En 1968, deux lasers tirés depuis l'Arizona et la Californie visèrent la sonde Surveyor 7 à travers un télescope pointé à l'envers. Ils servirent de répétition générale pour Apollo pour la pose d'un réseau de rétroréflecteurs destinés à fournir un point fixe pour des mesures laser très précises sur la Lune. Au départ, le faisceau ne faisait que quelques dizaines de centimètres, à l'arrivée, il couvrait plusieurs kilomètres sur le sol lunaire.
Pour viser la Lune, les équipes ont utilisé le télescope "à l'envers". Au lieu de capter la lumière du ciel vers l'oculaire, elles ont injecté le laser à argon par cet oculaire, là où l'œil se pose d'ordinaire, pour qu'il ressorte par la grande ouverture, élargi et collimaté. Dès 1969, Apollo 11 posait justement le premier de ces réflecteurs.

Commentaires préférés (3)
Sur la gauche de la photo de la première source, on peut voir 2 points de lumière sur la face sombre de la Terre: ce sont les 2 petits lasers tels qu’aperçus par la sonde, on a donc pu savoir que l’expérience marcherait avec Apollo.
Je n’ai pas saisi un broc de cette anecdote. Surtout la dernière phrase du premier paragraphe… Je suis preneur d’explications car j’adore la thématique de l’espace et suis curieux de comprendre.
C'est comme pour un télescope, sauf que c'est exactement l'inverse : on prend l'envers de l'opposé du contraire, mais dans l'autre sens, et après on le retourne sens dessus dessous, on le fait pivoter, une petite rotation et c'est bon! C'est tout simple
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Sur la gauche de la photo de la première source, on peut voir 2 points de lumière sur la face sombre de la Terre: ce sont les 2 petits lasers tels qu’aperçus par la sonde, on a donc pu savoir que l’expérience marcherait avec Apollo.
Je n’ai pas saisi un broc de cette anecdote. Surtout la dernière phrase du premier paragraphe… Je suis preneur d’explications car j’adore la thématique de l’espace et suis curieux de comprendre.
C'est comme pour un télescope, sauf que c'est exactement l'inverse : on prend l'envers de l'opposé du contraire, mais dans l'autre sens, et après on le retourne sens dessus dessous, on le fait pivoter, une petite rotation et c'est bon! C'est tout simple
Hé bien en fait c'est assez simple : on a tendance à s'imaginer que les lasers sont le contraire d'une lampe torche qui a un faisceau conique, que les bords du faisceau sont absolument parallèles et donc que le faisceau ne s'élargit pas avec la distance. Malheureusement, ce n'est pas le cas, et les faisceaux des lasers sont légèrement coniques aussi, plus on les pointe au loin plus le "point" lumineux à l'arrivée est large et diffus. Et la Lune est tellement lointaine que même avec les meilleures optiques disponibles pour des lasers de haute précision, le petit point rouge du laser mesure plusieurs kilomètres de diamètre lorsqu'il arrive sur la Lune.
Pour forcer cette divergence sur des distances plus courtes, on a donc utilisé un télescope, mais à l'envers : normalement la lumière d'une large zone arrive sur le côté large du télescope et est concentré vers l'oculaire. Là on a fait passer un laser dans l'oculaire pour qu'il ressorte élargi et diffus de l'autre côté.
Il faut se rendre compte qu'aujourd'hui lorsqu'on utilise ces rétro-réflecteurs sur la lune pour mesurer la distance Terre-Lune, on envoie quelques trillions de photons et on n'en reçoit que quelques dizaines en retour dans le meilleur des cas, malgré le fait que les lasers utilisés sont sacrément plus performants que des petits pointeurs lasers à deux balles d'amazon.
Juste une demande de précision : le pivotement se fait dans le sens positif ou négatif et cela dépend-il ou non si on se trouve dans l’hémisphère nord ou sud ?
Les deux télescopes « visent » la Lune depuis la Terre (Arizona et Californie) et au travers de leurs optiques on envoie deux faisceaux laser (donc vers la Lune). Sur la Lune, il y a Surveyor 7 qui est posé et qui voit ses rayons laser, prend une photo et la retransmet vers la Terre. Sur la source un, on voit la Terre avec deux points blancs sur la gauche (dans la partie nocturne) qui sont ces lasers vus depuis la Lune. L’anecdote est (à mon avis) très mal rédigée en employant le terme « à l’envers » pour les télescopes qu’on image retournés mécaniquement…
Poir contraindre le diamètre du laser sur la surface de la Lune il semble logique d'utiliser l'optique d'un telescope à l'envers : faire rentrer le rayon par la grosse lentille et le faire sortir par l'oculaire - donc on en inversant effectivement la mecanique usuelle du telescope en le retournant physiquement, retournant ainsi le cone de lumière pour que sa pointe soit dirigée vers le Satellite.
Cela dit a la reflexion la pointe de ce cône doit etre sur ou tres proche de la surface lunaire sinon il s'inverse probableement pour s'elargir à nouveau (j'ai en tête mes expériences de gamin a essayer de concentrer les rayons du soleil avec une loupe pour cramer des trucs : un peu trop haut un peu trop bas ça ne fonctionne pas).
Bon je suis ébéniste pas astrophysicien, ma logique ne s'applique peut-être pas avec un rayon laser spatial :)
On prend par la partie boulière, pas contondante.
Redondante* !
D'ailleurs en 2010, le rover russe Lunokhod 1, inactif et donc perdu depuis 40 ans, a été retrouvé (= localisé) par hasard car il a réfléchi un laser envoyé depuis la terre.