Une peinture murale de Picasso devenue dérangeante

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"La Sirène de Varsovie" est une peinture murale de Picasso qui connut un destin inhabituel. Elle fut réalisée en 1948 durant une visite en Pologne, dans un appartement en construction. Quelques années plus tard, fatigué des visites incessantes, le couple qui y avait emménagé décida de l'effacer. Le mur fut lavé et repeint, et le dessin fut oublié jusqu'en 2006.


Tous les commentaires (23)

Je respecte le fait que Picasso ait voulu briser les codes qui auraient maintenu l'art trop rigide.
Par contre je préfère nettement les oeuvres figuratives de sa jeunesse ("Science et charité, 1897) à ses plus récentes ("Guernica", cette sirène).
Comme pour Pollock, Rothko, Mondrian ou d'autres, à trop faire de l'abstrait on se demande de + en + si il y a eu ue véritable recherche derrière ou une farce qui leur a pris 15 minutes...

Je sors souvent cet exemple : "Le sacre de Napoléon" de Jacques Louis David démontre de manière évidente la maitrise de l'artiste, "Carré blanc sur fond blanc" ou la banane accrochée au mur par du scotch?...

a écrit : J'ai très longtemps pensé la même chose de cet artiste, puis j'ai eu l'occasion de faire des études d'histoire de l'art qui m'ont donné des clefs pour remettre le peintre et son œuvre en perspective et comprendre la démarche du peintre. Je vous invite à prendre connaissance des toutes premières toiles du maître qui dans sa jeunesse avait un coup de crayon des plus classiques mais pour autant saisissant. Partant de là et s'inscrivant dans son époque Picasso a participé à révolutionner l'art du dessin et sa perception en déconstruisant progressivement les codes strictes et figés d'une discipline aux conventions alors perçues comme un carcan à l'imagination. Comme Braque, Chagall, Dali, Kandinsky et d'autres, il est à l'origine de la peinture contemporaine qui s'émancipe du réel et de sa représentation la plus fidèle possible, non par simple goût de la provocation, mais pour une raison très logique qui m'avait echappée alors qu'elle est évidente : l'avènement de la photographie. C'est notamment en se distinguant des représentations du réel reproduit fidèlement par cette nouvelle technologie que ces artistes ont émergé et se sont fait un nom. Pour le profane que j'étais, au premier coup d'oeil leurs toiles me semblaient simplistes (la commune comparaison avec les dessins enfantins), mais en éduquant mon regard j'ai compris bien des subtilités qui m'échappaient. Dire d'une toile tardive de Picasso qu'elle ressemble a un dessin d'enfant est lui rendre hommage, c'était exactement son objectif alors :)
Pour conclure ce petit laïus, comparer Picasso à Rembrandt par exemple fait autant sens que comparer Steve Reich à Mozart... chacun d'entre eux est un maître génial ;)
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Tu peux dire ce que tu veux, quand j'ai essayé de dessiner le portrait de ma mère et que cette CONNASSE de maitresse a montré mon dessin à toute la cclasse en leur disant que j'avais dessiné une vache, ben qu'ils aillent se fait voir chez les grecs, les codes.

Et pourtant je sais dessiner, écrire, chanter, jouer des instruments, mais démoli à 4 ans par cette décérébrée, ca marque.

Alors Picasso avec son cubisme, désolé mais je vais être en retard au vernissage.

a écrit : Je ne comprendrai jamais pourquoi on doit éduquer ses sens pour mieux saisir la subtilisé de ce qui nous entoure. N'est-ce pas de la manipulation ?

Lorsqu'une œuvre ne me plaît pas la première fois, pourquoi vouloir à tout prix me faire changer d'avis ? Pour coller au goût de l'autre ?
Ben non ! Si je n'aime pas c'est que je n'y suis pas sensible. Et toute tentative d'essayer de m'y sensibiliser serait manipulation. Afficher tout
Pour moi c'est encore pire, quand on essaie de force à me faire aimer un truc qui me plait pas, je le déteste encore plus.

C'est pour ca que pour mes proches mon surnom est "Petit con" :)