Attention au gasp lors d'un arrêt cardiaque

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Le GASP est une suite de mouvements respiratoires inefficaces survenant dans les premières minutes suivant un arrêt cardiaque. Il peut faire croire à une personne non formée que la victime respire toujours et donc la dissuader de procéder à des gestes de réanimation. Ce phénomène aurait lieu dans 40% des cas d'arrêts cardio-respiratoires.

En effet le GASP peut faire penser à une respiration lente, bruyante et anarchique avec parfois même des signes pouvant faire croire à un état de conscience (spasmes, mouvements de la langue, des paupières...) .


Tous les commentaires (62)

a écrit : Le gasp est un anglicisme en fait... Mais il est normal qu’on en parle pas ou peu pendant les formations de secourisme, puisque de toute façon le premier réflexe a avoir quand on voit une personne inconsciente, ce n’est pas de savoir si elle respire ou non, mais de savoir si elle a un pouls (d’ailleurs prenez le au cou ou en fémoral de préférence), et là vous savez si vous devez masser ou non.
On voit régulièrement des gens « gasper », en réanimation, quand on pratique l’extubation terminale (quand on ne peut plus rien faire pour le patient, et avec l’accord de la famille), on observe souvent ce phénomène qui est d’ailleurs assez désagréable à voir pour les proches, mais c’est bien une sorte de réflexe neurologique, probablement provoqué par l’hypercapnie (CO2 trop élevé).
Pour ceux que ça intéresse, l’explication est un peu complexe mais en gros: il y a plusieurs centres respiratoires, le gasp survient quand le dernier centre respiratoire fonctionne, appelé le centre apneustique. Celui-ci déclenche une sorte de ventilation mais les autres centres respiratoires (pneumothoracique, inspiratoires et expiratoires) ne font de rétro-contrôle... Ça donne le gasp.
Pour imager, on a l’impression que le patient respire comme un poisson hors de l’eau, c’est assez terrible à voir et au fond, difficile de confondre ça avec une respiration.
Sources: mon travail en réanimation. :)
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"Mais il est normal qu’on en parle pas ou peu pendant les formations de secourisme, puisque de toute façon le premier réflexe a avoir quand on voit une personne inconsciente, ce n’est pas de savoir si elle respire ou non, mais de savoir si elle a un pouls"

--> Ce n'est pourtant pas ce que le formateur (pompier) nous a expliqué sachant que pour le pouls, il nous a dit que c'est trop aléatoire et parfois même, tu peux ne pas le sentir. C'est pour ça qu'entre l'année précédente et l'année où j'ai eu ma formation, il nous a expliqué que ce passage avait été retiré de la formation (donc que ce n'était plus la "norme" du nouveau brevet de sauveteur secouriste).

Pendant notre formation il nous a dit que selon la position de la personne, si elle est sur le dos, on la retourne, on vérifie l'absence d’hémorragie sur les membres, ensuite on prend les mains de la victime et on lui pose la question pour savoir si elle nous entend, si elle peut serrer ses poings.
Ensuite on bascule sa tête en arrière, on place son oreille au niveau de sa bouche tout en ayant le regard en direction de son torse pour repérer le gonflement de la cage thoracique. On compte jusqu'à 10 et on essaie de repérer les signes d'une respiration (hors GASP évidemment).

Si ces 2 diagnostiques sont négatifs (absence de réponse et respiration) on appelle les secours (soit soi-même s'il n'y a personne, soit on demande à quelqu'un de le faire pour nous) et on commence la massage cardiaque. Et une fois au téléphone avec les secours, on ne dit pas que la personne est inconsciente, car ce mot ne veut pas dire grand chose. On lui dit "elle ne répond pas et ne respire pas".
S'en suivi la description physique de la personne (age, poids, taille etc.) pour aider les secours à apporter du matériel adéquat pour le transport (si par exemple c'est une personne obsède, il faudra nécessaire plus de moyen pour la soulever) le lieu où se situe la victime etc. pour les aider à localiser l'emplacement et venir au plus vite.

