Dans l’oreille interne, trois canaux semi-circulaires remplis de liquide détectent les rotations de la tête. Quand nous tournons, ce liquide bouge avec retard, comme dans un capteur inertiel : il plie des cellules ciliées, qui envoient un signal électrique aux centres nerveux de l’équilibre. Ces trois canaux sont orientés presque à angle droit, pour couvrir les rotations dans les trois dimensions.
Ils ne mesurent pas la gravité ni les déplacements en ligne droite : ce rôle revient surtout à l’utricule et au saccule.

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Pour être précis, de la même manière qu'un gyroscope, les canaux semi-circulaires ne mesurent pas l'angle de notre tête de manière absolue, mais plutôt les variations de cet angle (l'accélération et la vitesse angulaire).
Le saccule (ainsi que l'utricule, et non l'auricule qui est le pavillon externe de l'oreille) jouent quant à eux exactement le rôle d'un accéléromètre. Ils contiennent de petits cristaux appelés otolithes. Baignant dans un fluide de densité plus faible, ces cristaux vont se déplacer par simple inertie en fonction des accélérations linéaires que subit la personne (y compris la gravité).
L'utricule mesure les accélérations horizontales alors que le saccule mesure les accélérations verticales.
Le système vestibulaire de l'oreille interne et la proprioception (qui perçoit la position du corps via les muscles et les articulations) forment avec la vue un trio indissociable que le cerveau combine en permanence pour assurer notre équilibre et notre orientation dans l'espace.
C’est de là que vient le mal des transports.
Le cerveau reçoit des informations paradoxales entre les différents sens.
Les yeux indiquent un mouvement (en voiture, la route défile) mais l’oreille interne se croit à l’arrêt (assis dans la voiture sans bouger).
Face à ce paradoxe, le corps a appris que seule l’ingestion d’un poison pouvait, à ce point, dérégler les sens.
Le corps réagit en voulant extraire le poison en déclenchant - dans certains cas - un vomissement.
la1ere.franceinfo.fr/oreille-hallucination-et-poison-pourquoi-le-mal-de-mer-provoque-la-nausee-1457579.html
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Pour être précis, de la même manière qu'un gyroscope, les canaux semi-circulaires ne mesurent pas l'angle de notre tête de manière absolue, mais plutôt les variations de cet angle (l'accélération et la vitesse angulaire).
Le saccule (ainsi que l'utricule, et non l'auricule qui est le pavillon externe de l'oreille) jouent quant à eux exactement le rôle d'un accéléromètre. Ils contiennent de petits cristaux appelés otolithes. Baignant dans un fluide de densité plus faible, ces cristaux vont se déplacer par simple inertie en fonction des accélérations linéaires que subit la personne (y compris la gravité).
L'utricule mesure les accélérations horizontales alors que le saccule mesure les accélérations verticales.
Le système vestibulaire de l'oreille interne et la proprioception (qui perçoit la position du corps via les muscles et les articulations) forment avec la vue un trio indissociable que le cerveau combine en permanence pour assurer notre équilibre et notre orientation dans l'espace.
Les aveugles aussi peuvent s'orienter
Merci pour l’anecdote !
J’avais passé un test chez l’ORL où il voulait voir le fonctionnement de ces fameux canaux. Alors j’étais devant un appareil de mesure et il me prenait la tête pour me la secouer dans chacune des 3 directions de ces canaux. C’était assez rigolo comme examen.
Il m’avait fait ça dans le cadre d’acouphènes occasionnels accompagnés de vertiges. Il suspectait un syndrome de Menier (je crois).
C’est de là que vient le mal des transports.
Le cerveau reçoit des informations paradoxales entre les différents sens.
Les yeux indiquent un mouvement (en voiture, la route défile) mais l’oreille interne se croit à l’arrêt (assis dans la voiture sans bouger).
Face à ce paradoxe, le corps a appris que seule l’ingestion d’un poison pouvait, à ce point, dérégler les sens.
