La première médaillée olympique de l'Histoire n'a pas assisté à sa victoire.

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La princesse Cynisca fut la première médaillée olympique de l'Histoire mais n'assista même pas à sa victoire. En effet, durant l'Antiquité, les Jeux olympiques étaient réservés aux hommes et les femmes n'avaient même pas le droit d'y assister. Cependant, pour les épreuves équestres, c'est le propriétaire ou dresseur du cheval et non le cavalier qui était sacré. Les femmes étant autorisées à posséder des chevaux, elle remporta ainsi l'or à l'épreuve de quadrige en -396 et -392. Elle fut ensuite honorée d'une statue à Olympie et d'un monument à Sparte, cité dont elle venait.


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La source Wikipedia indique (tout à la fin) que "Cette princesse spartiate est fréquemment utilisée de nos jours comme une figure symbolique de l'ascension sociale de la femme.", alors si vous ne le saviez pas encore, comme moi, retenez bien son nom pour pouvoir le glisser, d'un air entendu, dans une discussion sur l'égalité des sexes ! Un moyen mnémotechnique pour être sûr de retrouver son nom le moment venu : c'est comme "sinistre" et "quatre", en supprimant à chaque fois le "tre" à la fin.

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Calipatira fut, selon les documents de l'époque, la première ( et peut-être unique) femme qui viola cette interdiction.
À la fois fille, soeur, tante et mère d'une grande famille d'athlètes vainqueurs aux Jeux Olympiques, elle voulut assister en direct au triomphe de son fils Pisirrodo ( ou Pisidoro), en se déguisant en homme, des vêtements portés par les entraîneurs.
Tels et comme les pronostics le laissaient entendre, son fils gagna la compétition. Sa mère, emportée par la joie, sauta une barrière, ....et son vêtement s'y accrocha, la laissant nue sur le stade.
Arrêtée, l'attendait le châtiment prévu : la peine de mort, lancée depuis le haut d' un précipice dans le mont Tipeo.
Cependant, le juge ne fit pas exécuter la sentence, car elle etait issue d'une grande famille de vainqueurs, et fut donc graciée.
Afin qu' une pareille infraction ne puisse plus se reproduire, le règlement des JO décida que dorénavant, athlètes et entraîneurs devraient être nus dans le stade.

Cette anecdote fut publiée dans le livre de Javier Murcia Ortuñez, intitulé "de banquetes y batallas".

NB: certains documents d'époque lui attribuent le nom de Ferenice. On ne sait pas s' il s' agit de la même personne ou de deux soeurs.

Les femmes n'avaient en effet pas le droit de participer ni même d'assister aux jeux Olympiques.
Les Héraia, équivalent des JO féminins en l'honneur de la déesse Héra furent donc crée à Olympie (d'après la légende, ce serait à Hippodamie, femme de Pélops qui donnera plus tard son nom au Péloponnèse, qu'on doit les jeux féminins).
Ces Héraia avaient lieux tous les quatre ans (souvent une quinzaine de jours après les JO masculins, dans le mois de septembre).
Les épreuves étaient égales, hormis la longueur de piste qui était réduite.
La gagnante se voyait remettre une couronne d'olivier, et une part de l'animal sacrifié à Héra.

Concernant les JO masculins, être présent à la compétition représentait une obligation ! Etant dédiés à Zeus, l'absence constituait un sacrilège religieux, puisqu'il était considéré comme pèlerinage à Zeus. Seules deux ou trois excuses (elles m'ont malheureusement échappées) servaient de réels motifs.
Ces jeux avaient tant d'importance dans cette Grèce non unifiée que toutes les guerres et conflits étaient mis entre parenthèses, pour mieux permettre la circulation de voyageurs par exemple, qui pouvaient mettre des mois à arriver sur le lieu des jeux.

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La source Wikipedia indique (tout à la fin) que "Cette princesse spartiate est fréquemment utilisée de nos jours comme une figure symbolique de l'ascension sociale de la femme.", alors si vous ne le saviez pas encore, comme moi, retenez bien son nom pour pouvoir le glisser, d'un air entendu, dans une discussion sur l'égalité des sexes ! Un moyen mnémotechnique pour être sûr de retrouver son nom le moment venu : c'est comme "sinistre" et "quatre", en supprimant à chaque fois le "tre" à la fin.

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Pour ceux qui se posent la question, le quadrige est (comme son nom l’indique en partie), un char avec attelage de quatre chevaux de front.
L’épreuve de quadrige est presque l’ancêtre du nascar.

Les conducteurs de char étaient des auriges. L'épreuve appelé téthrippon était constitué de 12 tours de piste correspondant à environ 14 km.

Ces courses étaient l'une des épreuves les plus onéreuses des jeux et bien souvent l'attelage était financé par des cités et non une seule personne. C'est pourquoi on récompensait le propriétaire et non le conducteur. La princesse était donc propriétaire de l'attelage victorieux (et probablement aussi la dresseuse).

