Un spécialiste mondial du syndrome d'Asperger a mis 35 ans à diagnostiquer son fils

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Tony Attwood incarne parfaitement l'expression "Les cordonniers sont les plus mal chaussés". Ce psychologue, spécialiste mondialement reconnu du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), s'est rendu compte que son propre fils en était atteint 35 ans après sa naissance.


Tous les commentaires (63)

a écrit : C'est en même temps le plus gros avantage et le plus gros inconvénient de l'Autisme : C'est une différence invisible (et j'insiste sur le terme "différence", pas maladie).
Seules des personnes qui s'y connaissent peuvent détecter efficacement un autiste, car le spectre est extr
êmement large : il y a autant de formes d'Autisme que d'autistes... Afficher tout
C'est une maladie, sinon tous les malades sont justes des personnes différentes.

a écrit : Si Attwood a mis 35 ans avant de diagnostiquer l'Asperger de son fils, c'est qu'il devait être très, très léger. Un de mes proches l'est et il a été diagnostiqué à 10 ans "seulement". On se disait bien que le gamin était moins "facile" que la moyenne (très attachant cependant), mais on pensait à des traits de caractère et une petite difficulté à l'école... Très bon en maths pourtant, mais de grosses difficultés en français. C'est pour lui l'attention et la compréhension d'un texte qui pose souci ; tout est pris au 1er degré... Pour donner un exemple, exagéré bien sûr, si on lui dit "on se pèle les noix ce matin", il va vouloir sérieusement voir les noix pelées !
Sinon, sur le comportement, c'est de la "suractivité factice" (toujours en mouvement) et de la maladresse permanente ; si bien que c'est "un éléphant dans un magasin de porcelaines" de tous moments ;)... C'est aussi de la passion pour une activité, sportive ou culturelle (il ne pense plus qu'à ça ne fait que ça) et puis un jour c'est fini ! Il passe à autre chose avec une nouvelle passion qui va lui prendre sa vie... Mais c'est aussi la gentillesse permanente...
Bref : un ourson non sophistiqué, maladroit, usant, fatiguant, mais qu'on aime beaucoup. Sa mère s'inquiète quand même de son avenir, ses relations futures, le boulot qu'il pourra faire... ça va pas être facile tous les jours.
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Salut,
de ce que j'en sais ce que tu décris relève plus du zèbre (surdoué) que de l'Asperger, mais la frontière est parfois très floue.

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a écrit : Puisqu'on suppose que l'autisme est un mixe entre génétique et environnement, c'est un peu casse-gueule d'affirmer que personne n'est "responsable" de l'autisme.

Quant au fait qu'il s'agisse d'une différence. Oui, certe. Tout comme la trisomie est just
e une différence d'un chromosome. Pour autant doit on considérer que la trisomie n'est pas une maladie ? Certains diront oui j'imagine.
De manière générale, l'autisme est une entrave à l'autonomie et aux interactions sociales. Il diminue la qualité de vie et favorise l'apparition d'autre maladies (retard mental chez presque 50% des autistes, retard de développement, troubles du sommeil/alimentation, anxiété, dépression et prédisposition à l'épilepsie). En France on considère l'autisme comme un handicap.

Pour moi l'autisme est clairement une maladie. Je ne comprends même pas l'intérêt, pour qui que ce soit, de suggérer que ce n'est pas le cas.
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Etant moi meme aspie, je considerais ca comme un handicap dans ma jeunesse ( où je ne savais d ailleurs pas que je l etais , je pensais juste etre extremement timide).
Maintenant que je suis adulte, je trouve que c est une qualité quand je vois la société. Je suis bien content de ne pas avoir les memes habitudes, les memes centres d intérêt ni la meme façon de penser que les gens normaux

a écrit : Etant moi meme aspie, je considerais ca comme un handicap dans ma jeunesse ( où je ne savais d ailleurs pas que je l etais , je pensais juste etre extremement timide).
Maintenant que je suis adulte, je trouve que c est une qualité quand je vois la société. Je suis bien content de ne pas avoir les memes habitudes
, les memes centres d intérêt ni la meme façon de penser que les gens normaux Afficher tout
C'est peut-être parce que tu es Aspie que tu te dis ça. J'ai l'impression qu'on peut comparer ce que tu dis avec ce que dirait un touriste européen visitant l'Asie :
"Les Asiatiques se ressemblent tous."
Je suis loin de penser comme et d'avoir les mêmes habitudes que mon voisin, de mon point de vue !

Après, c'est cool que tu ne ressentes pas ça comme un handicap ! Mais tu ne peux pas nier non plus que beaucoup de formes d'autisme sont vraiment plus handicapantes !

a écrit : Puisqu'on suppose que l'autisme est un mixe entre génétique et environnement, c'est un peu casse-gueule d'affirmer que personne n'est "responsable" de l'autisme.

