Les impressionnantes performances physiques des impalas

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En plus de ça, les impalas sont connus pour sauter de manière aléatoire, ce qui déroute les prédateurs, incapable de prédire la course

L'anecdote n'est pas tout à fait vraie, car c'est faux de dire que l'impala ne peut miser que sur la fuite.

On pense souvent ça car les elles sont prédatées par presque tous les carnivores d'Afrique et se retrouvent souvent à leur menu, à tel point qu'elles sont surnommées "MacDonald's of the Bush". Dans les faits ce surnom est injuste, car il suppose que l'impala est une proie facile. Or c'est l'antilope la plus fréquente d'Afrique, donc on la retrouve proportionnellement plus souvent au menu. Certaines proies se font - proportionnellement - plus tuées par les prédateurs.

Ensuite les impalas ne possèdent pas que leur vitesse et leur agilité pour échapper aux prédateurs.
Déjà comme je l'ai dit plus haut c'est l'antilope la plus courante. On la trouve toujours dans des grands groupes. La taille du groupe est déjà un élément de défense : il est très difficile de passer inaperçu auprès de dizaines de paires d'yeux alertes. Quand on sait que beaucoup de prédateurs en Afrique misent sur la discrétion et bien l'impala n'est déjà pas simple à approcher.
Ce système d'alerte est si efficace que les gnous et zèbres males, qui doivent parfois surveiller leur territoire seul (un moment où ils sont très vulnérables), suivent les groupes d'impalas afin de bénéficier de leur protection.
Mais surtout elles ont développé un système très efficace et insolite : les accouchements ont tous lieu en même temps sur une très courte période. En effet, le moment où l'animal est le plus faible c'est durant l'accouchement et ses premiers jours. Les impalas l'ont "bien compris" et - pour résumer - inondent le marché avec plein de naissances. Les prédateurs vont certes manger beaucoup de jeunes impalas, mais il y en a tellement que la grande majorité atteint l'âge adulte.
L'impalas n'est donc particulièrement vulnérable qu'une fois dans l'année et ce système est très efficace : la preuve c'est l'antilope la plus courante. Chez les autres proies ont retrouve cette "faiblesse" toutes l'année.

Si malgré tous les prédateurs arrivent à déjouer tout ceci, alors oui elles vont compter sur leur agilité. Agilité redoutable car on dit qu'elles sont le met favori des lions, or elles ne constituent qu'une faible partie de leur alimentation.
Par contre, il est en tout autre quand ce sont des lycaons ou des hyènes qui les chassent. L'impala fuit en formant un très grand cercle, c'est une antilope très territoriale. Malheureusement face à des prédateurs qui misent sur l'endurance et pas la "prise rapide" comme les lions et guépards... et bien ça finit souvent mal.

Donc oui, durant la fuite l'impala mise uniquement sur ses capacités physiques, mais NON elle ne mise pas que sur ça pour déjouer ses prédateurs.

Un autre fait intéressant avec les impalas est qu'elles font toutes caca aux mêmes endroits. On trouve donc dans la nature des "toilettes" d'impalas qui prend la forme d'un très grand rond de caca (ce dernier ressemble à un caca de lapin et pour ceux qui ne voit pas à des Nesquik).
C'est un peu leur réseau social car avec les phéromones elles communiquent entre elles entre groupes différent. On peut ainsi dire à des groupes de jeunes mâle "Je suis célibataire" ou dire "Le coin est sûr" ou bien encore "c'est mon territoire" et bien d'autres choses comme échanger sur des maladies atteignant un groupe etc.

Un jeu assez en vogue avec les habitants du bush c'est le lancer de caca d'impala. Jeu très simple où vous prenez une petite crotte dans la bouche et vous la crachez le plus loin possible. Le record que j'ai vu est de 20 mètre. Un sport a pratiqué en famille, hein.


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En plus de ça, les impalas sont connus pour sauter de manière aléatoire, ce qui déroute les prédateurs, incapable de prédire la course

a écrit : En plus de ça, les impalas sont connus pour sauter de manière aléatoire, ce qui déroute les prédateurs, incapable de prédire la course Ce sont des Im pas là, du coup?

a écrit : Ce sont des Im pas là, du coup? :D copain de blanche Gardin en humour ?
-> perso ça m a fait mourir de rire. Mais pas sur que ça "passe" pour tout le monde.

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L'anecdote n'est pas tout à fait vraie, car c'est faux de dire que l'impala ne peut miser que sur la fuite.

