Le détenu qui veut être condamné à mort

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Voué à passer sa vie en prison pour divers méfaits et mécontent de ses conditions de détention, James Robertson décida en toute conscience de tuer son co-détenu afin d'être condamné à mort. N'ayant pas obtenu la mort à son procès, il mena une bataille judiciaire de 3 ans pour obtenir gain de cause.

En janvier 2020, James Robertson patiente toujours dans le couloir de la mort dans une prison de Charlotte, en Floride.


Commentaires préférés (3)

D'après les sources, en 2008 il a tué son co-détenu, qui était accusé d'agressions sexuelles sur mineurs, avec un garrot fait maison en nouant des chaussettes dont il se sert pour l'étrangler. En 2009, lors de son procès pour meurtre, il renvoie son avocat qui refuse la peine de mort, et il est finalement condamné à mort en 2012 suite à une bataille juridique de 3 ans. Il se trouve depuis dans le couloir de la mort, et ne dispose toujours pas de date d’exécution.
PS: Il a une tête qui fait vraiment peur.

Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans les idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?

a écrit : Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans l
es idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?
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Son histoire est racontée dans "I am a Killer".

Pour moi cet homme, surnommé en prison "Chicken Head" est l'exemple type du petit délinquant que la prison va pervertir à outrance.

Elevé dans une famille qui ne s'occupe pas de lui, il va se retrouver en situation d'échec et commencer des petits vols. Au fil des ans, il va faire un vol dans un magasin de nuit et être arrêté par les deux vigiles.
Bon à savoir durant son arrestation par les deux vigiles, par peur de la prison ou des conséquences, il essaye de sortir son couteau pour se dégager.

Il est condamné à 10 ans de prison ferme. Alors déjà je trouve que c'est pas mal pour un mec qui a fait que des vols et au moment de son arrestation une tentative de meurtre non prémédité. Il est mis dans une prison où la violence est à un bon niveau (comme un peu partout dans les prisons des USA).
Avec cette violence commune, il va se tailler une place, et manque de bol pour lui, va être condamné à 30 ans en plus. Ca va le rendre fou de rage, il comprend qu'il ne va jamais sortir et donc devient encore plus violent, et prend encore plus. Il sera mis à l'isolement les deux tiers ou le trois quarts du temps (je ne me souviens plus précisement). Ce qui à chaque fois le rend encore plus dingue.

Petite explication de l'isolement des prisons US : il a été mis à l'isolement dans un quartier "Haute sécurité" (aller sur Wiki :) ). Ca le don de rendre les prisonniers fou en 2 ans. Il en a fait plus de 2 ans. Et c'est de ces conditions qu'il se plaint. Pas de la prison normal.

Donc le jour où il sort de l'isolement, il décide de mettre son plan à exécution. En plus il s'attaque à un pédophile. Des détenus peu aimés.

Et paradoxalement, le couloir de la mort c'est l'hotel 5 étoiles. Les gardes bien les détenus, il y a une camaraderie entre détenus, ils peuvent se balader et ont leur propre "parc", une meilleure cantine, plus de droits de visite et même des droits de sortie (oui, oui).

Si vous regardez "I am a Killer", son histoire est le 1 épisode. Et vous verrez des photos de lui avec la famille de son cousin au restaurant. Depuis qu'il est dans le couloir de la mort, il ne cause plus aucun problème et est devenu un détenu modèle. Il ne représente plus aucun risque.

Alors d'un coté demandez vous : entre la prison à perpétuité et une peine de mort qui va arriver dans ... pfiou.... peut être 20 ans (il a été condamné en 2012... 8 ans plus tard il est en vie), vous auriez fait quoi à sa place ?

Et ensuite : on est face à un mec qui de base faisait que des cambriolages. La peine de base n'était-elle pas juste disproportionnée ? Est-ce qu'avec une peine mieux aménagé sa vie aurait été différente ? Personnellement, je le pense. Il n'avait pas commis de meurtre avant la prison, n'était pas membre d'un gang, ou de je ne sais quoi d'autre. Juste un délinquant paumé. Il est devenu une brute dans une prison où les violences sont quotidiennes et où il a passé son temps dans une pièce seul avec 1h de balade/excercice.


Tous les commentaires (61)

C’est moi ou ce mec est quand même vachement exigeant ?

D'après les sources, en 2008 il a tué son co-détenu, qui était accusé d'agressions sexuelles sur mineurs, avec un garrot fait maison en nouant des chaussettes dont il se sert pour l'étrangler. En 2009, lors de son procès pour meurtre, il renvoie son avocat qui refuse la peine de mort, et il est finalement condamné à mort en 2012 suite à une bataille juridique de 3 ans. Il se trouve depuis dans le couloir de la mort, et ne dispose toujours pas de date d’exécution.
PS: Il a une tête qui fait vraiment peur.

Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans les idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?

a écrit : C’est moi ou ce mec est quand même vachement exigeant ? Suite à plusieurs agressions en prison et à un comportement violent et dangereux, il était régulièrement placer à l'isolement, durant plusieurs heures et ne supportait pas cela. De plus il est condamné "à vie" (plus de 100 ans) et il a peur de vieillir en prison car il deviendra faible, et lui même s'en prenait aux faibles.

a écrit : Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans l
es idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?
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Il y a toujours une troisième façon de penser: l'éducation. Si on pensais à éduquer les personnes dans une situation de violence sociale, et qui part définition manque d'éducation bienveillante à la société, je suis certain que nous pourrions éviter complètement la prison et la mort comme punition (et qui enrichissent en rien notre monde).

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android

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Aux states, ils ont la peine de mort plus facile pour les noirs. Je dis çà, je dis rien

Je crois qu’il a une série documentaire sur les prisonniers qui son dans le couloir de la mort sur Netflix et un épisode est basée sur lui

J'ai lu "patiente"!mais c'est bien un homme non...?

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a écrit : J'ai lu "patiente"!mais c'est bien un homme non...? C'est la conjugaison du verbe patienter.
On dit un homme patiente comme une femme patiente.
Il patiente. (Il est en train de patienter)

a écrit : D'après les sources, en 2008 il a tué son co-détenu, qui était accusé d'agressions sexuelles sur mineurs, avec un garrot fait maison en nouant des chaussettes dont il se sert pour l'étrangler. En 2009, lors de son procès pour meurtre, il renvoie son avocat qui refuse la peine de mort, et il est finalement condamné à mort en 2012 suite à une bataille juridique de 3 ans. Il se trouve depuis dans le couloir de la mort, et ne dispose toujours pas de date d’exécution.
PS: Il a une tête qui fait vraiment peur.
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A savoir que les conditions de vie dans le couloir de la mort sont exceptionnel comparé à celle en prison normale.
Sachant qu’en faisant appel nous pouvons quasiment bloquer l’exécution à volonté. Certain détenu à perpétuité demande la peine de mort afin d’avoir un meilleur train de vie si je puis dire.

a écrit : Il y a toujours une troisième façon de penser: l'éducation. Si on pensais à éduquer les personnes dans une situation de violence sociale, et qui part définition manque d'éducation bienveillante à la société, je suis certain que nous pourrions éviter complètement la prison et la mort comme punition (et qui enrichissent en rien notre monde). Afficher tout Je suis d'accord avec toi pour l'éducation, elle devrait etre beneficiaire du plus gros budget et les profs "démissionnaires" devraient etre virés pour ne garder que les plus pédagogues et interessants.

Par contre, pour les personnes ne souhaitant pas travailler et faisant le choix délibéré d'avoir une vie délinquante/criminelle, tu préconises quoi ?
Cela représente une très grosse part quand meme.

Se suicider aurait été plus simple et beaucoup moins cruel (meme si en prison ce n est pas la chose la plus facile de trouver un objet coupant, il aurait pu troiver le moyen (apres tout il avait 100 ans devant lui pour le faire) ou se pendre avec ses draps, etc... Ce n est pas juste pour ne pas vieillir en prison, ou à cause de ses conditions, cest clairement une vengeance du système et un moyen d'affirmer son controle de la situation.

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android

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a écrit : Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans l
es idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?
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Son histoire est racontée dans "I am a Killer".

Pour moi cet homme, surnommé en prison "Chicken Head" est l'exemple type du petit délinquant que la prison va pervertir à outrance.

Elevé dans une famille qui ne s'occupe pas de lui, il va se retrouver en situation d'échec et commencer des petits vols. Au fil des ans, il va faire un vol dans un magasin de nuit et être arrêté par les deux vigiles.
Bon à savoir durant son arrestation par les deux vigiles, par peur de la prison ou des conséquences, il essaye de sortir son couteau pour se dégager.

Il est condamné à 10 ans de prison ferme. Alors déjà je trouve que c'est pas mal pour un mec qui a fait que des vols et au moment de son arrestation une tentative de meurtre non prémédité. Il est mis dans une prison où la violence est à un bon niveau (comme un peu partout dans les prisons des USA).
Avec cette violence commune, il va se tailler une place, et manque de bol pour lui, va être condamné à 30 ans en plus. Ca va le rendre fou de rage, il comprend qu'il ne va jamais sortir et donc devient encore plus violent, et prend encore plus. Il sera mis à l'isolement les deux tiers ou le trois quarts du temps (je ne me souviens plus précisement). Ce qui à chaque fois le rend encore plus dingue.

