L'échappée de Gambetta fut mouvementée

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Pour échapper au siège de Paris par les Prussiens, Gambetta, alors ministre de l’Intérieur, utilisa la voie des airs grâce à une montgolfière. Souhaitant rejoindre Tours, les vents le conduisirent vers Beauvais ne manquant pas au passage de se faire tirer dessus par les lignes allemandes. Il parvint à rejoindre Tours en contournant Paris par le train.


Commentaires préférés (3)

Quelle déculottée française cette guerre ! On déclare la guerre, en un mois c'est la débacle totale sur tous les fronts, et Napoléon III est fait prisonnier... Gambetta prend le pouvoir et proclame la République, il fuit ensuite Paris en ballon dans des conditions rocambolesques, se vautre misérablement dans un champ près de Beauvais et est sauvé par les paysans locaux. Il essaye d'organiser une sorte de "résistance" depuis Tours (qu'il mettra 3 jours à rejoindre) ; résistance qui prend des "vestes" partout, pour signer au bout de 3 mois une armistice qui rend la France exsangue devant payer un tribu financier pharaonique (+ la perte de l'Alsace et Lorraine), et une occupation tant que le tribu ne sera pas payé...
Il y a des guerres qu'on aimerait oublier ; même si le ridicule ne tue pas :)


Tous les commentaires (17)

Quelle déculottée française cette guerre ! On déclare la guerre, en un mois c'est la débacle totale sur tous les fronts, et Napoléon III est fait prisonnier... Gambetta prend le pouvoir et proclame la République, il fuit ensuite Paris en ballon dans des conditions rocambolesques, se vautre misérablement dans un champ près de Beauvais et est sauvé par les paysans locaux. Il essaye d'organiser une sorte de "résistance" depuis Tours (qu'il mettra 3 jours à rejoindre) ; résistance qui prend des "vestes" partout, pour signer au bout de 3 mois une armistice qui rend la France exsangue devant payer un tribu financier pharaonique (+ la perte de l'Alsace et Lorraine), et une occupation tant que le tribu ne sera pas payé...
Il y a des guerres qu'on aimerait oublier ; même si le ridicule ne tue pas :)

a écrit : Quelle déculottée française cette guerre ! On déclare la guerre, en un mois c'est la débacle totale sur tous les fronts, et Napoléon III est fait prisonnier... Gambetta prend le pouvoir et proclame la République, il fuit ensuite Paris en ballon dans des conditions rocambolesques, se vautre misérablement dans un champ près de Beauvais et est sauvé par les paysans locaux. Il essaye d'organiser une sorte de "résistance" depuis Tours (qu'il mettra 3 jours à rejoindre) ; résistance qui prend des "vestes" partout, pour signer au bout de 3 mois une armistice qui rend la France exsangue devant payer un tribu financier pharaonique (+ la perte de l'Alsace et Lorraine), et une occupation tant que le tribu ne sera pas payé...
Il y a des guerres qu'on aimerait oublier ; même si le ridicule ne tue pas :)
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Tu peux me rappeler quel pays a déclaré la guerre aux Allemands (les Prussiens avaient changé de nom) en 1939? Et qui s'est ramassé une dérouillée en 1940?
Fais attention quand tu parles de la guerre ridicule de 1870-1871, ça pourrait revenir (jamais deux sans trois)

Commentaire supprimé La bêtise aussi

a écrit : La bêtise aussi Benjamin94 et toi n'allez pas vous déclarer la guerre, non?

L'usage de montgolfières dans l'histoire du Siège de Paris (fin 1870- début 1871), était tout à fait innovante.
Certes, quelques exemplaires ( une demi douzaine si je ne me trompe) étaient déjà présentes dans la capitale, quand le siege commença... Mais il fallut en fabriquer une soixantaine d'autres, avec "les moyens du bord", durant les mois suivants.
L'enveloppe du ballon était fabriquée en calicot enduite d'huile de lin pour la rendre plus imperméable, obtenant de la percaline. Elle était ensuite gonflée au gaz de ville ( très inflammable).
Vu que le trafic ferroviaire de la capitale était suspendu, c'est dans les gares qu'elles étaient assemblées: Gare du Nord et Gare d'Austerlitz. Si vous habitez Paris ou y passez, imaginez-y une mongolfiere de 2000 mètres cube, en phase d'essai de gonflage, dans ces grands édifices.

