Le lac Pavin présente un risque majeur

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Le lac Pavin (Puy-de-Dôme) présente un risque limnique majeur. Sa méromicticité sépare les eaux : le fond ne se mélange jamais et accumule du CO₂ volcanique sous pression. Un séisme ou un éboulement pourrait libérer ce gaz toxique d'un coup, asphyxiant les environs comme au lac Nyos (Cameroun). C'est pourquoi il est étroitement surveillé.


Commentaires préférés (3)

Il y a deux phénomènes en même temps quand on a dispersion de CO2. Ce n'est pas un gaz "toxique" par définition (selon CLP) mais il est toxique pour l'humain à forte concentration...
On a donc une forte concentration en CO2 d'un coup qui peut mener à ce qu'on appelle une hypercapnie à partir de 5% de CO2 puis perte de connaissance à partir de 10%.
L'asphyxie c'est à dire le manque d'oxygène (O2) par dilution à cause de la forte présence de CO2 n'arrive que bien plus tard quand on atteint des doses de CO2 très élevé (au-dessus de 40%). Donc on peut dire que l'hypercapnie peut tuer largement avant l'hypoxie par dilution.

Un autre gaz bien dangereux et beaucoup plus toxique est le CO (monoxyde de carbone) et je ne peux que conseiller à tout le monde d'acheter des détecteurs de CO pour votre maison (à mettre à côté de la cheminée et de la chaudière). Cela ne coute pas grand chose et ça peut vraiment sauver la vie.

Deux phrases, deux mots ^^

Limnique : se dit de tout ce qui est relatif aux eaux continentales (rivières, lacs, étangs...). En contexte volcanique, un "risque limnique" désigne exactement ce qui est décrit dans l'anecdote, soit le dégazage brutal d'un lac méromictique.

Méromicticité : propriété d'un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d'une fois par an. Les eaux de profondeur sont alors généralement beaucoup plus denses que celles de surface, avec une salinité supérieure, une température bien moindre et une concentration en oxygène très faible.
Le fond devient alors une zone "morte", avec uniquement des formes de vie anaérobie.

À noter : le Léman se rapproche dangereusement de cette catégorie en raison du réchauffement climatique. En effet, le brassage complet des eaux jusqu'à une profondeur supérieure à 300m nécessite des hivers très froids... Or, le dernier en date ayant permis ce brassage est l'hiver 2011-2012.

Il faudrait une méga grande cuillère pour touiller...


Tous les commentaires (22)

Il y a deux phénomènes en même temps quand on a dispersion de CO2. Ce n'est pas un gaz "toxique" par définition (selon CLP) mais il est toxique pour l'humain à forte concentration...
On a donc une forte concentration en CO2 d'un coup qui peut mener à ce qu'on appelle une hypercapnie à partir de 5% de CO2 puis perte de connaissance à partir de 10%.
L'asphyxie c'est à dire le manque d'oxygène (O2) par dilution à cause de la forte présence de CO2 n'arrive que bien plus tard quand on atteint des doses de CO2 très élevé (au-dessus de 40%). Donc on peut dire que l'hypercapnie peut tuer largement avant l'hypoxie par dilution.

Un autre gaz bien dangereux et beaucoup plus toxique est le CO (monoxyde de carbone) et je ne peux que conseiller à tout le monde d'acheter des détecteurs de CO pour votre maison (à mettre à côté de la cheminée et de la chaudière). Cela ne coute pas grand chose et ça peut vraiment sauver la vie.

Deux phrases, deux mots ^^

Limnique : se dit de tout ce qui est relatif aux eaux continentales (rivières, lacs, étangs...). En contexte volcanique, un "risque limnique" désigne exactement ce qui est décrit dans l'anecdote, soit le dégazage brutal d'un lac méromictique.

Méromicticité : propriété d'un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d'une fois par an. Les eaux de profondeur sont alors généralement beaucoup plus denses que celles de surface, avec une salinité supérieure, une température bien moindre et une concentration en oxygène très faible.
Le fond devient alors une zone "morte", avec uniquement des formes de vie anaérobie.

À noter : le Léman se rapproche dangereusement de cette catégorie en raison du réchauffement climatique. En effet, le brassage complet des eaux jusqu'à une profondeur supérieure à 300m nécessite des hivers très froids... Or, le dernier en date ayant permis ce brassage est l'hiver 2011-2012.

a écrit : C'est pas faux ! C'est "lac" que tu n'as pas compris ^^?

Vivant à côté j'ai eu l'occasion de m'en inquiéter.
La dangerosité est quand même assez limitée. Notamment du fait que la zone à proximité immédiate du volcan n'est pas habitée.
Le danger porterait plus pour les randonneurs a cet endroit, si et seulement si il n'y a pas de vent ce jour là.

En tout cas je préfère lire les articles allant dans ce sens.

