Un spécialiste mondial du syndrome d'Asperger a mis 35 ans à diagnostiquer son fils

Proposé par
le
dans

Tony Attwood incarne parfaitement l'expression "Les cordonniers sont les plus mal chaussés". Ce psychologue, spécialiste mondialement reconnu du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), s'est rendu compte que son propre fils en était atteint 35 ans après sa naissance.


Tous les commentaires (63)

a écrit : C'est beaucoup plus simple d'écouter et de suivre les conseils d'un autre que de s'appliquer une auto-discipline, non ?
La nature humaine est pleine de contrariétés.
José Mourinho est un des plus grands entraîneurs de football vivants et il a été un piètre joueur de football.
En effet c'est l'ironie de la situation que je voulais souligner. Mais je crois quand même qu'il y aussi des cas de professionnels qui feraient mieux de s'appliquer une thérapie à eux-mêmes s'ils veulent vraiment aider les autres voire même qu'il faudrait mieux contrôler ces professions pour éviter que les personnes vraiment toxiques puissent exercer tant qu'elles ne sont pas elles-mêmes soignées.

a écrit : OMG la mauvaise foi du type...
"Le cerveau est le même mais c'est juste son fonctionnement qui est différent"
Ouiiiiiiii bien sûr. Il y a une différence de volume et de zone mais c'est pareiiiiiil.
C'est juste la connexion qui change.

Mais juste comme ça, t
'es au courant que les connexions dans le cerveau se font pas par l'opération du Saint Esprit. Elles reposent sur un substrat anatomique.
Si les connexions se font différemment, ça IMPLIQUE qu'il y ait des différences anatomiques.

En fait, il est beaucoup plus simple de mettre en évidence une différence qu'une similitude. Donc je maintiens ce que j'ai dit. On a pas la technologie nécessaire pour prouver que le cerveau d'un autiste et d'un non-autiste sont identique. Mieux, on a même pas besoin de s'embêter avec ça puisqu'on a DEJA mis en évidence des différences.

Tu dis :
"Une différence génétique n'implique pas une mutation génétique, toutes les variations (et pas mutations) ne sont pas pathologiques."
Le texte dit :
"En fait, les facteurs génétiques additifs, c'est à dire une accumulation de petites mutations avec des fonctions différentes, semblent expliquer le mieux l'expression du trouble."
Le mecanisme en cause est donc bien celui d'une mutation. Et puis d'ailleurs, qu'est-ce qu'une variation génétique sinon une mutation par rapport à un standard ?

P.S. Tout le monde sait que l'autisme est une complication de l'accouchement. Evidement.

Bref, je comprends même pas l'intérêt de tergiverser des plombes sur un sujet aussi évident.
Les TSA diminue la qualité de vie des personnes atteintes. Ils reposent sur des anomalies génétiques a l'origine d'anomalie anatomique. Les personnes atteintes voient leurs espérances de vie diminuée. Le fait d'altérer la santé suffit à caractériser une maladie. Le fait qu'elle repose à la fois sur l'environnement et un profil génétique suffit à déterminer son caractère complexe. Les TSA sont des maladies complexes. C'est tout.
A quoi ça sert de vouloir dire le contraire ? Tu sais c'est pas honteux d'être malade...
Afficher tout
Tu ne prends même pas la peine de lire mes posts et tu y réponds tout de même.
Tu ne rebondis même pas sur les incohérences de ton discours quand je les pointe.

Nous savons aussi tous les deux que ce matin, tu ne connaissais même pas la signification de CIM, de neurotypique, et j'en passe. Tu auras au moins découvert plein de choses aujourd'hui.

Mais c'est promis, la prochaine fois que je voudrai avoir un avis, je laisserai tomber les publications de l'OMS et autres experts scientifiques (ils ne font pas le poids devant toi) et je me tournerai vers un type qui confonds conviction et connaissance.

a écrit : C'est beaucoup plus simple d'écouter et de suivre les conseils d'un autre que de s'appliquer une auto-discipline, non ?
La nature humaine est pleine de contrariétés.
José Mourinho est un des plus grands entraîneurs de football vivants et il a été un piètre joueur de football.
C'est quand même bizarre que, parmi toutes les personnes que je connais, la plus alcoolique est une infirmière qui travaille avec des enfants, le seul qui a dû se faire poser un anneau gastrique pour s'empêcher de manger trop anime des thérapies de groupe et parmi toutes les personnes à qui nous avons loué une chambre la plus sans-gêne donne des cours de PNL ! Et je ne parle pas du psychiatre qui ne parle plus à sa famille parce que je connais d'autres personnes qui ont coupé les ponts donc il n'est pas le pire dans son genre...

a écrit : Tu ne prends même pas la peine de lire mes posts et tu y réponds tout de même.
Tu ne rebondis même pas sur les incohérences de ton discours quand je les pointe.

