’une sélection involontaire exercée par les humains dans les monocultures : les agriculteurs éliminent toutes les autres plantes, sauf celles qui, par hasard, ressemblent à la plante cultivée. Au fil des générations, certaines espèces deviennent ainsi morphologiquement très proches des plantes cultivées.

Le seigle (Secale cereale) en est un exemple : c'était à l’origine une "mauvaise herbe" qui poussait parmi le blé et l’orge, avant d’être finalement domestiquée. Ce phénomène est appelé "mimétisme vavilovien", du nom du botaniste russe Nikolaï Vavilov.


Commentaires préférés (1)

Excellent exemple pour comprendre le mécanisme de sélection naturelle : ce ne sont pas les espèces qui « s’adaptent » ou la nature qui « sélectionne »comme une main invisible


Tous les commentaires (8)

Excellent exemple pour comprendre le mécanisme de sélection naturelle : ce ne sont pas les espèces qui « s’adaptent » ou la nature qui « sélectionne »comme une main invisible

a écrit : Excellent exemple pour comprendre le mécanisme de sélection naturelle : ce ne sont pas les espèces qui « s’adaptent » ou la nature qui « sélectionne »comme une main invisible En effet, les espèces ne s’adaptent pas. Très juste précision. En revanche ici il s’agit d’une sélection empirique, et non naturelle.

En fait la sélection des caractères s’articule toujours autour de trois axes :

1. sélection dite « naturelle » : les individu·es les plus adaptés à la survie transmettent davantage leurs gènes, parce qu’iels vivent mieux et plus longtemps.

2. sélection sexuelle : les individu·es dont les caractères sont perçus comme attractifs transmettent davantage leurs gènes.

3. sélection « hasardeuse » (me rappelle plus le nom) : une catastrophe naturelle entraîne la disparition de certains caractères au profit de certains autres, par accident.

Donc la sélection de ces plantes par une erreur humaine n’est pas plus naturelle ou artificielle que n’importe quelle autre
C’est le concept même de ce qui est « naturel » qui pose problème à mon avis
Et le terme même de « sélection naturelle » qui est souvent mal compris.

Un peu comme l’être humain finalement.
Aujourd’hui, mon style vestimentaire, mes avis politiques et ma façon de parler auraient pu être diamétralement opposés.
Enfants, nous sommes tous quelque part de "mauvaises herbes" ..
Le contexte social nous forge chaque jours, mois années.
Mes sœurs penchent plus à gauche, mes parents au centre, et moi plus à droite.
J’ai eu ma période "wesh", requin et banane lacoste, j’ai changé complètement quand j’ai fréquenté des voyageurs (enfin, qui voyagent plus trop..), j’ai eu beaucoup d’amis gauchistes endurci, et d’autres plutôt droitards convaincu.
Finalement, j’ai apprécié tout le monde, mais mon comportement et mes valeurs ont souvent changées en fonction de mon environnement.
Maintenant, à 40 balais, je suis la mauvaise herbe qui s’est "adaptée" à culture qui me permet de vivre en bon terme.
Un peu comme le coquelicot qui passe du champ de pavot, au champ de blé puis au jardin à la française.
Bon, et bien je part voter! (Nan je déconne, j’en ai plus rien à f**tre ;-))

a écrit : En fait la sélection des caractères s’articule toujours autour de trois axes :

1. sélection dite « naturelle » : les individu·es les plus adaptés à la survie transmettent davantage leurs gènes, parce qu’iels vivent mieux et plus longtemps.

2. sélection sexuelle : les individu·es dont les carac
tères sont perçus comme attractifs transmettent davantage leurs gènes.

3. sélection « hasardeuse » (me rappelle plus le nom) : une catastrophe naturelle entraîne la disparition de certains caractères au profit de certains autres, par accident.

Donc la sélection de ces plantes par une erreur humaine n’est pas plus naturelle ou artificielle que n’importe quelle autre
C’est le concept même de ce qui est « naturel » qui pose problème à mon avis
Et le terme même de « sélection naturelle » qui est souvent mal compris.
Afficher tout
En 3 je propose le terme stochastique non?

a écrit : Excellent exemple pour comprendre le mécanisme de sélection naturelle : ce ne sont pas les espèces qui « s’adaptent » ou la nature qui « sélectionne »comme une main invisible Quand je vois comment mon chien arrive à me rouler en usant de différentes stratégies pour pouvoir faire une balade en solo dans le quartier, j'ai du mal à me dire que la nature ne s'adapte pas.
J'ai l'impression que l'on considère encore la nature comme un décors plus que comme des êtres vivants (heritage chretien je suppose). Pourtant, n'importe quel observateur averti, ou autre amoureux de la nature, peut rapidement se rendre que les capacités des animaux (et des plantes selon moi) sont au moins équivalentes aux nôtres.

a écrit : Un peu comme l’être humain finalement.
Aujourd’hui, mon style vestimentaire, mes avis politiques et ma façon de parler auraient pu être diamétralement opposés.
Enfants, nous sommes tous quelque part de "mauvaises herbes" ..
Le contexte social nous forge chaque jours, mois années.
Mes s
œurs penchent plus à gauche, mes parents au centre, et moi plus à droite.
J’ai eu ma période "wesh", requin et banane lacoste, j’ai changé complètement quand j’ai fréquenté des voyageurs (enfin, qui voyagent plus trop..), j’ai eu beaucoup d’amis gauchistes endurci, et d’autres plutôt droitards convaincu.
Finalement, j’ai apprécié tout le monde, mais mon comportement et mes valeurs ont souvent changées en fonction de mon environnement.
Maintenant, à 40 balais, je suis la mauvaise herbe qui s’est "adaptée" à culture qui me permet de vivre en bon terme.
Un peu comme le coquelicot qui passe du champ de pavot, au champ de blé puis au jardin à la française.
Bon, et bien je part voter! (Nan je déconne, j’en ai plus rien à f**tre ;-))
Afficher tout
Ah vous êtes merveilleuse Odile… merveilleuse !
Vos clapiotes arrivent

a écrit : Quand je vois comment mon chien arrive à me rouler en usant de différentes stratégies pour pouvoir faire une balade en solo dans le quartier, j'ai du mal à me dire que la nature ne s'adapte pas.
J'ai l'impression que l'on considère encore la nature comme un décors plus que comme des êtres
vivants (heritage chretien je suppose). Pourtant, n'importe quel observateur averti, ou autre amoureux de la nature, peut rapidement se rendre que les capacités des animaux (et des plantes selon moi) sont au moins équivalentes aux nôtres. Afficher tout
Attention, pour la sélection naturelle on parle de hasard et de mutation génétique. Ça ne prend pas en compte un comportement acquis.

Imaginons un stress hydrique. Evidemment, si y’a plus d’eau dans mon ruisseau, je vais aller en chercher un autre plus loin. Je m’adapte.

Mais la sélection naturelle, elle, va faire en sorte que l’individu gérant mieux que les autres le manque d’eau va mieux transmettre ses gènes.

On appelle ça en écologie la « fitness ». C’est un genre de produit entre la capacité à survivre et la capacité à se reproduire.

Si l’une des capacités augmente, alors la fitness augmente et l’individu est favorisé. Dans le cas du stress hydrique, c’est la capacité à survivre qui est améliorée. Imaginons un arbre qui fait plus de fleurs que les autres, c’est sa capacité à se reproduire.