Merci pour les précisions apporter pour le GASP ainsi que les divers centres de respirations. C'est très intéressant.

J'ai eu mon premier patient avec arrêt cardiaque il y a quelques jours

Il gaspait tout le long du massage cardiaque, qui a duré 40mn environ. Voir sa bouche s'ouvrir et chercher de l'air, alors que le coeur ne bat plus et le cerveau est déjà sans oxygène est vraiment déroutant.
Pas plus que les "crac" qu'on entend lors du massage, signe qu'on vient de lui casser une côte, cependant. C'est le genre de sensation qui me hantera à tout jamais.

a écrit : J'ai eu mon premier patient avec arrêt cardiaque il y a quelques jours

Il gaspait tout le long du massage cardiaque, qui a duré 40mn environ. Voir sa bouche s'ouvrir et chercher de l'air, alors que le coeur ne bat plus et le cerveau est déjà sans oxygène est vraiment déroutant.
Pas plu
s que les "crac" qu'on entend lors du massage, signe qu'on vient de lui casser une côte, cependant. C'est le genre de sensation qui me hantera à tout jamais. Afficher tout
Vous avez réussi à le sauver ?

a écrit : Bon pour mettre les choses au claire je suis formateur au sein des pompiers .Je reçois toujours les dernières mise à jours sur le secourisme et regarde les autres commentaires et apprend au lieu de faire la mule . On masse et c'est tout pas de ventile !!

Pour info maintenant nous utilisons la B-card
(boussignac- cardiac arrest ressucitation device) c'est un tout nouveau système qui remplace le BAVU lors d'un massage cardiaque la Bcard va donné en continuité de l'oxygène a la victime et le massage ce fais en continu tant que le dsa ne fais pas son analyse. Pour le moment il n'y a que certain département qu'il l'utilise et pour info je l'utilise assez souvent et les résultat son bons !

Je n'ai rien contre toi mais il faut savoir se mettre a jours surtout dans le secourisme . Je comprend ton point de vu mais les choses changent et surtout dans ce domaine ça va très vite .
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Bon, ben, en tous cas merci pour le changement de ton. Sur le sujet, avoues qu'il y a à en perdre son latin ! ;)
Tu es "formateur pompier" et tu dis, et je n'ai aucune raison de ne pas avoir confiance, qu'il n'y a "pas de ventile"... Un intervenant, pompier, nous dit qu'il faut exclure la prise de pouls, et nous explique comment ventiler et masser (30 compressions pour 2 ventilations). Il ventile donc, et à priori il l'a appris de ses formateurs... Un autre qui travaille en réa nous dit que le le 1er réflexe c'est la prise de pouls !.. Et je passe toutes les versions, encore différentes, des "simples" formés en secourisme, qui nous disent ce qu'ils ont appris, parfois différent de ce que j'ai moi même appris.
Il serait peut-être temps au milieu médical de mettre tout ça en ordre et en forme ; non ? ;)

a écrit : Bon, ben, en tous cas merci pour le changement de ton. Sur le sujet, avoues qu'il y a à en perdre son latin ! ;)
Tu es "formateur pompier" et tu dis, et je n'ai aucune raison de ne pas avoir confiance, qu'il n'y a "pas de ventile"... Un intervenant, pompier, nous dit qu
9;il faut exclure la prise de pouls, et nous explique comment ventiler et masser (30 compressions pour 2 ventilations). Il ventile donc, et à priori il l'a appris de ses formateurs... Un autre qui travaille en réa nous dit que le le 1er réflexe c'est la prise de pouls !.. Et je passe toutes les versions, encore différentes, des "simples" formés en secourisme, qui nous disent ce qu'ils ont appris, parfois différent de ce que j'ai moi même appris.
Il serait peut-être temps au milieu médical de mettre tout ça en ordre et en forme ; non ? ;)
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Pour répondre à ça je me suis peut être mal exprimer et donc mal compris je voulais juste te dire que ce n'est pas la ventille qu'il faut faire en premier la première chose c'est le massage et bien évidemment la ventille suit . :)

