Le plus grand gisement d'hydrogène est en France

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De l’hydrogène blanc (naturel) dans le sous-sol lorrain a été découvert par un forage à la recherche de méthane. Situé à plus de 3600 mètres de profondeur, le gisement est estimé à 34 000 tonnes d’hydrogène, soit le plus grand du monde.

L’exploitation, décarbonée, pourrait commencer fin 2028, début 2029.


Commentaires préférés (3)

Erreur d'ordre de grandeur : on parle de 34 (et même 35) millions de tonnes, pas 34 milliers (cf. l'article France 3)

Combien de Tours Montparnasse ou de piscines olympiques ça représente ? :-D

a écrit : Quelqu'un sait comment ils arrivent à estimer la taille de gisements à 3600 mètres de profondeur ? Je vais peut-être dire une connerie, mais je l’écrit quand même.
Si c’est comme pour la recherche des nappes de pétrole, on utilise (ou utilisait) l’imagerie sismique.
En gros, tu plante des bâtons de dynamite dans le sol (enfin, un genre de pétard) et tu les fais péter. Ou, de mémoire, il y a des camions qui font vibrer une plaque au sol, et ensuite tu analyse le retour des ondes pour cartographier le sous sol.
C’est d’ailleurs avec ces techniques que l’on a découvert les nappes aquifères qui nous servent aujourd’hui à stocker des milliards de mètres cubes de gaz dans le sol.

D’ailleurs, fun fact, ça marche mieux que les avions renifleurs.

C’est un peu le principe de l’échographie, sauf que pour elle, on évite de poser des bisons4 sur le bide de maman, et qu’on utilise des ultrasons.


Tous les commentaires (18)

Erreur d'ordre de grandeur : on parle de 34 (et même 35) millions de tonnes, pas 34 milliers (cf. l'article France 3)

Combien de Tours Montparnasse ou de piscines olympiques ça représente ? :-D

Quelqu'un sait comment ils arrivent à estimer la taille de gisements à 3600 mètres de profondeur ?

Et aucune volonté politique de développement de véhicules fonctionnant à l'hydrogène...

a écrit : Et aucune volonté politique de développement de véhicules fonctionnant à l'hydrogène... En même temps, avant la découverte de ce gisement, il me semble que c'était la pire énergie bas carbone à utiliser.

On le produit habituellement soit par électrolyse de l'eau qui consomme beaucoup d'électricité qu'il vaut mieux utiliser directement, soit par vaporeformage du gaz qui émet beaucoup de CO2.

a écrit : Quelqu'un sait comment ils arrivent à estimer la taille de gisements à 3600 mètres de profondeur ? Je vais peut-être dire une connerie, mais je l’écrit quand même.
Si c’est comme pour la recherche des nappes de pétrole, on utilise (ou utilisait) l’imagerie sismique.
En gros, tu plante des bâtons de dynamite dans le sol (enfin, un genre de pétard) et tu les fais péter. Ou, de mémoire, il y a des camions qui font vibrer une plaque au sol, et ensuite tu analyse le retour des ondes pour cartographier le sous sol.
C’est d’ailleurs avec ces techniques que l’on a découvert les nappes aquifères qui nous servent aujourd’hui à stocker des milliards de mètres cubes de gaz dans le sol.

D’ailleurs, fun fact, ça marche mieux que les avions renifleurs.

C’est un peu le principe de l’échographie, sauf que pour elle, on évite de poser des bisons4 sur le bide de maman, et qu’on utilise des ultrasons.

a écrit : Erreur d'ordre de grandeur : on parle de 34 (et même 35) millions de tonnes, pas 34 milliers (cf. l'article France 3) Désolé pour l’erreur et merci d’avoir rectifié.

a écrit : Je vais peut-être dire une connerie, mais je l’écrit quand même.
Si c’est comme pour la recherche des nappes de pétrole, on utilise (ou utilisait) l’imagerie sismique.
En gros, tu plante des bâtons de dynamite dans le sol (enfin, un genre de pétard) et tu les fais péter. Ou, de mémoire, il y a des camions
qui font vibrer une plaque au sol, et ensuite tu analyse le retour des ondes pour cartographier le sous sol.
C’est d’ailleurs avec ces techniques que l’on a découvert les nappes aquifères qui nous servent aujourd’hui à stocker des milliards de mètres cubes de gaz dans le sol.