Petite explication de l'isolement des prisons US : il a été mis à l'isolement dans un quartier "Haute sécurité" (aller sur Wiki :) ). Ca le don de rendre les prisonniers fou en 2 ans. Il en a fait plus de 2 ans. Et c'est de ces conditions qu'il se plaint. Pas de la prison normal.

Donc le jour où il sort de l'isolement, il décide de mettre son plan à exécution. En plus il s'attaque à un pédophile. Des détenus peu aimés.

Et paradoxalement, le couloir de la mort c'est l'hotel 5 étoiles. Les gardes bien les détenus, il y a une camaraderie entre détenus, ils peuvent se balader et ont leur propre "parc", une meilleure cantine, plus de droits de visite et même des droits de sortie (oui, oui).

Si vous regardez "I am a Killer", son histoire est le 1 épisode. Et vous verrez des photos de lui avec la famille de son cousin au restaurant. Depuis qu'il est dans le couloir de la mort, il ne cause plus aucun problème et est devenu un détenu modèle. Il ne représente plus aucun risque.

Alors d'un coté demandez vous : entre la prison à perpétuité et une peine de mort qui va arriver dans ... pfiou.... peut être 20 ans (il a été condamné en 2012... 8 ans plus tard il est en vie), vous auriez fait quoi à sa place ?

Et ensuite : on est face à un mec qui de base faisait que des cambriolages. La peine de base n'était-elle pas juste disproportionnée ? Est-ce qu'avec une peine mieux aménagé sa vie aurait été différente ? Personnellement, je le pense. Il n'avait pas commis de meurtre avant la prison, n'était pas membre d'un gang, ou de je ne sais quoi d'autre. Juste un délinquant paumé. Il est devenu une brute dans une prison où les violences sont quotidiennes et où il a passé son temps dans une pièce seul avec 1h de balade/excercice.

a écrit : Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans l
es idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?
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J'en profite pour rappeler la différence entre pose et pause. Poser une question, c'est comme poser quelquechose sur une table, c'est le verbe poser avec un O. Une pause c'est quand on s'arrête. Alors prendre la pose devant un photographe vient du verbe poser et s'écrit donc avec un O, alors que prendre une pause, c'est à dire s'arrêter temporairement, dans son travail s'écrit avec AU. Sinon, comme verbe, pauser avec AU est extrêmement rare et dans le doute il vaut donc mieux écrire poser avec un O : on dit pauser à propos des shampoings colorants qui nécessitent une temps de pause et je crois que c'est à peu près le seul usage de ce verbe.

a écrit : Ca pause une question toute simple mais extrêmement complexe qui est : comment empêcher quelqu'un qui n'a rien à perdre de nuire ? Il y a une réponse radicale qui heureusement n'est pas appliquée en France. Seulement, quelle autre réponse peut on apporter ?
Ce monsieur Robertson vu la suite dans l
es idées et le mépris pour la vie humaine qu'il semble avoir représentera toujours un risque immense pour les surveillants pénitentiaires et co détenus.
Tout cela pause les questions des buts d'une condamnation : protection de la société, réparation et punition mais aussi de la hiérarchie qu'on leurs donne.
On est aux USA, donc la peine de mort est possible, vaut-il mieux protéger la société en le tuant ? Ou bien le punir en ne lui donnant pas ce qu'il désire ?
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Comme souvent en matière criminelle, les théories et les lois sont simples et le cas particulier est complexe.
Je pense qu'il faut vraiment s'intéresser à l'histoire de Robertson pour comprendre et porter un jugement. À ce sujet, un documentaire sur Netflix lui est consacré ("I am a killer" , premier épisode).
Moi, j'ai surtout vu un type paumé qui n'a pas reçu d'amour, qui n'a pas été structuré, qui n'a pas été guidé et qui, très tôt, a fait de mauvais choix dans un monde qu'il ne comprenait pas. Des choix terribles.
Certains tueurs sont clairement des hommes pervers, psychopathes et totalement irrécupérables. Le rôle de la justice, dans ce cas, est de les mettre à l'écart de la société le plus longtemps possible.
Mais en écoutant l'histoire de James Robertson, j'ai vraiment eu le sentiment d'un immense gâchis, il pouvait vraiment avoir une vie normale, ce n'est pas du tout un psychopathe, un asocial.
Ce sont les conditions dans lesquelles il a été emprisonné qui l'ont déshumanisé et en on fait une bête. Plus de sortie de cellule, plus de contacts avec d'autres êtres humains, plus d'accès à la lumière du jour, plus de passe-temps. On aurait voulu le rendre fou qu'on aurait pas agi différemment.
Le but de la prison est, entre autres, de punir en privant l'homme de sa liberté. Le but n'est pas de le priver de sa dignité et de son humanité.
Je sais bien que ce type a fait quelque chose pour se retrouver en prison, ce n'est pas un saint mais ce n'était pas non plus un démon.

