L'humain est l'un des animaux les plus endurants

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S'il n'est pas le plus rapide, l'humain reste un animal particulièrement endurant, notamment en raison de son évacuation de la chaleur par la transpiration. Certains scientifiques pensent que cela a pu contribuer à l'émergence de la bipédie, permettant aux premiers hominidés de poursuivre des proies sur de grandes distances, jusqu'à ce qu'elles soient épuisées ou en état d'hyperthermie.

De nos jours, quelques peuples (comme les Bochiman) pratiquent encore cette chasse à l’épuisement.


Commentaires préférés (3)

Il y avait une vidéo très intéressante qui était sortie sur le sujet il y a quelques années : embed.koreus.com/00071/201505/minute-science-super-pouvoir-humain.mp4

Quand on y pense, ce doit être horrible pour les proie. Une créature qui te poursuit inlassablement que tu peux distancer en vitesse mais qui finira toujours par te rattraper. Ca ressemble au sujet du film "It follows".

Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'un seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

www.lelivrescolaire.fr/page/7088536

a écrit : Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'u
n seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

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Salut Tybs! Tu nous l’avais appris avec une autre anecdote qui était encore plus facile à comprendre je trouve! Je met le lien si quelqu’un veut aller jeter un œil aux sources et aux coms.
Merci de partager tout ce savoir !
secouchermoinsbete.fr/81333-chaleur-et-humidite-ne-font-pas-bon-menage via @moinsbete


Tous les commentaires (92)

Hypothermie ? Ce ne serait pas plutôt hyperthermie ?

Il y avait une vidéo très intéressante qui était sortie sur le sujet il y a quelques années : embed.koreus.com/00071/201505/minute-science-super-pouvoir-humain.mp4

Quand on y pense, ce doit être horrible pour les proie. Une créature qui te poursuit inlassablement que tu peux distancer en vitesse mais qui finira toujours par te rattraper. Ca ressemble au sujet du film "It follows".

La chasse a courre est aussi une forme de chasse à l'épuisement, malheureusement encore utilisé de nos jours. Contrairement à la chasse a l'arc, fusil, ou même a l'épieu, qui vise le confrontement direct, le but de la chasse a courre est de poursuivre le gibier avec une meute de chiens, et a cheval, jusqu’à rattrapé l'animal, trop épuisé pour continuer a fuir. L'animal est mis a mort avec une dague, celui-ci ne pouvant plus se défendre.

Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'un seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

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a écrit : Il y avait une vidéo très intéressante qui était sortie sur le sujet il y a quelques années : embed.koreus.com/00071/201505/minute-science-super-pouvoir-humain.mp4

Quand on y pense, ce doit être horrible pour les proie. Une créature qui te poursuit inlassablement que tu peux distancer en vitesse
mais qui finira toujours par te rattraper. Ca ressemble au sujet du film "It follows". Afficher tout
A voir: le prix du danger avec Gérard Lanvin et piccoli.
Une belle critique des téléréalités à une époque(1983) où on était loin des jeux concours réalité style kohlanta.

a écrit : Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'u
n seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

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Salut Tybs! Tu nous l’avais appris avec une autre anecdote qui était encore plus facile à comprendre je trouve! Je met le lien si quelqu’un veut aller jeter un œil aux sources et aux coms.
Merci de partager tout ce savoir !
secouchermoinsbete.fr/81333-chaleur-et-humidite-ne-font-pas-bon-menage via @moinsbete

a écrit : Salut Tybs! Tu nous l’avais appris avec une autre anecdote qui était encore plus facile à comprendre je trouve! Je met le lien si quelqu’un veut aller jeter un œil aux sources et aux coms.
Merci de partager tout ce savoir !
secouchermoinsbete.fr/81333-chaleur-et-humidite-ne-font-pas-bon-menage via @moinsbete
L'anecdote faisait l'impasse sur les phénomènes de radiation et de conduction ^^. D'ailleurs les différences sources ne sont pas d'accord non plus en ce qui concerne la température extérieure dangereuse, >35 ou >37°C.
Mathématiquement, ce serait 35°C mais biologiquement il semblerait que ce soit plutôt 37°C. Je ne le tenterais pas dans les deux cas.

a écrit : Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'u
n seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

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Exact, d'ailleurs ce type de chasse n'aurait aucun intérêt en forêt, chasser à l'affut, à la discrète où poser des pièges sur les passages des animaux est bien plus efficace, mais dans les savanes/prairies/désert, impossible de se camoufler, la "chasse à l'épuisement" est souvent la seule solution.