D’ailleurs, fun fact, ça marche mieux que les avions renifleurs.

C’est un peu le principe de l’échographie, sauf que pour elle, on évite de poser des bisons4 sur le bide de maman, et qu’on utilise des ultrasons.
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C'est exactement ça. Ca s'appel l'interpretation sismic, et ça peut faire de jolie images (duckduckgo.com/?q=sismic+interpretation&iar=images). Au passage, ça peut aussi se faire avec Marcel qui tape sur une plaque en fonte avec sa masse.

En recoupant les données sismic avec des donnée de forage (on ne fore pas seulement pour extraire du pétrole, mais aussi juste pour savoir ce qu'il se passe sous nos pieds), les géologue peuvent déterminer la forme et la composition des couche géologique.

Par exemple, pour avoir un bon "reservoire", il faut une roche poreuse surmonté d'une roche imperméable en forme de "cloche", pour piéger les gaz et les fluides qui ont naturelement tendance à remonter.

a écrit : Et aucune volonté politique de développement de véhicules fonctionnant à l'hydrogène... Tous les essais réalisés pour développer les véhicules légers et lourds à l'hydrogène se sont avérés compliqués : technique complexe que ce soit au niveau du moteur ou du stockage ou de son transfert, technologie dangereuse. Même les flottes d'autobus fonctionnant à l'hydrogène ont peu à peu disparu.

Les seules utilisations où l'hydrogène a une réelle utilité sont pour l'instant dans la production d'engrais et dans la fabrication de l'acier.

a écrit : Tous les essais réalisés pour développer les véhicules légers et lourds à l'hydrogène se sont avérés compliqués : technique complexe que ce soit au niveau du moteur ou du stockage ou de son transfert, technologie dangereuse. Même les flottes d'autobus fonctionnant à l'hydrogène ont peu à peu disparu.
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Les seules utilisations où l'hydrogène a une réelle utilité sont pour l'instant dans la production d'engrais et dans la fabrication de l'acier.
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C'est parfaitement faux. Simplement pour investir dans des véhicules à hydrogène il faut savoir concevoir des véhicules et avoir accès à de l'hydrogène à pas cher, ce qui n'est pas le cas de l'Europe et des USA.

Véhicule roulant à l'hydrogène avec une pile à combustible :
Toyota Mirai
Toyota Crown Z FCEV
Honda CR-V e:FCEV
Hyundai Nexo
cev-pc.or.jp
Toyota Sora — bus à hydrogène
Toyota FC Bus — bus à pile à combustible
Toyota FCHV — ancien modèle
Honda FCX — ancien modèle

Véhicule à moteur à hydrogène :
Toyota GR Corolla H2 Concept
Toyota Corolla H2 Concept
Toyota GR Yaris H2
Toyota GR Corolla H2 à hydrogène liquide

Camion/bus/engins à pile à combustible :
Toyota Sora
Hino Profia FCEV
Toyota/Hino Heavy-Duty Fuel Cell Truck
Isuzu ELF FCEV
Isuzu/Toyota Next-Generation FC Bus
Toyota FC Forklift
Toyota FC Towing Tractor
Toyota FC Utility Tractor Rig
Toyota FC Mobile Power Supply Vehicle
Toyota/Hino Light-Duty FC Truck

Camion moteur à hydrogène :
Komatsu HD785 H₂
Toyota/Hino/Isuzu Heavy-Duty

a écrit : Erreur d'ordre de grandeur : on parle de 34 (et même 35) millions de tonnes, pas 34 milliers (cf. l'article France 3) 34.000 tonnes ça faisait l'équivalent de 2 ou 3 pétroliers environ, pas bezef.

