Sandy Island a figuré pendant plus d'un siècle sur les cartes maritimes. En 2012, une équipe de chercheurs a navigué jusqu'à ses coordonnées exactes dans le Pacifique : ils n'y ont trouvé que l'océan. L'île n'a jamais existé.
Cette "île fantôme" apparaissait pourtant sur de nombreuses cartes modernes, y compris Google Earth ! Après cette expédition et sa "non-découverte", elle a enfin été effacée des bases de données mondiales (dont National Geographic).

Commentaires préférés (3)
Autant je comprends aisément qu’une erreur soit reproduite par tout le monde car personne ne vérifie jamais rien, autant je vois mal comment cette prétendue île a pu se retrouver sur Google Earth. Sauf erreur, cette application fonctionne d’après des images satellites et n’a pas pu inventer la photo, non ? Mystère et boule de gomme… 
Anecdote qui rappelle celles-ci, sur les erreurs volontaires pour lutter contre le plagiat en cartographie :
Un dispositif anti-plagiat a créé de véritables lieux https://share.google/nOX1lWZVET8i16XWl
Et si Sandy Island était le fruit de ce système ?
Pour répondre aux questions posées dans les commentaires, et apporter d'autres compléments, voici un résumé de mes recherches.
Tout d'abord, cette île aurait été très petite et déjà dans les eaux territoriales françaises, puisqu'au (grand) large de la Nouvelle-Calédonie. On peut donc l'appeler très officiellement l'Ile de Sable, et oublier les conséquences géopolitiques de sa (non) présence.
Ce sont des marins français qui l'ont originellement cartographiée. L'hypothèse la plus probable est qu'ils ont aperçu au loin une masse de pierre ponce flotter. Ils ne s'en sont pas approchés, l'ont nommée et cartographiée.
La cartographie marine, moderne ou non, semble majoritairement s'appuyer sur le partage de bases de données. Une fois l'erreur présente dans une base officielle, elle est reproduite, et intégrée à d'autres bases officielles. Jusqu'à ce qu'on ait la possibilité physique de l'infirmer. (Explorer la surface marine demeurent long et difficile).
Cependant, sa présence a été mise en doute à plusieurs reprises. L'aviation navale française va y faire un tour et la supprime définitivement de ses cartes à la fin des années 1970.
De nombreuses bases la conservent néanmoins par principe de précaution. Pour des raisons de sécurité de navigation, il vaut mieux indiquer une île fantôme plutôt qu'oublier de signaler une île bien présente.
L'expédition australienne de 2012 travaillait sur la tectonique des plaques. Les scientifiques à bord semblent avoir profité de leur passage dans la zone pour faire des observations et des mesures claires et lever tout doute. Non seulement aucune île n'est présente en surface, mais ils mesurent une profondeur de 1400 mètres sur toute la zone. Ce n'est donc pas une île immergée, mais clairement une erreur. Tout le monde peut officiellement la rayer des cartes sans crainte.
Concernant Google Earth, il semble que le logiciel ne se base pas uniquement sur ses propres relevés pour produire son contenu. Notamment, lorsque les photos n'offrent pas une résolution suffisante pour définir clairement ce qu'on y voit, un algorithme comble le manque grâce aux données cartographiques à disposition. Il affiche alors une forme sombre et floue. Ce fut le cas pour l'Ile de Sable.
Voilà pour le fruit de mes lectures. Si un spécialiste passe dans le coin, qu'il n'hésite pas à compléter/corriger. ;)
Tous les commentaires (20)
Autant je comprends aisément qu’une erreur soit reproduite par tout le monde car personne ne vérifie jamais rien, autant je vois mal comment cette prétendue île a pu se retrouver sur Google Earth. Sauf erreur, cette application fonctionne d’après des images satellites et n’a pas pu inventer la photo, non ? Mystère et boule de gomme… 
Anecdote qui rappelle celles-ci, sur les erreurs volontaires pour lutter contre le plagiat en cartographie :
Un dispositif anti-plagiat a créé de véritables lieux https://share.google/nOX1lWZVET8i16XWl
Et si Sandy Island était le fruit de ce système ?
Serait ce possible et envisageable qu'elle s'elevait juste de quelques cm au dessus de la mer et que les niveaux changeants en plusieurs décennies, celle ci aurait pu être engloutie ?
Il est quand même un peu exagéré d’affirmer que « personne ne vérifie jamais rien ».
En premier lieu, et c’est le cas avec cette île, qu’elle existe ou non n’a quasiment aucune conséquence.
Sinon, cela dépend de l’intérêt intellectuel ou, le plus souvent, des conséquences pratiques et pas essentiellement d’être ou non citée explicitement.
Pour les îles, quand elles sont petites, ce sont des repères de navigation, plus grandes, elles peuvent avoir un intérêt économique ou stratégique.
Dans le cas de cette île fantôme, la fausse mention n’a apparemment jamais eu de conséquence.
En revanche, la lecture de la deuxième source est forte intéressante car elle rapporte plusieurs exemples de fraudes volontaires concernant l’existence d’îles qui ont produit quelques intérêts à leurs auteurs.
Comme assez souvent, c’est moins l’anecdote qui est intéressante que les sources. Ça vaut toujours la peine de les lire. Merci à Jib13
Est-ce que cela peut avoir un impact, en fonction de son pays d'appartenance, à la définition d'eaux territoriales autour de cette île ? (droits particuliers,...)
Pour cette île, sauf erreur, les sources n’indiquent aucune incidence alors que la deuxième source indique que d’autres inventions frauduleuses d’îles avaient un intérêt pour leurs auteurs.
