Les microorganismes sont majoritaires dans le sol

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Sur Terre, plus de la moitié des microorganismes vivent dans la "biosphère profonde". Ils colonisent les minuscules fissures et pores de la roche, jusqu'à 5 km de profondeur, et vivent sans lumière et souvent sans oxygène, tirant leur énergie de réactions chimiques entre l'eau et les minéraux.


Commentaires préférés (3)

La moitié en termes de nombre d’organismes ou la moitié des espèces ?

a écrit : La moitié en termes de nombre d’organismes ou la moitié des espèces ? Apparement, en terme de biomasse, la pluspart des microorganisme sont sous terre:

Biomass totale: 550Gt
Plantes: 450Gt (principalement errestre)
Animals: 2Gt (principalement marin)
Bactéries: 70Gt (principalement sous sol profond)

www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.1711842115

a écrit : Ça m'a toujours étonnée de savoir comment ils font pour calculer la biomasse selon les groupes , ce n'est certes qu'une estimation donc tres peu précises ,mais je me dis que ces chiffres peuvent être complètement erronés. C’est toujours pareil avec la science, ce n’est pas toi ou moi qui devinons au doigt mouillé. Ce sont des gens normalement qualifiés qui planchent sur le sujet pendant X h par jour, pendant plusieurs semaines, mois, années.
Je n’ai pas vérifié dans ce cas précis, mais pour énoncer un fait et qu’il soit validé, les autres chercheurs du même domaine, aussi sceptiques qu’ils soient, vérifient et mettent à mal la proposition. Quand ils n’ont pas de quoi rejeter, c’est admis « sous preuve du contraire ».

Si quelqu’un veut me corriger, j’ai peut-être mélangé Science/Recherche.


Tous les commentaires (11)

La moitié en termes de nombre d’organismes ou la moitié des espèces ?

a écrit : La moitié en termes de nombre d’organismes ou la moitié des espèces ? Le premier lien parle d'une grande diversité, laissant à penser qu'il s'agit du nombre d'espèces.

a écrit : La moitié en termes de nombre d’organismes ou la moitié des espèces ? Apparement, en terme de biomasse, la pluspart des microorganisme sont sous terre:

Biomass totale: 550Gt
Plantes: 450Gt (principalement errestre)
Animals: 2Gt (principalement marin)
Bactéries: 70Gt (principalement sous sol profond)

www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.1711842115

Ça m'a toujours étonnée de savoir comment ils font pour calculer la biomasse selon les groupes , ce n'est certes qu'une estimation donc tres peu précises ,mais je me dis que ces chiffres peuvent être complètement erronés.

a écrit : Ça m'a toujours étonnée de savoir comment ils font pour calculer la biomasse selon les groupes , ce n'est certes qu'une estimation donc tres peu précises ,mais je me dis que ces chiffres peuvent être complètement erronés. C’est toujours pareil avec la science, ce n’est pas toi ou moi qui devinons au doigt mouillé. Ce sont des gens normalement qualifiés qui planchent sur le sujet pendant X h par jour, pendant plusieurs semaines, mois, années.
Je n’ai pas vérifié dans ce cas précis, mais pour énoncer un fait et qu’il soit validé, les autres chercheurs du même domaine, aussi sceptiques qu’ils soient, vérifient et mettent à mal la proposition. Quand ils n’ont pas de quoi rejeter, c’est admis « sous preuve du contraire ».

Si quelqu’un veut me corriger, j’ai peut-être mélangé Science/Recherche.

De ce fait je me demande parfois si ce genre de microorganismes n'est pas présent sur d'autres planètes sans qu'on ne puisse les détecter. Ce qui ouvrirait largement la porte à la présence d'extra-terrestres.