34 millions de tonnes ça fait un gisement exploitable sur une 20ene d'années, donc un projet potentiellement viable, a supposé que les premières estimations soient correctes et qu'on parle d'hydrogène récupérable, ce qui est peu probable.

a écrit : En même temps, avant la découverte de ce gisement, il me semble que c'était la pire énergie bas carbone à utiliser.

On le produit habituellement soit par électrolyse de l'eau qui consomme beaucoup d'électricité qu'il vaut mieux utiliser directement, soit par vaporeformage du gaz qui émet beaucoup de CO2.
L'hydrogène produit par électrolyse n'est pas une source d'énergie, c'est un vecteur énergétique, un moyen de stockage et transport.

La source est généralement nucléaire voir pire, fossile. Le nucléaire crée de la chaleur, avec laquelle on fait de la vapeur d'eau, avec laquelle on fait de l'électricité, avec laquelle on électrolyse de l'eau, ce qui permet de récupérer de l'hydrogène, qu'on comprime avec de l'électricité, qu'on stock et transporte sous forme d'hydrogène liquide, qu'on recombine avec de l'oxygène dans une pile à combustible pour faire de l'électricité, qu'on utilise pour alimenter un moteur électrique.

Ce sont toutes ces transformations qui rendent l'hydrogène pas très rentable énergétiquement parlant. Maintenant si on a accès à une source de chaleur géothermique il y a pas mal de contraintes qui sautent et on peut fabriquer de l'hydrogène à moindre coût. Et encore mieux si on n'a pas besoin de le fabriquer puisque la nature s'en est chargée.

a écrit : Combien de Tours Montparnasse ou de piscines olympiques ça représente ? :-D 18000 terrains de foot

a écrit : L'hydrogène produit par électrolyse n'est pas une source d'énergie, c'est un vecteur énergétique, un moyen de stockage et transport.

La source est généralement nucléaire voir pire, fossile. Le nucléaire crée de la chaleur, avec laquelle on fait de la vapeur d'eau, avec laquelle on
fait de l'électricité, avec laquelle on électrolyse de l'eau, ce qui permet de récupérer de l'hydrogène, qu'on comprime avec de l'électricité, qu'on stock et transporte sous forme d'hydrogène liquide, qu'on recombine avec de l'oxygène dans une pile à combustible pour faire de l'électricité, qu'on utilise pour alimenter un moteur électrique.

Ce sont toutes ces transformations qui rendent l'hydrogène pas très rentable énergétiquement parlant. Maintenant si on a accès à une source de chaleur géothermique il y a pas mal de contraintes qui sautent et on peut fabriquer de l'hydrogène à moindre coût. Et encore mieux si on n'a pas besoin de le fabriquer puisque la nature s'en est chargée.
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Sans compter le cas où on le brûle dans une aciérie ou cimenterie qui a besoin d'une température difficile / impossible à atteindre directement à partir d'électricité. Ou pour faire des engrais. Bref, l'hydrogène a un vrai intérêt là où il ne peut pas être remplacé directement par de l'électricité (décarbonnée si possible).

Même avec de l'hydrogène naturel, son transport puis son stockage en station puis dans le véhicule, avant un usage dans une pile à combustible qui a un rendement assez bof, tout cela juste pour produire de l'électricité qui va faire tourner un moteur électrique, c'est beaucoup trop de pertes de rendement comparé à un véhicule électrique à batterie qui a juste besoin d'un shot d'électricité, sans conversion ni complications.
Donc achetons des voitures électriques à batterie et laissons l'hydrogène pour les usages où il est irremplaçable comme la fabrication des engrais et de l'acier.

a écrit : C'est parfaitement faux. Simplement pour investir dans des véhicules à hydrogène il faut savoir concevoir des véhicules et avoir accès à de l'hydrogène à pas cher, ce qui n'est pas le cas de l'Europe et des USA.