Déjà il faut faire la distinction entre les premiers secours en milieu hospitalier et le reste.
A l’hopital ou dans le camion de pompier, on utilise des ballons avec de l’oxygène pour ventiler. Quand on est dans la rue on a pas toujours sur soit le ballon pour ventiler ! Le problème de la ventilation (en bouche à bouche) c’est que pendant qu’on ventile, on ne masse pas. Et pour être efficace un massage nécessite quelque cycle de compressions. Si on s’arrête, il faudra de nouveau quelques cycles pour être efficace à 100%.
Idéalement il faudrait ventiler au ballon mais il vaut mieux ne pas faire de bouche à bouche et se concentrer sur le massage si on veut les meilleurs résultats.

A propos du pouls. C’est la même chose. C’est très difficile pour un non initié. Alors qu’une personne qui ne respire plus est en arrêt cardiaque. C’est beaucoup plus simple pour les gens lambda.

Il fait bien faire la distinction entre la formation des soignants et celle du grand public !

a écrit : Pour répondre à ça je me suis peut être mal exprimer et donc mal compris je voulais juste te dire que ce n'est pas la ventille qu'il faut faire en premier la première chose c'est le massage et bien évidemment la ventille suit . :) Du coup (si tu reviens sur cette anecdote) qu'on est potes maintenant ;) puisque je te tiens, explique moi un truc, parce que j'ai du mal à saisir avec toutes ces versions.
Un mec tombe devant moi, il ne respire plus mais je sens très nettement son pouls régulier avec deux doigts sur la carotide (comme on m'a appris). Pour moi, c'est respiration artificielle avec surveillance du pouls ; c'est ça ? Pas de massage cardiaque donc, tant que le coeur bat ? Je ne me gourrais pas ; si ? Parce qu'on a tout lu ici ;)

a écrit : "Mais il est normal qu’on en parle pas ou peu pendant les formations de secourisme, puisque de toute façon le premier réflexe a avoir quand on voit une personne inconsciente, ce n’est pas de savoir si elle respire ou non, mais de savoir si elle a un pouls"

--> Ce n'est pourtant pas ce q
ue le formateur (pompier) nous a expliqué sachant que pour le pouls, il nous a dit que c'est trop aléatoire et parfois même, tu peux ne pas le sentir. C'est pour ça qu'entre l'année précédente et l'année où j'ai eu ma formation, il nous a expliqué que ce passage avait été retiré de la formation (donc que ce n'était plus la "norme" du nouveau brevet de sauveteur secouriste).

Pendant notre formation il nous a dit que selon la position de la personne, si elle est sur le dos, on la retourne, on vérifie l'absence d’hémorragie sur les membres, ensuite on prend les mains de la victime et on lui pose la question pour savoir si elle nous entend, si elle peut serrer ses poings.
Ensuite on bascule sa tête en arrière, on place son oreille au niveau de sa bouche tout en ayant le regard en direction de son torse pour repérer le gonflement de la cage thoracique. On compte jusqu'à 10 et on essaie de repérer les signes d'une respiration (hors GASP évidemment).

Si ces 2 diagnostiques sont négatifs (absence de réponse et respiration) on appelle les secours (soit soi-même s'il n'y a personne, soit on demande à quelqu'un de le faire pour nous) et on commence la massage cardiaque. Et une fois au téléphone avec les secours, on ne dit pas que la personne est inconsciente, car ce mot ne veut pas dire grand chose. On lui dit "elle ne répond pas et ne respire pas".
S'en suivi la description physique de la personne (age, poids, taille etc.) pour aider les secours à apporter du matériel adéquat pour le transport (si par exemple c'est une personne obsède, il faudra nécessaire plus de moyen pour la soulever) le lieu où se situe la victime etc. pour les aider à localiser l'emplacement et venir au plus vite.