Le corps réagit en voulant extraire le poison en déclenchant - dans certains cas - un vomissement.
la1ere.franceinfo.fr/oreille-hallucination-et-poison-pourquoi-le-mal-de-mer-provoque-la-nausee-1457579.html
C’est l’inverse, les yeux voient principalement une image fixe (l’intérieur du véhicule) mais l’oreille détecte des mouvements.
Quand on a le mal des transports, le corps se croit empoisonné:
secouchermoinsbete.fr/70426-quand-on-a-le-mal-des-transports-le-corps-se-croit-empoisonne via @moinsbete
Extrait du site Ameli.fr
Les yeux perçoivent un mouvement (ex. : ils voient les virages dans lesquels la voiture s’engage) tandis que le système vestibulaire (organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne) enregistre une impression contraire à celle communiquée par la vue (ex. : en voiture, il estime que le corps ne bouge pas).
De ce fait, le vestibule ne peut pas donner au cerveau des informations exactes sur la position du corps. Cela empêche l’organisme de s’adapter au mouvement, comme il le fait d’habitude lors d’un déplacement.
www.ameli.fr/alpes-maritimes/assure/sante/themes/mal-transports/symptomes-causes
Quoiqu’il en soit, d’après les deux commentaires, le mal des transports serait le résultat d’un conflit entre deux systèmes de perception de l’équilibre face au sens de la vue : celui par l’oreille interne, sorte de gyroscope, celui de la proprioception, repérage des tensions musculo-tendineuses et celui de la vue, observation du mouvement.
À ces associations de perception pour fonctionner harmonieusement, on peut ajouter ainsi les coordinations entre les 5 sens.
Ainsi, alors que la vue est un sens prédominant pour « connaître », des études ont été menées qui se sont concrétisées par un livre très intéressant « Toucher pour connaître ».
Toucher pour connaître. Psychologie cognitive de la perception tactile manuelle,PUF, Paris, 2000.
Evidemment, de nombreuses expériences ont été réalisées avec des aveugles mais pas que…
Une des conclusions a été de montrer la complémentarité entre la vue et le toucher pour « connaître ».
Les 5 sens associés et coordonnés à plusieurs systèmes de perception du corps ont une importance fondamentale dans l’homéostasie.
Quand il y a conflit entre des perceptions cela conduit à des réactions comme celle du mal des transports ainsi que cela a été cité.
Décidément, le corps humain est une « sacrée machine ».
Pareil avec un casque VR
Les yeux voient du mouvement (parfois beaucoup) alors que le corps est à l'arrêt.
Le signal n'étant pas cohérent entre les yeux et l'oreille interne, le cerveau traduit cela par un empoisonnement, d'où de temps en temps une migraine intempestive si utilisation prolongée. (Moi ça me fait carrément une barre dans la tête...)
La seule parade est ' "accompagner" les mouvements que l'on voit, bouger la tête au max pour simuler les déplacements que l'on voit dans le casque
On a le mal des transports quand on lit en voiture, car le corps (oreille interne et proprioception) perçoit des mouvements alors que les yeux ne voient pas bouger le livre ou le magazine (ou la tablette, de nos jours). Donc décalage perceptif. Donc malaise.
La solution est de lever les yeux de son livre et de regarder dehors, si possible loin, pour que les yeux perçoivent enfin la même chose que le reste du corps et que le cerveau, voyant que tous les sens sont réconciliés, se calme.
J'avais appris pour ma part quon n'était pas bien équipé pour capter les mouvement verticaux étant fait pour vivre sur la terre ferme, donc en 2D.
C'était une des raisons pour lesquelles au décollage d'un avion, quand le pilote met les gaz, on a l'impression qu'on est en train de décoller avec le nez de l'avion penché vers le haut, alors qu'on est en fait parfaitement à plat. J'avais compris que c'était un coup de ces capteurs, mais je dois me tromper.