Il y a peu d'ours en Europe à cause de la religion

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Si l'ours est peu présent en Europe aujourd'hui, c'est en partie pour des raisons religieuses. L'animal faisait l'objet d'un fort culte païen avant le VIIIe siècle, et fut victime de la politique de christianisation menée sous le règne de Charlemagne. Saint Augustin le qualifiant même de diable. Des milliers d'ours furent ainsi massacrés à l'époque.


Commentaires préférés (3)

C’est d’ailleurs pour cela que l’on a choisi à l’époque le lion comme roi des animaux. En effet, c’était auparavant l’ours qui avait ce titre, cependant un animal plus exotique fut choisi afin de limiter l’aura importante que suscitait l’ours.

Au moyen âge ils vénéraient l’ours. Je crois qu’il y avait une fête païenne mi novembre ce qui correspondait au début de son hibernation, et une autre à la fin de celle ci. simulacres de viols et autres jeux érotiques y étaient pratiqués car l’ours était aussi un symbole de fécondité et d’une sexualité bestiale.

Ah, le fameux Teddy Bear de notre enfance...

Ce diminutif de Teddy, provient entièrement d'une anecdote étant arrivée au Président Américain Théodore Roosevelt, en 1902, durant une partie de chasse.
Au lieu de recopier les sources, je vous laisse le plaisir de la lire dans ce lien.
www.jeuxetcompagnie.fr/histoire-de-lours-teddy/

Pour revenir à l'anecdote.
Je me demande tout de même si derrière cette image religieuse, il n'y aurait pas une explication bien plus terrienne...
L'ours, -tout comme le loup d'ailleurs ! - étant de grands animaux aptes à s'attaquer au bétail, une diabolisation ne viendrait-elle pas à merveille pour éliminer un concurrent....
Somme toute, en s'attaquant au bétail, il pouvait hypothéquer le futur alimentaire d'une personne, d'une famille ou même d'un village.

Dans la Corniche Cantabrique Espagnole, Nord-Ouest de l'Espagne, vivent encore des centaines d'exemplaires d'ours et de loups.
De foi d'anciens de ces lieux et d'Historiens, ces deux animaux ont été invariablement poursuivis et tués durant des siècles. Cependant, ce n'est pas pour autant que sa dépouille était délaissée. Sa peau, sa graisse et sa viande étaient utilisées au bénéfice des chasseurs et de leurs familles.
Un ancien des Asturies me raconta comment, dans les années 50, un ours fut abattu proche du village... Et que les habitants utilisèrent sa chair... pour en fabriquer du chorizo.


Tous les commentaires (19)

C’est d’ailleurs pour cela que l’on a choisi à l’époque le lion comme roi des animaux. En effet, c’était auparavant l’ours qui avait ce titre, cependant un animal plus exotique fut choisi afin de limiter l’aura importante que suscitait l’ours.

Au moyen âge ils vénéraient l’ours. Je crois qu’il y avait une fête païenne mi novembre ce qui correspondait au début de son hibernation, et une autre à la fin de celle ci. simulacres de viols et autres jeux érotiques y étaient pratiqués car l’ours était aussi un symbole de fécondité et d’une sexualité bestiale.

Ah, le fameux Teddy Bear de notre enfance...

Ce diminutif de Teddy, provient entièrement d'une anecdote étant arrivée au Président Américain Théodore Roosevelt, en 1902, durant une partie de chasse.
Au lieu de recopier les sources, je vous laisse le plaisir de la lire dans ce lien.
www.jeuxetcompagnie.fr/histoire-de-lours-teddy/

Pour revenir à l'anecdote.
Je me demande tout de même si derrière cette image religieuse, il n'y aurait pas une explication bien plus terrienne...
L'ours, -tout comme le loup d'ailleurs ! - étant de grands animaux aptes à s'attaquer au bétail, une diabolisation ne viendrait-elle pas à merveille pour éliminer un concurrent....
Somme toute, en s'attaquant au bétail, il pouvait hypothéquer le futur alimentaire d'une personne, d'une famille ou même d'un village.

