Les femmes enceintes ont souvent le sentiment que leurs capacités cognitives diminuent. Ce n’est pas qu’une impression : au-delà des effets de la fatigue et des hormones, certaines fonctions peuvent effectivement être altérées, et on observe même une diminution du volume de la matière grise.
Ces modifications, qui participeraient à une adaptation aux exigences de la maternité (notamment une sensibilité accrue aux signaux du bébé), peuvent persister plusieurs années après la naissance.

Commentaires préférés (3)
C'est donc pour ça.
Non, ce n’est pas une blague hélas
Mais attention, c’est une adaptation, pas une perte « d’intelleigence » : le « baby brain » ou « brouillard cérébral » de la grossesse est bien documenté scientifiquement, et ça va au-delà de la simple fatigue ou des hormones qui font tourner la tête.
Les études montrent une réduction réelle du volume de la matière grise (jusqu’à 4-5 % en moyenne, parfois plus), surtout dans les zones liées à la cognition sociale, à la reconnaissance des émotions et à la théorie de l’esprit (= les intentions des autres). Ça touche aussi l’hippocampe (mémoire spatiale et épisodique) et certaines parties du cortex impliquées dans l’attention et le traitement émotionnel (sources : études Hoekzema 2017 dans Nature Neuroscience, et Pritschet 2024 dans Nature Neuroscience sur des IRM longitudinales).
Les fonctions les plus souvent altérées :
-La mémoire verbale et de travail (oublis de mots, listes, rendez-vous)
-L’attention soutenue et la concentration (difficile de se focaliser longtemps)
-La fluidité verbale (trouver ses mots plus lentement)
Parfois la mémoire spatiale
Alors c’est souvent modéré, pas dramatique, et ça s’explique par un « fine-tuning » du cerveau : perte de volume pour gagner en efficacité, surtout pour les compétences maternelles comme lire les signaux du bébé.
La matière grise reprend
partiellement après l’accouchement, mais certains changements sociaux persistent des années.
Bref, quand une femme enceinte dit « j’ai l’impression de perdre la boule », ce n’est pas dans sa tête – c’est littéralement dans son cerveau. Mais faut pas deconner c’est pas significatif, c’est à la marge comme on dit.
Je témoigne sur l'honneur qu'effectivement, depuis que j'ai eu mon bébé j'ai le cerveau en Gruyère. Des trous de mémoire pour des mots simples ou des évènements basiques, au point que parfois juste une conversation lamba devient énervante, car ne pas trouver ses mots c'est quelque chose de vraiment frustrant, et fatiguant. Des oublis simples et purs de petits trucs, ou des innatentions, et une sensation de brouillard mental. Tout ça oui, que je n'avais pas avant d'être maman. Je commence tout juste à y voir plus clair, ma fille a 1 an et 3 mois, j'espère retrouver ma tête bientôt !? ^^
Tous les commentaires (9)
C'est donc pour ça.
C’est une blague ?!!
Non, ce n’est pas une blague hélas
Mais attention, c’est une adaptation, pas une perte « d’intelleigence » : le « baby brain » ou « brouillard cérébral » de la grossesse est bien documenté scientifiquement, et ça va au-delà de la simple fatigue ou des hormones qui font tourner la tête.
Les études montrent une réduction réelle du volume de la matière grise (jusqu’à 4-5 % en moyenne, parfois plus), surtout dans les zones liées à la cognition sociale, à la reconnaissance des émotions et à la théorie de l’esprit (= les intentions des autres). Ça touche aussi l’hippocampe (mémoire spatiale et épisodique) et certaines parties du cortex impliquées dans l’attention et le traitement émotionnel (sources : études Hoekzema 2017 dans Nature Neuroscience, et Pritschet 2024 dans Nature Neuroscience sur des IRM longitudinales).
Les fonctions les plus souvent altérées :
-La mémoire verbale et de travail (oublis de mots, listes, rendez-vous)
-L’attention soutenue et la concentration (difficile de se focaliser longtemps)
-La fluidité verbale (trouver ses mots plus lentement)
Parfois la mémoire spatiale
Alors c’est souvent modéré, pas dramatique, et ça s’explique par un « fine-tuning » du cerveau : perte de volume pour gagner en efficacité, surtout pour les compétences maternelles comme lire les signaux du bébé.
La matière grise reprend
partiellement après l’accouchement, mais certains changements sociaux persistent des années.
Bref, quand une femme enceinte dit « j’ai l’impression de perdre la boule », ce n’est pas dans sa tête – c’est littéralement dans son cerveau. Mais faut pas deconner c’est pas significatif, c’est à la marge comme on dit.
A supposé qu'on sache, ça aurait quelque chose a voir avec les hormones de l'enfant qui modifie la chimie du corps de la femme pour satisfaire ses besoins ? Ou ça relèverait d'un autre phénomène ?
Tout s’explique donc enfin !
Je connais beaucoup d'hommes qui doivent être enceints en ce moment... ^^
Je témoigne sur l'honneur qu'effectivement, depuis que j'ai eu mon bébé j'ai le cerveau en Gruyère. Des trous de mémoire pour des mots simples ou des évènements basiques, au point que parfois juste une conversation lamba devient énervante, car ne pas trouver ses mots c'est quelque chose de vraiment frustrant, et fatiguant. Des oublis simples et purs de petits trucs, ou des innatentions, et une sensation de brouillard mental. Tout ça oui, que je n'avais pas avant d'être maman. Je commence tout juste à y voir plus clair, ma fille a 1 an et 3 mois, j'espère retrouver ma tête bientôt !? ^^
J'ai eu exactement cela pendant mes deux grossesses et c'était même pire durant l'allaitement
Moi j'ai ressenti ça seulement pour ma 2e grossesse. J'ai accouché il y a 3.5 ans et j'ai encore des pertes de memoire pour les mots et les événements , et des sensations de brouillard. Ça va gentiment mieux avec le temps mais c'est long.