Quant au fait qu'il s'agisse d'une différence. Oui, certe. Tout comme la trisomie est just
e une différence d'un chromosome. Pour autant doit on considérer que la trisomie n'est pas une maladie ? Certains diront oui j'imagine.
De manière générale, l'autisme est une entrave à l'autonomie et aux interactions sociales. Il diminue la qualité de vie et favorise l'apparition d'autre maladies (retard mental chez presque 50% des autistes, retard de développement, troubles du sommeil/alimentation, anxiété, dépression et prédisposition à l'épilepsie). En France on considère l'autisme comme un handicap.

Pour moi l'autisme est clairement une maladie. Je ne comprends même pas l'intérêt, pour qui que ce soit, de suggérer que ce n'est pas le cas.
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Pourquoi l’autisme ne serait pas une maladie ?

Imagine que tu vives dans un monde d’humain augmenté avec de la technologie.
Et qu’ils décident que tu es malade ? Et pas seulement handicapé.

Imagine que tu te trouve dans une société où la culture très différente fait que tu n’arrives pas à y trouver ta place. Et que ces gens déclarent alors que tu es malade.

Une maladie est un dysfonctionnement de ton organisme, ça n’est lié qu’à toi.

Un handicape est une inadaptation vis à vis de la société OU de la société vis à vis de toi. ( c’est comme la gravité, c’est relatif )

Considérer toute les différences comme des maladies est porteur d’une idéologie très forte : elle suggère que le problème vient des « malade » et qu’il faut les « guérir » alors que le problème vient peut être de notre société qui n’arrive pas à trouver une place sereine et une utilité sociale à la différence.

Pourtant la plupart des innovations en terme de conforts proviennent des tentatives d’adaptation de notre société aux handicapés... qui sont après utilisée par tout le monde.
Il y a donc un potentiel très fort de voir ces différences comme des choses positives.

Voir les différences comme des chances pour notre société de s’améliorer, c’est très différent de considérer qu’il faut à tout prix « normaliser » les différences ;)

Voilà pourquoi on peut chercher à considérer qu’une façon de percevoir le monde différente n’est pas forcément une maladie.

;)

a écrit : C'est une maladie, sinon tous les malades sont justes des personnes différentes. Non, justement !
Une maladie amène souvent un handicap, mais un handicap ne provient pas forcément d'une maladie...
Comme le raconte l'excellent commentaire de Titsta juste au-dessus, un autiste dans son environnement est aussi bien portant que vous qui déménagez dans un petit village perdu en Asie et dans lequel vous n'arrivez pas à vous intégrer...
Etes-vous malade pour autant ?

Faire des voyages à l'étranger est souvent bénéfique (sur le plan social) pour des autistes capable de changer leur environnement et rompre leurs habitudes.
Car à l'étranger, tous ces handicaps sociaux ne sont pas pris comme une bizarrerie.
Les gens se disent juste : "Il est timide, il bégaie et il a du mal à s'intégrer car il est étranger".

a écrit : Puisqu'on suppose que l'autisme est un mixe entre génétique et environnement, c'est un peu casse-gueule d'affirmer que personne n'est "responsable" de l'autisme.

Quant au fait qu'il s'agisse d'une différence. Oui, certe. Tout comme la trisomie est just
e une différence d'un chromosome. Pour autant doit on considérer que la trisomie n'est pas une maladie ? Certains diront oui j'imagine.
De manière générale, l'autisme est une entrave à l'autonomie et aux interactions sociales. Il diminue la qualité de vie et favorise l'apparition d'autre maladies (retard mental chez presque 50% des autistes, retard de développement, troubles du sommeil/alimentation, anxiété, dépression et prédisposition à l'épilepsie). En France on considère l'autisme comme un handicap.

Pour moi l'autisme est clairement une maladie. Je ne comprends même pas l'intérêt, pour qui que ce soit, de suggérer que ce n'est pas le cas.
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Tu fais bien de dire "on SUPPOSE que l'autisme est est un mix entre génétique et environnement".
Mais quand on a dit ça, qu'est-ce qu'on a dit ? Pas grand-chose. En fait, les causes de l'autisme sont aujourd'hui encore très mal connues.

On sait clairement que la génétique a un rôle dans les causes de l'autisme. Si, par exemple, votre premier enfant est autiste, la probabilité que le second le soit aussi est multiplié par 10 ( de mémoire).
On sait qu'il existe des causes environnementales, pré-natales et péri-natales (on suppose que jouent un rôle: stress ou hémorragie pendant la grossesse, exposition à certains pesticides pendant la grossesse...). Crois-tu que la mère est responsable d'une grossesse compliquée ? Qu'elle l'ait souhaité ? Crois-tu qu'on ait individuellement le pouvoir de faire disparaître les pesticides de son environnement ? Rappelons d'ailleurs que ce ne sont "que" des facteurs de risque et pas les causes nécessaires de l'autisme.