On pense souvent ça car les elles sont prédatées par presque tous les carnivores d'Afrique et se retrouvent souvent à leur menu, à tel point qu'elles sont surnommées "MacDonald's of the Bush". Dans les faits ce surnom est injuste, car il suppose que l'impala est une proie facile. Or c'est l'antilope la plus fréquente d'Afrique, donc on la retrouve proportionnellement plus souvent au menu. Certaines proies se font - proportionnellement - plus tuées par les prédateurs.

Ensuite les impalas ne possèdent pas que leur vitesse et leur agilité pour échapper aux prédateurs.
Déjà comme je l'ai dit plus haut c'est l'antilope la plus courante. On la trouve toujours dans des grands groupes. La taille du groupe est déjà un élément de défense : il est très difficile de passer inaperçu auprès de dizaines de paires d'yeux alertes. Quand on sait que beaucoup de prédateurs en Afrique misent sur la discrétion et bien l'impala n'est déjà pas simple à approcher.
Ce système d'alerte est si efficace que les gnous et zèbres males, qui doivent parfois surveiller leur territoire seul (un moment où ils sont très vulnérables), suivent les groupes d'impalas afin de bénéficier de leur protection.
Mais surtout elles ont développé un système très efficace et insolite : les accouchements ont tous lieu en même temps sur une très courte période. En effet, le moment où l'animal est le plus faible c'est durant l'accouchement et ses premiers jours. Les impalas l'ont "bien compris" et - pour résumer - inondent le marché avec plein de naissances. Les prédateurs vont certes manger beaucoup de jeunes impalas, mais il y en a tellement que la grande majorité atteint l'âge adulte.
L'impalas n'est donc particulièrement vulnérable qu'une fois dans l'année et ce système est très efficace : la preuve c'est l'antilope la plus courante. Chez les autres proies ont retrouve cette "faiblesse" toutes l'année.

Si malgré tous les prédateurs arrivent à déjouer tout ceci, alors oui elles vont compter sur leur agilité. Agilité redoutable car on dit qu'elles sont le met favori des lions, or elles ne constituent qu'une faible partie de leur alimentation.
Par contre, il est en tout autre quand ce sont des lycaons ou des hyènes qui les chassent. L'impala fuit en formant un très grand cercle, c'est une antilope très territoriale. Malheureusement face à des prédateurs qui misent sur l'endurance et pas la "prise rapide" comme les lions et guépards... et bien ça finit souvent mal.

Donc oui, durant la fuite l'impala mise uniquement sur ses capacités physiques, mais NON elle ne mise pas que sur ça pour déjouer ses prédateurs.

a écrit : Ce sont des Im pas là, du coup? Oui, il y a une chanson de Vianney qui leur rend hommage

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Un autre fait intéressant avec les impalas est qu'elles font toutes caca aux mêmes endroits. On trouve donc dans la nature des "toilettes" d'impalas qui prend la forme d'un très grand rond de caca (ce dernier ressemble à un caca de lapin et pour ceux qui ne voit pas à des Nesquik).
C'est un peu leur réseau social car avec les phéromones elles communiquent entre elles entre groupes différent. On peut ainsi dire à des groupes de jeunes mâle "Je suis célibataire" ou dire "Le coin est sûr" ou bien encore "c'est mon territoire" et bien d'autres choses comme échanger sur des maladies atteignant un groupe etc.

Un jeu assez en vogue avec les habitants du bush c'est le lancer de caca d'impala. Jeu très simple où vous prenez une petite crotte dans la bouche et vous la crachez le plus loin possible. Le record que j'ai vu est de 20 mètre. Un sport a pratiqué en famille, hein.

D'ailleurs, Chevrolet avait donné ce nom à toute une gamme de ses voitures qui ont des suspensions qui les font rebondir, un peu comme l'animal. Ceux qui ont vu les clips de Dre et Snoop (et Easy E avant eux aussi) savent de quoi je parle.

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a écrit : L'anecdote n'est pas tout à fait vraie, car c'est faux de dire que l'impala ne peut miser que sur la fuite.

On pense souvent ça car les elles sont prédatées par presque tous les carnivores d'Afrique et se retrouvent souvent à leur menu, à tel point qu'elles sont surnommées &qu
ot;MacDonald's of the Bush". Dans les faits ce surnom est injuste, car il suppose que l'impala est une proie facile. Or c'est l'antilope la plus fréquente d'Afrique, donc on la retrouve proportionnellement plus souvent au menu. Certaines proies se font - proportionnellement - plus tuées par les prédateurs.