Merci pour les précisions apporter pour le GASP ainsi que les divers centres de respirations. C'est très intéressant.
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Oui en fait après relecture et avis de plusieurs de mes collègues médecins, pour des non-initiés (personne n’étant pas dans le milieu médical), il vaut mieux faire comme vous dites, mais me concernant (ainsi que mes collègues) je vérifie le pouls d’emblée car j’ai l’habitude de le prendre, même dans la précipitation.

En tout cas, c’est chouette de lire qu’autant de personnes se forment :)

a écrit : J'ai eu récemment la formation des premiers secours, je ne dis pas que j'étais 100% attentif pendant les 2 jours mais sur pendant le massage cardiaque on m'a pas parler de ça... Idem et je suis soignante donc je suis obligée d’avoir une formation plus complète et régulière. Jamais entendu parlé, c’est grave quand même !

a écrit : Je ne comprends pas ce que tu veux dire. On n'apprend pas les mêmes choses selon les endroits visiblement.
Si une personne ne respire pas, il faut la ventiler (bouche à bouche) ; ce n'est pas un massage cardiaque qui va la ventiler. Parallèlement tu vérifies le pouls et s'il n'y a rien tu pra
tiques alors aussi le massage cardiaque, en alternance.
Là il y a plusieurs versions : 15 massages, 1 insuflation, je crois que ce sont les dernières normes (pas sûr). Ça dépend aussi si on est seul ou deux à ranimer.
Mais faire, comme tu le dis, un massage cardiaque à une personne qui ne respire pas, sans même savoir si le coeur bat et surtout sans ventiler... je n'aimerais pas que tu t'occupes de moi si ça m'arrivait ;)
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Si la personne ne respire pas le cœur va rapidement cessé de battre donc de toute façon il va falloir masser en plus de faire des insufflations.

Il y a quelques années, je me suis retouver en face d'une de ces situation. Mon oncle faisant un arret devant moi, et je n ai pas su voir directement quelle detresse etait en jeu. Je precise que j avais une formation pompier SAP1 pour ceux qui connaisent. Mais malgré cela ne m etant jamais retrouver dans une telle situation, j ai eu un temps de reaction avant d'agir (10 20 secondes). Il avait un pouls et ses paupieres bougeait.
Par la suite j ai reussi a l aide du DSA de ma commune a le réanimé. C est pourquoi il ne faut pas non plus negliger et oublier que nous sommes équipés en defibrillateur dans tout les lieux publics.

a écrit : Oui en fait après relecture et avis de plusieurs de mes collègues médecins, pour des non-initiés (personne n’étant pas dans le milieu médical), il vaut mieux faire comme vous dites, mais me concernant (ainsi que mes collègues) je vérifie le pouls d’emblée car j’ai l’habitude de le prendre, même dans la précipitation. <br />
En tout cas, c’est chouette de lire qu’autant de personnes se forment :)
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En me relisant j'ai d'ailleurs constaté une erreur. Je voulais dire "si elle est sur le ventre, on la retourne". Bah vi, si elle est déjà sur le dos, on ne va évidemment pas la mettre à plat ventre lol et masser son dos lol.

J'ai attendu près de 10 ans pour obtenir cette formation auprès de mon travail. Ça a été long mais ça en valait la chandelle. Ces gestes devraient être appris dès le jeune âge à l'école, même si un enfant ne saura pas forcément faire un bon massage cardiaque. Au moins les rudiments. C'est incroyable qu'on doive en passer par des formations externes.