Nous savons aussi tous les deux que ce matin, tu ne connaissais même pas la signification de CIM, de neurotypique, et j'en passe. Tu
auras au moins découvert plein de choses aujourd'hui.

Mais c'est promis, la prochaine fois que je voudrai avoir un avis, je laisserai tomber les publications de l'OMS et autres experts scientifiques (ils ne font pas le poids devant toi) et je me tournerai vers un type qui confonds conviction et connaissance.
Afficher tout
Si tu le dis.
En attendant tu es également hermétique aux incohérences que je soulève chez toi :
-"le cerveau est identique mais différent" (selon que ça t'arrange)
- l'espérance de vie diminuée des patient atteint de TSA, ne signifiant rien pour toi apparemment.


Et effectivement, quand il s'agit du CIM 10 F il faut mieux laisser tomber l'OMS et favoriser le DSM, faisant davantage consensus. Tu vois moi aussi je peux t'apprendre des trucs.

Dire que je ne te lis pas ou que je n'ai aucune compétence dans le domaine... C'est de l'ad hominem. C'est débile et arrogant. A aucun moment tu n'exposes ta propre définition de la santé ou de la maladie...
Je vais pas commencer à sortir tout le jargon médical d'emblée sachant que c'est un site de vulgarisation. Par contre si mon interlocuteur à des notions (aussi vagues soient-elles) je vais adapter mon langage.

a écrit : C'est quand même bizarre que, parmi toutes les personnes que je connais, la plus alcoolique est une infirmière qui travaille avec des enfants, le seul qui a dû se faire poser un anneau gastrique pour s'empêcher de manger trop anime des thérapies de groupe et parmi toutes les personnes à qui nous avons loué une chambre la plus sans-gêne donne des cours de PNL ! Et je ne parle pas du psychiatre qui ne parle plus à sa famille parce que je connais d'autres personnes qui ont coupé les ponts donc il n'est pas le pire dans son genre... Afficher tout Mais les soignants sont des gens. Qui peuvent être malades. Si travailler dans la santé empêchait de tomber malade tout le monde serait médecin/infirmier etc.
L'alcoolisme touche fortement les médecins (responsabilité, rythme, fatigue). La plupart néglige leur santé (ne consulte jamais de confrères, fument). A l'inverse il y a ceux qui pensent avoir un cancer dès qu'ils font un pet de travers.
La stratégie du faites ce que je dis pas ce que je fais peut néanmoins fonctionner. Tu peux fumer et informer ton patient sur les risques liés à la cigarette.
Tu peux soigner les gens et être indifférent à ton état de santé.

a écrit : Si tu le dis.
En attendant tu es également hermétique aux incohérences que je soulève chez toi :
-"le cerveau est identique mais différent" (selon que ça t'arrange)
- l'espérance de vie diminuée des patient atteint de TSA, ne signifiant rien pour toi apparemment.

/> Et effectivement, quand il s'agit du CIM 10 F il faut mieux laisser tomber l'OMS et favoriser le DSM, faisant davantage consensus. Tu vois moi aussi je peux t'apprendre des trucs.

Dire que je ne te lis pas ou que je n'ai aucune compétence dans le domaine... C'est de l'ad hominem. C'est débile et arrogant. A aucun moment tu n'exposes ta propre définition de la santé ou de la maladie...
Je vais pas commencer à sortir tout le jargon médical d'emblée sachant que c'est un site de vulgarisation. Par contre si mon interlocuteur à des notions (aussi vagues soient-elles) je vais adapter mon langage.
Afficher tout
On va arrêter là. On va se répéter tous les deux.
Pour répondre à tes questions je devrai redire ce que j'ai dit.

On va essayer de se concentrer sur ce sur quoi on est d'accord, je crois surtout que ce sont les définitions de concepts que l'on diverge. Je t'accorde que le cerveau autistique est différent (quelques parties disproportionnées) mais c'est surtout il me semble dans les liaisons neuronales qu'il est atypique.

L'espérance de vie diminuée n'est pas liée à l'autisme mais aux troubles développés concomitamment (anxiété, addictions..). Tu me dis que si l'autisme était absent il n'y aurait pas ces troubles. Je dis que si le monde dans lequel vivait l'autiste pouvait s'adapter à lui, il n'y aurait pas ces troubles. Je pense qu'on est d'accord et ma vision, je te l'accorde aussi, est idéaliste voire naïve.

Je me permettrai juste de te poser 2 questions pour conclure:
- Crois-tu qu'on puisse guérir l'autisme ? Si oui, par quel biais ?
- Crois-tu qu'on puisse devenir autiste ?