Y'a qu'à voir comment chassent les autres prédateurs: la vitesse/sprint/surprise, le plus souvent, où l'endurance.
Des animaux capables de courir un marathon, y'en a pas beaucoup, y'a nous, la plupart des canidés, et... ben, je crois que c'est tout.

Le livre “Born to Run” décrit justement cela très bien. L’Homme aurait en fait des attributs morphologiques lui conférant une endurance à peu près inégalée dans le monde animal, en somme il serait né pour courir. En mettant cela en rapport avec la Théorie de l’Evolution et en extrapolant un peu, on pourrait dire qu’une espèce d’hominidés bipèdes et qui plus est endurants aura vu ses chances de survie décuplées par rapport à une autre espèce peut être plus sédentaire. À noter que l’on parle sûrement d’un temps où la cohésion (travail d’équipe), un autre avantage compétitif de notre espèce, n’existait peut-être pas encore.

Quelques animaux chassent aussi de cette façon.
Je me souviens d'un reportage TV ("Planète") qui montrait un horde de hyènes (que l'on croit seulement nécrophages) poursuivant inlassablement un guépard.
Bien sûr, il était plus rapide et les semait rapidement, mais il fatiguait bien plus vite et devait se reposer... Et les hyènes arrivaient sur lui, bien plus lentement mais inlassablement... Au bout de plusieures heures de traque - disait le reportage- le pauvre guépard était épuisé et n'a eu son salut qu'en grimpant sur un des rares arbres de la savane. Les hyènes sont arrivées au pied de l'arbre tranquillement et, ne sachant pas grimper, on fait le siège ! Toute la nuit, s'occupant de tout de rien, mais avec toujours au moins une ou deux qui guettaient le guépard. C'est seulement au petit matin qu'elles sont reparties et le fauve a pu enfin se carapater sans demander son reste.

a écrit : La chasse a courre est aussi une forme de chasse à l'épuisement, malheureusement encore utilisé de nos jours. Contrairement à la chasse a l'arc, fusil, ou même a l'épieu, qui vise le confrontement direct, le but de la chasse a courre est de poursuivre le gibier avec une meute de chiens, et a cheval, jusqu’à rattrapé l'animal, trop épuisé pour continuer a fuir. L'animal est mis a mort avec une dague, celui-ci ne pouvant plus se défendre. Afficher tout Quand je vois ton commentaire, je me dis de suite :
- As tu déjà vu une chasse à courre ?
- As tu déjà vu une chasse au fusil ?
- Sais-tu ce qu'est la chasse à l'épieu ?

La chasse à courre est le type de chasse où la proie a le plus de chance de survie. Regarde le tableau de chasse des chasseurs à fusil et des véneries. C'est simple ces derniers ne prennent qu'une fois sur trois, les meilleurs une fois sur deux. La chasse au fusil ne laisse pratiquement aucune chance à la proie visée.

De plus la chasse à courre est une chasse reproduisant les chasses des loups : la meute repère une proie, la poursuit et l'accule. Une fois acculé le maitre chien tient les chiens à distance, car le cerf n'est pas mort de fatigue, au contraire il peut encore éventrer ses poursuivants.
Tu dis que la chasse à l'épieu "c'est mieux" (en gros, car tu dis que c'est mieux que la chasse à courre). Or chasser à l'épieu c'est faire de la chasse à courre. La dague que tu dénonces est justement un épieu. Si on se sert de l'épieu, c'est parce que le cerf a encore toutes ses forces. Cette arme est manipulée par le piqueur qui vise directement le coeur, la mort est donc très rapide.