Dans la Corniche Cantabrique Espagnole, Nord-Ouest de l'Espagne, vivent encore des centaines d'exemplaires d'ours et de loups.
De foi d'anciens de ces lieux et d'Historiens, ces deux animaux ont été invariablement poursuivis et tués durant des siècles. Cependant, ce n'est pas pour autant que sa dépouille était délaissée. Sa peau, sa graisse et sa viande étaient utilisées au bénéfice des chasseurs et de leurs familles.
Un ancien des Asturies me raconta comment, dans les années 50, un ours fut abattu proche du village... Et que les habitants utilisèrent sa chair... pour en fabriquer du chorizo.

Les raisons religieuses sont sans doute à prendre en compte, mais je pense que les attaques de troupeaux, et probablement les attaques de bergers (ères), qui il n'y a pas si longtemps étaient des enfants, ont contribuées à rendre l'ours TRÈS antipathique. Les deux ou trois chiens qui les accompagnaient ne faisaient pas le poids, et servaient souvent de nourriture au même titre que le bétail...

a écrit : Les raisons religieuses sont sans doute à prendre en compte, mais je pense que les attaques de troupeaux, et probablement les attaques de bergers (ères), qui il n'y a pas si longtemps étaient des enfants, ont contribuées à rendre l'ours TRÈS antipathique. Les deux ou trois chiens qui les accompagnaient ne faisaient pas le poids, et servaient souvent de nourriture au même titre que le bétail... Afficher tout Comme le dit l'anecdote, c'est en partie à cause de la religion :)

Mais ce facteur n'est pas à sous-estimer. Comme déjà dit, l'ours était très populaire auparavant, il était vu comme le roi des animaux et des cultes païens lui vouaient un culte.
C'est donc un risque pour la religion chrétienne (qu'importe la religion ou autre pratique, on n'aime jamais les concurrents). A partir de Charlemagne, l'ours va être désigné comme le diable ou au mieux comme un démon à son service (oui ce n'est pas mieux en fait).

Forcement, le travail de propagande terminé, l'ours est très impopulaire. L'expansion humaine (surtout à partir du 19ème s. et du XXème s., dès qu'il y a un problème en faune, ne cherchez pas à 90% des cas c'est à cette période) va augmenter les contacts et donc la concurrence avec l'ours. Il est impopulaire, donc l'envie de "cohabiter" avec lui et de trouver des solutions est inexistante. On va privilégier la solution "le tuer" (soit ton commentaire).

Ce n'est pas à sous-estimer cette effet de propagande, car le loup en Italie (environ 1800 à 2000 individus) est bien plus populaire qu'en France. Même s'il fut chassé à cause de la concurrence pour la chasse (je ne comprendrais jamais les chasseurs voulant tuer un animal car il chasse trop pour eux… à 99% des cas l'animal tue bien moins qu'eux), le loup italien n'a jamais été éradiqué de la botte italienne. Car il a une super bonne image la bas, notamment grâce au mythe fondateur de Rome. Les agriculteurs sont peu enclin à vouloir le chasser, la plupart trouvent des solutions pour coexister. Tout n'est pas rose, mais la situation est bien différente de la France où le loup est forcément associer à des éléments négatifs (cf la bête du Gévaudan).

Par contre je me permet de revenir sur ce que tu dis pour les attaques. C'est très cliché de dire que c'était les enfants qui étaient victimes des attaques d'ours. C'est faux. Dans toutes les légendes sur la faune en France, à chaque fois on dit que les enfants sont victimes (et parfois les vieilles dames, je suppose une envie de se débarrasser des belles-mères en disant "Oh bah c'est la faute à ce truc"). Ca me rappel mon arrière grand-mère : c'est bien simple tout vous tuait les loups, renards, ours, serpent (le diable), buse, hiboux (animal du diable), chouette (animal du diable), lynx (animal du diable)… TOUS tuaient les enfants. A chaque fois c'est faux : l'ours attaque peu l'homme (et donc encore moins les enfants car ce ne sont pas eux qui font les activités les amenant le plus au contact des ours), la concurrence c'est surtout fait sur les attaques de troupeaux et pour la chasse.