PS Le DSM-IV (pas le V encore désolé, même si on m'en a parlé) fait partie de mes vagues notions.

a écrit : On va arrêter là. On va se répéter tous les deux.
Pour répondre à tes questions je devrai redire ce que j'ai dit.

On va essayer de se concentrer sur ce sur quoi on est d'accord, je crois surtout que ce sont les définitions de concepts que l'on diverge. Je t'accorde que le cerv
eau autistique est différent (quelques parties disproportionnées) mais c'est surtout il me semble dans les liaisons neuronales qu'il est atypique.

L'espérance de vie diminuée n'est pas liée à l'autisme mais aux troubles développés concomitamment (anxiété, addictions..). Tu me dis que si l'autisme était absent il n'y aurait pas ces troubles. Je dis que si le monde dans lequel vivait l'autiste pouvait s'adapter à lui, il n'y aurait pas ces troubles. Je pense qu'on est d'accord et ma vision, je te l'accorde aussi, est idéaliste voire naïve.

Je me permettrai juste de te poser 2 questions pour conclure:
- Crois-tu qu'on puisse guérir l'autisme ? Si oui, par quel biais ?
- Crois-tu qu'on puisse devenir autiste ?

PS Le DSM-IV (pas le V encore désolé, même si on m'en a parlé) fait partie de mes vagues notions.
Afficher tout
Normalement (au sens de la norme), les fibres décrivent des travées remarquables dans le cerveaux pour relier entre eux les différentes structures cérébrales.
Si lors du développement (intra-utéro/extra-utéro) le cheminement de ces fibres est différent (au sens hors-norme) ou si les structures reliés sont différentes (plus ou moins developpées), la reception/le traitement/l'emission de l'information diffèreront de la norme.
Si ce nouvel agencement n'entrainait aucun symptome délétère pour le patient, simplement une façon dfférente de concevoir les choses, je serais d'accord avec toi.
Or
1.ces connexions ont plusieurs effets délétères :
elles favorisent l'apparition d'un retard mental
elles favorisent l'epillepsie
elles favorisent la dépression et les troubles du sommeil

2.Ces connexions rendent plus difficiles l'autonomisation :
Elles entrainent des difficultés à communiquer et à créer des liens sociaux.

Pour le 1. Je pense que ces troubles pourraient être atténué si on réussissait à diagnostiquer et à prendre en charge plus précocement l'autisme (Avec des doutes sur l’épilepsie ou le retard mental)
Ce qui reviendrait à créer des échangeurs entre deux autoroutes (si on compare le trajet des fibres)

Pour le 2. Atténuer ces troubles necessiterait de détruire les deux autoroutes et de les reconstruires comme elles le sont chez la plupart des gens. Ce qui est à mon avis impossible.

Peut-on guérir l'autisme ?
Aujourd'hui non. On peut par contre faciliter leur développement via une prise en charge précoce des troubles (AVS, assistante sociale, moyen de communication adaptés) sans pour autant les effacer.
Mais on peut imaginer qu'à l'avenir on puisse :
- comprendre l'association entre génétique et environnement pour écarter les facteurs de risques de la population concernée.(Futur proche)
- détecter les prédisposition à l'autisme par des analyses génétiques. Dès la naissance ou pendant la grossesse.(Futur lointain)
- Réarranger les voies nerveuses cérébrales via la chirurgie (futur lointain) ou la thérapie génique en faisant en sorte que les fibres nerveuses soient détruites/reconstruites progressivement par d'autres cellules (Science fiction)

Peut-on devenir autiste ?
Je pense qu'on ne nait pas nécessairement autiste. Pour autant, on pourrait être destiné à le devenir si les facteurs environnementaux ne peuvent pas être ecartés.
Je ne pense pas qu'une personne initialement "saine" puisse devenir autiste (même en cas de lésion cérébrales).

Si tu permets j'ai moi aussi une question :
Penses-tu qu'une population composé uniquement d'autistes de type infantile (cad les formes sévères) puisse vivre et se développer sans l'aide de personnes non autistes ?