C'est une idée reçue de se dire : "Oh bah tuer un cerf à l'arc c'est moins souffrance, encore mieux avec un fusil."
Les équpages de chasse à courre sont des professionnels et non pas des amateurs. Ils savent exactement quoi faire.
La chasse au fusil regroupe de tout et aucun n'est professionnel. Par exemple tu y retrouves Jean-Mi grand cadre au bureau qui chasse le week-end pour montrer son rang social et se la péter. Or notre Jean-Mi, il va parfois pas du tout tirer au bon endroit et le cerf sera gravement blessé. La il faut suivre la proie (suivez les taches de sang svp) et la tuer. Certains achèvent leur proie au couteau (vidéos sur Youtube hein). C'est aussi dans cette chasse où on retrouve Boby qui tire sur un sanglier car il a juré avoir vu une forme bougée et paf c'était un humain.

Avec la chasse à l'arc c'est pareil, mais ce type de chasse est peu pratiqué et donc c'est surtout des pratiquants expérimentés qu'on y retrouve. Donc ils sont bien plus respectueux des règles.

Surtout, qu'on aime ou non la vénerie, il n'y a jamais eu d'accident humain répertorié. C'est tout de même un comble de dénoncer une chasse reproduisant la chasse des loups, où la proie a toutes ses chances de survie, pratiquée par des pros et qui n'a jamais eu d'accident.

Il y a des choses à changer dans la chasse et des mentalités doivent évoluer, mais rien ne se fera si leurs opposants sortent des bêtises comme AVA ou montrent qu'ils ne connaissant pas le sujet. Ils se contenteront juste de dire : "C'est faux ce qu'ils disent, ils ne connaissant pas leur sujet, donc on ne va pas les écouter."

Bref la chasse à courre n'a rien à voir avec l'anecdote. Par contre les hyènes et lycaons la pratique aussi (avec les élands par exemple).

a écrit : Quand je vois ton commentaire, je me dis de suite :
- As tu déjà vu une chasse à courre ?
- As tu déjà vu une chasse au fusil ?
- Sais-tu ce qu'est la chasse à l'épieu ?

La chasse à courre est le type de chasse où la proie a le plus de chance de survie. Regarde le tableau d
e chasse des chasseurs à fusil et des véneries. C'est simple ces derniers ne prennent qu'une fois sur trois, les meilleurs une fois sur deux. La chasse au fusil ne laisse pratiquement aucune chance à la proie visée.

De plus la chasse à courre est une chasse reproduisant les chasses des loups : la meute repère une proie, la poursuit et l'accule. Une fois acculé le maitre chien tient les chiens à distance, car le cerf n'est pas mort de fatigue, au contraire il peut encore éventrer ses poursuivants.
Tu dis que la chasse à l'épieu "c'est mieux" (en gros, car tu dis que c'est mieux que la chasse à courre). Or chasser à l'épieu c'est faire de la chasse à courre. La dague que tu dénonces est justement un épieu. Si on se sert de l'épieu, c'est parce que le cerf a encore toutes ses forces. Cette arme est manipulée par le piqueur qui vise directement le coeur, la mort est donc très rapide.

C'est une idée reçue de se dire : "Oh bah tuer un cerf à l'arc c'est moins souffrance, encore mieux avec un fusil."
Les équpages de chasse à courre sont des professionnels et non pas des amateurs. Ils savent exactement quoi faire.
La chasse au fusil regroupe de tout et aucun n'est professionnel. Par exemple tu y retrouves Jean-Mi grand cadre au bureau qui chasse le week-end pour montrer son rang social et se la péter. Or notre Jean-Mi, il va parfois pas du tout tirer au bon endroit et le cerf sera gravement blessé. La il faut suivre la proie (suivez les taches de sang svp) et la tuer. Certains achèvent leur proie au couteau (vidéos sur Youtube hein). C'est aussi dans cette chasse où on retrouve Boby qui tire sur un sanglier car il a juré avoir vu une forme bougée et paf c'était un humain.

Avec la chasse à l'arc c'est pareil, mais ce type de chasse est peu pratiqué et donc c'est surtout des pratiquants expérimentés qu'on y retrouve. Donc ils sont bien plus respectueux des règles.

Surtout, qu'on aime ou non la vénerie, il n'y a jamais eu d'accident humain répertorié. C'est tout de même un comble de dénoncer une chasse reproduisant la chasse des loups, où la proie a toutes ses chances de survie, pratiquée par des pros et qui n'a jamais eu d'accident.

