Il fallut des morts pour la règlementation incendie dans les ERP

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L’incendie des Nouvelles Galeries de Marseille en 1938 provoqua 73 morts et fut à l’origine du premier texte constituant la base de la loi sur la prévention des risques dans les Établissements Recevant du Public ainsi que la création du premier bataillon de Marins Pompiers Marseillais, toujours en place.


Commentaires préférés (3)

C'est d'ailleurs a cause de ce drame que, devant l'inefficacité logistique des services anti-incendie de la ville (je ne met absolument pas en cause les soldats du feu, mais les pourris qui les dirigeaient de leur piédestal à l'époque), Marseille a basculé ces services vers un corps militaire infaillible encore aujourd'hui: les fameux Marins-pompiers de Marseille, réputés dans tout l'hexagone, et même au delà. :)

Ben quoi, je suis français, je suis du Sud-Est, je suis chauvin! ^^

Je ne doute pas que l'incendie des Nouvelles Galeries de Marseille a donné lieu à une réglementation, comme chaque grand incendie qui émeut l'opinion publique, mais je ne sais pas si, même en jouant sur les mots, on peut dire, comme dans l'anecdote, qu'il est à l'origine du "premier texte" de loi. Car il avait été précédé de l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, qui avait déjà donné lieu à une réglementation et c'était en 1897 !

Il faut dire que cet incendie avait eu d'autant plus de retentissement que ce n'était pas la clientèle habituelle d'un ERP qui se pressait au Bazar de la Charité ce jour-là mais c'était une réception mondaine à laquelle s'était pressée toute le haute société et la centaine de victimes étaient notamment constituée des riches dames élégantes qui n'avaient pas pu fuir, génées par leurs longues robes, et qui avaient été piétinées par les fuyards plus agiles.

Il y a aussi l'incendie du 5-7 : le dancing (c'est ce qu'on appelle maintenant une discothèque) de Saint-Laurent-du-Pont en 1970 qui a marqué les esprits : 150 morts en moins de 10 min, car le décor était fait de matériaux hautement inflammables et les sorties de secours avaient été bloquées pour éviter que des resquilleurs puissent les utiliser pour entrer. Ce drame a ému d'autant plus que toutes les vitimes étaient jeunes et certaines même mineures. Il y avait déjà une réglementation existante sur les matériaux, les sorties de secours, et les visites de sécurité, mais elle n'avait pas été respectée, et les gérants ont d'ailleurs été condamnés. Mais ce drame a quand même conduit à une nouvelle évolution des normes concernant les issues de secours qui doivent désormais être non seulement toujours libres mais également munies d'une barre anti-panique, et les tourniquets d'entrée qui doivent désormais pouvoir être facilement débloqués car, lors de cet incendie, ils avaient aussi bloqué ceux qui tentaient de fuir par l'entrée.

Le titre, que ce drame avait inspiré au journal Hara Kiri, à propos de la mort du Général de Gaulle survenue la semaine suivante, est resté célèbre : « Bal tragique à Colombey – 1 mort ». Il vaudra au journal d'être interdit, et de choisir pour renaitre un nom rappelant celui qui avait été à l'origine de l'interdiction : Charlie Hebdo.

a écrit : Je ne doute pas que l'incendie des Nouvelles Galeries de Marseille a donné lieu à une réglementation, comme chaque grand incendie qui émeut l'opinion publique, mais je ne sais pas si, même en jouant sur les mots, on peut dire, comme dans l'anecdote, qu'il est à l'origine du "premier texte" de loi. Car il avait été précédé de l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, qui avait déjà donné lieu à une réglementation et c'était en 1897 !

Il faut dire que cet incendie avait eu d'autant plus de retentissement que ce n'était pas la clientèle habituelle d'un ERP qui se pressait au Bazar de la Charité ce jour-là mais c'était une réception mondaine à laquelle s'était pressée toute le haute société et la centaine de victimes étaient notamment constituée des riches dames élégantes qui n'avaient pas pu fuir, génées par leurs longues robes, et qui avaient été piétinées par les fuyards plus agiles.

Il y a aussi l'incendie du 5-7 : le dancing (c'est ce qu'on appelle maintenant une discothèque) de Saint-Laurent-du-Pont en 1970 qui a marqué les esprits : 150 morts en moins de 10 min, car le décor était fait de matériaux hautement inflammables et les sorties de secours avaient été bloquées pour éviter que des resquilleurs puissent les utiliser pour entrer. Ce drame a ému d'autant plus que toutes les vitimes étaient jeunes et certaines même mineures. Il y avait déjà une réglementation existante sur les matériaux, les sorties de secours, et les visites de sécurité, mais elle n'avait pas été respectée, et les gérants ont d'ailleurs été condamnés. Mais ce drame a quand même conduit à une nouvelle évolution des normes concernant les issues de secours qui doivent désormais être non seulement toujours libres mais également munies d'une barre anti-panique, et les tourniquets d'entrée qui doivent désormais pouvoir être facilement débloqués car, lors de cet incendie, ils avaient aussi bloqué ceux qui tentaient de fuir par l'entrée.