J'ai aussi remarqué que des bactéries extrèmophiles étaient capable de vivre sans eau. Alors pourquoi les scientifiques qui recherchent la vie sur d'autres planètes, abandonnent l'idée de son existance (la vie) quand il n y en a pas (de l'eau).
Les réflexions du jour.

a écrit : Ça m'a toujours étonnée de savoir comment ils font pour calculer la biomasse selon les groupes , ce n'est certes qu'une estimation donc tres peu précises ,mais je me dis que ces chiffres peuvent être complètement erronés. En gros, on regarde combien pèse un arbre en moyenne, combien il y a d'arbre par km2 dans une foret moyenne et la surface Terrestre recourverte par des foret.

Ce n'est pas un chercheur unique qui estime chacune de ces quantité, mais un chercheur vas chercher dans la litérateure des étude qui ont estimé chancune de ces quantité, elle-même basée sur d'autres études, etc... Lui vas combiner tout ça, estimer la biomasse des foret de pin sur terre et publier son papier. Un autre va le faire pour les fougères, etc...
Avec tout ces papiers, un autre chercheur vas pouvoir éstimer la biomass du règne végétale, et publier son résultat.

Ca peu partaitre louchométrique, mais pour estimer des grande quantitées la louchométrie marche pas si mal que ça:
fr.wikipedia.org/wiki/Estimation_de_Fermi

Au final, la recherche consiste essentielement à chercher ce qu'on fait les autres.

a écrit : En gros, on regarde combien pèse un arbre en moyenne, combien il y a d'arbre par km2 dans une foret moyenne et la surface Terrestre recourverte par des foret.

Ce n'est pas un chercheur unique qui estime chacune de ces quantité, mais un chercheur vas chercher dans la litérateure des étude qui ont
estimé chancune de ces quantité, elle-même basée sur d'autres études, etc... Lui vas combiner tout ça, estimer la biomasse des foret de pin sur terre et publier son papier. Un autre va le faire pour les fougères, etc...
Avec tout ces papiers, un autre chercheur vas pouvoir éstimer la biomass du règne végétale, et publier son résultat.

Ca peu partaitre louchométrique, mais pour estimer des grande quantitées la louchométrie marche pas si mal que ça:
fr.wikipedia.org/wiki/Estimation_de_Fermi

Au final, la recherche consiste essentielement à chercher ce qu'on fait les autres.
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Merci , effectivement ça m'éclaire , chaque spécialiste estime sa propre partie de chacune des especes et tout est regroupé, bien qu'effectivement la flore me paraît le groupe le plus facilement quantifiable car bien visible et statique ,
Les animaux, le chiffre est a la hausse car ils doivent ajouter je suppose tous les "inconnus", on entend tellement de fois que de nouvelles espèces sont découvertes , et que l'univers marin est le moins connu de notre planète alors même que c'est le milieu qui recouvre majoritairement la terre ,
Et les bactéries, elles , sont invisibles, du moins pour nos yeux , et bien planqués pour beaucoup dans les "matériaux" et/ou dans les profondeurs la terre,

Et pour répondre à un commentaire précédent qui me répondait aussi:
Je te rassure , quand je dis "je suis étonnée de", ce n'est pas du scepticisme croyant que ce sont des chiffres balancés au pif , je me doute bien que tout est calculé de manière étudiée et scientifique :)
J'aurais dû plutôt dire "je suis curieuse de savoir comment tout cela est calculé:
dans ces chiffres annoncés , quel est le pourcentage du réel constaté et le pourcentage ajouté pour les "inconnus" estimés.

a écrit : Merci , effectivement ça m'éclaire , chaque spécialiste estime sa propre partie de chacune des especes et tout est regroupé, bien qu'effectivement la flore me paraît le groupe le plus facilement quantifiable car bien visible et statique ,
Les animaux, le chiffre est a la hausse car ils doivent ajouter
je suppose tous les "inconnus", on entend tellement de fois que de nouvelles espèces sont découvertes , et que l'univers marin est le moins connu de notre planète alors même que c'est le milieu qui recouvre majoritairement la terre ,
Et les bactéries, elles , sont invisibles, du moins pour nos yeux , et bien planqués pour beaucoup dans les "matériaux" et/ou dans les profondeurs la terre,