Il y a des choses à changer dans la chasse et des mentalités doivent évoluer, mais rien ne se fera si leurs opposants sortent des bêtises comme AVA ou montrent qu'ils ne connaissant pas le sujet. Ils se contenteront juste de dire : "C'est faux ce qu'ils disent, ils ne connaissant pas leur sujet, donc on ne va pas les écouter."

Bref la chasse à courre n'a rien à voir avec l'anecdote. Par contre les hyènes et lycaons la pratique aussi (avec les élands par exemple).
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Des accidents de chasse à courre il y en a eu quand même mais c'était souvent à coup de branche dans la tête ou de chute de cheval ^^.

Ce pauvre Philippe IV le Bel ne s'en est pas remis et je ne parle pas du cofondateur de SCMB.

a écrit : Le livre “Born to Run” décrit justement cela très bien. L’Homme aurait en fait des attributs morphologiques lui conférant une endurance à peu près inégalée dans le monde animal, en somme il serait né pour courir. En mettant cela en rapport avec la Théorie de l’Evolution et en extrapolant un peu, on pourrait dire qu’une espèce d’hominidés bipèdes et qui plus est endurants aura vu ses chances de survie décuplées par rapport à une autre espèce peut être plus sédentaire. À noter que l’on parle sûrement d’un temps où la cohésion (travail d’équipe), un autre avantage compétitif de notre espèce, n’existait peut-être pas encore. Afficher tout Faculté qu'il aurait perdu depuis, à part pour quelques tribute isolées? J'ai du mal à imaginer un homme pister un loup ou même à cheval sur plusieurs jours, mais je suis complètement ignorant sur ces sujets.
En quoi la station bipède permet d'être plus endurant ? Je pensais qu'elle avait surtout l'avantage de voir le danger (et la proie ?) de loin, même si l'un n'empêche pas l'autre. Est ce que le fait de n'avoir que 2 membres à bouger est une économie d'énergie (un peu comme un véhicule 2x4), et donc rend plus endurant ?
Enfin est ce que les autres bipèdes (primates, kangourou) sont aussi très endurants ?
Désolé pour toutes ces questions, je suis à la fois curieux et ignorant sur ce thème qui me fascine..

a écrit : Exact, d'ailleurs ce type de chasse n'aurait aucun intérêt en forêt, chasser à l'affut, à la discrète où poser des pièges sur les passages des animaux est bien plus efficace, mais dans les savanes/prairies/désert, impossible de se camoufler, la "chasse à l'épuisement" est souvent la seule solution.

Y'a qu'à voir comment chassent les autres prédateurs: la vitesse/sprint/surprise, le plus souvent, où l'endurance.
Des animaux capables de courir un marathon, y'en a pas beaucoup, y'a nous, la plupart des canidés, et... ben, je crois que c'est tout.
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J'y rajouterai le cheval.

Que se soit a la chasse a courre ou toute autre chasse aux chiens courants, l'humain n'a l'endurance que de la patience et encore la nuit est une limite pour la fin de la chasse. Ceux qui poursuivent le gibier c'est les chiens et leur endurance est limitée, donc l'homme crée des relais quand l'animal se fourvoie, pour arriver a le fatiguer.
Mais ça ne fonctionne pas a tout les coups.
Donc dans nos chasses françaises, tout est plutôt question de stratégie que d'épuisement.

a écrit : Ce phénomène a pourtant des limites que l'on va surement percevoir dans certaines régions du monde d'ici quelques dizaines d'années (c'est déjà le cas de façon exceptionnelle).

Ainsi, s'il fait chaud (plus de 37°C) et humide (100% d'humidité relative), il s'agit d'u
n seuil létal pour l'humain. Dans ces conditions, il nous est impossible d'évacuer la chaleur par convection (peau à 35°C et extérieur à 37°C, delta de température négatif) ou par sudation (aucune évaporation de la transpiration car 100% d'humidité extérieure et donc delta de pression de vapeur négatif ou nul).