Dès le début du Siège, l'importance des montgolfières fut vital, pour que les Institutions assiégés puissent communiquer avec le reste du pays. Rapidement, La Poste comprit aussi l'avantage que ces ballons avaient pour l'acheminement du courrier civil. C'est afin de réduire le poids du courrier, que fut inventé l'aérogramme, une feuille qui une fois pliée, était aussi l' enveloppe. Son poids final n'excedait pas 3 ou 4 grammes. Deux millions de lettres furent acheminées de cette manière.
Bien d'autres formes de communication furent tentées (dans les deux sens), mais seuls certains pigeons voyageurs réussirent à revenir à Paris.
L'emploi de chiens, transportés en montgolfière à l'extérieur de Paris et qui devaient chercher à revenir, se soldera par des échecs.
De même, les "boules de Moulins" ( aller lire sur Wikipédia) ne servirent à rien, pour faire parvenir des nouvelles de l'extérieur.

Des 66 montgolfières qui ont décollé depuis Paris, aucune n'a eu d'ennui "mécaniques". Cependant, vu qu'il ne pouvait pas être attendu des conditions de vent favorables, elles aterrissaient un peu partout... dont dans les zones occupées par les Prussiens, voire en Allemagne. D'autres arriveront en Belgique, aux Pays-Bas, et même une qui touchera terre en Norvège, à 1246 kms de Paris. Deux d'entre- elles termineront aussi en mer.
Les Français essayèrent aussi d'utiliser la voie inverse: arriver à Paris par les airs. Toutes les tentatives échoueront.
Il fut même essayé d'ajouter une hélice et un gouvernail aux mongolfieres. Les essais furent infructueux.

Une seule montgolfière fut atteinte par des projectiles ennemis, et atterrira au milieu de leurs lignes. Les deux occupants furent arrêtés, les pigeons renvoyés vers Paris avec des faux messages ( la supercherie fut découverte par les Autorités Françaises) et une partie du courrier retrouvé après guerre, fut acheminé par La Poste, à leurs destinataires.
Dès que l'emploi de montgolfières fut constaté par les Prussiens, ils passèrent commande aux usines Krupp, de "mousquets anti ballons". L'on peut dire que ce sont les premiers canon anti aériens de l'histoire.

Et pour terminer, toujours en rapport au Siège de Paris, je vous invite à lire le menu de Noël du Café Voisin, au 99eme jour de Siège.
es.m.wikipedia.org/wiki/Archivo:Menu-siegedeparis.jpg
C'est probablement le menu le plus surprenant de l'histoire de la Gastronomie.

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a écrit : L'usage de montgolfières dans l'histoire du Siège de Paris (fin 1870- début 1871), était tout à fait innovante.
Certes, quelques exemplaires ( une demi douzaine si je ne me trompe) étaient déjà présentes dans la capitale, quand le siege commença... Mais il fallut en fabriquer une soixantaine d'a
utres, avec "les moyens du bord", durant les mois suivants.
L'enveloppe du ballon était fabriquée en calicot enduite d'huile de lin pour la rendre plus imperméable, obtenant de la percaline. Elle était ensuite gonflée au gaz de ville ( très inflammable).
Vu que le trafic ferroviaire de la capitale était suspendu, c'est dans les gares qu'elles étaient assemblées: Gare du Nord et Gare d'Austerlitz. Si vous habitez Paris ou y passez, imaginez-y une mongolfiere de 2000 mètres cube, en phase d'essai de gonflage, dans ces grands édifices.

Dès le début du Siège, l'importance des montgolfières fut vital, pour que les Institutions assiégés puissent communiquer avec le reste du pays. Rapidement, La Poste comprit aussi l'avantage que ces ballons avaient pour l'acheminement du courrier civil. C'est afin de réduire le poids du courrier, que fut inventé l'aérogramme, une feuille qui une fois pliée, était aussi l' enveloppe. Son poids final n'excedait pas 3 ou 4 grammes. Deux millions de lettres furent acheminées de cette manière.
Bien d'autres formes de communication furent tentées (dans les deux sens), mais seuls certains pigeons voyageurs réussirent à revenir à Paris.
L'emploi de chiens, transportés en montgolfière à l'extérieur de Paris et qui devaient chercher à revenir, se soldera par des échecs.
De même, les "boules de Moulins" ( aller lire sur Wikipédia) ne servirent à rien, pour faire parvenir des nouvelles de l'extérieur.