Et pour répondre à un commentaire précédent qui me répondait aussi:
Je te rassure , quand je dis "je suis étonnée de", ce n'est pas du scepticisme croyant que ce sont des chiffres balancés au pif , je me doute bien que tout est calculé de manière étudiée et scientifique :)
J'aurais dû plutôt dire "je suis curieuse de savoir comment tout cela est calculé:
dans ces chiffres annoncés , quel est le pourcentage du réel constaté et le pourcentage ajouté pour les "inconnus" estimés.
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Ok au temps pour moi, j’avais mal interprété le propos :)

Désolé commentateurs d’SCMB, je me suis permis d’utiliser Gemini pour résumer ce papier scientifique en anglais : Frontiers | Prospects for the Study of Evolution in the Deep Biosphere www.frontiersin.org/journals/microbiology/articles/10.3389/fmicb.2011.00285/full
(Source trouvée sur le Wikipedia anglais bien plus fourni que le français)

Grosso modo, ils ont fait des carottages réguliers, ce qui leur a permis de mesurer le nombre de bactéries par échantillons et définir une tendance de population en fonction de la profondeur. Et ils « multiplient » ça avec la surface de sédiments marins profonds pour obtenir l’estimation globale.
(Même démarche que les forêts en soit. Et on ferait pareil avec un sac de riz : dans 10g y’a 40 grains donc dans 1000g y’a 40000 grains en très grossier :))

Gemini :


1. La définition de la biosphère marine profonde

L'article rappelle l'approche opérationnelle qui fixe le début du sous-sol marin à 1 mètre sous le fond marin (mbsf - meters below seafloor).
Dans les premiers centimètres du sédiment (< 10 cm), la densité cellulaire moyenne atteint environ 10^9 cellules par millilitre (cellules/mL).
À mesure que l'on descend sous 10 mètres de profondeur, cette concentration moyenne diminue pour atteindre environ 10^7 cellules/mL.


2. Le modèle de quantification globale

Pour passer de comptages locaux à une estimation globale à l'échelle de la planète :
Comptage direct et profil en profondeur : Des carottes de sédiments sont prélevées lors d'expéditions de forages océaniques (ex. programmes ODP / IODP). La concentration cellulaire est mesurée (par microscopie à fluorescence, marquage de l'ADN ou biomarqueurs lipidiques).
Profils logarithmiques d'atténuation : Les chercheurs observent une diminution prévisible de la densité cellulaire avec la profondeur.
Extrapolation au volume total : En intégrant cette loi de diminution sur l'ensemble du volume total de sédiments marins à l'échelle du globe, les études calculent le nombre total de cellules de procaryotes (Bactéries et Archées).


3. Les enseignements clés de ces estimations

Une biosphère géante mais diluée : Bien que la densité cellulaire décroisse en profondeur, l'immense volume des sédiments sous-marins et de la croûte océanique fait du sous-sol marin l'un des plus grands réservoirs de biomasse et de micro-organismes de la Terre (représentant une part majeure de la biomasse procaryotique mondiale).


Limitation énergétique et contraintes d'évolution : L'article souligne que cette population subit des contraintes d'énergie extrêmement sévères (faible apport en carbone organique, flux d'énergie très réduits). Cela entraîne des temps de génération très longs et de faibles taux d'activité métabolique, posant des questions uniques sur la manière dont ces populations évoluent, se maintiennent ou se réactivent au cours des temps géologiques.

Et j'ajoute -egalement avec l'aide d'IA- le facteur d'incertitude qui du coup répond un peu à ma question :

a écrit : Et j'ajoute -egalement avec l'aide d'IA- le facteur d'incertitude qui du coup répond un peu à ma question :

Ah ba super ... Je viens de remarquer que mon copié/collé n'avais pas marché ....
Voici donc le facteur d'incertitude :

Plantes
450 Gt -- facteur 1.2

Bactéries
70 Gt --- facteur 10

Animaux
2 Gt --- facteur 5