La CIM 10 (classification internationale des maladies) de l'OMS rappelle que l’autisme est un "trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique".
Dire que ce n'est pas une maladie c'est dire que cela ne se guérit pas (comme la dépression), qu'on ne peut pas la développer (comme Alzheimer), on naît autiste et on le reste toute sa vie.
Comparer l'autisme à la trisomie 21 est d'ailleurs une ineptie. La trisomie est une mutation génétique (un chromosome en plus sur la 21ème paire). L'autiste a exactement le même corps et le même cerveau qu'un neurotypique, il est sain de corps et d'esprit, raison pour laquelle d'ailleurs un examen médical ne peut dépister l'autisme. C'est en fait une DIFFÉRENCE dans le fonctionnement neurologique. On est d'ailleurs seulement aux prémices de la compréhension de ce fonctionnement atypique (Temple Grandin en parle dans les premiers chapitres de "Dans le cerveau des autistes").

Et puis, pour être vraiment précis, on ne devrait pas parler d'autisme mais de TSA (trouble du spectre autistique). Ce spectre va de l'individu tout à fait neurotypique à l'autiste lourd, non verbal, très dépendant. Les tests de dépistage définissent une couperet qui sépare l'autiste du neurotypique. Disons que cette limite est fixée à un score supérieur à 14. Peut-on dire que l'individu ayant obtenu un score de 12 est tout à fait comme les autres ? Peut-on dire que celui qui a eu 16 est très touché ? Là encore, grosse différence avec des pathologies comme la schizophrénie ou la trisomie. On est pas "presque" trisomique. On l'est ou on ne l'est pas.

Enfin cette différence qui n'est pas une pathologie psychiatrique implique bien entendu un handicap, ce handicap est d'ailleurs reconnu par les MDPH, heureusement d'ailleurs. C'est ce décalage même avec les autres qui implique ce handicap.

a écrit : Salut,
de ce que j'en sais ce que tu décris relève plus du zèbre (surdoué) que de l'Asperger, mais la frontière est parfois très floue.
Bonjour. C'est bien "d'Asperger" que le gamin a été diagnostiqué... je n'en sais pas plus. Il ne m'apparaît pas comme étant "surdoué", mais bon, je n'en sais rien. Tout cela est assez récent ; on verra bien.

a écrit : Pourquoi l’autisme ne serait pas une maladie ?

Imagine que tu vives dans un monde d’humain augmenté avec de la technologie.
Et qu’ils décident que tu es malade ? Et pas seulement handicapé.

Imagine que tu te trouve dans une société où la culture très différente fait que tu n’arrives pas
à y trouver ta place. Et que ces gens déclarent alors que tu es malade.

Une maladie est un dysfonctionnement de ton organisme, ça n’est lié qu’à toi.

Un handicape est une inadaptation vis à vis de la société OU de la société vis à vis de toi. ( c’est comme la gravité, c’est relatif )

Considérer toute les différences comme des maladies est porteur d’une idéologie très forte : elle suggère que le problème vient des « malade » et qu’il faut les « guérir » alors que le problème vient peut être de notre société qui n’arrive pas à trouver une place sereine et une utilité sociale à la différence.

Pourtant la plupart des innovations en terme de conforts proviennent des tentatives d’adaptation de notre société aux handicapés... qui sont après utilisée par tout le monde.
Il y a donc un potentiel très fort de voir ces différences comme des choses positives.

Voir les différences comme des chances pour notre société de s’améliorer, c’est très différent de considérer qu’il faut à tout prix « normaliser » les différences ;)

Voilà pourquoi on peut chercher à considérer qu’une façon de percevoir le monde différente n’est pas forcément une maladie.

;)
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Quand une différence prédispose à des commorbidités à l'origine d'une diminution de la qualité et de l'espérance de vie, elle entraîne une altération de la santé selon la définition de l'OMS. Ce qui suffit à la qualifier de maladie.

Une maladie peut aussi être liée à l'environnement : infection, agression, intoxication, irradiation. De ce fait une maladie n'est pas uniquement liée à l'organisme qu'elle affecte.
Personnellement, je ne considère pas TOUTES les différences comme des maladies, en revanche CERTAINES différences SONT des maladies, et pour moi, l'autisme en fait partie.

Traiter l'autisme n'aurait pas pour but de normaliser la psychée mais de prévenir entre autre le retard mental et les autres atteintes curables diminuant la qualité de vie.
En suivant ton raisonnement, la Trisomie n'est donc pas une maladie.

a écrit : Tu fais bien de dire "on SUPPOSE que l'autisme est est un mix entre génétique et environnement".
Mais quand on a dit ça, qu'est-ce qu'on a dit ? Pas grand-chose. En fait, les causes de l'autisme sont aujourd'hui encore très mal connues.

On sait clairement que la gé
nétique a un rôle dans les causes de l'autisme. Si, par exemple, votre premier enfant est autiste, la probabilité que le second le soit aussi est multiplié par 10 ( de mémoire).
On sait qu'il existe des causes environnementales, pré-natales et péri-natales (on suppose que jouent un rôle: stress ou hémorragie pendant la grossesse, exposition à certains pesticides pendant la grossesse...). Crois-tu que la mère est responsable d'une grossesse compliquée ? Qu'elle l'ait souhaité ? Crois-tu qu'on ait individuellement le pouvoir de faire disparaître les pesticides de son environnement ? Rappelons d'ailleurs que ce ne sont "que" des facteurs de risque et pas les causes nécessaires de l'autisme.

