La vie miroir est une forme de vie hypothétique dont les molécules seraient l’image inversée des nôtres, et créées de manière artificielle. Certains scientifiques de renom sont très inquiets sur les conséquences de la création d’une telle vie, car leur introduction dans l’environnement pourrait causer des dommages irréversibles et imprévisibles, les organismes vivants actuels ne sachant pas s'en défendre.
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Depuis la période des bals masqués, je me méfie fort des recherches sur les agents pathogènes : cette anecdote m'inquiète FORTEMENT...
Et vous nourrissez le troll.
Délicieux!
Jusqu'à preuve du contraire nous sommes les seuls exemples de conscience intelligente sur Terre et dans l'univers. Nous sommes les seuls à pouvoir comprendre, utiliser et modifier notre environnement, les seuls à même d'étendre notre environnement ailleurs que sur Terre. Nous sommes le meilleur espoir de l'univers pour transformer la lumière en caca à grande échelle.
Alors que la chimie aléatoire aurait dû donner 50% de levogyre et 50% de dextrogyre, c'est à dire autant de molécules chirales dans un sens que dans l'autre ; c'est intéressant de se demander comment et pourquoi l'univers a eu la sagesse de ne faire que des levogyres dans le vivant ? C'est juste extraordinaire !
Voici ce que nous dit Chatte:
Les molécules biologiques, en particulier les acides aminés ( sont majoritairement de configuration L).
2. Quand et comment la chiralité s'est-elle imposée ?
La chiralité des molécules biologiques trouve son origine avant l’apparition de la vie, dans des processus chimiques et physiques qui ont favorisé une certaine asymétrie. Il existe plusieurs hypothèses expliquant cette sélection :
A. L'influence des réactions chimiques prébiotiques
Lors de la formation des premières molécules organiques sur Terre (expériences de Miller-Urey, chimie hydrothermale, météorites…), les acides aminés étaient produits sous forme racémique (50% L et 50% D). Pourtant, une légère asymétrie aurait pu être introduite par certains phénomènes physiques ou chimiques :
Catalyse asymétrique : Certaines surfaces minérales, comme la pyrite, peuvent favoriser la formation préférentielle d’un énantiomère.
Polarisation circulaire de la lumière : La lumière polarisée circulairement (provenant du Soleil ou d'explosions de supernovae) peut favoriser la destruction sélective d’un énantiomère par effet photochimique.
B. Une origine extraterrestre ? (Hypothèse de la panspermie)
Certaines météorites, comme la météorite de Murchison, contiennent des acides aminés avec un léger excès énantiomérique en faveur de la forme L. Cela suggère que la chiralité biologique pourrait avoir une origine extraterrestre, influencée par des conditions chimiques particulières dans l’espace.
C. La sélection amplifiée sur Terre
Une fois un petit déséquilibre initial établi (même de l'ordre de 1% en faveur d'un énantiomère), des processus chimiques comme la polymérisation homochirale (formation préférentielle de peptides L-L) auraient amplifié cette asymétrie. Certains modèles montrent qu’un faible excès énantiomérique peut être amplifié au fil des réactions successives.
3. Pourquoi la vie a-t-elle choisi les acides aminés L ?
Le choix des acides aminés L par la vie pourrait être dû à un effet aléatoire initial (brisé par un léger déséquilibre) qui a ensuite été conservé par sélection naturelle. Une fois que les premiers systèmes biologiques ont commencé à utiliser exclusivement les acides aminés L, cette chiralité a été maintenue pour des raisons d’intercompatibilité :
Un mélange d’acides aminés D et L rendrait plus difficile l’organisation structurale des protéines et des enzymes.
Les interactions avec d’autres biomolécules chirales (sucres, ARN, ADN) auraient favorisé une uniformité dans la sélection chirale.
Conclusion
La chiralité des acides aminés est un phénomène résultant d’une combinaison de processus physiques, chimiques et évolutifs :
Une origine prébiotique avec un déséquilibre initial (lumière polarisée, surfaces minérales, météorites).
Une amplification de ce déséquilibre par des réactions autocatalytiques sur Terre.
Une stabilisation et une conservation par la sélection naturelle une fois la vie établie.
L'origine précise reste un sujet de recherche actif, notamment en astrochimie et en chimie prébiotique.