a écrit : Au moyen âge ils vénéraient l’ours. Je crois qu’il y avait une fête païenne mi novembre ce qui correspondait au début de son hibernation, et une autre à la fin de celle ci. simulacres de viols et autres jeux érotiques y étaient pratiqués car l’ours était aussi un symbole de fécondité et d’une sexualité bestiale. La fête où l'on célèbre la fin de l'hiver (avec notamment des simulacres de viol) se nomme la chandelours. ^^

a écrit : Au moyen âge ils vénéraient l’ours. Je crois qu’il y avait une fête païenne mi novembre ce qui correspondait au début de son hibernation, et une autre à la fin de celle ci. simulacres de viols et autres jeux érotiques y étaient pratiqués car l’ours était aussi un symbole de fécondité et d’une sexualité bestiale. Maintenant, on se contente de fêter le réveil de la marmotte...

a écrit : Ah, le fameux Teddy Bear de notre enfance...

Ce diminutif de Teddy, provient entièrement d'une anecdote étant arrivée au Président Américain Théodore Roosevelt, en 1902, durant une partie de chasse.
Au lieu de recopier les sources, je vous laisse le plaisir de la lire dans ce lien.
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ttps://www.jeuxetcompagnie.fr/histoire-de-lours-teddy/

Pour revenir à l'anecdote.
Je me demande tout de même si derrière cette image religieuse, il n'y aurait pas une explication bien plus terrienne...
L'ours, -tout comme le loup d'ailleurs ! - étant de grands animaux aptes à s'attaquer au bétail, une diabolisation ne viendrait-elle pas à merveille pour éliminer un concurrent....
Somme toute, en s'attaquant au bétail, il pouvait hypothéquer le futur alimentaire d'une personne, d'une famille ou même d'un village.

Dans la Corniche Cantabrique Espagnole, Nord-Ouest de l'Espagne, vivent encore des centaines d'exemplaires d'ours et de loups.
De foi d'anciens de ces lieux et d'Historiens, ces deux animaux ont été invariablement poursuivis et tués durant des siècles. Cependant, ce n'est pas pour autant que sa dépouille était délaissée. Sa peau, sa graisse et sa viande étaient utilisées au bénéfice des chasseurs et de leurs familles.
Un ancien des Asturies me raconta comment, dans les années 50, un ours fut abattu proche du village... Et que les habitants utilisèrent sa chair... pour en fabriquer du chorizo.
Afficher tout
Je vais un tout petit peu me répéter, mais ce n'est pas une excuse cette diabolisation religieuse. Cette dernière à pour cause de mettre fin à des pratiques païennes qui font trop concurrence à la religion chrétienne.

Certes, avec la révolution industrielle l'Homme exerce de plus en plus de pression sur les territoires sauvages et donc réduit l'espace vital des loups et ours, d'où une chute de leur population.
Mais c'est chute s'explique uniquement par la mauvaise image que la religion a pu donner. C'est vraiment un phénomène à ne pas sous-estimer qui détermine complètement le traitement qu'on aura avec une espèce.

J'ai pris l'exemple du loup italien, qui n'a jamais disparu. Je peux aussi prendre l'exemple du lion qui lui parle à tout le monde et a volé la vedette à l'ours.

En Afrique les lions sont des prédateurs bien plus emmerdant que les loups et les ours. Déjà ils chassent en groupe (comme le loup, mais bien plus vorace) et ne craignent pas l'Homme ni les chiens (contrairement au loup). Avec la chasse et les agriculteurs, on assiste à une très forte chute des lions au XIXème. Cela s'explique tant par la pression humaine (plus de troupeaux, donc plus d'espace pris par l'Homme et donc plus de rencontre avec les lions) et la chasse au trophée (les Big Five).
Or qu'est-ce qui a bien pu sauver le lion ? Son image. Le lion, roi des animaux en Europe, bénéficie d'une très belle image et de nombreuses personnes veulent en voir mais aussi se déplacer pour aller les voir dans leur milieu naturel. Ca les pays d'Afrique subsaharienne l'ont bien compris. On a donc assisté à un grand changement de direction : plus question de tuer les lions, à présent il faut les préserver. Pour prendre le parc le plus connu, le Krüger, en 1900 il y avait entre 0 et 10 lions, en 2020 il y en a 1500.
Les Massaïs, qui avaient pour rite de tuer un lion pour devenir adulte (ah on déconne pas chez eux), ont arrêté cette pratique : à présent chacun parraine un lion à l'âge adulte et s'assure que tout va bien. Car les gouvernements et tribus Africaines ont bien compris que cette bonne image, c'est aussi de l'argent, beaucoup même.

