Qu'est-ce que les étoiles variables ?

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Les étoiles variables sont des étoiles dont la luminosité apparente change au cours du temps, de façon régulière ou irrégulière. Ces variations peuvent être dues aux pulsations de l’étoile elle-même ou au passage d’un autre astre devant elle. Dans certains cas, leur luminosité peut ainsi varier d’un facteur 10 000.

À titre de comparaison, la luminosité du Soleil ne varie que d’environ 0,1 % au cours de son cycle d’activité.


Commentaires préférés (3)

a écrit : 0.1% pour nous, à l'autre bout de l'univers - enfin dans un coin plus reculé, notre soleil doit sans doute apparaître variable aussi... Pas tant que ça. Déjà, la variation de luminosité due au passage d'une planète ne peut être que faible au vu des différences de taille : même Jupiter a un diamètre dix fois inférieur à celui du Soleil. En termes de surface, ça fait 1%.

Ensuite, les planètes du système solaire sont relativement éloignées de leur étoile en comparaison interstellaire. Cette comparaison souffre d'un biais assez évident : il est facile de détecter des planètes très proches de leur étoile car la variation de luminosité induite est mesurable sur des temps très courts.
Exemple avec l'une des premières exoplanètes découvertes, 51 Pegasi b, qui se trouve à seulement 0.053 UA de son étoile et effectue une révolution complète en 4.2 jours.
Mercure, elle, se trouve à 0.387 UA, donc plus de 7 fois plus loin, et sa période de révolution est de 88 jours. Et l'exoplanète en question est bien plus grosse que Mercure puisqu'elle est le prototype des "Jupiter chaudes".

Enfin, pour observer cette variation de luminosité, il faut avoir la chance de se trouver pile dans le plan de l'orbite de la planète autour de son étoile.

Dans le cas de l'anecdote, en regardant la source wiki, on se rend compte qu'il y a un certain nombre de causes pouvant expliquer la variabilité d'une étoile, parfois intrinsèques, parfois extrinsèques.
Dans les causes extrinsèques, la cause principale semble être la présence d'une 2e étoile, formant donc un système binaire. La présence d'une planète n'est associée à une forte variabilité que dans les cas extraordinaires.

Il se trouve que l’enregistrement des graphes de changement de luminosité des étoiles variables est un des seuls domaines de l'astronomie où les amateurs peuvent réellement aider les professionnels, voire effectuer du vrai travail de recherche.

(À l'origine, la luminosité des étoiles était déterminée visuellement en comparant une étoile avec ses voisines. Plus tard, le développement de la photographie permit de comparer ces luminosités sur une plaque photographique. Actuellement, elles sont mesurées précisément à l'aide de détecteur photoélectrique ou de caméra CCD.)

Source : page Wikipedia sur les étoiles variables

a écrit : C'est très intéressant, merci.

Cela dit il est indiqué que ces variations sont notamment dûes au passage d'un autre astre devant ces étoiles, pas d'une autre planète - d'où, dans mon commentaire que vous avez peut-être lu un peu rapidement l'évocation de "à l'autre bout de l'univers", cordialement
Mes excuses, j'avais honnêtement oublié la formulation de l'anecdote. En effet, elle porte à confusion!
Un passage unique d'un astre (quel qu'il soit, ça pourrait aussi être une planète errante!) devant l'étoile observée ne permettra pas de parler d'étoile variable : on doit pour ceci établir une certaine périodicité.

Donc l'astre évoqué par l'anecdote est nécessairement soit une 2e étoile avec laquelle l'étoile observée forme un système binaire (les deux tournent autour de leur centre de gravité commun et donc l'étoile la moins lumineuse va passer à intervalles réguliers devant sa compagne, diminuant sa luminosité), soit une planète orbitant autour de l'étoile.


Tous les commentaires (7)

0.1% pour nous, à l'autre bout de l'univers - enfin dans un coin plus reculé, notre soleil doit sans doute apparaître variable aussi...

a écrit : 0.1% pour nous, à l'autre bout de l'univers - enfin dans un coin plus reculé, notre soleil doit sans doute apparaître variable aussi... Pas tant que ça. Déjà, la variation de luminosité due au passage d'une planète ne peut être que faible au vu des différences de taille : même Jupiter a un diamètre dix fois inférieur à celui du Soleil. En termes de surface, ça fait 1%.

Ensuite, les planètes du système solaire sont relativement éloignées de leur étoile en comparaison interstellaire. Cette comparaison souffre d'un biais assez évident : il est facile de détecter des planètes très proches de leur étoile car la variation de luminosité induite est mesurable sur des temps très courts.
Exemple avec l'une des premières exoplanètes découvertes, 51 Pegasi b, qui se trouve à seulement 0.053 UA de son étoile et effectue une révolution complète en 4.2 jours.
Mercure, elle, se trouve à 0.387 UA, donc plus de 7 fois plus loin, et sa période de révolution est de 88 jours. Et l'exoplanète en question est bien plus grosse que Mercure puisqu'elle est le prototype des "Jupiter chaudes".

Enfin, pour observer cette variation de luminosité, il faut avoir la chance de se trouver pile dans le plan de l'orbite de la planète autour de son étoile.