Le titre, que ce drame avait inspiré au journal Hara Kiri, à propos de la mort du Général de Gaulle survenue la semaine suivante, est resté célèbre : « Bal tragique à Colombey – 1 mort ». Il vaudra au journal d'être interdit, et de choisir pour renaitre un nom rappelant celui qui avait été à l'origine de l'interdiction : Charlie Hebdo.
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C'est vrai, tu a raison sur le fond, en vrai, a chaque fois qu'il y a une catastrophe, la règlementation s'ajuste, en se juxtaposant avec les nouvelles technologies.

On peut aussi citer l'exemple des Twin Towers, le système anti incendie n'a pas été prévu pour se manger un avion de ligne dans la figure et n'a donc pas fonctionné, maintenant ces systèmes sont tellement blindés dans les gratte-ciels modernes qu'un missile ne réussirait pas à les désactiver, c'est triste à dire, mais c'est comme ça qu'on avance, qu'on fait progresser la sécurité, quand il y a des morts et qu'on veut plus que ca se reproduise...

C'est aussi pour ça qu'on ne construit plus aucun pont suspendu par chaine et qu'on y préfère des câbles, les exemples sont aussi nombreux que la technologie.


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C'est d'ailleurs a cause de ce drame que, devant l'inefficacité logistique des services anti-incendie de la ville (je ne met absolument pas en cause les soldats du feu, mais les pourris qui les dirigeaient de leur piédestal à l'époque), Marseille a basculé ces services vers un corps militaire infaillible encore aujourd'hui: les fameux Marins-pompiers de Marseille, réputés dans tout l'hexagone, et même au delà. :)

Ben quoi, je suis français, je suis du Sud-Est, je suis chauvin! ^^

a écrit : C'est d'ailleurs a cause de ce drame que, devant l'inefficacité logistique des services anti-incendie de la ville (je ne met absolument pas en cause les soldats du feu, mais les pourris qui les dirigeaient de leur piédestal à l'époque), Marseille a basculé ces services vers un corps militaire infaillible encore aujourd'hui: les fameux Marins-pompiers de Marseille, réputés dans tout l'hexagone, et même au delà. :)

Ben quoi, je suis français, je suis du Sud-Est, je suis chauvin! ^^
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Non tu as raison, pas de mal à avoir les idées juste ! N’oublions pas aussi la sécurité des lieux publics qui a fait un bon en avant !!! Malheureusement pas assez pour éviter l’incendie du cinq sept…

Je ne doute pas que l'incendie des Nouvelles Galeries de Marseille a donné lieu à une réglementation, comme chaque grand incendie qui émeut l'opinion publique, mais je ne sais pas si, même en jouant sur les mots, on peut dire, comme dans l'anecdote, qu'il est à l'origine du "premier texte" de loi. Car il avait été précédé de l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, qui avait déjà donné lieu à une réglementation et c'était en 1897 !

Il faut dire que cet incendie avait eu d'autant plus de retentissement que ce n'était pas la clientèle habituelle d'un ERP qui se pressait au Bazar de la Charité ce jour-là mais c'était une réception mondaine à laquelle s'était pressée toute le haute société et la centaine de victimes étaient notamment constituée des riches dames élégantes qui n'avaient pas pu fuir, génées par leurs longues robes, et qui avaient été piétinées par les fuyards plus agiles.

Il y a aussi l'incendie du 5-7 : le dancing (c'est ce qu'on appelle maintenant une discothèque) de Saint-Laurent-du-Pont en 1970 qui a marqué les esprits : 150 morts en moins de 10 min, car le décor était fait de matériaux hautement inflammables et les sorties de secours avaient été bloquées pour éviter que des resquilleurs puissent les utiliser pour entrer. Ce drame a ému d'autant plus que toutes les vitimes étaient jeunes et certaines même mineures. Il y avait déjà une réglementation existante sur les matériaux, les sorties de secours, et les visites de sécurité, mais elle n'avait pas été respectée, et les gérants ont d'ailleurs été condamnés. Mais ce drame a quand même conduit à une nouvelle évolution des normes concernant les issues de secours qui doivent désormais être non seulement toujours libres mais également munies d'une barre anti-panique, et les tourniquets d'entrée qui doivent désormais pouvoir être facilement débloqués car, lors de cet incendie, ils avaient aussi bloqué ceux qui tentaient de fuir par l'entrée.