a écrit : Mais les soignants sont des gens. Qui peuvent être malades. Si travailler dans la santé empêchait de tomber malade tout le monde serait médecin/infirmier etc.
L'alcoolisme touche fortement les médecins (responsabilité, rythme, fatigue). La plupart néglige leur santé (ne consulte jamais de confrères, fument
). A l'inverse il y a ceux qui pensent avoir un cancer dès qu'ils font un pet de travers.
La stratégie du faites ce que je dis pas ce que je fais peut néanmoins fonctionner. Tu peux fumer et informer ton patient sur les risques liés à la cigarette.
Tu peux soigner les gens et être indifférent à ton état de santé.
Afficher tout
Certes le fait qu'un médecin soit diabétique ne nuit pas à sa compétence pour soigner des diabétiques et je dirais même : au contraire ça peut même être un avantage pour lui ! Mais je crois quand même que pour prétendre soigner les problèmes psychologiques voire psychiatriques des gens il vaudrait mieux être soi-même assez équilibré... Et surtout je trouve extrêmement ironique que ceux que je connais ont tous plus de problèmes que la moyenne des gens, c'est pourquoi je me demande si c'est une cause (être exposé à des problèmes familiaux ou le fait d'être fragiles eux-mêmes à suscité leur vocation) ou un effet (la fréquentation de personnes troublées les stresse voire les trouble à leur tour) mais il y a forcément un lien à mon avis.

a écrit : Certes le fait qu'un médecin soit diabétique ne nuit pas à sa compétence pour soigner des diabétiques et je dirais même : au contraire ça peut même être un avantage pour lui ! Mais je crois quand même que pour prétendre soigner les problèmes psychologiques voire psychiatriques des gens il vaudrait mieux être soi-même assez équilibré... Et surtout je trouve extrêmement ironique que ceux que je connais ont tous plus de problèmes que la moyenne des gens, c'est pourquoi je me demande si c'est une cause (être exposé à des problèmes familiaux ou le fait d'être fragiles eux-mêmes à suscité leur vocation) ou un effet (la fréquentation de personnes troublées les stresse voire les trouble à leur tour) mais il y a forcément un lien à mon avis. Afficher tout Il faudrait déjà vérifier que ton hypothèse est vraie.
Un biais tout con par exemple :
Puisque tu trouves ça étonnant d'être psy et d'avoir des problèmes psy tu fais davantage attention à ces détails lorsque tu sais que telle ou telle personne est de cette branche. Alors que tu ne te pose pas autant de question lorsque ça concerne d'autre profession.
Il faudrait comparer le nombre de personnes affectées dans la population médicale avec le nombre de personne affectées dans le reste de la population. Et voir si cette difference existe vraiment.

a écrit : C'est quand même bizarre que, parmi toutes les personnes que je connais, la plus alcoolique est une infirmière qui travaille avec des enfants, le seul qui a dû se faire poser un anneau gastrique pour s'empêcher de manger trop anime des thérapies de groupe et parmi toutes les personnes à qui nous avons loué une chambre la plus sans-gêne donne des cours de PNL ! Et je ne parle pas du psychiatre qui ne parle plus à sa famille parce que je connais d'autres personnes qui ont coupé les ponts donc il n'est pas le pire dans son genre... Afficher tout C'est la première fois que je me permet de repondre a un commentaire et ceci pour défendre notre profession je suis infirmière en psy et oui parfois ca va très mal ma vie familiale est un désastre et je prend souvent l'apéro après mon service de 12h car trop de pression et mon fils de 3 ans je peu plus l'entendre crier bref toutes les "tares" décrites ... nous sommes des êtres humains pour commencer qui pour la grande majorité ont choisi d'être auprès de ceux qui souffrent le plus ... notre vie privée et professionnelle sont complètement distincte, quand je met la blouse je ne suis plus moi je suis au service des autres je ne m'appartient quasiment plus ... et c'est le sentiment dominant de nos professions alors oui nos vies sont chaotiques essentiellement à cause du rythme car oui même a noël ou le we les gens sont malade alors pour la vie familiale peu de conjoint supporte ... ajoute à ca le stress le manque de reconnaissance... et au-delà de tout ceci nous ne sommes pas dans laffect face à nos patients ce qui nous permet d'avoir une vision globale et objective de la situation au contraire de la famille .... et le contraire est vrai face à mes proches je suis une fille , une mère... je n'ai plus le recul nécessaire alors quand a me faire une auto prise en charge ... j'en ai presque le sourire devant tant de naïveté

Posté le

android

(2)

Répondre

a écrit : Normalement (au sens de la norme), les fibres décrivent des travées remarquables dans le cerveaux pour relier entre eux les différentes structures cérébrales.
Si lors du développement (intra-utéro/extra-utéro) le cheminement de ces fibres est différent (au sens hors-norme) ou si les structures reliés sont diffé
rentes (plus ou moins developpées), la reception/le traitement/l'emission de l'information diffèreront de la norme.
Si ce nouvel agencement n'entrainait aucun symptome délétère pour le patient, simplement une façon dfférente de concevoir les choses, je serais d'accord avec toi.
Or
1.ces connexions ont plusieurs effets délétères :
elles favorisent l'apparition d'un retard mental
elles favorisent l'epillepsie
elles favorisent la dépression et les troubles du sommeil

2.Ces connexions rendent plus difficiles l'autonomisation :
Elles entrainent des difficultés à communiquer et à créer des liens sociaux.