La conduction (3% de nos pertes de chaleur) qui consiste à toucher un matériau plus froid sera difficile si la température extérieure est supérieur à 37°C.
La radiation (60% de nos pertes de chaleur au repos) qui consiste à émettre un rayonnement infrarouge sera difficile car il se calcule avec un delta de température Tpeau ​−Text qui sera négatif à plus de 37°C.

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D’ailleurs cela se produit déjà dans certaines régions du Pakistan où le taux d’humidité atteint les 100% avec une température supérieure à 37 degrés, comme le cité une autre anecdote SCMB.

a écrit : J'y rajouterai le cheval. Faux, le cheval s'épuise assez vite. Alors oui il est grand et fait de grandes foulées et va très vite, mais en un quart d'heure grand max, il est cuit à la course, probablement moins.

a écrit : Quelques animaux chassent aussi de cette façon.
Je me souviens d'un reportage TV ("Planète") qui montrait un horde de hyènes (que l'on croit seulement nécrophages) poursuivant inlassablement un guépard.
Bien sûr, il était plus rapide et les semait rapidement, mais il fatiguait bien plus
vite et devait se reposer... Et les hyènes arrivaient sur lui, bien plus lentement mais inlassablement... Au bout de plusieures heures de traque - disait le reportage- le pauvre guépard était épuisé et n'a eu son salut qu'en grimpant sur un des rares arbres de la savane. Les hyènes sont arrivées au pied de l'arbre tranquillement et, ne sachant pas grimper, on fait le siège ! Toute la nuit, s'occupant de tout de rien, mais avec toujours au moins une ou deux qui guettaient le guépard. C'est seulement au petit matin qu'elles sont reparties et le fauve a pu enfin se carapater sans demander son reste. Afficher tout
Les hyènes sont des canidés, très proches des loups et des chiens.

Le bipédisme serait apparu chez les hominidés, il y a de 4 à 5 millions d'années.
Au Musée National d'Éthiopie, se trouve le squelette de Ardipithecus Ramidus (Ardi), qui n'est déjà plus un primate en soi...mais pas encore un hominidé.
"Ardi" aurait évolué dans un milieu arboré humide, et aurait eu un régime alimentaire omnivore, à différence des primates, qui sont plutôt frugivores.
En parallèle, Ardi connu une évolution sociale, où la bataille entre mâles pour conquérir les femelles aurait disparues, au profit d'offre "d'aliment contre sexe".
Selon la séduisante théorie de Owen Lovejoy, c'est la nécessité de pouvoir transporter la nourriture dans ses bras, pour la femelle et leur progéniture, qui aurait mené à la bipédie.

Bien plus proche de nous, ce sont les modifications morphologiques du Sapiens, qui auraient permis à l'Humain que nous sommes aujourd'hui, d'avoir l'endurance à la marche.
Parmi ces modifications: un os du bassin plus étroit, une densité osseuse plus légère, une musculature plus fine, etc...

a écrit : Le bipédisme serait apparu chez les hominidés, il y a de 4 à 5 millions d'années.
Au Musée National d'Éthiopie, se trouve le squelette de Ardipithecus Ramidus (Ardi), qui n'est déjà plus un primate en soi...mais pas encore un hominidé.
"Ardi" aurait évolué dans un milieu arboré
humide, et aurait eu un régime alimentaire omnivore, à différence des primates, qui sont plutôt frugivores.
En parallèle, Ardi connu une évolution sociale, où la bataille entre mâles pour conquérir les femelles aurait disparues, au profit d'offre "d'aliment contre sexe".
Selon la séduisante théorie de Owen Lovejoy, c'est la nécessité de pouvoir transporter la nourriture dans ses bras, pour la femelle et leur progéniture, qui aurait mené à la bipédie.

Bien plus proche de nous, ce sont les modifications morphologiques du Sapiens, qui auraient permis à l'Humain que nous sommes aujourd'hui, d'avoir l'endurance à la marche.
Parmi ces modifications: un os du bassin plus étroit, une densité osseuse plus légère, une musculature plus fine, etc...
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et la transpiration.

J'aime bien la théorie que tu décrit, on a pas encore toutes les pièces du puzzle, mais ca en est peut être une?

Affaire a suivre.