Il faudrait une méga grande cuillère pour touiller...

a écrit : Deux phrases, deux mots ^^

Limnique : se dit de tout ce qui est relatif aux eaux continentales (rivières, lacs, étangs...). En contexte volcanique, un "risque limnique" désigne exactement ce qui est décrit dans l'anecdote, soit le dégazage brutal d'un lac méromictique.

Méromicticité : propriété d'un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d'une fois par an. Les eaux de profondeur sont alors généralement beaucoup plus denses que celles de surface, avec une salinité supérieure, une température bien moindre et une concentration en oxygène très faible.
Le fond devient alors une zone "morte", avec uniquement des formes de vie anaérobie.

À noter : le Léman se rapproche dangereusement de cette catégorie en raison du réchauffement climatique. En effet, le brassage complet des eaux jusqu'à une profondeur supérieure à 300m nécessite des hivers très froids... Or, le dernier en date ayant permis ce brassage est l'hiver 2011-2012.
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Le Rhône traverse le Léman dans sa longueur (permettant ainsi sa filtration au passage).
Question brassage avec une moyenne de 165 m³/s à l'entrée et 250 m³/s en sorti de lac,il est surprenant que ça ne suffise pas!

a écrit : Deux phrases, deux mots ^^

Limnique : se dit de tout ce qui est relatif aux eaux continentales (rivières, lacs, étangs...). En contexte volcanique, un "risque limnique" désigne exactement ce qui est décrit dans l'anecdote, soit le dégazage brutal d'un lac méromictique.

Méromicticité : propriété d'un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d'une fois par an. Les eaux de profondeur sont alors généralement beaucoup plus denses que celles de surface, avec une salinité supérieure, une température bien moindre et une concentration en oxygène très faible.
Le fond devient alors une zone "morte", avec uniquement des formes de vie anaérobie.

À noter : le Léman se rapproche dangereusement de cette catégorie en raison du réchauffement climatique. En effet, le brassage complet des eaux jusqu'à une profondeur supérieure à 300m nécessite des hivers très froids... Or, le dernier en date ayant permis ce brassage est l'hiver 2011-2012.
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J'allais demander quelle était la raison que l'eau ne se mélangeait pas .
A lire la fin de ton commentaire , c'est donc le froid qui permet le brassage ?
Si c'est ça , à quelle température environ le mélange se fait ?
Et du coup dans les pays chauds, cela voudrait dire alors que les eaux ne se mélangent jamais ?
A moins qu'il y ait un autre facteur que le froid ?

(Et là je me rends compte que ça fait beaucoup de questions , désolée pour cet interrogatoire ^^)

a écrit : Il faudrait une méga grande cuillère pour touiller... J'ai ri sonore dans mon lit. Je te remercie

a écrit : Deux phrases, deux mots ^^

Limnique : se dit de tout ce qui est relatif aux eaux continentales (rivières, lacs, étangs...). En contexte volcanique, un "risque limnique" désigne exactement ce qui est décrit dans l'anecdote, soit le dégazage brutal d'un lac méromictique.

Méromicticité : propriété d'un lac dont les eaux de surface et de profondeur se mélangent moins d'une fois par an. Les eaux de profondeur sont alors généralement beaucoup plus denses que celles de surface, avec une salinité supérieure, une température bien moindre et une concentration en oxygène très faible.
Le fond devient alors une zone "morte", avec uniquement des formes de vie anaérobie.

À noter : le Léman se rapproche dangereusement de cette catégorie en raison du réchauffement climatique. En effet, le brassage complet des eaux jusqu'à une profondeur supérieure à 300m nécessite des hivers très froids... Or, le dernier en date ayant permis ce brassage est l'hiver 2011-2012.
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Objet limnique que l’on a tous vu, c’est la grande règle qui sert à donner le niveau de l’eau et mesurer les crues, souvent fixée à l’entrée d’un dessous de pont. Ça s’appelle une échelle limnimétrique.
(Ça fait classe de le caler en rando, à condition d’arriver à prononcer le mot du premier coup ^^

Sans les commentaires je me serais couché encore plus bête...

En grec, le mot "lac" se dit : Limni

Les commentaires IA qui se multiplient depuis qq temps jpp

a écrit : Les commentaires IA qui se multiplient depuis qq temps jpp Duquel parles-tu en particulier ?

a écrit : Le Rhône traverse le Léman dans sa longueur (permettant ainsi sa filtration au passage).
Question brassage avec une moyenne de 165 m³/s à l'entrée et 250 m³/s en sorti de lac,il est surprenant que ça ne suffise pas!
Alors de ce que j'ai pu trouver, les eaux du Rhône en aval sont relativement froides (8°C en moyenne ? pas certain de cette valeur), ce qui les fait donc plonger sous la surface à l'embouchure du Léman.
Ceci étant, cela ne doit néanmoins pas permettre un brassage complet car les eaux les plus profondes (donc 300m) sont encore plus froides (la page wiki en anglais donne une valeur moyenne actuelle de 5.5°C).