Pour le 1. Je pense que ces troubles pourraient être atténué si on réussissait à diagnostiquer et à prendre en charge plus précocement l'autisme (Avec des doutes sur l’épilepsie ou le retard mental)
Ce qui reviendrait à créer des échangeurs entre deux autoroutes (si on compare le trajet des fibres)

Pour le 2. Atténuer ces troubles necessiterait de détruire les deux autoroutes et de les reconstruires comme elles le sont chez la plupart des gens. Ce qui est à mon avis impossible.

Peut-on guérir l'autisme ?
Aujourd'hui non. On peut par contre faciliter leur développement via une prise en charge précoce des troubles (AVS, assistante sociale, moyen de communication adaptés) sans pour autant les effacer.
Mais on peut imaginer qu'à l'avenir on puisse :
- comprendre l'association entre génétique et environnement pour écarter les facteurs de risques de la population concernée.(Futur proche)
- détecter les prédisposition à l'autisme par des analyses génétiques. Dès la naissance ou pendant la grossesse.(Futur lointain)
- Réarranger les voies nerveuses cérébrales via la chirurgie (futur lointain) ou la thérapie génique en faisant en sorte que les fibres nerveuses soient détruites/reconstruites progressivement par d'autres cellules (Science fiction)

Peut-on devenir autiste ?
Je pense qu'on ne nait pas nécessairement autiste. Pour autant, on pourrait être destiné à le devenir si les facteurs environnementaux ne peuvent pas être ecartés.
Je ne pense pas qu'une personne initialement "saine" puisse devenir autiste (même en cas de lésion cérébrales).

Si tu permets j'ai moi aussi une question :
Penses-tu qu'une population composé uniquement d'autistes de type infantile (cad les formes sévères) puisse vivre et se développer sans l'aide de personnes non autistes ?
Afficher tout
Avant de répondre à ta question, je me permets de te faire remarquer que l'autisme infantile comporte un large éventail allant de l'autisme sévère à l'autisme de haut niveau.

Je me permets aussi de te faire remarquer que quelques grands esprits de l'humanité sont ou étaient autistes, mais je ne t'apprends rien, j'en suis certain.

J'en viens maintenant à ta question. Question étrange mais en réalité cruciale.
Peut-on former une société uniquement composé d'autistes ?
Bien sûr que non. C'est de toute façon de la SF.
Peut-on composer une société uniquement avec des crétins ?
Bien sûr que non. C'est de toute façon de la SF.
Peut-on composer une société uniquement avec de neurologues, des avocats ?
Bien sûr que non. Ce serait de la science-fiction.

Vois-tu, on ne peut composer une société qu'avec de la diversité. Les mains oisives font les têtes pensantes nous rappelle Spinoza. On a besoin de ces têtes là, assurément. Mais si certaines de ces têtes peuvent se permettent d'avoir les mains oisives c'est que certaines paires de bras, comme dans toute société, sont bien occupées.

Ceci est le premier point, le second point est que pour accepter de vivre en société, id est (j'ai cru comprendre que tu avais une tendresse particulière pour le latin) un monde où on renonce à se faire justice soi-même, il faut que les membres de ladite société aient l'assurance d'intégrer un groupe qui garantira leur sécurité, leur survie et leur épanouissement (mot que je préfère à celui de "développement").
Et sache, ainsi que comme nous l'apprend Kant, que le plus petit, le plus idiot des hommes, aura toujours assez de force pour tuer le plus fort de hommes.
Il faut donc d'emblée qu'une société garantisse la possibilité aux plus indigents (en esprit, en force, en argent..) la possibilité de pouvoir vivre dignement, avec l'aide des autres s'il le faut.

Dans une population de chevaux sauvages, ou de lions, l'individu qui se casse une patte sera abandonné par le reste de la harde et finira par mourir.
Contrairement aux bêtes, les hommes savent qu'ils peuvent être, qu'ils seront un jour (la vieillesse) un poids pour les autres. D'où les mécanismes de solidarité.

Alors faut-il aider les plus faibles ? Assurément.
Faut-il penser qu'en les aidant on leur accorde une faveur ? Non, on accomplit notre devoir d'homme le plus élémentaire.

a écrit : Avant de répondre à ta question, je me permets de te faire remarquer que l'autisme infantile comporte un large éventail allant de l'autisme sévère à l'autisme de haut niveau.

Je me permets aussi de te faire remarquer que quelques grands esprits de l'humanité sont ou étaient autistes, ma
is je ne t'apprends rien, j'en suis certain.