Dans le cas de l'anecdote, en regardant la source wiki, on se rend compte qu'il y a un certain nombre de causes pouvant expliquer la variabilité d'une étoile, parfois intrinsèques, parfois extrinsèques.
Dans les causes extrinsèques, la cause principale semble être la présence d'une 2e étoile, formant donc un système binaire. La présence d'une planète n'est associée à une forte variabilité que dans les cas extraordinaires.

Il se trouve que l’enregistrement des graphes de changement de luminosité des étoiles variables est un des seuls domaines de l'astronomie où les amateurs peuvent réellement aider les professionnels, voire effectuer du vrai travail de recherche.

(À l'origine, la luminosité des étoiles était déterminée visuellement en comparant une étoile avec ses voisines. Plus tard, le développement de la photographie permit de comparer ces luminosités sur une plaque photographique. Actuellement, elles sont mesurées précisément à l'aide de détecteur photoélectrique ou de caméra CCD.)

Source : page Wikipedia sur les étoiles variables

a écrit : Pas tant que ça. Déjà, la variation de luminosité due au passage d'une planète ne peut être que faible au vu des différences de taille : même Jupiter a un diamètre dix fois inférieur à celui du Soleil. En termes de surface, ça fait 1%.

Ensuite, les planètes du système solaire sont relativement éloi
gnées de leur étoile en comparaison interstellaire. Cette comparaison souffre d'un biais assez évident : il est facile de détecter des planètes très proches de leur étoile car la variation de luminosité induite est mesurable sur des temps très courts.
Exemple avec l'une des premières exoplanètes découvertes, 51 Pegasi b, qui se trouve à seulement 0.053 UA de son étoile et effectue une révolution complète en 4.2 jours.
Mercure, elle, se trouve à 0.387 UA, donc plus de 7 fois plus loin, et sa période de révolution est de 88 jours. Et l'exoplanète en question est bien plus grosse que Mercure puisqu'elle est le prototype des "Jupiter chaudes".

Enfin, pour observer cette variation de luminosité, il faut avoir la chance de se trouver pile dans le plan de l'orbite de la planète autour de son étoile.

Dans le cas de l'anecdote, en regardant la source wiki, on se rend compte qu'il y a un certain nombre de causes pouvant expliquer la variabilité d'une étoile, parfois intrinsèques, parfois extrinsèques.
Dans les causes extrinsèques, la cause principale semble être la présence d'une 2e étoile, formant donc un système binaire. La présence d'une planète n'est associée à une forte variabilité que dans les cas extraordinaires.
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C'est très intéressant, merci.

Cela dit il est indiqué que ces variations sont notamment dûes au passage d'un autre astre devant ces étoiles, pas d'une autre planète - d'où, dans mon commentaire que vous avez peut-être lu un peu rapidement l'évocation de "à l'autre bout de l'univers", cordialement

À noter que cette variation de luminosité périodique n’est pas anecdotique. Elle permet bien sûr de détecter un corps qui passe devant une étoile (étoile ou planète, voir nuage), mais elle permet aussi par de savants calculs d’évaluer la distance d’un autre astre. C’est d’ailleurs ce qui a permis à l’époque de déterminer que les nébuleuses spirales étaient bien situées en dehors de la voie lactée, et pas des nuages de gaz proches à l’intérieur.
C’est aussi un élément clé pour la mesure de la constante de Hubble…

a écrit : C'est très intéressant, merci.

Cela dit il est indiqué que ces variations sont notamment dûes au passage d'un autre astre devant ces étoiles, pas d'une autre planète - d'où, dans mon commentaire que vous avez peut-être lu un peu rapidement l'évocation de "à l'autre bout de l'univers", cordialement
Mes excuses, j'avais honnêtement oublié la formulation de l'anecdote. En effet, elle porte à confusion!
Un passage unique d'un astre (quel qu'il soit, ça pourrait aussi être une planète errante!) devant l'étoile observée ne permettra pas de parler d'étoile variable : on doit pour ceci établir une certaine périodicité.

Donc l'astre évoqué par l'anecdote est nécessairement soit une 2e étoile avec laquelle l'étoile observée forme un système binaire (les deux tournent autour de leur centre de gravité commun et donc l'étoile la moins lumineuse va passer à intervalles réguliers devant sa compagne, diminuant sa luminosité), soit une planète orbitant autour de l'étoile.

a écrit : Mes excuses, j'avais honnêtement oublié la formulation de l'anecdote. En effet, elle porte à confusion!
Un passage unique d'un astre (quel qu'il soit, ça pourrait aussi être une planète errante!) devant l'étoile observée ne permettra pas de parler d'étoile variable : on doit pour c
eci établir une certaine périodicité.

Donc l'astre évoqué par l'anecdote est nécessairement soit une 2e étoile avec laquelle l'étoile observée forme un système binaire (les deux tournent autour de leur centre de gravité commun et donc l'étoile la moins lumineuse va passer à intervalles réguliers devant sa compagne, diminuant sa luminosité), soit une planète orbitant autour de l'étoile.
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Ok, merci pour cette autre précision :)

J'avais l'esprit chafouin et un brin polémique aujourd'hui, ce ne sont pas, ni là ni pour le chocolat de l'aéroport belge, mes commentaires les plus constructifs : à de meilleures contributions de ma part - et des jours meilleurs !