La CIM 10 (classification internationale des maladies) de l'OMS rappelle que l’autisme est un "trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique".
Dire que ce n'est pas une maladie c'est dire que cela ne se guérit pas (comme la dépression), qu'on ne peut pas la développer (comme Alzheimer), on naît autiste et on le reste toute sa vie.
Comparer l'autisme à la trisomie 21 est d'ailleurs une ineptie. La trisomie est une mutation génétique (un chromosome en plus sur la 21ème paire). L'autiste a exactement le même corps et le même cerveau qu'un neurotypique, il est sain de corps et d'esprit, raison pour laquelle d'ailleurs un examen médical ne peut dépister l'autisme. C'est en fait une DIFFÉRENCE dans le fonctionnement neurologique. On est d'ailleurs seulement aux prémices de la compréhension de ce fonctionnement atypique (Temple Grandin en parle dans les premiers chapitres de "Dans le cerveau des autistes").

Et puis, pour être vraiment précis, on ne devrait pas parler d'autisme mais de TSA (trouble du spectre autistique). Ce spectre va de l'individu tout à fait neurotypique à l'autiste lourd, non verbal, très dépendant. Les tests de dépistage définissent une couperet qui sépare l'autiste du neurotypique. Disons que cette limite est fixée à un score supérieur à 14. Peut-on dire que l'individu ayant obtenu un score de 12 est tout à fait comme les autres ? Peut-on dire que celui qui a eu 16 est très touché ? Là encore, grosse différence avec des pathologies comme la schizophrénie ou la trisomie. On est pas "presque" trisomique. On l'est ou on ne l'est pas.

Enfin cette différence qui n'est pas une pathologie psychiatrique implique bien entendu un handicap, ce handicap est d'ailleurs reconnu par les MDPH, heureusement d'ailleurs. C'est ce décalage même avec les autres qui implique ce handicap.
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1. On peut être responsable sans être coupable.
2. Après la psychologie et la psychiatrie il y a aussi la neurologie. La prédisposition des autistes à l'épilepsie est avérée...
3. Dire qu'on sait que la génétique joue un rôle dans l'autisme puis dire plus tard que faire une comparaison avec une mutation génétique est une ineptie est en soi une ineptie.
4. On est loin d'avoir la technologie nécessaire pour affirmer que le corps et l'esprit d'un autiste sont semblables à ceux d'un neurotypique.
5. La trisomie à un degré de sévérité variable selon les individus. La notion de seuil permet justement de fixer la présence ou l'absence de la maladie.
6. Si ton seuil est à 14, en dessous ou n'est pas autiste, au-dessus on l'est. C'est l'intérêt des scores. Apres si on veut chippoter, certains scores introduisent justement la notion de zone grise pour pallier aux resultats trop proches du seuil.
7. Connais-tu beaucoup de "troubles", au sens médical du terme, qui ne soient pas considéré comme pathologiques ?

a écrit : Tu fais bien de dire "on SUPPOSE que l'autisme est est un mix entre génétique et environnement".
Mais quand on a dit ça, qu'est-ce qu'on a dit ? Pas grand-chose. En fait, les causes de l'autisme sont aujourd'hui encore très mal connues.

On sait clairement que la gé
nétique a un rôle dans les causes de l'autisme. Si, par exemple, votre premier enfant est autiste, la probabilité que le second le soit aussi est multiplié par 10 ( de mémoire).
On sait qu'il existe des causes environnementales, pré-natales et péri-natales (on suppose que jouent un rôle: stress ou hémorragie pendant la grossesse, exposition à certains pesticides pendant la grossesse...). Crois-tu que la mère est responsable d'une grossesse compliquée ? Qu'elle l'ait souhaité ? Crois-tu qu'on ait individuellement le pouvoir de faire disparaître les pesticides de son environnement ? Rappelons d'ailleurs que ce ne sont "que" des facteurs de risque et pas les causes nécessaires de l'autisme.

La CIM 10 (classification internationale des maladies) de l'OMS rappelle que l’autisme est un "trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique".
Dire que ce n'est pas une maladie c'est dire que cela ne se guérit pas (comme la dépression), qu'on ne peut pas la développer (comme Alzheimer), on naît autiste et on le reste toute sa vie.
Comparer l'autisme à la trisomie 21 est d'ailleurs une ineptie. La trisomie est une mutation génétique (un chromosome en plus sur la 21ème paire). L'autiste a exactement le même corps et le même cerveau qu'un neurotypique, il est sain de corps et d'esprit, raison pour laquelle d'ailleurs un examen médical ne peut dépister l'autisme. C'est en fait une DIFFÉRENCE dans le fonctionnement neurologique. On est d'ailleurs seulement aux prémices de la compréhension de ce fonctionnement atypique (Temple Grandin en parle dans les premiers chapitres de "Dans le cerveau des autistes").