Bref, si le lion n'avait pas une très bonne image, il aurait peut-être disparu durant le XXème s. Cela aurait été la même chose avec le loup et l'ours en France si leur image était bonne.
Le loup est une attraction touristique en Italie, et pour prendre un exemple en Espagne le bouquetin ibérique en est une aussi. Ce n'est pas un prédateur, certes, mais il concurrence les pâturages avec les moutons. En France, on n'a pas compris l'intérêt du bouquetin, en Espagne si : avec ses cornes il attire des foules de chasseurs à la recherche d'un beau trophée et prêt à payer très cher. Ainsi, en Espagne le bouquetin a une super bonne image, il y est choyé et on en compte 70 000 dans les Pyrénées. En France ? 0 il y a 20 ans. Quand les maires ont vu la manne financière du bouquetin, ils ont demandé sa réintroduction : à présent il y en a 400 en France.

Surtout, en Europe dans les zones où la religion chrétienne avait d'emprise, l'ours est bien plus présent : tous les pays envahi par l'empire Ottomans, les pays baltes etc. Car l'image de l'ours y est meilleure, donc il y est en grand nombre et bien préservé.

a écrit : C’est d’ailleurs pour cela que l’on a choisi à l’époque le lion comme roi des animaux. En effet, c’était auparavant l’ours qui avait ce titre, cependant un animal plus exotique fut choisi afin de limiter l’aura importante que suscitait l’ours. En Afrique, j'ai longtemps écouté des histoires sur le majestueux éléphant, roi des animaux.
Mais le lion est pratiquement en train de lui ravir cette place.

a écrit : Je vais un tout petit peu me répéter, mais ce n'est pas une excuse cette diabolisation religieuse. Cette dernière à pour cause de mettre fin à des pratiques païennes qui font trop concurrence à la religion chrétienne.

Certes, avec la révolution industrielle l'Homme exerce de plus en plus de pr
ession sur les territoires sauvages et donc réduit l'espace vital des loups et ours, d'où une chute de leur population.
Mais c'est chute s'explique uniquement par la mauvaise image que la religion a pu donner. C'est vraiment un phénomène à ne pas sous-estimer qui détermine complètement le traitement qu'on aura avec une espèce.

J'ai pris l'exemple du loup italien, qui n'a jamais disparu. Je peux aussi prendre l'exemple du lion qui lui parle à tout le monde et a volé la vedette à l'ours.

En Afrique les lions sont des prédateurs bien plus emmerdant que les loups et les ours. Déjà ils chassent en groupe (comme le loup, mais bien plus vorace) et ne craignent pas l'Homme ni les chiens (contrairement au loup). Avec la chasse et les agriculteurs, on assiste à une très forte chute des lions au XIXème. Cela s'explique tant par la pression humaine (plus de troupeaux, donc plus d'espace pris par l'Homme et donc plus de rencontre avec les lions) et la chasse au trophée (les Big Five).
Or qu'est-ce qui a bien pu sauver le lion ? Son image. Le lion, roi des animaux en Europe, bénéficie d'une très belle image et de nombreuses personnes veulent en voir mais aussi se déplacer pour aller les voir dans leur milieu naturel. Ca les pays d'Afrique subsaharienne l'ont bien compris. On a donc assisté à un grand changement de direction : plus question de tuer les lions, à présent il faut les préserver. Pour prendre le parc le plus connu, le Krüger, en 1900 il y avait entre 0 et 10 lions, en 2020 il y en a 1500.
Les Massaïs, qui avaient pour rite de tuer un lion pour devenir adulte (ah on déconne pas chez eux), ont arrêté cette pratique : à présent chacun parraine un lion à l'âge adulte et s'assure que tout va bien. Car les gouvernements et tribus Africaines ont bien compris que cette bonne image, c'est aussi de l'argent, beaucoup même.