J'en viens maintenant à ta question. Question étrange mais en réalité cruciale.
Peut-on former une société uniquement composé d'autistes ?
Bien sûr que non. C'est de toute façon de la SF.
Peut-on composer une société uniquement avec des crétins ?
Bien sûr que non. C'est de toute façon de la SF.
Peut-on composer une société uniquement avec de neurologues, des avocats ?
Bien sûr que non. Ce serait de la science-fiction.

Vois-tu, on ne peut composer une société qu'avec de la diversité. Les mains oisives font les têtes pensantes nous rappelle Spinoza. On a besoin de ces têtes là, assurément. Mais si certaines de ces têtes peuvent se permettent d'avoir les mains oisives c'est que certaines paires de bras, comme dans toute société, sont bien occupées.

Ceci est le premier point, le second point est que pour accepter de vivre en société, id est (j'ai cru comprendre que tu avais une tendresse particulière pour le latin) un monde où on renonce à se faire justice soi-même, il faut que les membres de ladite société aient l'assurance d'intégrer un groupe qui garantira leur sécurité, leur survie et leur épanouissement (mot que je préfère à celui de "développement").
Et sache, ainsi que comme nous l'apprend Kant, que le plus petit, le plus idiot des hommes, aura toujours assez de force pour tuer le plus fort de hommes.
Il faut donc d'emblée qu'une société garantisse la possibilité aux plus indigents (en esprit, en force, en argent..) la possibilité de pouvoir vivre dignement, avec l'aide des autres s'il le faut.

Dans une population de chevaux sauvages, ou de lions, l'individu qui se casse une patte sera abandonné par le reste de la harde et finira par mourir.
Contrairement aux bêtes, les hommes savent qu'ils peuvent être, qu'ils seront un jour (la vieillesse) un poids pour les autres. D'où les mécanismes de solidarité.

Alors faut-il aider les plus faibles ? Assurément.
Faut-il penser qu'en les aidant on leur accorde une faveur ? Non, on accomplit notre devoir d'homme le plus élémentaire.
Afficher tout
Je comprends bien que tu considères l'autisme comme une forme alternative de personalité avec une voie de réflexion propre.
La question étant :
Cet état est-il handicapant ?
Si oui, une thérapie normalisant cette marginalité serait-elle ethiquement acceptable ?
Sinon c'est pas la peine de me rappeler les différents troubles. Considère qu'on parle de la triade autistique de manière générale.

a écrit : Quand une différence prédispose à des commorbidités à l'origine d'une diminution de la qualité et de l'espérance de vie, elle entraîne une altération de la santé selon la définition de l'OMS. Ce qui suffit à la qualifier de maladie.

Une maladie peut aussi être liée à l'environnem
ent : infection, agression, intoxication, irradiation. De ce fait une maladie n'est pas uniquement liée à l'organisme qu'elle affecte.
Personnellement, je ne considère pas TOUTES les différences comme des maladies, en revanche CERTAINES différences SONT des maladies, et pour moi, l'autisme en fait partie.

Traiter l'autisme n'aurait pas pour but de normaliser la psychée mais de prévenir entre autre le retard mental et les autres atteintes curables diminuant la qualité de vie.
En suivant ton raisonnement, la Trisomie n'est donc pas une maladie.
Afficher tout
Évidemment si tu considères que la pauvreté est une maladie je ne peux plus rien pour toi.
>_<

J’imagine que tu ne te rend même pas compte qu’avec ta définition la pigmentation de la peau est une maladie.
Parce que les noirs vivent moins longtemps et moins bien que les blanc. C’est génétique, détectable. Tout tes critères y sont.

Après, on appelle cette différence une « anomalie » et c’est bon, tout y est.

Bah non. Être noir est un handicap dans notre société. Pas une maladie. Et c’est plus liée à notre société qu’aux types en questions.
Donc revois ta définition.
(Et c’est pas parce que c’est l’OMS qui le dit que c’est pas une pure connerie)

a écrit : Je comprends bien que tu considères l'autisme comme une forme alternative de personalité avec une voie de réflexion propre.
La question étant :
Cet état est-il handicapant ?
Si oui, une thérapie normalisant cette marginalité serait-elle ethiquement acceptable ?
Sinon c'est pas la p
eine de me rappeler les différents troubles. Considère qu'on parle de la triade autistique de manière générale. Afficher tout
Sérieusement, tu ne lis pas ce à quoi tu réponds. C'est un dialogue de sourds.
Alors très directement: Dans le premier com je dis que c'est un handicap (comme la bêtise, dernier com) et donc évidemment toute thérapie efficace est souhaitable (comme l'éducation pour la bêtise).