Et puis, pour être vraiment précis, on ne devrait pas parler d'autisme mais de TSA (trouble du spectre autistique). Ce spectre va de l'individu tout à fait neurotypique à l'autiste lourd, non verbal, très dépendant. Les tests de dépistage définissent une couperet qui sépare l'autiste du neurotypique. Disons que cette limite est fixée à un score supérieur à 14. Peut-on dire que l'individu ayant obtenu un score de 12 est tout à fait comme les autres ? Peut-on dire que celui qui a eu 16 est très touché ? Là encore, grosse différence avec des pathologies comme la schizophrénie ou la trisomie. On est pas "presque" trisomique. On l'est ou on ne l'est pas.

Enfin cette différence qui n'est pas une pathologie psychiatrique implique bien entendu un handicap, ce handicap est d'ailleurs reconnu par les MDPH, heureusement d'ailleurs. C'est ce décalage même avec les autres qui implique ce handicap.
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1. Si les causes sont mal connue, c'est donc bien casse-gueule d'AFFIRMER que personne n'est responsable. On peut être responsable sans être coupable.
2. Après la psychologie et la psychiatrie il y a aussi la neurologie. La prédisposition des autistes à l'épilepsie est avérée...
3. Dire qu'on sait que la génétique joue un rôle dans l'autisme puis dire plus tard que faire une comparaison avec une mutation génétique est une ineptie est en soi une ineptie.
4. On est loin d'avoir la technologie nécessaire pour affirmer que le corps et l'esprit d'un autiste sont semblables à ceux d'un neurotypique.
5. La trisomie à un degré de sévérité variable selon les individus.
6. Si ton seuil est à 14, en dessous ou n'est pas autiste, au-dessus on l'est. C'est l'intérêt des scores. Apres si on veut chippoter, certains scores introduisent justement la notion de zone grise pour pallier aux resultats trop proches du seuil.
7. Connais-tu beaucoup de "troubles", au sens médical du terme, qui ne soient pas considéré comme pathologiques ?

a écrit : Quand une différence prédispose à des commorbidités à l'origine d'une diminution de la qualité et de l'espérance de vie, elle entraîne une altération de la santé selon la définition de l'OMS. Ce qui suffit à la qualifier de maladie.

Une maladie peut aussi être liée à l'environnem
ent : infection, agression, intoxication, irradiation. De ce fait une maladie n'est pas uniquement liée à l'organisme qu'elle affecte.
Personnellement, je ne considère pas TOUTES les différences comme des maladies, en revanche CERTAINES différences SONT des maladies, et pour moi, l'autisme en fait partie.

Traiter l'autisme n'aurait pas pour but de normaliser la psychée mais de prévenir entre autre le retard mental et les autres atteintes curables diminuant la qualité de vie.
En suivant ton raisonnement, la Trisomie n'est donc pas une maladie.
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L'OMS indique clairement que le TSA n'est pas une maladie.
Ce n'est pas parce qu'une situation, un état de faits, entraîne des altérations de la santé qu'elle est elle-même une maladie, cela ne "suffit" pas à la "qualifier de maladie". Ce n'est pas si simpliste.
Dans ce cas l'homosexualité serait une maladie puisqu'elle entraîne des dépressions, de la paranoïa, de l'angoisse. L’analphabétisme aussi serait une maladie car elle entraîne un retard de développement.

a écrit : L'OMS indique clairement que le TSA n'est pas une maladie.
Ce n'est pas parce qu'une situation, un état de faits, entraîne des altérations de la santé qu'elle est elle-même une maladie, cela ne "suffit" pas à la "qualifier de maladie". Ce n'est pas si simpliste.<
br /> Dans ce cas l'homosexualité serait une maladie puisqu'elle entraîne des dépressions, de la paranoïa, de l'angoisse. L’analphabétisme aussi serait une maladie car elle entraîne un retard de développement. Afficher tout
Tu peux me rappeler ce que veut dire CIM ?
Ce n'est pas parcque l'oms dit que ce n'est pas une maladie psychiatrique qu'elle dit que ce n'est pas une maladie... En fait, on suppose qu'il s'agit d'une maladie neurologique.

a écrit : 1. Si les causes sont mal connue, c'est donc bien casse-gueule d'AFFIRMER que personne n'est responsable. On peut être responsable sans être coupable.
2. Après la psychologie et la psychiatrie il y a aussi la neurologie. La prédisposition des autistes à l'épilepsie est avérée...
3. Dire
qu'on sait que la génétique joue un rôle dans l'autisme puis dire plus tard que faire une comparaison avec une mutation génétique est une ineptie est en soi une ineptie.
4. On est loin d'avoir la technologie nécessaire pour affirmer que le corps et l'esprit d'un autiste sont semblables à ceux d'un neurotypique.
5. La trisomie à un degré de sévérité variable selon les individus.
6. Si ton seuil est à 14, en dessous ou n'est pas autiste, au-dessus on l'est. C'est l'intérêt des scores. Apres si on veut chippoter, certains scores introduisent justement la notion de zone grise pour pallier aux resultats trop proches du seuil.
7. Connais-tu beaucoup de "troubles", au sens médical du terme, qui ne soient pas considéré comme pathologiques ?
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Je n'ai pas dit que personne n'était responsable. J'ai dit que les parents comme Attwood ou son épouse, n'étaient pas responsables d'avoir eu un enfant autiste.

