Sur une île, les espèces deviennent plus grosses ou plus petites

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L'évolution insulaire est un phénomène de mutation d'une espèce végétale ou animale visible lorsque celle-ci se retrouve isolée, sur une île par exemple. L'espèce change par rapport à ses cousins du continent et devient plus grosse ou plus petite. C'est le cas par exemple du dragon de komodo, plus grand varan du monde.

On parle de gigantisme insulaire lorsque l'espèce grandit considérablement. Elle n'a pas de prédateur et a de la nourriture, ce qui lui permet de dominer son habitat. À l'inverse, on parle de nanisme insulaire. Ce genre de cas ne se retrouve pas que sur terre mais aussi en mer avec les calamars géants, les regalecs ou encore les crabes-araignées géants.


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Dans 500 ans l'évolution insulaire ne se resumeras pas a une petite île ou autres mais a une autre planète , "cool" l'évolution ..

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a écrit : C'est ce qu'on appelle la dérive génétique menant à la speciation (création d'une nouvelle espèce ). L'isolement géographique d'individus les poussent à évoluer différemment ( ici sur une île ) Terminale S je présume ? :p

a écrit : Couplé à un effet goulot d'étranglement soit l'isolement d'un échantillon sur cette île, non représentatif de la réalité génétique de la population du continent. De plus plus le groupe isolé est petit plus la dérive agira de façon puissante et rapide et plus les deux populations divergeront vite.
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br /> C'est notamment pour cela que les îles témoignent d'un haut niveau d'endemisme et de richesse spécifique ! Afficher tout
Je ne suis pas vraiment d'accord, la richesse spécifique c.a.d le nombre d'espèces diminue avec le surface. Hors dans le cas d'un système insulaire la surface habitable diminue par rapport au continent source. Puis les îles sont isolées et la richesse de l'habitat est aussi diminuée.
La richesse spécifique dans la plupart des cas va augmenter positivement en fonction de la distance qui sépare l'île du continent et également la surface de l'île. Pour le paragraphe du haut en revanche je suis complètement d'accord :)

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Ça arrive aussi aux poissons rouges (diminuent), source: une autre anecdote SCMB, mot-clé: "poisson rouge", première anecdote, de Wilhem ;)

a écrit : Théorie de l'évolution pour s'adapter à notre environnement : Notre pied et notre main sont assez semblables car destinés à effectuer les même tâches a la base = marcher tel un quadripède ( la structure gouverne la fonction et la fonction détermine la structure ) . C'est plutôt la main de l'homme qui est en train de s'adapter à ses nouvelles fonctions en passant bipède ( théorie de l'évolution ) ( simple réflexion qui peut être discutée...) Afficher tout Les pieds et les mains des hominidés sont plutôt adaptés à des locomotions grosso modo de grimper et de suspension, ce qui implique déjà des mécanismes de préhension des deux membres. Chez les chimpanzés, on en voit déjà se servir d'outils sans contact humain a priori (même si on ne retrouve l'utilisation de certaines techniques que chez certains groupes d'individus), ce qui par parcimonie suggère que les modifications de la main permettant une certaine précision de mouvement, voire certaines capacités cérébrales permettant cette précision sont déjà acquises chez le dernier ancêtre commun entre nous et eux. Pourtant les chimpanzés ne sont pas bipèdes (sans apprentissage par un humain). La capacité à utiliser nos mains avec précision pourrait donc ne pas être corrélée avec la bipédie mais par exemple à un accroissement du quotient d'encéphalisation. Une plus grande capacité crânienne relative pourrait aboutir en quelque sorte à l'utilisation plus optimisée d'un potentiel de mouvement déjà présent. Le débat est toujours ouvert chez les scientifiques sur l'origine de la bipédie et de notre capacité à utiliser nos mains aussi précisément.