Le titre, que ce drame avait inspiré au journal Hara Kiri, à propos de la mort du Général de Gaulle survenue la semaine suivante, est resté célèbre : « Bal tragique à Colombey – 1 mort ». Il vaudra au journal d'être interdit, et de choisir pour renaitre un nom rappelant celui qui avait été à l'origine de l'interdiction : Charlie Hebdo.

a écrit : Non tu as raison, pas de mal à avoir les idées juste ! N’oublions pas aussi la sécurité des lieux publics qui a fait un bon en avant !!! Malheureusement pas assez pour éviter l’incendie du cinq sept… Dur rappel de mémoire que tu viens de faire. Où quand on chie allègrement sur les normes de sécurité.

Dans ce que tu viens d'écrire, une fois de plus, les soldats du feu ne sont pas en cause, ca a cramé tellement vite, c'est effrayant!!!

La sécurité? Si tu savais ce que j'ai vu, en ayant l'oeil un peu attentif on se rend bien compte que ca déconne PARTOUT! (où sont les parachutes??? (dtc)

Cela dit, je vais raconter la vie de ma soeur pour détendre un peu l'atmosphère, et tout ce que j'écris ici, bien qu'un peu romancé a cause du clavier, est vrai:

Alerte à la bombe dans une boite de nuit (où était ladite ma soeur en train de danser la Lambada avec un mec pas franchement louche mais bref^^)

-"Tzooing Tzoooing (son qui pète) ALLEZ TOUT LE MONDE! ON EST TOUS CHAUDS LA!!!, ON VA FOUTRE LE BORDEL SUR LE PARKING ET FAIRE CHIER LES VOISINS!!! ON SORT LES CAISSONS ET LES BOUTEILLES DE SKY!!!
"""OUAIIIIS!""""

Bon en fait y'avait pas de bombe mais respect aux organisateurs, quoi ... °O

a écrit : Je ne doute pas que l'incendie des Nouvelles Galeries de Marseille a donné lieu à une réglementation, comme chaque grand incendie qui émeut l'opinion publique, mais je ne sais pas si, même en jouant sur les mots, on peut dire, comme dans l'anecdote, qu'il est à l'origine du "premier texte" de loi. Car il avait été précédé de l'incendie du Bazar de la Charité à Paris, qui avait déjà donné lieu à une réglementation et c'était en 1897 !

Il faut dire que cet incendie avait eu d'autant plus de retentissement que ce n'était pas la clientèle habituelle d'un ERP qui se pressait au Bazar de la Charité ce jour-là mais c'était une réception mondaine à laquelle s'était pressée toute le haute société et la centaine de victimes étaient notamment constituée des riches dames élégantes qui n'avaient pas pu fuir, génées par leurs longues robes, et qui avaient été piétinées par les fuyards plus agiles.

Il y a aussi l'incendie du 5-7 : le dancing (c'est ce qu'on appelle maintenant une discothèque) de Saint-Laurent-du-Pont en 1970 qui a marqué les esprits : 150 morts en moins de 10 min, car le décor était fait de matériaux hautement inflammables et les sorties de secours avaient été bloquées pour éviter que des resquilleurs puissent les utiliser pour entrer. Ce drame a ému d'autant plus que toutes les vitimes étaient jeunes et certaines même mineures. Il y avait déjà une réglementation existante sur les matériaux, les sorties de secours, et les visites de sécurité, mais elle n'avait pas été respectée, et les gérants ont d'ailleurs été condamnés. Mais ce drame a quand même conduit à une nouvelle évolution des normes concernant les issues de secours qui doivent désormais être non seulement toujours libres mais également munies d'une barre anti-panique, et les tourniquets d'entrée qui doivent désormais pouvoir être facilement débloqués car, lors de cet incendie, ils avaient aussi bloqué ceux qui tentaient de fuir par l'entrée.

Le titre, que ce drame avait inspiré au journal Hara Kiri, à propos de la mort du Général de Gaulle survenue la semaine suivante, est resté célèbre : « Bal tragique à Colombey – 1 mort ». Il vaudra au journal d'être interdit, et de choisir pour renaitre un nom rappelant celui qui avait été à l'origine de l'interdiction : Charlie Hebdo.
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C'est vrai, tu a raison sur le fond, en vrai, a chaque fois qu'il y a une catastrophe, la règlementation s'ajuste, en se juxtaposant avec les nouvelles technologies.

On peut aussi citer l'exemple des Twin Towers, le système anti incendie n'a pas été prévu pour se manger un avion de ligne dans la figure et n'a donc pas fonctionné, maintenant ces systèmes sont tellement blindés dans les gratte-ciels modernes qu'un missile ne réussirait pas à les désactiver, c'est triste à dire, mais c'est comme ça qu'on avance, qu'on fait progresser la sécurité, quand il y a des morts et qu'on veut plus que ca se reproduise...

C'est aussi pour ça qu'on ne construit plus aucun pont suspendu par chaine et qu'on y préfère des câbles, les exemples sont aussi nombreux que la technologie.