Le traducteur qui ne savait pas traduire

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Lors de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela diffusée dans le monde entier, un homme se tenait au plus près d’éminentes personnalités (dont Barack Obama entre autres) pour assurer la traduction de leur discours en langage des signes, sauf que les signes faits ne voulaient strictement rien dire. L’individu était schizophrène et avait déjà été jugé plusieurs fois notamment dans des affaires de meurtre et de viol.


Commentaires préférés (3)

Ce type est absolument magique (hormis pour les crimes, on est d'accord).

Voici un extrait de son discours qu'un véritable expert en langue des signes a traduit:

"Bonjour, bienvenu jusqu'à présent. Eh bien, une cigarette rejoint. Apportant différent de vous. Un cercle. Et je voudrais prier cette offre. En gros, c'est drôle. Toutes ces boules pour prouver. C'est bon, je suis désolé."

a écrit : L'info est elle :
- qu'il soit schizophrène (et encore, il pourrait connaitre le langage des signes)
- un imposteur car il ne connaissait pas le langage des signes ?
- un blagueur car ce qu'il a signé semble exister même si le texte est incohérent.

ou que le droit à l'
;oubli n'existe pas ? il a été condamné, et le but d'une condamnation est justement l'expiation des fautes commises envers la société. S'il a purgé sa peine, et qu'il n'y a pas de contre indication à l'emploi, pourquoi en faire mention. Afficher tout
Le droit a l oublie existe effectivement en France mais ça ne veut pas dire que cela soit le cas au USA (il y a qu'à comparer avec le principe du non-bis-in-idem, principe de double peine qui s'applique en France mais pas au US).
De même, en France même si vous avez purgé votre peine, vous n'accéderez jamais à un poste de policier, douanier, gendarme... (par contre vous pouvez faire de la politique

a écrit : Oui mais concrètement quel est le rapport dans l anecdote entre son passé judiciaire et sa mauvaise traduction ?
On aurait pu s arrêter à : le traducteur a signé que des bêtises car il ne maîtrisait pas la langue des signes et n en avait que des notions.
C’est parce qu’il a pu se tenir au plus près de personnalités « importantes » de ce monde, quand on sait que la présence non voulu d’un couple à la Maison Blanche (qui a d’ailleurs salué le président Obama) lors d’un dîner a provoqué une onde de choc dans les services secrets américains en charge de la sécurité du président, notamment à travers des licenciements, on est droit de précisé le profil de l’imposteur en question !


Tous les commentaires (23)

Ce type est absolument magique (hormis pour les crimes, on est d'accord).

Voici un extrait de son discours qu'un véritable expert en langue des signes a traduit:

"Bonjour, bienvenu jusqu'à présent. Eh bien, une cigarette rejoint. Apportant différent de vous. Un cercle. Et je voudrais prier cette offre. En gros, c'est drôle. Toutes ces boules pour prouver. C'est bon, je suis désolé."

L'info est elle :
- qu'il soit schizophrène (et encore, il pourrait connaitre le langage des signes)
- un imposteur car il ne connaissait pas le langage des signes ?
- un blagueur car ce qu'il a signé semble exister même si le texte est incohérent.

ou que le droit à l'oubli n'existe pas ? il a été condamné, et le but d'une condamnation est justement l'expiation des fautes commises envers la société. S'il a purgé sa peine, et qu'il n'y a pas de contre indication à l'emploi, pourquoi en faire mention.

a écrit : L'info est elle :
- qu'il soit schizophrène (et encore, il pourrait connaitre le langage des signes)
- un imposteur car il ne connaissait pas le langage des signes ?
- un blagueur car ce qu'il a signé semble exister même si le texte est incohérent.

ou que le droit à l'
;oubli n'existe pas ? il a été condamné, et le but d'une condamnation est justement l'expiation des fautes commises envers la société. S'il a purgé sa peine, et qu'il n'y a pas de contre indication à l'emploi, pourquoi en faire mention. Afficher tout
Le droit a l oublie existe effectivement en France mais ça ne veut pas dire que cela soit le cas au USA (il y a qu'à comparer avec le principe du non-bis-in-idem, principe de double peine qui s'applique en France mais pas au US).
De même, en France même si vous avez purgé votre peine, vous n'accéderez jamais à un poste de policier, douanier, gendarme... (par contre vous pouvez faire de la politique

a écrit : Ce type est absolument magique (hormis pour les crimes, on est d'accord).