Et être responsable, c'est devoir répondre de ses actes, c'est être nécessairement coupable, je crois que tu confonds culpabilité et intention de nuire. Tu peux être coupable d'un homicide involontaire ou par négligence.
Si une situation n'est pas de ton fait, tu n'es ni responsable, ni coupable. Ou alors on est responsable de tout ce qui revient à dire que l'on est tout-puissant.

Une différence génétique n'implique pas une mutation génétique, toutes les variations (et pas mutations) ne sont pas pathologiques. Tu noteras que tous les hommes sont différents, ce n'est pas une pathologie en soi.

On est tout à fait capables de comparer le corps et le cerveau (composition et ordonnancement) d'un individu NT et d'un individu porteurs d'un TSA. L'anatomie de l'autiste est parfaitement la même que celle d'un NT. L'anatomie du trisomique est différente. C'est le fonctionnement du cerveau qui nous échappe.
Tu peux être sévèrement ou légèrement trisomique, on le décèlera médicalement, et tu auras bien un chromosome surnuméraire. Jamais un médecin ne te diras non plus que tu es dans la "zone grise" de la gastro, tu as le virus ou tu ne l'as pas, après tes symptômes peuvent être plus ou moins forts, ce n'est pas lié.

Quant à dire que tous les troubles sont des maladies, je ne crois pas qu'une réponse soit nécessaire...

a écrit : Tu peux me rappeler ce que veut dire CIM ?
Ce n'est pas parcque l'oms dit que ce n'est pas une maladie psychiatrique qu'elle dit que ce n'est pas une maladie... En fait, on suppose qu'il s'agit d'une maladie neurologique.
Bien sûr que le TSA est d'origine neurologique, le fonctionnement du cerveau diffère (il ne dysfonctionne pas, il fonctionne sur un autre modèle).
Non une maladie neurologique implique une différence d'agencement ou de composition du système neurologique (parkinson, tumeur du cerveau...).
Dans le TSA, le système neurologique est parfaitement intact et bien agencé. D'où l'usage du mot "trouble", on a pas trouvé mieux, et qui correspond à la signification anglo-saxonne "ennui".
Si tu connais la cause neurologique du TSA, publie un article, cela veut dire que tu as trouvé la cause de ce trouble.

a écrit : Bien sûr que le TSA est d'origine neurologique, le fonctionnement du cerveau diffère (il ne dysfonctionne pas, il fonctionne sur un autre modèle).
Non une maladie neurologique implique une différence d'agencement ou de composition du système neurologique (parkinson, tumeur du cerveau...).
Dans l
e TSA, le système neurologique est parfaitement intact et bien agencé. D'où l'usage du mot "trouble", on a pas trouvé mieux, et qui correspond à la signification anglo-saxonne "ennui".
Si tu connais la cause neurologique du TSA, publie un article, cela veut dire que tu as trouvé la cause de ce trouble.
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Ok voilà où en est la recherche :

"POUR EN SAVOIR PLUS
Les études et les anomalies structurelles du cerveau :
Des anomalies morphologiques ont été mises en évidences par les premières études d'imagerie. Il s'agit de différences du volume global et de certaines zone comme le gyrus fusiforme ou l'amygdale, des différences dans l'épaisseur du cortex et de la substance blanche. L'imagerie fonctionnelle a mis en évidence des atypicités dans l'activation des réseaux entre le cortex préfontal, l'amygdale, les aires temporales et le gyrus fusiforme. L'étude des trajectoires de fibres a quant à elle objectivé des anomalies de connexion au sein de la substance blanche dans les région impliquées entre autre dans la fonction sociale.

Les anomalies de la synapse
Des données issues des études de biologie moléculaire ont pointé des anomalies des cascades protéiques impliquées dans la constitution, la stabilisation et la plasticité de la synapse. De telles anomalies ont un impact direct sur les réseaux de connexion, l'architecture et la fonction de conduction.

Les anomalies génétique à transmission mendélienne
Des micro-délétions et des mutations ponctuelles ont été démontrées dans les formes familiales d'autisme. Mais qu'il s'agisse de néo mutation ou d'anomalie transmise, l'ensemble de ces mutations n'explique qu'un quart environ des cas.
En fait, les facteurs génétiques additifs, c'est à dire une accumulation de petites mutations avec des fonctions différentes, semblent expliquer le mieux l'expression du trouble."

Source : Référentiel de psychiatrie par le CNUP 2014 p.345 du PDF

Ca va clairement à l'encontre de ce que tu dis... Le cerveau d'un autiste est différent de celui d'un neurotypique.