Calipatira fut, selon les documents de l'époque, la première ( et peut-être unique) femme qui viola cette interdiction.
À la fois fille, soeur, tante et mère d'une grande famille d'athlètes vainqueurs aux Jeux Olympiques, elle voulut assister en direct au triomphe de son fils Pisirrodo ( ou Pisidoro), en se déguisant en homme, des vêtements portés par les entraîneurs.
Tels et comme les pronostics le laissaient entendre, son fils gagna la compétition. Sa mère, emportée par la joie, sauta une barrière, ....et son vêtement s'y accrocha, la laissant nue sur le stade.
Arrêtée, l'attendait le châtiment prévu : la peine de mort, lancée depuis le haut d' un précipice dans le mont Tipeo.
Cependant, le juge ne fit pas exécuter la sentence, car elle etait issue d'une grande famille de vainqueurs, et fut donc graciée.
Afin qu' une pareille infraction ne puisse plus se reproduire, le règlement des JO décida que dorénavant, athlètes et entraîneurs devraient être nus dans le stade.

Cette anecdote fut publiée dans le livre de Javier Murcia Ortuñez, intitulé "de banquetes y batallas".

NB: certains documents d'époque lui attribuent le nom de Ferenice. On ne sait pas s' il s' agit de la même personne ou de deux soeurs.

Les femmes n'avaient en effet pas le droit de participer ni même d'assister aux jeux Olympiques.
Les Héraia, équivalent des JO féminins en l'honneur de la déesse Héra furent donc crée à Olympie (d'après la légende, ce serait à Hippodamie, femme de Pélops qui donnera plus tard son nom au Péloponnèse, qu'on doit les jeux féminins).
Ces Héraia avaient lieux tous les quatre ans (souvent une quinzaine de jours après les JO masculins, dans le mois de septembre).
Les épreuves étaient égales, hormis la longueur de piste qui était réduite.
La gagnante se voyait remettre une couronne d'olivier, et une part de l'animal sacrifié à Héra.

Concernant les JO masculins, être présent à la compétition représentait une obligation ! Etant dédiés à Zeus, l'absence constituait un sacrilège religieux, puisqu'il était considéré comme pèlerinage à Zeus. Seules deux ou trois excuses (elles m'ont malheureusement échappées) servaient de réels motifs.
Ces jeux avaient tant d'importance dans cette Grèce non unifiée que toutes les guerres et conflits étaient mis entre parenthèses, pour mieux permettre la circulation de voyageurs par exemple, qui pouvaient mettre des mois à arriver sur le lieu des jeux.

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Aujourd'hui encore, les chevaux que nous voyons aux JO n'appartiennent pas aux cavaliers (presque jamais), ce sont des chevaux d'exception, triés sur le volet et qui coûtent une véritable fortune. Ils appartiennent à des propriétaires passionnés (et très riches) qui mettent leurs chevaux à disposition de cavaliers confirmés et tirent leur satisfaction en voyant leurs cheval obtenir un titre.
Un peu comme un millionnaire possédant un club de football et qui ne joue pas au football lui-même...

Cela n’a pas grand-chose à voir avec l’anecdote, mais avec la typographie générale sur SCMB. Je remarque souvent l’utilisation d’apostrophe « droite » dans la typographie des anecdotes marquée « ' » (dans cette anecdote, dix occurrences). Or, en français, on utilise une apostrophe courbe pour marquer l’élision de la voyelle d'un pronom marquée « ’ ». De la même manière, les guillemets français (le terme guillemet est masculin et non féminin) sont « et » et non " et " qui sont les guillemets anglais. Pour être d’ailleurs tout à fait exact, il faut également utiliser une espace insécable entre le guillemet et l’expression mis en exergue (en typographie, espace est un nom féminin).

Cela s’avère compliqué à l’usage, car nos claviers informatiques sont parfois des claviers étrangers et il devient difficile d’être en phase avec la typographie française.

a écrit : Cela n’a pas grand-chose à voir avec l’anecdote, mais avec la typographie générale sur SCMB. Je remarque souvent l’utilisation d’apostrophe « droite » dans la typographie des anecdotes marquée « ' » (dans cette anecdote, dix occurrences). Or, en français, on utilise une apostrophe courbe pour marquer l’élision de la voyelle d'un pronom marquée « ’ ». De la même manière, les guillemets français (le terme guillemet est masculin et non féminin) sont « et » et non " et " qui sont les guillemets anglais. Pour être d’ailleurs tout à fait exact, il faut également utiliser une espace insécable entre le guillemet et l’expression mis en exergue (en typographie, espace est un nom féminin).

Cela s’avère compliqué à l’usage, car nos claviers informatiques sont parfois des claviers étrangers et il devient difficile d’être en phase avec la typographie française.
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ça n'a même rien à voir avec l'anecdote...

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Pour le complément d'information sur les origines sociales de cette femme:
Elle était la fille de l'un des rois de Sparte (Oui, il y en avait plusieurs; dans l'antiquité Sparte était une diarchie et avait donc 2 familles royales : Les Agiades et les Eurypontides). Son père était Archidamos 2 de la dynastie des Eurypontides. Deux de ses trois frère ont également régné: Agis 2 et Agésilas 2.
Cette ascendance royale explique en partie qu'elle ai eu les moyens financiers de posséder et entraîner chevaux et cavaliers.

Quand à sa statue à Olympie, l'inscription disait ceci:
"Les rois de Sparte sont mes pères et frères
Cyniska, victorieuse de la course de chars aux chevaux rapides
Ont érigé cette statue. Je déclare être la seule femme
De toute la Grèce à avoir remporté cette couronne.
Apelleas, fils de Calliclès, l'a fait."