Une thérapie bien entendu qui viserait à aider ceux qui en bénéficient à gagner en autonomie et en compréhension du monde. Et pas une thérapie "normalisante" comme tu dis. Ton quotidien ne doit pas te rendre obsédé par la norme.
Quel est l'intérêt d'être tous normaux ? Prendre la Scénic pour se retrouver tous ensemble à Carrefour le samedi après-midi ?

a écrit : Une thérapie bien entendu qui viserait à aider ceux qui en bénéficient à gagner en autonomie et en compréhension du monde. Et pas une thérapie "normalisante" comme tu dis. Ton quotidien ne doit pas te rendre obsédé par la norme.
Quel est l'intérêt d'être tous normaux ? Prendre la Scénic pour s
e retrouver tous ensemble à Carrefour le samedi après-midi ? Afficher tout
Ouais ba c'est juste des convictions ça.
Dans ce cas précis être normal, c'est simplement ne pas souffrir des different signes négatifs liés aux TSA. Pour moi c'est évident qu'il faut chercher à rendre les gens normaux si la norme c'est la bonne santé.
Après la norme n'est pas une fin en soi dans tous les domaines.
Je considère que l'autisme est lié à une malfonction. C'est à dire que le système ne fonctionne pas comme il devrait et que si il le faisait la personne verrait sa qualité de vie ameliorée.
Ça suffit à définir la maladie pour moi. (Ce qui exclut la pigmentation de la peau ou l'homosexualité, qui ne sont pas des malfonctions).
Pour moi on ne peut pas considerer ça comme une autre façon de fonctionner. Justement parce que plusieurs systèmes ne fonctionnent pas.

Je suis d'accord avec ce que tu viens de dire, presque tout.
Mais il me semble (il est question de degrés ici) que tous les handicaps ne causent pas le malheur de ceux qui les portent. Et être normal, ne suffit pas à nous rendre heureux. Et plusieurs systèmes, non pas différents certes, mais divergents peuvent co-exister.
L'autisme est un système différents et pas simplement alternatif, j'entends très bien ça.
Lorsque ce handicap fait que tu es incapable de traverser une rue à cause d'une règle que tu t'es inventée ou que tu portes un casque parce que tu as tendance à te jeter tête la première contre les murs, ta qualité de vie est très dégradée.
Lorsque ce handicap fait tu as des hobbies un peu différent des autres et que tu parles aux autres en évitant de les fixer dans les yeux, est-ce si terrible ?
Si ton ton plus gros handicap c'est juste que les gens affirment que tu es "chelou", est-ce que ça ne serait pas plus simple d'éduquer le regard d'autrui sur la malfonction ? Tout est question de degrés je le répète.

a écrit : Je suis d'accord avec ce que tu viens de dire, presque tout.
Mais il me semble (il est question de degrés ici) que tous les handicaps ne causent pas le malheur de ceux qui les portent. Et être normal, ne suffit pas à nous rendre heureux. Et plusieurs systèmes, non pas différents certes, mais divergents peuv
ent co-exister.
L'autisme est un système différents et pas simplement alternatif, j'entends très bien ça.
Lorsque ce handicap fait que tu es incapable de traverser une rue à cause d'une règle que tu t'es inventée ou que tu portes un casque parce que tu as tendance à te jeter tête la première contre les murs, ta qualité de vie est très dégradée.
Lorsque ce handicap fait tu as des hobbies un peu différent des autres et que tu parles aux autres en évitant de les fixer dans les yeux, est-ce si terrible ?
Si ton ton plus gros handicap c'est juste que les gens affirment que tu es "chelou", est-ce que ça ne serait pas plus simple d'éduquer le regard d'autrui sur la malfonction ? Tout est question de degrés je le répète.
Afficher tout
Handicap n'est pas synonyme de malheur mais de limitations. On peut être handicapé et heureux.
Ce n'est pas nécessairement terrible de vivre avec un handicap.
Dans le cas de l'autisme infantile (pour centrer sur la forme la plus handicapante), le dysfonctionnement cérébral est à l'origine d'une façon alternative de réfléchir appréhender le monde. Et c'est cela même qui est générateur du handicap.
Le handicap est la cause direct de l'expression de la triade autistique.
Des anomalies génétiques, causant un handicap, aussi léger soit-il, suffisent à qualifier ces anomalies de maladie. .

C'est mon avis. Pour l'instant aucun des arguments présenté ne m'en a fait changer.
Ce qui nous oppose surtout, c'est les conséquences d'une telle classification. Pour moi, la maladie et le handicap ne doivent pas être stigmatisant. On devrait pouvoir assumer sans honte d'être malade ou handicapé. Travailler sur la représentation de cette maladie est évidemment nécessaire pour les raisons suscitées mais en aucun cas ça ne pourra suffire à gommer toutes les limitations dont souffre un enfant autiste.
Considerer l'autisme comme un simple mode de pensée alternatif, c'est mettre de côté tous les aspects purement négatifs allant de paire avec ce mode de pensée.