P.S. CIM = Classification Internationale des MALADIES.
Voilà voilà.

a écrit : Ok voilà où en est la recherche :

"POUR EN SAVOIR PLUS
Les études et les anomalies structurelles du cerveau :
Des anomalies morphologiques ont été mises en évidences par les premières études d'imagerie. Il s'agit de différences du volume global et de certaines zone comme le gyr
us fusiforme ou l'amygdale, des différences dans l'épaisseur du cortex et de la substance blanche. L'imagerie fonctionnelle a mis en évidence des atypicités dans l'activation des réseaux entre le cortex préfontal, l'amygdale, les aires temporales et le gyrus fusiforme. L'étude des trajectoires de fibres a quant à elle objectivé des anomalies de connexion au sein de la substance blanche dans les région impliquées entre autre dans la fonction sociale.

Les anomalies de la synapse
Des données issues des études de biologie moléculaire ont pointé des anomalies des cascades protéiques impliquées dans la constitution, la stabilisation et la plasticité de la synapse. De telles anomalies ont un impact direct sur les réseaux de connexion, l'architecture et la fonction de conduction.

Les anomalies génétique à transmission mendélienne
Des micro-délétions et des mutations ponctuelles ont été démontrées dans les formes familiales d'autisme. Mais qu'il s'agisse de néo mutation ou d'anomalie transmise, l'ensemble de ces mutations n'explique qu'un quart environ des cas.
En fait, les facteurs génétiques additifs, c'est à dire une accumulation de petites mutations avec des fonctions différentes, semblent expliquer le mieux l'expression du trouble."

Source : Référentiel de psychiatrie par le CNUP 2014 p.345 du PDF

Ca va clairement à l'encontre de ce que tu dis... Le cerveau d'un autiste est différent de celui d'un neurotypique.

P.S. CIM = Classification Internationale des MALADIES.
Voilà voilà.
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Oui, cela confirme ce que j'ai dit, merci de le mettre en évidence.

Le cerveau est le même, mêmes éléments et mêmes agencements, l'anatomie est strictement la même (tout est là, à la bonne place), c'est le fonctionnement qui est différent (structuration, connections...), je le dis depuis le début: "trajectoires des fibres, anomalies de connexion, stabilisation de la plasticité..."

Les "mutations n'expliquent qu'un quart des cas", c'est dire que la variable a peu d'influence, autrement dit 75% des autistes n'ont pas de "petites mutations", et elles ne valent que dans les autismes familiaux, autant dire que ces mutations sont propres aux membres d'une famille et pas à l'autisme qu'ils partagent.

Dans le cerveau d'un Alzheimer (une maladie neurologique), par exemple, des cellules sont détruites, sacré différence tout de même.

Le cerveau des autistes est plus gros, il est hyper-connecté et le trafic y est plus intense.
Certains chemins de connexion sont aussi différents (quand on parle de connexion, il s'agit de connexion neuronale)

C'est bien de nous sortir une étude, c'est mieux de la lire, encore mieux de la comprendre.

Et puis ce qui est drôle, ce que tu nous dis que rien ne permet de comparer les cerveaux d'un NT et d'un TSA et qu'un instant après tu te rends comptes que cela a déjà été fait. J'ai bien l'impression que tu découvres tout ce que tu postes.

PS: J'avais déjà donné la signification du CIM plus haut.
En outre, le CIM ne répertorie pas que les maladies (là aussi, ce n'est pas si simpliste). Il y est aussi par exemple question des complications liées à l'accouchement.
Pour être encore plus clair: le TSA est classé F.84.8 dans le CIM 10, c'est-à-dire dans la section "troubles du comportement".
Les maladies neurologiques sont classées dans la section G.

a écrit : La psychiatrie c'est pas non plus la solution à tous les problèmes relationnels !
C'est surtout une spécialisation médicale. Cette le relationnel joue un rôle mais des conflits peuvent survenir dans la sphère privé sans qu'il y ait de pathologie psychiatrique sous-jacente.
Je ne suis pas ps
ychiatre mais je n'aime pas que tu insinues qu'il s'agisse de charlatans avec des arguments aussi peu valable que tes observations sur 10 personnes ! Afficher tout
Alors si tu ne vois pas le problème quand l'infirmière chargée de s'occuper d'enfants placés dans un centre spécialisé pendant la journée pour les sortir de leur famille à problèmes (dont l'alccolisme) est elle-même alcoolique ou que le psychiatre chargé d'aider celui qui vit mal une séparation n'a jamais pu avoir une relation stable, tu pourrais demander des conseils en investissement boursier à un clochard ! (c'est vrai que ça marche dans le film "un fauteuil pour deux" mais c'est de la fiction !) Et tu trouves normal aussi que les televangelists et les députés américains les plus conservateurs et ouvertement anti-gay et anti-avortement soient régulièrement impliqués dans des scandales d'adultère et même parfois impliquant un avortement ou une personne du même sexe (mais je ne devrais pas dire scandale puisque tu trouves normal de ne pas correspondre soi-même à ce qu'on préconise pour les autres).