Des 66 montgolfières qui ont décollé depuis Paris, aucune n'a eu d'ennui "mécaniques". Cependant, vu qu'il ne pouvait pas être attendu des conditions de vent favorables, elles aterrissaient un peu partout... dont dans les zones occupées par les Prussiens, voire en Allemagne. D'autres arriveront en Belgique, aux Pays-Bas, et même une qui touchera terre en Norvège, à 1246 kms de Paris. Deux d'entre- elles termineront aussi en mer.
Les Français essayèrent aussi d'utiliser la voie inverse: arriver à Paris par les airs. Toutes les tentatives échoueront.
Il fut même essayé d'ajouter une hélice et un gouvernail aux mongolfieres. Les essais furent infructueux.

Une seule montgolfière fut atteinte par des projectiles ennemis, et atterrira au milieu de leurs lignes. Les deux occupants furent arrêtés, les pigeons renvoyés vers Paris avec des faux messages ( la supercherie fut découverte par les Autorités Françaises) et une partie du courrier retrouvé après guerre, fut acheminé par La Poste, à leurs destinataires.
Dès que l'emploi de montgolfières fut constaté par les Prussiens, ils passèrent commande aux usines Krupp, de "mousquets anti ballons". L'on peut dire que ce sont les premiers canon anti aériens de l'histoire.

Et pour terminer, toujours en rapport au Siège de Paris, je vous invite à lire le menu de Noël du Café Voisin, au 99eme jour de Siège.
es.m.wikipedia.org/wiki/Archivo:Menu-siegedeparis.jpg
C'est probablement le menu le plus surprenant de l'histoire de la Gastronomie.
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Tes commentaires sont toujours aussi passionnants, ca me donne matière à farfouiller le net :)

On note dedans:
La première arme antiaérienne,
la première idée du ballon dirigeable
Le fait que le gaz de ville est du butane (le propane est plus lourd que l'air ^^)
Pour le menu... Ils sont dingues, ces français, même en période de siège, on sait cuisiner le rat avec le chat (Duchesse? Planque toi, y'a des cuistots dans la rue!!!) et en faire un plat de luxe!!! Parait que c'est très bon! ;)

P.S, pour l'anecdote, il paraît que les canons allemands, en acier, rechargés par la culasse, tir rapide, ont vraiment fait la différence sur le champ de bataille face aux canons de bronze français bien bien rétros, mais c'est clair qu'on s'est pris, excusez le langage, une PUTAIN de dérouillée...

a écrit : Tes commentaires sont toujours aussi passionnants, ca me donne matière à farfouiller le net :)

On note dedans:
La première arme antiaérienne,
la première idée du ballon dirigeable
Le fait que le gaz de ville est du butane (le propane est plus lourd que l'air ^^)
Pour le menu..
. Ils sont dingues, ces français, même en période de siège, on sait cuisiner le rat avec le chat (Duchesse? Planque toi, y'a des cuistots dans la rue!!!) et en faire un plat de luxe!!! Parait que c'est très bon! ;)

P.S, pour l'anecdote, il paraît que les canons allemands, en acier, rechargés par la culasse, tir rapide, ont vraiment fait la différence sur le champ de bataille face aux canons de bronze français bien bien rétros, mais c'est clair qu'on s'est pris, excusez le langage, une PUTAIN de dérouillée...
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Merci.

C'est aussi le moment et le lieu où fut créé le premier service d'Aéropostale et l'aérogramme.
Les Autorités Françaises essayèrent également de faire transiter du courrier, en le plaçant dans des cylindres de zinc, rendus étanches par soudure. Ensuite ces "boules de Moulins" étaient lancées dans le lit de la Seine, où elles devaient "rouler" jusqu'à la capitale. Aucune ne fut récupérée avant la fin des hostilités.
fr.m.wikipedia.org/wiki/Boule_de_Moulins

A l'époque, Paris était entouré de murailles. À l'extérieur, se trouvait sur plusieurs centaines de mètres de large, un "glacis", puis une route entourant la capitale. Cette route est (principalement) le tracé actuel du Périf'. fr.m.wikipedia.org/wiki/Glacis_(fortification)
Le long de la muraille, mais du côté interne de Paris, existait aussi une route. Elle existe toujours, car elle est représentée par les Boulevards de Maréchaux.
Dès 1871, la muraille de Paris (appelée "enceinte de Thiers") est devenue obsolète, car, tel comme tu le précises, la portée des tirs de canons Prussiens, en acier, sont capables de contourner les fortifications.
Quant au glacis en soi, il deviendra un lieu surnommé "la zone", où s'installe une population marginale vivant dans des bidonvilles, atteignant le chiffre de 100 000 personnes, il y a tout juste un siècle.
Si je signale ce point, c'est en rapport à l'anecdote de hier à propos de la peste. C'est en effet dans ces lieux qu'apparaîssent les premiers cas de ce qui fut appelé "la peste de chiffonniers", dernière épidémie de peste ayant eue lieu en France.
Quant au nom de "la zone", c'est lui qui donnera le nom de "zonard", pour désigner une personne de douteux aspect.