C’est pour cela que je trouve que si l’anecdote a peu d’intérêt, les sources en ont.
Ben si justement ils sont partis vérifier c'est juste que cela demande des moyens qui in finé sont inutiles
Selon la 1ère source, « ils » ne sont pas parti vérifier, ce sont des scientifiques australiens qui passaient par là et qui ont constaté que l’île n’existait pas. Ils ont signalé le fait.
Donc, pas de frais particuliers à cette occasion.
Il y a deux questions pertinentes posées dans les coms.
Je relance, si jamais quelqu'un sait
: comment google earth a pu se planter ? C'est satellite ?
Est-il pooss
Est-il possible que la montée des eaux l'ai fait disparaître ? (Desole mon tel Bug)
Ça peut aussi servir un élargir sa ZEE su cette ile fictive est à une extrémité du territoire.
De ce que j'ai pu comprendre, l'île n'a sûrement pas été submergée par la montée des eaux au vu du niveau de profondeur (entre 1000 et 1400 m) et google earth est un mélange de données satellite et d'un ensemble de cartes. Il est fort probable que l'île venait donc d'une carte erronée
Pour répondre aux questions posées dans les commentaires, et apporter d'autres compléments, voici un résumé de mes recherches.
Tout d'abord, cette île aurait été très petite et déjà dans les eaux territoriales françaises, puisqu'au (grand) large de la Nouvelle-Calédonie. On peut donc l'appeler très officiellement l'Ile de Sable, et oublier les conséquences géopolitiques de sa (non) présence.
Ce sont des marins français qui l'ont originellement cartographiée. L'hypothèse la plus probable est qu'ils ont aperçu au loin une masse de pierre ponce flotter. Ils ne s'en sont pas approchés, l'ont nommée et cartographiée.
La cartographie marine, moderne ou non, semble majoritairement s'appuyer sur le partage de bases de données. Une fois l'erreur présente dans une base officielle, elle est reproduite, et intégrée à d'autres bases officielles. Jusqu'à ce qu'on ait la possibilité physique de l'infirmer. (Explorer la surface marine demeurent long et difficile).
Cependant, sa présence a été mise en doute à plusieurs reprises. L'aviation navale française va y faire un tour et la supprime définitivement de ses cartes à la fin des années 1970.
De nombreuses bases la conservent néanmoins par principe de précaution. Pour des raisons de sécurité de navigation, il vaut mieux indiquer une île fantôme plutôt qu'oublier de signaler une île bien présente.
L'expédition australienne de 2012 travaillait sur la tectonique des plaques. Les scientifiques à bord semblent avoir profité de leur passage dans la zone pour faire des observations et des mesures claires et lever tout doute. Non seulement aucune île n'est présente en surface, mais ils mesurent une profondeur de 1400 mètres sur toute la zone. Ce n'est donc pas une île immergée, mais clairement une erreur. Tout le monde peut officiellement la rayer des cartes sans crainte.
Concernant Google Earth, il semble que le logiciel ne se base pas uniquement sur ses propres relevés pour produire son contenu. Notamment, lorsque les photos n'offrent pas une résolution suffisante pour définir clairement ce qu'on y voit, un algorithme comble le manque grâce aux données cartographiques à disposition. Il affiche alors une forme sombre et floue. Ce fut le cas pour l'Ile de Sable.
Voilà pour le fruit de mes lectures. Si un spécialiste passe dans le coin, qu'il n'hésite pas à compléter/corriger. ;)
Quand on tape Sandy Island dans Google, on en trouve plein et on en trouve aussi plein de photos. On a du mal à faire la part des choses.
Ceci étant dit, dans les questions réponses proposées, j'ai retrouvé quasiment le texte de l'anecdote mais on ne parle pas de Google earth mais de Google maps.
La confusion vient de là, je suppose.
J’avais lue (ici peut etre) que certaines carte ont été faire volontairement avec une erreur par leur auteur afin de voir si ils avaient été copié. Es ce peut être le cas ?
Non seulement ceci "peut", mais "a" un impact certain en matière de Droit Maritime.
Le cas le plus "célèbre" est probablement celui de la minuscule île Japonaise appelée Okinotori-shima. Située à plusieurs centaines de kilomètres de la plus proche autre île de l'Archipel Japonais, elle n'a pourtant qu'une superficie de 8km2 à marée basse... et seuls trois rochers à marée haute. Point culminant ? 1,5 mètre.
Le Droit Maritime permet au Japon, de réclamer comme ZEE (Zone Économique Exclusive), quelque 400 000 km2 d'eaux entourant le lieu.
Oui mais... il suffirait peut-être d'un typhon pour détruire ces trois rochers... et faire perdre à Tokyo, non seulement cette minuscule Souveraineté, mais également les avantages liés à cette ZEE.
Alors, pour s'en prémunir, Tokyo n'a pas hésité à faire construire autour de chacun de ces rochers, trois respectifs brise-lames.
Merci pour les réponses à propos de Earth et Maps !
Oui, après le cas du Japon est très spécifique.
Le pays étant un archipel, Tokyo est toujours en bizbiz avec les pays voisins à propos d'îlots quelque part, notamment avec la Chine et la Russie.
Pour se rendre compte, on penserai le Japon petit, mais sa superficie globale est proche de celle de l'Inde. Si l'on considère l'ensemble des îles et bouts de cailloux du pays
Dans le cas de l'île de Sable, @DigitalDtagon explique qu'elle était déjà inclus dans la ZEE française, donc pas d'impact
Non, les sources indiquent 1400m de profondeur à cet endroit là hehe.