Bref, si le lion n'avait pas une très bonne image, il aurait peut-être disparu durant le XXème s. Cela aurait été la même chose avec le loup et l'ours en France si leur image était bonne.
Le loup est une attraction touristique en Italie, et pour prendre un exemple en Espagne le bouquetin ibérique en est une aussi. Ce n'est pas un prédateur, certes, mais il concurrence les pâturages avec les moutons. En France, on n'a pas compris l'intérêt du bouquetin, en Espagne si : avec ses cornes il attire des foules de chasseurs à la recherche d'un beau trophée et prêt à payer très cher. Ainsi, en Espagne le bouquetin a une super bonne image, il y est choyé et on en compte 70 000 dans les Pyrénées. En France ? 0 il y a 20 ans. Quand les maires ont vu la manne financière du bouquetin, ils ont demandé sa réintroduction : à présent il y en a 400 en France.

Surtout, en Europe dans les zones où la religion chrétienne avait d'emprise, l'ours est bien plus présent : tous les pays envahi par l'empire Ottomans, les pays baltes etc. Car l'image de l'ours y est meilleure, donc il y est en grand nombre et bien préservé.
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En France y'a une sacrée culture de la chasse aussi, 2 500 000 chasseurs enregistrés.
Alors je ne dis pas qu'ils sont tous aussi bêtes que leurs fusil loin de là mais y'en a quand même pas mal qui considèrent que tout ce qui n'est pas à leur avantage sont des nuisibles, y compris les ramasseurs de champignons déguisés en sanglier.

Parlons, si vous le voulez bien, du sanglier, animal plutôt sympathique, j'en suis témoin, mais qui causent des dégâts colossaux aux cultures. Ils n'ont que les chasseurs comme prédateurs, et il s'avère que les humains sont tout simplement incapable de réguler leur population, dans le Gard, y'a plus de sangliers que d'humains... ca valait bien le coup d'exterminer le loup et l'ours!

Pour en revenir à l'anecdote, les ours attaquent peu les humains, ils sont pas cons, ils ont peur de nous, alors, ca arrive, quand ils sont affamés et qu'ils tombent sur une bonne poire toute seule mais aux USA par exemple, c'est limite s'il faut pas signer une décharge de responsabilité quand on veut s'amuser à chercher la grosse bête dans les parcs nationaux.

Après, comme dit plus haut, en Europe, il y a une énorme pression de notre mode de vie, les herbivores survivent en bouffant nos récoltes et les carnivores ont effectivement tellement été diabolisés qu'il ne reste que les renards, et même eux, on cherche encore à les exterminer, bah oui, ca bouffe les lapins... et là, je vais dire texto ce que m'ont dit le couple de vieux qui habitent dans mon bled paumé:
-Depuis que tous les imbéciles qui sont venus laissent leurs clébard en liberté, ben, y'a plus un seul lapin, mais y'a tellement de renards qu'ils défoncent tous les poulaillers!

Bref, a chaque fois que l'homme fourre son nez dans les affaires de la nature, ca se termine toujours mal, d'une manière où d'une autre.

P.S, j'aime bien les ours, mais de loin... c'est quand même un peu grognon comme bestiau! ^^

Lorsqu'on lit l'anecdote on pourrait croire que ce sont les catholiques qui sont responsables de l'extermination des ours... C'est évidemment faux. D'ailleurs il est demandé de respecter tout les animaux, sinon ils auraient exterminé tout les serpents.

Qui n a pas été massacré au moyen age finalement ??

Dans le village d'Andlau en Alsace, l'ours semble au contraire avoir été mis à l'honneur jusque dans l'église à la suite d'une légende remontant au petit-fils de Charlemagne.
L'exception qui confirme l'anecdote ?

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a écrit : Qui n a pas été massacré au moyen age finalement ?? On massacre à toutes les époques, le moyen âge n'a pas ce monopole :)

a écrit : Je vais un tout petit peu me répéter, mais ce n'est pas une excuse cette diabolisation religieuse. Cette dernière à pour cause de mettre fin à des pratiques païennes qui font trop concurrence à la religion chrétienne.