Véhicule roulant à l'hydrogène avec une pile à combustible :
Toy
ota Mirai
Toyota Crown Z FCEV
Honda CR-V e:FCEV
Hyundai Nexo
cev-pc.or.jp
Toyota Sora — bus à hydrogène
Toyota FC Bus — bus à pile à combustible
Toyota FCHV — ancien modèle
Honda FCX — ancien modèle

Véhicule à moteur à hydrogène :
Toyota GR Corolla H2 Concept
Toyota Corolla H2 Concept
Toyota GR Yaris H2
Toyota GR Corolla H2 à hydrogène liquide

Camion/bus/engins à pile à combustible :
Toyota Sora
Hino Profia FCEV
Toyota/Hino Heavy-Duty Fuel Cell Truck
Isuzu ELF FCEV
Isuzu/Toyota Next-Generation FC Bus
Toyota FC Forklift
Toyota FC Towing Tractor
Toyota FC Utility Tractor Rig
Toyota FC Mobile Power Supply Vehicle
Toyota/Hino Light-Duty FC Truck

Camion moteur à hydrogène :
Komatsu HD785 H₂
Toyota/Hino/Isuzu Heavy-Duty
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Et donc ?

Une liste dont la moitié sont des concepts au rendement/à l’architecture ultra merdiques (moteurs à combustion), et l’autre moitié, des bides commerciaux monumentaux.

Les FCEV, ceux qui en rêvent n’ont aucune idée des contraintes de cette technologie, tant en matière d’usage (coût/entretien) que de contraintes opérationnelles : temps d’attente aux stations, autonomie réelle, rapport taille/habitabilité réduit, et impossibilité de mise en œuvre sur de petits véhicules.

Même avec un gisement dans son jardin, entre la séparation des molécules, la compression à 700 bars et le rendement à l’usage, ça reste toujours médiocre et plus coûteux que d’injecter directement des électrons dans une batterie.

a écrit : Même avec de l'hydrogène naturel, son transport puis son stockage en station puis dans le véhicule, avant un usage dans une pile à combustible qui a un rendement assez bof, tout cela juste pour produire de l'électricité qui va faire tourner un moteur électrique, c'est beaucoup trop de pertes de rendement comparé à un véhicule électrique à batterie qui a juste besoin d'un shot d'électricité, sans conversion ni complications.
Donc achetons des voitures électriques à batterie et laissons l'hydrogène pour les usages où il est irremplaçable comme la fabrication des engrais et de l'acier.
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L'intérêt de l'hydrogène c'est qu'on peu le stocker facilement et durablement contrairement à l'électricité. Il est stable et n'émet aucun dechet contrairement aux batteries.

a écrit : Et donc ?

Une liste dont la moitié sont des concepts au rendement/à l’architecture ultra merdiques (moteurs à combustion), et l’autre moitié, des bides commerciaux monumentaux.

Les FCEV, ceux qui en rêvent n’ont aucune idée des contraintes de cette technologie, tant en matière d’usage (coût/en
tretien) que de contraintes opérationnelles : temps d’attente aux stations, autonomie réelle, rapport taille/habitabilité réduit, et impossibilité de mise en œuvre sur de petits véhicules.

Même avec un gisement dans son jardin, entre la séparation des molécules, la compression à 700 bars et le rendement à l’usage, ça reste toujours médiocre et plus coûteux que d’injecter directement des électrons dans une batterie.
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Oui parce qu'extraire du lithium, assembler et trimbaler des batterie d'1 tonne c'est super clean et efficient.

Tu ne m'as pas l'air familier avec le concept de transition énergétique et de pluralité des solutions. Il n'y a pas une solution meilleure que les autres. La solution la plus adaptée dépend du contexte, des ressources disponibles, etc.

A ce jour, aucune solution n'est pleinement satisfaisante et ça n'est pas près de changer, donc il est urgent d'explorer toutes les options.

Sinon je serais toi j'éviterais de parler de bides commerciaux quand on voit ce qui se passe avec les voitures électriques en Europe et aux USA.