a écrit : Les pieds et les mains des hominidés sont plutôt adaptés à des locomotions grosso modo de grimper et de suspension, ce qui implique déjà des mécanismes de préhension des deux membres. Chez les chimpanzés, on en voit déjà se servir d'outils sans contact humain a priori (même si on ne retrouve l'utilisation de certaines techniques que chez certains groupes d'individus), ce qui par parcimonie suggère que les modifications de la main permettant une certaine précision de mouvement, voire certaines capacités cérébrales permettant cette précision sont déjà acquises chez le dernier ancêtre commun entre nous et eux. Pourtant les chimpanzés ne sont pas bipèdes (sans apprentissage par un humain). La capacité à utiliser nos mains avec précision pourrait donc ne pas être corrélée avec la bipédie mais par exemple à un accroissement du quotient d'encéphalisation. Une plus grande capacité crânienne relative pourrait aboutir en quelque sorte à l'utilisation plus optimisée d'un potentiel de mouvement déjà présent. Le débat est toujours ouvert chez les scientifiques sur l'origine de la bipédie et de notre capacité à utiliser nos mains aussi précisément. Afficher tout Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'un accroissement du quotient d'encephalisation peut etre la cause d'une modification des structures de la main ( et dautres structures ) pour aboutir à des mouvements plus complexes mais nous sommes dans ce cas là aussi sur une adaptation physique liées aux contraintes et à la complexité de notre environnement ( donc théorie darwinienne ) ?

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a écrit : Super anecdote, j'adore l'évolution !

Et j'aimerais en profiter pour rappeler que la sélection naturelle de Darwin n'est qu'UNE théorie parmi tant d'autre pouvant expliquer l'évolution !

En effet, notre petit Charlie lui même a admis que sa théorie ne pouva
it expliquer entièrement l'évolution, puisqu'elle ne concerne que l'évolution lente et non l'évolution rapide. Afficher tout
Quelle(s) autre(s) théories scientifiques seraient en concurrence avec la théorie scientifique synthétique de l'évolution ?

Quel est leur degré d'acceptation par la communauté scientifique, leur capacité à rendre compte des faits, dans le temps, et leur capacité à faire des prédictions ?

Je pense qu'il en est de même pour l'ours Kodiak. Il y a une anecdote sur SCMB.

a écrit : Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'un accroissement du quotient d'encephalisation peut etre la cause d'une modification des structures de la main ( et dautres structures ) pour aboutir à des mouvements plus complexes mais nous sommes dans ce cas là aussi sur une adaptation physique liées aux contraintes et à la complexité de notre environnement ( donc théorie darwinienne ) ? Afficher tout J'ai peut-être mal compris votre phrase mais je n'ai pas dit que la modification du cerveau pouvait entraîner une modification de la structure de la main mais seulement qu'un cerveau relativement plus développé pourrait permettre de mieux utiliser les mains qui seraient elles, déjà capables de produire des mouvements précis. Et avec un organe aussi complexe que le cerveau, et surtout du côté de la lignée humaine, il est très difficile de conclure quant aux facteurs de son évolution. Je t'invite à lire l'étude de Flinn et al. de 2005 sur l'évolution de l'intelligence humaine, notamment la partie "The hominin fossil record" ( faculty.missouri.edu/~gearyd/Flinnetal2005.pdf ). Je pourrais la résumer, parce qu'elle fait 37 pages pas forcément très sexy à lire, mais je suis flemmard et en vacances x)

a écrit : Super anecdote, j'adore l'évolution !

Et j'aimerais en profiter pour rappeler que la sélection naturelle de Darwin n'est qu'UNE théorie parmi tant d'autre pouvant expliquer l'évolution !

En effet, notre petit Charlie lui même a admis que sa théorie ne pouva
it expliquer entièrement l'évolution, puisqu'elle ne concerne que l'évolution lente et non l'évolution rapide. Afficher tout
Darwin n'a pas apporté que la sélection naturelle aux sciences de l'évolution.
Il est aussi le premier à apporter (ouvertement) l'idée que les espèces actuelles peuvent s'être formées à partir d'un ancêtre commun. Il est aussi le premier à avoir dessiné un arbre phylogénétique, le premier à suggérer l'idée de spéciation (même si le terme n'apparaîtra qu'en 1906 avec Hook), le premier à apporter l'idée de variation des caractères entre individus d'une même espèce, à parler d'hérédité des caractères (même si lui disait aussi que les caractères acquis au cours de la vie de l'animal étaient aussi bien transmis que les caractères innées), le premier à parler d'évolution graduelle et de formes intermédiaires. Au passage, un certain Wallace est arrivé au mêmes conclusions que Darwin au même moment et indépendamment (même s'ils avaient une correspondance régulière) et est même allé plus loin sur certains points, notamment sur la transmission des caractères acquis, qu'il rejetais. Il divergeait aussi avec Darwin sur le principal facteur de sélection (sexuel pour Darwin, environnemental pour Wallace). Et pour finir, dans les problèmes que Darwin avait, on peut citer l'"abominable mystère" de la radiation des plantes à fleur.