Voici un extrait de son discours qu'un véritable expert en langue des signes a traduit:

"Bonjour, bienvenu jusqu'à présent. Eh bien, une cigarette rejoint. Apportant différent de vous. Un cercle.
Et je voudrais prier cette offre. En gros, c'est drôle. Toutes ces boules pour prouver. C'est bon, je suis désolé." Afficher tout
Ce qui est magique c'est que ce n'est pas la première fois qu'il commettait son imposture. Il était réellement traducteur et avait déjà officié dans d'autres événements officiels. La Deaf SA l'avait déjà signalé mais personne au gouvernement ne les avait écouté !

L'intéressé a été interviewé sur sa performance et voici ce que les journalistes ont obtenu : "Jantjie affirme pourtant être un traducteur professionnel et avoir «interprété à de nombreux gros événements»: «Je pense que j’ai été un champion du langage des signes», a-t-il assuré lors d’une interview accordée à Talk Radio 702".

C'est magique.

a écrit : Le droit a l oublie existe effectivement en France mais ça ne veut pas dire que cela soit le cas au USA (il y a qu'à comparer avec le principe du non-bis-in-idem, principe de double peine qui s'applique en France mais pas au US).
De même, en France même si vous avez purgé votre peine, vous n'accéd
erez jamais à un poste de policier, douanier, gendarme... (par contre vous pouvez faire de la politique Afficher tout
Oui mais concrètement quel est le rapport dans l anecdote entre son passé judiciaire et sa mauvaise traduction ?
On aurait pu s arrêter à : le traducteur a signé que des bêtises car il ne maîtrisait pas la langue des signes et n en avait que des notions.

a écrit : Oui mais concrètement quel est le rapport dans l anecdote entre son passé judiciaire et sa mauvaise traduction ?
On aurait pu s arrêter à : le traducteur a signé que des bêtises car il ne maîtrisait pas la langue des signes et n en avait que des notions.
C’est parce qu’il a pu se tenir au plus près de personnalités « importantes » de ce monde, quand on sait que la présence non voulu d’un couple à la Maison Blanche (qui a d’ailleurs salué le président Obama) lors d’un dîner a provoqué une onde de choc dans les services secrets américains en charge de la sécurité du président, notamment à travers des licenciements, on est droit de précisé le profil de l’imposteur en question !

On dit langue des signes, et non langage des signes.

L'utilisation du mot langage est un anglicisme, et n'est pas correct ici.

Le mot langage désigne la communication dans un sens large, tandis qu'une langue est un terme plus précis, elle permet à un groupe de communiquer, et est rattachée à une culture (Anglais, Français, Allemand).
La langue des signes Française ayant sa propre culture (culture sourde et française mélangées) et ses propres mots, même s'ils sont gestuels et pas vocaux, c'est bien une langue.
Elle a d'ailleurs sa propre syntaxe, spatiale. En fonction de là où on signe, on ne parle pas de la même personne dans le récit, par exemple.
Mais je ne suis pas du tout expert, quelqu'un d'autre l'expliquera mieux que moi.