Certes, avec la révolution industrielle l'Homme exerce de plus en plus de pr
ession sur les territoires sauvages et donc réduit l'espace vital des loups et ours, d'où une chute de leur population.
Mais c'est chute s'explique uniquement par la mauvaise image que la religion a pu donner. C'est vraiment un phénomène à ne pas sous-estimer qui détermine complètement le traitement qu'on aura avec une espèce.

J'ai pris l'exemple du loup italien, qui n'a jamais disparu. Je peux aussi prendre l'exemple du lion qui lui parle à tout le monde et a volé la vedette à l'ours.

En Afrique les lions sont des prédateurs bien plus emmerdant que les loups et les ours. Déjà ils chassent en groupe (comme le loup, mais bien plus vorace) et ne craignent pas l'Homme ni les chiens (contrairement au loup). Avec la chasse et les agriculteurs, on assiste à une très forte chute des lions au XIXème. Cela s'explique tant par la pression humaine (plus de troupeaux, donc plus d'espace pris par l'Homme et donc plus de rencontre avec les lions) et la chasse au trophée (les Big Five).
Or qu'est-ce qui a bien pu sauver le lion ? Son image. Le lion, roi des animaux en Europe, bénéficie d'une très belle image et de nombreuses personnes veulent en voir mais aussi se déplacer pour aller les voir dans leur milieu naturel. Ca les pays d'Afrique subsaharienne l'ont bien compris. On a donc assisté à un grand changement de direction : plus question de tuer les lions, à présent il faut les préserver. Pour prendre le parc le plus connu, le Krüger, en 1900 il y avait entre 0 et 10 lions, en 2020 il y en a 1500.
Les Massaïs, qui avaient pour rite de tuer un lion pour devenir adulte (ah on déconne pas chez eux), ont arrêté cette pratique : à présent chacun parraine un lion à l'âge adulte et s'assure que tout va bien. Car les gouvernements et tribus Africaines ont bien compris que cette bonne image, c'est aussi de l'argent, beaucoup même.

Bref, si le lion n'avait pas une très bonne image, il aurait peut-être disparu durant le XXème s. Cela aurait été la même chose avec le loup et l'ours en France si leur image était bonne.
Le loup est une attraction touristique en Italie, et pour prendre un exemple en Espagne le bouquetin ibérique en est une aussi. Ce n'est pas un prédateur, certes, mais il concurrence les pâturages avec les moutons. En France, on n'a pas compris l'intérêt du bouquetin, en Espagne si : avec ses cornes il attire des foules de chasseurs à la recherche d'un beau trophée et prêt à payer très cher. Ainsi, en Espagne le bouquetin a une super bonne image, il y est choyé et on en compte 70 000 dans les Pyrénées. En France ? 0 il y a 20 ans. Quand les maires ont vu la manne financière du bouquetin, ils ont demandé sa réintroduction : à présent il y en a 400 en France.

Surtout, en Europe dans les zones où la religion chrétienne avait d'emprise, l'ours est bien plus présent : tous les pays envahi par l'empire Ottomans, les pays baltes etc. Car l'image de l'ours y est meilleure, donc il y est en grand nombre et bien préservé.
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Merci pour ce très beau et excellent commentaire.
Je reste invariablement ébahi devant tes connaissances animalières.

Depuis la lecture d'une étude, il y a maintenant une vingtaine d'années, j'ai pris conscience du Devoir de chacun, à protéger l'Environnement, et particulièrement celui qui lui est proche.
En règle générale, un environnement protégé et choyé à tous les effets... génère cinq fois plus de revenus financiers qu'un autre ne bénéficiant d'aucune mesure de protection.
Pour essayer de faire passer le message, je fais usage de l'image d'une décharge publique. En effet, très peu de personnes vont en vacances, proche d'un lieu d'enfouissement d'ordures... mais seront bien plus attirés par des lieux et paysages protégés, propres, etc...
Ceci est d'autant plus important ici, en Espagne, où le Tourisme représente une activité économique non négligeable.

Bonne journée !

