Chez les Inuits, l’adaptation au froid ne tient pas qu’à l’habitude et aux vêtements. Des études suggèrent que la sélection a favorisé des traits génétiques, métaboliques et morphologiques : meilleure gestion des graisses et corps plus compact limitant les pertes thermiques.
Les études portent notamment sur des variants liés au métabolisme des acides gras, adaptés à une alimentation marine très lipidique. Mais la survie arctique reste aussi culturelle : vêtements, abris, chasse et savoirs transmis.

Commentaires préférés (2)
La forme du nez aplatie permet aussi à l’air de faire davantage de tourbillons dans les circonvolutions nasales, et donc de mieux le réchauffer avant d’entrer dans les voies respiratoires.
Sur un sujet lié, les adaptations liées au manque d'oxygène sont fascinantes. On peut notamment observer des adaptations chez les populations de l'Himalaya et celles de la cordillère des Andes, et ce qui est vraiment intéressant est que ces deux groupes ont résolu le même problème de deux manières différentes.
Chez les Tibétains, la concentration d'hémoglobine n'augmente pas, en revanche ils compensent par une ventilation plus élevée, et une meilleure circulation sanguine notamment avec des vaisseaux plus larges.
Les populations des Andes en revanche compensent par un taux d'hémoglobine plus élevé et une production accrue de globules rouges, ce qui a le désavantage de créer un épaississement du sang qui pose notamment des problèmes aux personnes âgées. Les Tibétains ont en quelque sorte une "meilleure" solution mais sont issus de populations présentes sur leurs plateaux depuis des dizaines de milliers d'années, contre environ 10000 ans seulement pour les populations des Andes. Il est d'ailleurs très probable que les Tibétains aient hérité leurs adaptations de l'homme de Denisova aujourd'hui disparu.
Et pour les Bajau, nomades des mers qui passent leur temps à plonger en apnée pour pêcher, c'est une autre adaptation encore : ils ont des rates plus grosses que la normale, ce qui leur permet de stocker plus d'oxygène lors de leurs plongées
Tous les commentaires (3)
La forme du nez aplatie permet aussi à l’air de faire davantage de tourbillons dans les circonvolutions nasales, et donc de mieux le réchauffer avant d’entrer dans les voies respiratoires.
Sur un sujet lié, les adaptations liées au manque d'oxygène sont fascinantes. On peut notamment observer des adaptations chez les populations de l'Himalaya et celles de la cordillère des Andes, et ce qui est vraiment intéressant est que ces deux groupes ont résolu le même problème de deux manières différentes.
Chez les Tibétains, la concentration d'hémoglobine n'augmente pas, en revanche ils compensent par une ventilation plus élevée, et une meilleure circulation sanguine notamment avec des vaisseaux plus larges.
Les populations des Andes en revanche compensent par un taux d'hémoglobine plus élevé et une production accrue de globules rouges, ce qui a le désavantage de créer un épaississement du sang qui pose notamment des problèmes aux personnes âgées. Les Tibétains ont en quelque sorte une "meilleure" solution mais sont issus de populations présentes sur leurs plateaux depuis des dizaines de milliers d'années, contre environ 10000 ans seulement pour les populations des Andes. Il est d'ailleurs très probable que les Tibétains aient hérité leurs adaptations de l'homme de Denisova aujourd'hui disparu.
Et pour les Bajau, nomades des mers qui passent leur temps à plonger en apnée pour pêcher, c'est une autre adaptation encore : ils ont des rates plus grosses que la normale, ce qui leur permet de stocker plus d'oxygène lors de leurs plongées
C'est donc à ça que sert une rate?!