Il existe différentes langues de signes, en fonction des pays. Un geste pouvant avoir une signification complétement différente, comme par exemple "Baiser", au sens vulgaire de coucher, dont le signe en LSF est de rentrer son nez dans son poing presque fermé. En langue des signes coréenne (il me semble, ou sinon dans un autre langue des signes), ça veut dire "beau/belle". D'où un quiproquo qu'on m'avait relaté et qui avait sauté quelques étapes :)

a écrit : Le droit a l oublie existe effectivement en France mais ça ne veut pas dire que cela soit le cas au USA (il y a qu'à comparer avec le principe du non-bis-in-idem, principe de double peine qui s'applique en France mais pas au US).
De même, en France même si vous avez purgé votre peine, vous n'accéd
erez jamais à un poste de policier, douanier, gendarme... (par contre vous pouvez faire de la politique Afficher tout
Quel est le rapport avec les "USA"?

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android

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a écrit : L'info est elle :
- qu'il soit schizophrène (et encore, il pourrait connaitre le langage des signes)
- un imposteur car il ne connaissait pas le langage des signes ?
- un blagueur car ce qu'il a signé semble exister même si le texte est incohérent.

ou que le droit à l'
;oubli n'existe pas ? il a été condamné, et le but d'une condamnation est justement l'expiation des fautes commises envers la société. S'il a purgé sa peine, et qu'il n'y a pas de contre indication à l'emploi, pourquoi en faire mention. Afficher tout
Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourtant des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.

a écrit : Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourta
nt des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.
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et le cas inverse : un gendarme ou policier ou exgendarme/policier qui aura créé un accident alors qu'il était en civil (et ivre ou pas), sa fonction sera rappellée systématiquement.

Je n'entends jamais par contre "M. X, boulanger, aurait roulé ivre et à contre sens" ...

a écrit : Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourta
nt des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.
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*souviens

a écrit : Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourta
nt des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.
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Le "droit à l'oubli" doit être une réalité ; le mec purge sa peine et on peut dire "il a payé, il est clean devant la société" ; et l'exemple que tu cites est parlant.
Mais ce droit à l'oubli doit être assorti d'un "droit au souvenir" pour les victimes.
Un gars, 20 ans, viole et tue une gamine de 18... Il prend 30 ans incompressibles et ressort à 50 ans. Le père de la gamine, quand il croise le gars dans la rue, ne peut-il avoir un "droit au souvenir", même si, juridiquement, le gars est clean ?
S'il y a récidive, les médias n'ont-ils pas le devoir de nous faire savoir que 30 ans auparavant il avait déjà tué une gamine ? Même si cette peine était "purgée" ?

a écrit : Le "droit à l'oubli" doit être une réalité ; le mec purge sa peine et on peut dire "il a payé, il est clean devant la société" ; et l'exemple que tu cites est parlant.
Mais ce droit à l'oubli doit être assorti d'un "droit au souvenir" pour les victimes.
Un
gars, 20 ans, viole et tue une gamine de 18... Il prend 30 ans incompressibles et ressort à 50 ans. Le père de la gamine, quand il croise le gars dans la rue, ne peut-il avoir un "droit au souvenir", même si, juridiquement, le gars est clean ?
S'il y a récidive, les médias n'ont-ils pas le devoir de nous faire savoir que 30 ans auparavant il avait déjà tué une gamine ? Même si cette peine était "purgée" ?
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Tout dépend si la récidive est caractérisée, je trouve.

Si un gars viole et le journaliste me sort qu'il y a 10 ans, il a cambriolé un bar tabac, je ne vois pas le rapport. Si par contre, il a déjà violé alors c'est une récidive et on peut effectivement l'évoquer.

Ensuite, je ne vois pas de quoi tu parles quand tu évoques "le droit au souvenir" ? Le père de la victime dont tu parles n'oublieras jamais de toute manière.

J'estime que la récidive est un réel problème de société mais n'est elle pas aussi due à ce droit à l'oubli que l'on bafoue allègrement ? Pour éviter la récidive, il faut réussir la réintégration et cette réintégration n'est possible que si le droit à l'oubli est respecté.

a écrit : Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourta
nt des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.
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Dans le cas d'espèce, notre homme n'a pas "remboursé sa dette à la société" et il ne le fera jamais car son état mental le rend inaccessible à une peine. Et au contraire, je pense que dans son cas il ne faut pas l'oublier. Il faut le prendre en charge.