Pour finir, la définition de la maladie et du handicap sont liées à la notion de norme. Dans un monde où tout le monde est aveugle depuis la naissance, la cécité n'est plus un handicap.
Considerer les autistes comme malades, ce n'est ni leur manquer de respect ni vouloir détruire leur façon de vivre et de voir le monde. C'est simplement reconnaître que ce trouble nécessite des soins et une prise en charge particulière relative à l'ensemble des symptômes exprimés dans le but de favoriser une qualité de vie optimale (stratégie de communication, autonomie etc.)

Pourquoi est-ci important de nier le caractère pathologique de l'autisme ? Qu'est-ce que cela changerait pour les personnes atteintes ? C'est ça que je ne comprends pas...

a écrit : Handicap n'est pas synonyme de malheur mais de limitations. On peut être handicapé et heureux.
Ce n'est pas nécessairement terrible de vivre avec un handicap.
Dans le cas de l'autisme infantile (pour centrer sur la forme la plus handicapante), le dysfonctionnement cérébral est à l'ori
gine d'une façon alternative de réfléchir appréhender le monde. Et c'est cela même qui est générateur du handicap.
Le handicap est la cause direct de l'expression de la triade autistique.
Des anomalies génétiques, causant un handicap, aussi léger soit-il, suffisent à qualifier ces anomalies de maladie. .

C'est mon avis. Pour l'instant aucun des arguments présenté ne m'en a fait changer.
Ce qui nous oppose surtout, c'est les conséquences d'une telle classification. Pour moi, la maladie et le handicap ne doivent pas être stigmatisant. On devrait pouvoir assumer sans honte d'être malade ou handicapé. Travailler sur la représentation de cette maladie est évidemment nécessaire pour les raisons suscitées mais en aucun cas ça ne pourra suffire à gommer toutes les limitations dont souffre un enfant autiste.
Considerer l'autisme comme un simple mode de pensée alternatif, c'est mettre de côté tous les aspects purement négatifs allant de paire avec ce mode de pensée.

Pour finir, la définition de la maladie et du handicap sont liées à la notion de norme. Dans un monde où tout le monde est aveugle depuis la naissance, la cécité n'est plus un handicap.
Considerer les autistes comme malades, ce n'est ni leur manquer de respect ni vouloir détruire leur façon de vivre et de voir le monde. C'est simplement reconnaître que ce trouble nécessite des soins et une prise en charge particulière relative à l'ensemble des symptômes exprimés dans le but de favoriser une qualité de vie optimale (stratégie de communication, autonomie etc.)

Pourquoi est-ci important de nier le caractère pathologique de l'autisme ? Qu'est-ce que cela changerait pour les personnes atteintes ? C'est ça que je ne comprends pas...
Afficher tout
Mon cousin est autiste.
Il est maintenant parfaitement apte à se sociabiliser, il a même énormément moins de mal à aller vers les autres que beaucoup de personnes "normales". Il est populaire et très peu de personnes se rendent compte de sa différence.
De ce côté là, son autisme est devenu invisible.
Par contre, il est passionné de cartes et connait par cœur toutes les rues de Paris et de beaucoup d'autres villes (plus efficace que n'importe quel GPS du monde);
Il peut résoudre n'importe quelle multiplication jusqu'à 9999² en quelques secondes;
Il connaît aussi énormément de noms d'étoiles (c'est juste une carte en 3d);
Il est aussi passionné d'histoire et peut se souvenir d'un gigantesque nombre de dates, de faits, d’événements;
Etc...
Finalement, peut-on appeler cela une maladie, dans ce cas ? Oui il possède sans doute une différence, une mutation génétique, mais elle ne lui apporte que des avantages...
Alors oui, il a de la chance, son profil est sans doute très rare.
Mais il est la preuve qu'être en dehors de la norme ne signifie pas "être malade".
De son point de vue, c'est vous l'handicapé. Comparé à lui, vous êtes très limité dans vos capacités cognitives.

Cette différence de point de vue est très importante. Si le terme "neurotypique" existe, c'est à la base pour désigner la maladie des personnes non-autistes.
Car si de votre point de vue, les autistes sont handicapés par leurs compétences sociales...
Du point de vue des autistes, vous êtes handicapé par votre mauvaise mémoire, par exemple.
Mais vous considérer comme malade, ce n'est ni vous manquer de respect ni vouloir détruire votre façon de vivre et de voir le monde. C'est simplement reconnaître que votre handicap nécessite des soins et une prise en charge particulière relative à l'ensemble des symptômes exprimés dans le but de favoriser une qualité de vie optimale.