L'ensemble des eaux du lac se réchauffent en raison du réchauffement climatique mais la hausse est plus marquée pour les eaux de surface, ce qui doit accentuer le phénomène je suppose :
- Surface : 10.9°C (1970) --> 12.9°C (2016)
- 300m : 4.4°C (1963) --> 5.5°C (2016)

a écrit : J'allais demander quelle était la raison que l'eau ne se mélangeait pas .
A lire la fin de ton commentaire , c'est donc le froid qui permet le brassage ?
Si c'est ça , à quelle température environ le mélange se fait ?
Et du coup dans les pays chauds, cela voudrait dire alors que
les eaux ne se mélangent jamais ?
A moins qu'il y ait un autre facteur que le froid ?

(Et là je me rends compte que ça fait beaucoup de questions , désolée pour cet interrogatoire ^^)
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La température est un des paramètres qui influent la densité. Et c'est précisément les différences de densité qui conduisent à avoir des "couches" d'eau qui ne se mélangent pas ou peu.
Un hiver froid, en abaissant la température de surface, permet de réduire cette différence de températures entre eaux de surface et eaux de profondeur, qui sont en moyenne de respectivement 12.9°C et 5.5°C en 2016.

D'après la commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL), sur les années 2011 à 2023, la profondeur moyenne de brassage des eaux était de 150m, soit bien moins que les 300m de profondeur maximum du lac.
Enfin, je n'arrive pas à trouver un seuil de températures permettant le brassage complet mais à titre indicatif, les températures de l'hiver 2011-2012 ont plafonné entre -6°C et -9°C pendant 2 semaines en février en Suisse romande.

EDIT: Je viens de tomber sur le bulletin limnologique (et hop, mot placé) de l'hiver dernier... et les températures moyennes ont bien augmenté depuis 2016...
En hiver (et donc pas en moyenne annuelle, laquelle doit forcément être plus élevée), la température des eaux profondes s'est établie à 6.6°C... soit la même évolution en 10 ans que sur les 50 années précédentes...

a écrit : Les commentaires IA qui se multiplient depuis qq temps jpp Ce type de commentaire fondé uniquement sur l'impression générale laissée par un commentaire, jpp non plus.

Je me sens un peu visé car j'adopte très volontiers un style austère et factuel dans mes commentaires sur des sujets scientifiques, ce qui, de fait, rend le style d'écriture comparable à ce qu'on trouve sur Wikipedia et avec les IA.
(SPOILER : Les articles Wiki sont rédigés par des internautes...)

Il m'arrive de temps en temps d'utiliser des mots, expressions ou tournures de phrases contrastant avec le style général, ce qui va réduire cette impression. P.ex., dans l'anecdote sur l'extinction Permien-Trias :
"[...] la vie s'est déjà pris l'extinction du Capitanien dans la tronche [...]"
J'ai eu le malheur de ne pas recourir à cet artifice dans mon premier commentaire sous cette anecdote. Dois-je m'en excuser ?

Commentaire 100% AI-free, tout comme l'ensemble de mes commentaires.

a écrit : La température est un des paramètres qui influent la densité. Et c'est précisément les différences de densité qui conduisent à avoir des "couches" d'eau qui ne se mélangent pas ou peu.
Un hiver froid, en abaissant la température de surface, permet de réduire cette différence de températures e
ntre eaux de surface et eaux de profondeur, qui sont en moyenne de respectivement 12.9°C et 5.5°C en 2016.

D'après la commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL), sur les années 2011 à 2023, la profondeur moyenne de brassage des eaux était de 150m, soit bien moins que les 300m de profondeur maximum du lac.
Enfin, je n'arrive pas à trouver un seuil de températures permettant le brassage complet mais à titre indicatif, les températures de l'hiver 2011-2012 ont plafonné entre -6°C et -9°C pendant 2 semaines en février en Suisse romande.

EDIT: Je viens de tomber sur le bulletin limnologique (et hop, mot placé) de l'hiver dernier... et les températures moyennes ont bien augmenté depuis 2016...
En hiver (et donc pas en moyenne annuelle, laquelle doit forcément être plus élevée), la température des eaux profondes s'est établie à 6.6°C... soit la même évolution en 10 ans que sur les 50 années précédentes...
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Merci beaucoup pour ta réponse :)
Merci a tout ceux qui posent des questions et a ceux qui y répondent ,
Comme beaucoup le disent, ce sont les commentaires qui rendent les anecdotes intéressantes (même sur des anecdotes qui au premier abord ne nous intéresse pas forcément) , donc merci !

a écrit : Les commentaires IA qui se multiplient depuis qq temps jpp Et si vous participiez, avec des commentaires éclairants, voire des anecdotes, ça vous permettrait peut être d'avoir une application plus à votre goût et de calmer votre exaspération ?

Il y a une vidéo très intéressante à ce sujet par le YouTuber Astronogeek.