a écrit : Le gasp est un anglicisme en fait... Mais il est normal qu’on en parle pas ou peu pendant les formations de secourisme, puisque de toute façon le premier réflexe a avoir quand on voit une personne inconsciente, ce n’est pas de savoir si elle respire ou non, mais de savoir si elle a un pouls (d’ailleurs prenez le au cou ou en fémoral de préférence), et là vous savez si vous devez masser ou non.
On voit régulièrement des gens « gasper », en réanimation, quand on pratique l’extubation terminale (quand on ne peut plus rien faire pour le patient, et avec l’accord de la famille), on observe souvent ce phénomène qui est d’ailleurs assez désagréable à voir pour les proches, mais c’est bien une sorte de réflexe neurologique, probablement provoqué par l’hypercapnie (CO2 trop élevé).
Pour ceux que ça intéresse, l’explication est un peu complexe mais en gros: il y a plusieurs centres respiratoires, le gasp survient quand le dernier centre respiratoire fonctionne, appelé le centre apneustique. Celui-ci déclenche une sorte de ventilation mais les autres centres respiratoires (pneumothoracique, inspiratoires et expiratoires) ne font de rétro-contrôle... Ça donne le gasp.
Pour imager, on a l’impression que le patient respire comme un poisson hors de l’eau, c’est assez terrible à voir et au fond, difficile de confondre ça avec une respiration.
Sources: mon travail en réanimation. :)
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Pour travailler en oncologie, j’ai moi même été témoin de ce phénomène.
Je confirme, pour une personne non initiée, l’image du poisson hors de l’eau est parfaitement trouvée.

a écrit : Du coup (si tu reviens sur cette anecdote) qu'on est potes maintenant ;) puisque je te tiens, explique moi un truc, parce que j'ai du mal à saisir avec toutes ces versions.
Un mec tombe devant moi, il ne respire plus mais je sens très nettement son pouls régulier avec deux doigts sur la carotide (comme
on m'a appris). Pour moi, c'est respiration artificielle avec surveillance du pouls ; c'est ça ? Pas de massage cardiaque donc, tant que le coeur bat ? Je ne me gourrais pas ; si ? Parce qu'on a tout lu ici ;) Afficher tout
:) du coup si une personne tombe devant et quelle ne respire plus même si tu sens un pouls son coeur va très vite s'arrêter et donc tu devra masser donc le mieux est de le masser directement .

a écrit : Le gasp est un anglicisme en fait... Mais il est normal qu’on en parle pas ou peu pendant les formations de secourisme, puisque de toute façon le premier réflexe a avoir quand on voit une personne inconsciente, ce n’est pas de savoir si elle respire ou non, mais de savoir si elle a un pouls (d’ailleurs prenez le au cou ou en fémoral de préférence), et là vous savez si vous devez masser ou non.
On voit régulièrement des gens « gasper », en réanimation, quand on pratique l’extubation terminale (quand on ne peut plus rien faire pour le patient, et avec l’accord de la famille), on observe souvent ce phénomène qui est d’ailleurs assez désagréable à voir pour les proches, mais c’est bien une sorte de réflexe neurologique, probablement provoqué par l’hypercapnie (CO2 trop élevé).
Pour ceux que ça intéresse, l’explication est un peu complexe mais en gros: il y a plusieurs centres respiratoires, le gasp survient quand le dernier centre respiratoire fonctionne, appelé le centre apneustique. Celui-ci déclenche une sorte de ventilation mais les autres centres respiratoires (pneumothoracique, inspiratoires et expiratoires) ne font de rétro-contrôle... Ça donne le gasp.
Pour imager, on a l’impression que le patient respire comme un poisson hors de l’eau, c’est assez terrible à voir et au fond, difficile de confondre ça avec une respiration.
Sources: mon travail en réanimation. :)
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Intéressant.... Mais ne pas dire de "bêtise aux grand publics"
Toutes, oui oui , TOUTES Les recommandations international invite à débuter une réanimation cardio pulmonaires (masse cardiaque et bouche à bouche si formé à ce dernier geste) dès la constatation d'une inconscience et d'une absence de respiration.
Cela pour le grands publics mais aussi pour les secouristes en équipes (pour ces derniers au moindre doute sur la présence du pouls, une RCP doit être débuté)

a écrit : J'ai eu récemment la formation des premiers secours, je ne dis pas que j'étais 100% attentif pendant les 2 jours mais sur pendant le massage cardiaque on m'a pas parler de ça... C'est bien dommage car le formateur est censé en parler lorsqu'il aborde ce sujet justement.... Au moins le tir est rectifié grâce à l'application