Une démonstration supplémentaire des dégâts que peuvent faire une religion...

a écrit : Merci pour ce très beau et excellent commentaire.
Je reste invariablement ébahi devant tes connaissances animalières.

Depuis la lecture d'une étude, il y a maintenant une vingtaine d'années, j'ai pris conscience du Devoir de chacun, à protéger l'Environnement, et particulière
ment celui qui lui est proche.
En règle générale, un environnement protégé et choyé à tous les effets... génère cinq fois plus de revenus financiers qu'un autre ne bénéficiant d'aucune mesure de protection.
Pour essayer de faire passer le message, je fais usage de l'image d'une décharge publique. En effet, très peu de personnes vont en vacances, proche d'un lieu d'enfouissement d'ordures... mais seront bien plus attirés par des lieux et paysages protégés, propres, etc...
Ceci est d'autant plus important ici, en Espagne, où le Tourisme représente une activité économique non négligeable.

Bonne journée !
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C'est tellement ça, mettre en valeur un environnement rapporte certes moins que le dévaster, mais ca rapporte infiniment plus sur le long terme.
Y'a quà voir ce qui se passe autour des parcs nationaux en France, dans le parc du Mercantour, c'est tellement réglementé qu'il est interdit de sortir des sentiers et de cueillir des fleurs, et ca peut couter cher, mais le tourisme a explosé tout en préservant la nature! Tout le monde est content, même les loups et les éleveurs qui sont correctement indemnisés pour les 4 brebis qu'ils perdent chaque années ce qui est normal.

c'est une tendance qui doit se généraliser, j'ai la chance d'habiter un coin préservé, ben, en marchant en forêt, je marche doucement, non pas pour éviter le bruit, mais parce qu'à force, j'ai pris conscience que mes grosses godasses à crampons, ca écrase tout! "Marchons sur des oeufs, ce sol est vivant"

Et même en l'exploitant, la nature, on peut le faire en la préservant, quand je vois certaines exploitations forestières qui, 5 ans après une coupe raisonnée, explose de vie, je me dis que certains savent ce qu'ils font (j'ai jamais autant bouffé de fraises des bois et ramassé autant de champignons et de châtaignes que sur ces parcelles, et je déconne pas, et ca pousse tout seul:)

a écrit : C'est tellement ça, mettre en valeur un environnement rapporte certes moins que le dévaster, mais ca rapporte infiniment plus sur le long terme.
Y'a quà voir ce qui se passe autour des parcs nationaux en France, dans le parc du Mercantour, c'est tellement réglementé qu'il est interdit de sorti
r des sentiers et de cueillir des fleurs, et ca peut couter cher, mais le tourisme a explosé tout en préservant la nature! Tout le monde est content, même les loups et les éleveurs qui sont correctement indemnisés pour les 4 brebis qu'ils perdent chaque années ce qui est normal.

c'est une tendance qui doit se généraliser, j'ai la chance d'habiter un coin préservé, ben, en marchant en forêt, je marche doucement, non pas pour éviter le bruit, mais parce qu'à force, j'ai pris conscience que mes grosses godasses à crampons, ca écrase tout! "Marchons sur des oeufs, ce sol est vivant"

Et même en l'exploitant, la nature, on peut le faire en la préservant, quand je vois certaines exploitations forestières qui, 5 ans après une coupe raisonnée, explose de vie, je me dis que certains savent ce qu'ils font (j'ai jamais autant bouffé de fraises des bois et ramassé autant de champignons et de châtaignes que sur ces parcelles, et je déconne pas, et ca pousse tout seul:)
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Cet après midi, j'étais dans une pinède replantée sur un site dégradé.
Avec les derniers jours doux, c'est une explosion de cèpes et de bolets !
Les lapins sont aux alentours, les chevreuils ( j'en ai vu trois au crépuscule. Quel joie ! )... et les sangliers aussi. ( Eux, je leur tiens respect ).
Quant aux grues, d'immenses "V" de ces bruyantes migratrices descendent vers le sud ouest, pour leurs quartiers d'hiver en Extremadure ou au Portugal.

Quel plaisir, quel silence !
Ne manqueraient que les touristes...