Pour construire des nids résistants et flexibles, les colibris ont parfois recours à un matériau particulièrement adapté : la soie d'araignée. À la fois résistante et élastique, elle permet de lier les matériaux, tout en laissant ses parois s'étirer à mesure que les oisillons grandissent.

Commentaires préférés (2)
Petit complément étymologique sur les araignées et leurs toiles que j’ai découvert ce we et dont le sujet de l’anecdote me permet d’aborder.
« À l’origine le mot araignée désigne la toile d’araignée. L’animal est nommé quant à lui aragne.
À l'époque médiévale, on a ajouté un i (qui aurait dû rester muet) devant le couple de lettres GN. Il s'agissait d'une convention destinée a indiquer que l'on prononçait bien aragne et non araG-Ne... et finalement, par erreur, à force de lire ce i, on a fini par le prononcer, et c'est ainsi que l'aragne est devenue araigne. Mais comment est-elle devenue araignée ? Eh bien au départ, figurez-vous, le mot araignée désignait la toile. Une araignée était ce que faisait une araigne, comme la poignée est ce que contient le poing ou la brassée ce que contiennent les bras.
Et finalement, on a confondu l'œuvre et l'artiste, et l'araigne a disparu au profit de l'araignée, tandis que l'araignée prenait le nom de "toile d'araignée".
Mais savez-vous d’où vient ce i ? Il s’agit d’une invention des lettrés du Moyen Âge. Ils avaient trouvé cette combine d’ajouter un i avant le couple de lettres G+N pour indiquer qu’il fallait le prononcer comme dans oignon, dans mignon, dans magnifique ou dans montagne et pas comme dans pugnace ou dans gnou, dans gnome ou dans diagnostic – eh oui, G+N peut se prononcer de deux façons, gueneu ou nieu.
L’essentiel du français est issu du latin, or en latin on prononçait toujours le g et le n séparément, comme dans gnome et dans gnou. Avec le temps, chez nous, on s’est mis, dans la plupart des cas (mais pas toujours, c’est bien le problème), à prononcer "nieu". C’est pourquoi, à l’époque médiévale, on a eu l’idée de mettre en place cette convention : quand G+N se prononce nieu, on met un i devant ! Le i de l’oignon est un reste de cette époque. »
Voici les sources utilisées qui m’ont permis de faire ce résumé :
www.rtl.fr/culture/culture-generale/orthographe-doit-on-ecrire-oignon-ou-ognon-et-a-quoi-servait-la-lettre-i-a-l-origine-7900673569
Merci !
Tous les commentaires (4)
La 2e source est beaucoup plus intéressante que la 1e sur le sujet.
Petit complément étymologique sur les araignées et leurs toiles que j’ai découvert ce we et dont le sujet de l’anecdote me permet d’aborder.
« À l’origine le mot araignée désigne la toile d’araignée. L’animal est nommé quant à lui aragne.
À l'époque médiévale, on a ajouté un i (qui aurait dû rester muet) devant le couple de lettres GN. Il s'agissait d'une convention destinée a indiquer que l'on prononçait bien aragne et non araG-Ne... et finalement, par erreur, à force de lire ce i, on a fini par le prononcer, et c'est ainsi que l'aragne est devenue araigne. Mais comment est-elle devenue araignée ? Eh bien au départ, figurez-vous, le mot araignée désignait la toile. Une araignée était ce que faisait une araigne, comme la poignée est ce que contient le poing ou la brassée ce que contiennent les bras.
Et finalement, on a confondu l'œuvre et l'artiste, et l'araigne a disparu au profit de l'araignée, tandis que l'araignée prenait le nom de "toile d'araignée".
Mais savez-vous d’où vient ce i ? Il s’agit d’une invention des lettrés du Moyen Âge. Ils avaient trouvé cette combine d’ajouter un i avant le couple de lettres G+N pour indiquer qu’il fallait le prononcer comme dans oignon, dans mignon, dans magnifique ou dans montagne et pas comme dans pugnace ou dans gnou, dans gnome ou dans diagnostic – eh oui, G+N peut se prononcer de deux façons, gueneu ou nieu.
L’essentiel du français est issu du latin, or en latin on prononçait toujours le g et le n séparément, comme dans gnome et dans gnou. Avec le temps, chez nous, on s’est mis, dans la plupart des cas (mais pas toujours, c’est bien le problème), à prononcer "nieu". C’est pourquoi, à l’époque médiévale, on a eu l’idée de mettre en place cette convention : quand G+N se prononce nieu, on met un i devant ! Le i de l’oignon est un reste de cette époque. »
Voici les sources utilisées qui m’ont permis de faire ce résumé :
www.rtl.fr/culture/culture-generale/orthographe-doit-on-ecrire-oignon-ou-ognon-et-a-quoi-servait-la-lettre-i-a-l-origine-7900673569
Merci !
Excellent commentaire ! Une anecdotedans l’anecdote :D
Merci beaucoup !