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a écrit : Quelle déculottée française cette guerre ! On déclare la guerre, en un mois c'est la débacle totale sur tous les fronts, et Napoléon III est fait prisonnier... Gambetta prend le pouvoir et proclame la République, il fuit ensuite Paris en ballon dans des conditions rocambolesques, se vautre misérablement dans un champ près de Beauvais et est sauvé par les paysans locaux. Il essaye d'organiser une sorte de "résistance" depuis Tours (qu'il mettra 3 jours à rejoindre) ; résistance qui prend des "vestes" partout, pour signer au bout de 3 mois une armistice qui rend la France exsangue devant payer un tribu financier pharaonique (+ la perte de l'Alsace et Lorraine), et une occupation tant que le tribu ne sera pas payé...
Il y a des guerres qu'on aimerait oublier ; même si le ridicule ne tue pas :)
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L'issue de la guerre n'était pas si évidente que cela. Les Français eurent plusieurs victoires contre les prussiens après Sedan mais le manque de professionnels, capturés en masse justement à Sedan. Mais les Prussiens n'étaient pas des plus sereins quant au maintien de leurs lignes de ravitaillement. Cette guerre n'a pas été à sens unique.

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Cette anecdote c’est le syndrome du « tiens cette anecdote aurait bien sa place sur SCMB » alors que je viens de la lire sur SCMB

a écrit : Merci.

C'est aussi le moment et le lieu où fut créé le premier service d'Aéropostale et l'aérogramme.
Les Autorités Françaises essayèrent également de faire transiter du courrier, en le plaçant dans des cylindres de zinc, rendus étanches par soudure. Ensuite ces "boules de Mou
lins" étaient lancées dans le lit de la Seine, où elles devaient "rouler" jusqu'à la capitale. Aucune ne fut récupérée avant la fin des hostilités.
fr.m.wikipedia.org/wiki/Boule_de_Moulins

A l'époque, Paris était entouré de murailles. À l'extérieur, se trouvait sur plusieurs centaines de mètres de large, un "glacis", puis une route entourant la capitale. Cette route est (principalement) le tracé actuel du Périf'. fr.m.wikipedia.org/wiki/Glacis_(fortification)
Le long de la muraille, mais du côté interne de Paris, existait aussi une route. Elle existe toujours, car elle est représentée par les Boulevards de Maréchaux.
Dès 1871, la muraille de Paris (appelée "enceinte de Thiers") est devenue obsolète, car, tel comme tu le précises, la portée des tirs de canons Prussiens, en acier, sont capables de contourner les fortifications.
Quant au glacis en soi, il deviendra un lieu surnommé "la zone", où s'installe une population marginale vivant dans des bidonvilles, atteignant le chiffre de 100 000 personnes, il y a tout juste un siècle.
Si je signale ce point, c'est en rapport à l'anecdote de hier à propos de la peste. C'est en effet dans ces lieux qu'apparaîssent les premiers cas de ce qui fut appelé "la peste de chiffonniers", dernière épidémie de peste ayant eue lieu en France.
Quant au nom de "la zone", c'est lui qui donnera le nom de "zonard", pour désigner une personne de douteux aspect.
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A propos de ces fortifications et ce qu'il en reste actuellement, on peut citer aussi les portes (Porte d'Orléans, de Clignancourt, de Bagnolet, et.al.) qui ont laissé leurs noms à des sorties du périph mais qui étaient à l'époque de vraies portes, c'est à dire des ouvertures dans le mur d'enceinte, comme des portes de château-fort, qui étaient fermées non seulement en cas d'attaque mais aussi la nuit et avaient donc des horaires d'ouverture. Et il y avait d'ailleurs, aux heures d'ouverture, des préposés qui tenaient un bureau d'octroi et faisaient payer les personnes et les marchandises qui entraient par ces portes. Ces fortifications qu'on appelait "les fortifs" ont aussi laissé leur trace dans des chansons de l'époque car c'était un lieu de promenade (et de trafics).