J'ose croire que si il est dehors, c'est que son état s'est stabilisé et si ces déviances se résument à faire des traductions "libres", c'est plus drôle qu'autre chose.

PS Je trouve que le mot cigarette, que vous reconnaîtrez facilement, revient très souvent dans ses "traductions".

Parmi les nombreux cas d'erreurs de traduction devenus célèbres, l'un d'eux eut lieu en 1977, durant une visite officielle du Président Américain Jimmy Carter, en Pologne.

L'interprète était un Russe qui, supposément, maîtrisait bien le Polonais...

Dès le début du discours de Carter, il traduisit "ce matin j'ai quitté les États-Unis" par "ce matin, j'ai quitté à jamais les États-Unis".
Ensuite, le président Américain prononça la phrase: "Je suis venu pour connaître vos opinions et comprendre vos perspectives d'avenir". Cependant, l'interprète la traduisit si mal, qu'il laissa entendre aux Polonais, qu'ils les désiraient sexuellement...
Et enfin, quand Carter exprima sa satisfaction de se trouver en Pologne, l'interprète se "mélangeant de nouveau les pinceaux", fit une traduction maladroite, laissant une nouvelle fois entendre qu'il "était heureux de voir les parties intimes de la Pologne".
-------------------------
Autre temps, autre lieu, et bien moins léger.

Le 26 juillet 1945, les Puissances Alliées publient la Déclaration de Potsdam, stipulant les points exigés au Japon Imperial, pour faire savoir la reddition totale. En cas de négative, l'Archipel devrait s'affronter à une "prochaine et totale destruction".
Cet ultimatum en toute règle, mena le Premier Ministre Japonais Kantaro Suzuki, à convoquer une conférence de presse, et de déclarer : "Sans commentaire. Nous continuons d'y penser".
Cependant, le PM Japonais fit usage du mot "mokusatsu"... Qui peut tout autant signifier "sans commentaire" comme "nous l'ignorons et le méprisons". Les Américains l'entendirent selon sa deuxième option de traduction.
Dix jours plus tard, le Président Américain Truman, révélait au monde entier ce que voulait dire "Prochaine et totale destruction", par l'intermédiaire du bombardement atomique sur Hiroshima.
www.rtbf.be/info/societe/detail_mokusatsu-l-erreur-de-traduction-americaine-qui-a-detruit-hiroshima?id=8346153#:~:text=Il%20aura%20suffi%20d'une,le%20sens%20de%20l'histoire.

Et pour terminer, un petit plaisir pour vos oreilles, issu de la bande originale du film "W.E"
youtu.be/wBZ3aLHZGXU

a écrit : Tout dépend si la récidive est caractérisée, je trouve.

Si un gars viole et le journaliste me sort qu'il y a 10 ans, il a cambriolé un bar tabac, je ne vois pas le rapport. Si par contre, il a déjà violé alors c'est une récidive et on peut effectivement l'évoquer.

Ensuite, je
ne vois pas de quoi tu parles quand tu évoques "le droit au souvenir" ? Le père de la victime dont tu parles n'oublieras jamais de toute manière.

J'estime que la récidive est un réel problème de société mais n'est elle pas aussi due à ce droit à l'oubli que l'on bafoue allègrement ? Pour éviter la récidive, il faut réussir la réintégration et cette réintégration n'est possible que si le droit à l'oubli est respecté.
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Quand je parle du "droit au souvenir", je le mets en parallèle avec le "droit à l'oubli" dont tu parles, qui semblerait devoir avoir droit de cité en toutes situations semble-t-il pour toi (ou alors je n'ai rien compris). Voire même dis-tu, ça te met hors de toi...
Je dis qu'il est des situations (celle dont je parle par exemple) où ce n'est pas parce que un gars a purgé sa peine qu'il est droit dans ses bottes vis à vis de la société. Et qu'il n'est pas choquant alors de rappeller son passé.
Pas toutes les situations bien sûr ; et ton exemple est tout à fait juste... mais attention de ne pas généraliser.