a écrit : Je confirme avoir passé cette formation avec le rappel deux années après, et jamais les GASP n’ont été évoqués ! Bien dommage encore une fois... Les formateurs sont censés en parler et l'expliquer pour justement éviter de se "faire avoir". Et c'est présent dans la formation PSC1 depuis déjà quelques années

a écrit : Normal que vous n'en ayez pas entendu parler lors du PSC1, le GASP n'est pas au programme. Le Psc1 a été volontairement simplifié pour etre facile a retenir et a reproduir (le programme est deja dense en une journée!). Aucun intérêt «d'embrouiller» des gens a qui on demande de realiser des gestes simples et efficaces Ah... Première nouvelle. Je vous invite à regarder les 2-3 dernières version du PSC1... Ça y est depuis environ 2-3 ans (je n'ais plus en tête la date)

a écrit : On peut ne pas respirer momentanément sans être en arrêt cardiaque... Et ce n'est pas ce que j'ai appris non plus. C'est très curieux... Le pouls est préférable, et surtout il est perceptible facilement. Une personne qui ne respira pas, tu vas lui libérer les voies aériennes (corps étranger admettons, position etc).

Quand au débat à savoir combien de massage avant l’insufflation, il est conseiller de ne pas insuffler oui. Il vaut mieux se contenter de masser sans interruption (en se relayant avec d'autres témoins, pour maintenir un massage efficace, parce que ça use...) avant l'arrivée des secours.
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Encore une fois... Attention à ne pas confondre équipe secouristes, para-medicales ou médicales, entraînés, formés et expérimentés et les secouristes lambdas, Mr tout le monde.
L'annecdote vise surtout Monsieur tout le monde.
TOUTES les recommandations international invite à débuter une RCP aux seul signes d'inconscience et d'absence de respiration. Prendre un pouls sur une personne inconsciente, par un sauveteur stressé, non entraînés, risque de faire perdre du temps et de créer un faux "diagnostique"

a écrit : Je pratique les gestes de secours depuis une dizaine d'années dans des contextes différents (secouriste a la croix -rouge , pompier et enfin ambulancier, là où j'ai le plus appris) et il est vrai que pour une personne inconsciente on apprenait aupparavant à rechercher une ventilation puis un pouls et aujourd&#039;hui on recherche directement le pouls. En effet la recherche d'une ventilation n'est pas évidente selon le contexte et fait perdre du temps. Alors que rechercher directement un pouls fait gagner du temps, ce qui est très important en cas d'arrêt, plus reconnaissable pour un non initié et qu'en cas d'erreur ou de doute il faut effectivement mieux masser un cœur qui bat que ne pas masser un cœur qui ne bat pas. Enfin effectivement on peut être en présence d'un arrêt ventilatoire sans forcément en arrêt cardiaque et donc se retrouver a masser a priori pour rien mais de toute façon si l'arrêt respiratoire survient l'arrêt cardiaque n'est pas loin. Enfin au niveau secouriste on apprend de toute façon a réaliser 5 insufflations Starter en cas de suspicion d'arrêt respiratoire (enfant, étouffement, prise de toxiques...)

Les recommandations evoluent non seulement a cause des progrès sur la compréhension de la physiologie mais aussi avec le recul qu'on a sur les comportements des secouristes et les statistiques de survie et surtout un principe des recommandations est que parfois la solution la meilleure physiologiquement parlant n'est pas toujours la plus facile à comprendre et a mettre en œuvre. Il vaut mieux un geste moins avancé et moins complexe qui est compris et realisé de façon opportune et efficace qu'un geste complexe que peu de monde arrive a maîtriser. Bref le recul que prend l'observatoire du secourisme conduit à sans cesse adapter les recommandations d'où vos divergences de formation.
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En parlant de remise en question, évolution des recommandations, etc, je t'invite justement à lire celles qui sont édités depuis 2010 qui invite de plus en plus à ne pas perdre de temps à prendre un pouls vu la difficulté en situation d'urgence (et stress) et l'inutilité vu les rares arrêt uniquement respiratoire.
... Remises en question des acquis... ;-)