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a écrit : A propos de ces fortifications et ce qu'il en reste actuellement, on peut citer aussi les portes (Porte d'Orléans, de Clignancourt, de Bagnolet, et.al.) qui ont laissé leurs noms à des sorties du périph mais qui étaient à l'époque de vraies portes, c'est à dire des ouvertures dans le mur d'enceinte, comme des portes de château-fort, qui étaient fermées non seulement en cas d'attaque mais aussi la nuit et avaient donc des horaires d'ouverture. Et il y avait d'ailleurs, aux heures d'ouverture, des préposés qui tenaient un bureau d'octroi et faisaient payer les personnes et les marchandises qui entraient par ces portes. Ces fortifications qu'on appelait "les fortifs" ont aussi laissé leur trace dans des chansons de l'époque car c'était un lieu de promenade (et de trafics). Afficher tout Ca se retrouve un peu partout, les "portes" qui sont devenues des rues dans toute les villes médiévales. Et dès fois, les remparts sont encore là, c'est vachement pratique pour entrer dans Avignon en bagnole, et à Briançon, c'est javel, lacroix et la bannière! ^^ Mais c'est très chouette à visiter (bien que ce soit souvent interdit... "ah y'avait une grille? désolé, je l'ai pas vue quand je suis passé par dessus! ^^")

a écrit : A propos de ces fortifications et ce qu'il en reste actuellement, on peut citer aussi les portes (Porte d'Orléans, de Clignancourt, de Bagnolet, et.al.) qui ont laissé leurs noms à des sorties du périph mais qui étaient à l'époque de vraies portes, c'est à dire des ouvertures dans le mur d'enceinte, comme des portes de château-fort, qui étaient fermées non seulement en cas d'attaque mais aussi la nuit et avaient donc des horaires d'ouverture. Et il y avait d'ailleurs, aux heures d'ouverture, des préposés qui tenaient un bureau d'octroi et faisaient payer les personnes et les marchandises qui entraient par ces portes. Ces fortifications qu'on appelait "les fortifs" ont aussi laissé leur trace dans des chansons de l'époque car c'était un lieu de promenade (et de trafics). Afficher tout Oui !!
Sympa de ta part, d'expliquer pourquoi ces noms de "portes" attribuées aux entrées du Périf'.

Pour ceux à qui l'histoire de Paris intéresse, voici un lien envoyant à tous les bastions militaires de l'Enceinte de Thiers.
www.wikiwand.com/fr/Bastions_de_l'enceinte_de_Thiers#/google_vignette

Mises à part ces portes, étaient également aménagés des passages pour les voies de chemin de fer, pour l'écoulement de la Seine et les canaux, ainsi que plusieurs poternes.
La poterne des peupliers existe encore aujourd'hui. Si j'ai bien compris, elle servait à l'origine, à laisser passer les eaux de la rivière Bièvre.
www.wikiwand.com/fr/Enceinte_de_Thiers

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a écrit : Benjamin94 et toi n'allez pas vous déclarer la guerre, non? Bien sûr que non ☺️

a écrit : Tes commentaires sont toujours aussi passionnants, ca me donne matière à farfouiller le net :)

On note dedans:
La première arme antiaérienne,
la première idée du ballon dirigeable
Le fait que le gaz de ville est du butane (le propane est plus lourd que l'air ^^)
Pour le menu..
. Ils sont dingues, ces français, même en période de siège, on sait cuisiner le rat avec le chat (Duchesse? Planque toi, y'a des cuistots dans la rue!!!) et en faire un plat de luxe!!! Parait que c'est très bon! ;)

P.S, pour l'anecdote, il paraît que les canons allemands, en acier, rechargés par la culasse, tir rapide, ont vraiment fait la différence sur le champ de bataille face aux canons de bronze français bien bien rétros, mais c'est clair qu'on s'est pris, excusez le langage, une PUTAIN de dérouillée...
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Les montgolfières ne sont pas gonflées au gaz de ville, mais à l’air chaud. Sinon c’est un ballon à gaz.
Mais il est juste que le gaz de ville est plus léger que l’air, il a donc été utilisé aux débuts des aérostats car facile à obtenir. Avec le gaz de ville, il te faut un volume 2 fois plus grand qu’avec de l’hélium, mais 2 fois plus petit qu’avec de l’air chaud.