Quel est d'ailleurs l'intérêt de la prison si ceux qui y entrent deviennent des bêtes ?

a écrit : Aux states, ils ont la peine de mort plus facile pour les noirs. Je dis çà, je dis rien Totalement d'accord. Il suffit de voir l'épisode 2 de "I am a Killer" avec Kenneth Foster !

Pour rappel l'homme de l'anecdote a bataillé 3 ans pour être condamné à mort en ayant tué de sang froid un homme.
Kenneth conduisait une voiture et c'est le passager arrière qui a tué la victime après être sorti pour ... on ne sait pas trop pourquoi en fait. Kenneth était à au moins 50m du crime et n'avait pas d'arme sur lui ce soir la. Et bien Kenneth est condamné en moins d'un an à mort grâce à la loi des parties.
Pour rappel Charles Mandson qui a influencé sa "famille" a tué des gens n'a pas été condamné à mort.

Voilà :) Si tu es noir et que ton pote tue un blanc... Bah c'est rapide pour aller à l'injection :D

PS: Kenneth a été gracié... il doit "juste" faire 40 ans de prison avant de pouvoir être libéré en conditionnelle. Le frère de la victime devenu procureur dira (je résume) : "Au procès il disait qu'il ne serait pas condamné car il n'a rien fait. C'est une preuve de sa culpabilité ! C'est une génie du crime qui pensait pouvoir nous berner !". Honnêtement je pense que tout le monde sur Terre aurait aussi pensé être acquitté, mais la bas si tu es noir... C'est différent...

a écrit : Comme souvent en matière criminelle, les théories et les lois sont simples et le cas particulier est complexe.
Je pense qu'il faut vraiment s'intéresser à l'histoire de Robertson pour comprendre et porter un jugement. À ce sujet, un documentaire sur Netflix lui est consacré ("I am a killer&quo
t; , premier épisode).
Moi, j'ai surtout vu un type paumé qui n'a pas reçu d'amour, qui n'a pas été structuré, qui n'a pas été guidé et qui, très tôt, a fait de mauvais choix dans un monde qu'il ne comprenait pas. Des choix terribles.
Certains tueurs sont clairement des hommes pervers, psychopathes et totalement irrécupérables. Le rôle de la justice, dans ce cas, est de les mettre à l'écart de la société le plus longtemps possible.
Mais en écoutant l'histoire de James Robertson, j'ai vraiment eu le sentiment d'un immense gâchis, il pouvait vraiment avoir une vie normale, ce n'est pas du tout un psychopathe, un asocial.
Ce sont les conditions dans lesquelles il a été emprisonné qui l'ont déshumanisé et en on fait une bête. Plus de sortie de cellule, plus de contacts avec d'autres êtres humains, plus d'accès à la lumière du jour, plus de passe-temps. On aurait voulu le rendre fou qu'on aurait pas agi différemment.
Le but de la prison est, entre autres, de punir en privant l'homme de sa liberté. Le but n'est pas de le priver de sa dignité et de son humanité.
Je sais bien que ce type a fait quelque chose pour se retrouver en prison, ce n'est pas un saint mais ce n'était pas non plus un démon.

Quel est d'ailleurs l'intérêt de la prison si ceux qui y entrent deviennent des bêtes ?
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Je suis d'accord avec toi, sauf qu'il n'a pas tué pour se retrouver en prison. Il a juste été arrêté et tenté de prendre son couteau.

a écrit : Je suis d'accord avec toi, sauf qu'il n'a pas tué pour se retrouver en prison. Il a juste été arrêté et tenté de prendre son couteau. J'ai rectifié. C'est d'autant plus désolant pour Robertson.

J'ai confondu avec un autre cas où le type tire un coup de fusil dans le noir lors du cambriolage d'une maison lorsqu'il se fait surprendre. Il tue la propriétaire, avec le fusil qu'il avait trouvé sur place...

a écrit : J'ai rectifié. C'est d'autant plus désolant pour Robertson.

J'ai confondu avec un autre cas où le type tire un coup de fusil dans le noir lors du cambriolage d'une maison lorsqu'il se fait surprendre. Il tue la propriétaire, avec le fusil qu'il avait trouvé sur place...
En effet cest presque similaire :/

a écrit : En effet cest presque similaire :/ À mon sens, oui.
C'est un docu de la même série (I am a killer), j'ai eu le même sentiment de gâchis en voyant comment une mauvaise décision combinée à un concours de circonstances pouvait faire voler en éclat une existence.