Mais il traduisait pour tout le monde ? Parce que je veux bien croire que personne n'ait réalisé qu'il ne connaissait pas la langue des signes, mais il comprend toutes les langues parlées par les officiels ? Rien qu'en Afrique du Sud y'a 11 langues officielles, personne s'est posé la question ?

A moins que tout le monde ait fait son discours en anglais ce qui ne semble pas être le cas sur les quelques vidéos que j'ai pu voir

a écrit : Je suis d'accord avec toi et ça me hérisse le poil à chaque fois que j'entends des journalistes cracher sur le droit à l'oubli.

Exemple réel dont je me souvient sur un article de presse : un conducteur de poids lourd a un accident sur l'autoroute, il est non fautif mais il y a pourta
nt des blessés. L'article mentionnera que le conducteur en question est connu des services de police pour alcoolémie au volant (15 ans auparavant). Dans l'histoire en question le gars était non fautif et clean de toutes substances.
Cette mention : "connu des services de police" ou "ayant fait telle ou telle chose" m'énerve à chaque fois. Je ne dis pas que la récidive n'existe pas mais c'est à la justice de l'établir, pas aux journalistes.
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Justement, hier j'ai lu un article sur une femme de mon pays qui avait voulu payé un agent infiltré pour tuer son ex.
Bref, elle avait été voir un pote et lui a donné de l'argent pour qu'il trouve quelqu'un.
Dans l'article, ils parlent de l'ex-détenu(l'ami de la femme) .

Je me suis dis "oh mais pourquoi spécifié que le mec a déjà fait de la prison ? Ca n'a rien à voir dans l'histoire

a écrit : Le "droit à l'oubli" doit être une réalité ; le mec purge sa peine et on peut dire "il a payé, il est clean devant la société" ; et l'exemple que tu cites est parlant.
Mais ce droit à l'oubli doit être assorti d'un "droit au souvenir" pour les victimes.
Un
gars, 20 ans, viole et tue une gamine de 18... Il prend 30 ans incompressibles et ressort à 50 ans. Le père de la gamine, quand il croise le gars dans la rue, ne peut-il avoir un "droit au souvenir", même si, juridiquement, le gars est clean ?
S'il y a récidive, les médias n'ont-ils pas le devoir de nous faire savoir que 30 ans auparavant il avait déjà tué une gamine ? Même si cette peine était "purgée" ?
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Je ne remets pas en doute l horreur de certains délits et crimes.
En France, un fichier est censé aider la justice et l’administration à suivre les auteurs de violences et d agression sexuelle. Pour certains crimes, il y a des peines de sûreté. Et le B1 est accessible aux employeurs et l’administration pour éviter des ébauches contre indiquées même si on a vu de beaux loupés il y a quelques années.

Mais dans le cas présent, je vise juste l anecdote et je ne vois pas l’intérêt de son passé dans l affaire. Pour moi elle était orientée sur son imposture car il n’était pas un expert traducteur. Et ça me suffisait, surtout en ajoutant le début du discours en complément.
Son passé et sa proximité du président américain aurait pu faire l’objet d’une anecdote en soit pour illustrer la faillibilité d’un des meilleurs réseaux d espionnage au monde.

a écrit : Ce type est absolument magique (hormis pour les crimes, on est d'accord).

Voici un extrait de son discours qu'un véritable expert en langue des signes a traduit:

"Bonjour, bienvenu jusqu'à présent. Eh bien, une cigarette rejoint. Apportant différent de vous. Un cercle.
Et je voudrais prier cette offre. En gros, c'est drôle. Toutes ces boules pour prouver. C'est bon, je suis désolé." Afficher tout
J’adore les com sensés de NOmatter!