a écrit : Alors si tu ne vois pas le problème quand l'infirmière chargée de s'occuper d'enfants placés dans un centre spécialisé pendant la journée pour les sortir de leur famille à problèmes (dont l'alccolisme) est elle-même alcoolique ou que le psychiatre chargé d'aider celui qui vit mal une séparation n'a jamais pu avoir une relation stable, tu pourrais demander des conseils en investissement boursier à un clochard ! (c'est vrai que ça marche dans le film "un fauteuil pour deux" mais c'est de la fiction !) Et tu trouves normal aussi que les televangelists et les députés américains les plus conservateurs et ouvertement anti-gay et anti-avortement soient régulièrement impliqués dans des scandales d'adultère et même parfois impliquant un avortement ou une personne du même sexe (mais je ne devrais pas dire scandale puisque tu trouves normal de ne pas correspondre soi-même à ce qu'on préconise pour les autres). Afficher tout C'est beaucoup plus simple d'écouter et de suivre les conseils d'un autre que de s'appliquer une auto-discipline, non ?
La nature humaine est pleine de contrariétés.
José Mourinho est un des plus grands entraîneurs de football vivants et il a été un piètre joueur de football.

a écrit : Oui, cela confirme ce que j'ai dit, merci de le mettre en évidence.

Le cerveau est le même, mêmes éléments et mêmes agencements, l'anatomie est strictement la même (tout est là, à la bonne place), c'est le fonctionnement qui est différent (structuration, connections...), je le dis depuis le
début: "trajectoires des fibres, anomalies de connexion, stabilisation de la plasticité..."

Les "mutations n'expliquent qu'un quart des cas", c'est dire que la variable a peu d'influence, autrement dit 75% des autistes n'ont pas de "petites mutations", et elles ne valent que dans les autismes familiaux, autant dire que ces mutations sont propres aux membres d'une famille et pas à l'autisme qu'ils partagent.

Dans le cerveau d'un Alzheimer (une maladie neurologique), par exemple, des cellules sont détruites, sacré différence tout de même.

Le cerveau des autistes est plus gros, il est hyper-connecté et le trafic y est plus intense.
Certains chemins de connexion sont aussi différents (quand on parle de connexion, il s'agit de connexion neuronale)

C'est bien de nous sortir une étude, c'est mieux de la lire, encore mieux de la comprendre.

Et puis ce qui est drôle, ce que tu nous dis que rien ne permet de comparer les cerveaux d'un NT et d'un TSA et qu'un instant après tu te rends comptes que cela a déjà été fait. J'ai bien l'impression que tu découvres tout ce que tu postes.

PS: J'avais déjà donné la signification du CIM plus haut.
En outre, le CIM ne répertorie pas que les maladies (là aussi, ce n'est pas si simpliste). Il y est aussi par exemple question des complications liées à l'accouchement.
Pour être encore plus clair: le TSA est classé F.84.8 dans le CIM 10, c'est-à-dire dans la section "troubles du comportement".
Les maladies neurologiques sont classées dans la section G.
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OMG la mauvaise foi du type...
"Le cerveau est le même mais c'est juste son fonctionnement qui est différent"
Ouiiiiiiii bien sûr. Il y a une différence de volume et de zone mais c'est pareiiiiiil.
C'est juste la connexion qui change.

Mais juste comme ça, t'es au courant que les connexions dans le cerveau se font pas par l'opération du Saint Esprit. Elles reposent sur un substrat anatomique.
Si les connexions se font différemment, ça IMPLIQUE qu'il y ait des différences anatomiques.

En fait, il est beaucoup plus simple de mettre en évidence une différence qu'une similitude. Donc je maintiens ce que j'ai dit. On a pas la technologie nécessaire pour prouver que le cerveau d'un autiste et d'un non-autiste sont identique. Mieux, on a même pas besoin de s'embêter avec ça puisqu'on a DEJA mis en évidence des différences.

Tu dis :
"Une différence génétique n'implique pas une mutation génétique, toutes les variations (et pas mutations) ne sont pas pathologiques."
Le texte dit :
"En fait, les facteurs génétiques additifs, c'est à dire une accumulation de petites mutations avec des fonctions différentes, semblent expliquer le mieux l'expression du trouble."
Le mecanisme en cause est donc bien celui d'une mutation. Et puis d'ailleurs, qu'est-ce qu'une variation génétique sinon une mutation par rapport à un standard ?

P.S. Tout le monde sait que l'autisme est une complication de l'accouchement. Evidement.

Bref, je comprends même pas l'intérêt de tergiverser des plombes sur un sujet aussi évident.
Les TSA diminue la qualité de vie des personnes atteintes. Ils reposent sur des anomalies génétiques a l'origine d'anomalie anatomique. Les personnes atteintes voient leurs espérances de vie diminuée. Le fait d'altérer la santé suffit à caractériser une maladie. Le fait qu'elle repose à la fois sur l'environnement et un profil génétique suffit à déterminer son caractère complexe. Les TSA sont des maladies complexes. C'est tout.
A quoi ça sert de vouloir dire le contraire ? Tu sais c'est pas honteux d'être malade...