Ensuite les impalas ne possèdent pas que leur vitesse et leur agilité pour échapper aux prédateurs.
Déjà comme je l'ai dit plus haut c'est l'antilope la plus courante. On la trouve toujours dans des grands groupes. La taille du groupe est déjà un élément de défense : il est très difficile de passer inaperçu auprès de dizaines de paires d'yeux alertes. Quand on sait que beaucoup de prédateurs en Afrique misent sur la discrétion et bien l'impala n'est déjà pas simple à approcher.
Ce système d'alerte est si efficace que les gnous et zèbres males, qui doivent parfois surveiller leur territoire seul (un moment où ils sont très vulnérables), suivent les groupes d'impalas afin de bénéficier de leur protection.
Mais surtout elles ont développé un système très efficace et insolite : les accouchements ont tous lieu en même temps sur une très courte période. En effet, le moment où l'animal est le plus faible c'est durant l'accouchement et ses premiers jours. Les impalas l'ont "bien compris" et - pour résumer - inondent le marché avec plein de naissances. Les prédateurs vont certes manger beaucoup de jeunes impalas, mais il y en a tellement que la grande majorité atteint l'âge adulte.
L'impalas n'est donc particulièrement vulnérable qu'une fois dans l'année et ce système est très efficace : la preuve c'est l'antilope la plus courante. Chez les autres proies ont retrouve cette "faiblesse" toutes l'année.

Si malgré tous les prédateurs arrivent à déjouer tout ceci, alors oui elles vont compter sur leur agilité. Agilité redoutable car on dit qu'elles sont le met favori des lions, or elles ne constituent qu'une faible partie de leur alimentation.
Par contre, il est en tout autre quand ce sont des lycaons ou des hyènes qui les chassent. L'impala fuit en formant un très grand cercle, c'est une antilope très territoriale. Malheureusement face à des prédateurs qui misent sur l'endurance et pas la "prise rapide" comme les lions et guépards... et bien ça finit souvent mal.

Donc oui, durant la fuite l'impala mise uniquement sur ses capacités physiques, mais NON elle ne mise pas que sur ça pour déjouer ses prédateurs.
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J'approuve ce message.
Franchement c'est pas de la tarte de chasser ces trucs...

Et certains animaux font plus
Le klipspringer saute de 7,5 voire 8 m de hauteur selon les sources, il ne mesure que 1 m et peut donc sauter au dessus d une girafe
Puma, kangourou, tigres, sautent en longueur jusqu à 12 m

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a écrit : L'anecdote n'est pas tout à fait vraie, car c'est faux de dire que l'impala ne peut miser que sur la fuite.

On pense souvent ça car les elles sont prédatées par presque tous les carnivores d'Afrique et se retrouvent souvent à leur menu, à tel point qu'elles sont surnommées &qu
ot;MacDonald's of the Bush". Dans les faits ce surnom est injuste, car il suppose que l'impala est une proie facile. Or c'est l'antilope la plus fréquente d'Afrique, donc on la retrouve proportionnellement plus souvent au menu. Certaines proies se font - proportionnellement - plus tuées par les prédateurs.

Ensuite les impalas ne possèdent pas que leur vitesse et leur agilité pour échapper aux prédateurs.
Déjà comme je l'ai dit plus haut c'est l'antilope la plus courante. On la trouve toujours dans des grands groupes. La taille du groupe est déjà un élément de défense : il est très difficile de passer inaperçu auprès de dizaines de paires d'yeux alertes. Quand on sait que beaucoup de prédateurs en Afrique misent sur la discrétion et bien l'impala n'est déjà pas simple à approcher.
Ce système d'alerte est si efficace que les gnous et zèbres males, qui doivent parfois surveiller leur territoire seul (un moment où ils sont très vulnérables), suivent les groupes d'impalas afin de bénéficier de leur protection.
Mais surtout elles ont développé un système très efficace et insolite : les accouchements ont tous lieu en même temps sur une très courte période. En effet, le moment où l'animal est le plus faible c'est durant l'accouchement et ses premiers jours. Les impalas l'ont "bien compris" et - pour résumer - inondent le marché avec plein de naissances. Les prédateurs vont certes manger beaucoup de jeunes impalas, mais il y en a tellement que la grande majorité atteint l'âge adulte.
L'impalas n'est donc particulièrement vulnérable qu'une fois dans l'année et ce système est très efficace : la preuve c'est l'antilope la plus courante. Chez les autres proies ont retrouve cette "faiblesse" toutes l'année.

Si malgré tous les prédateurs arrivent à déjouer tout ceci, alors oui elles vont compter sur leur agilité. Agilité redoutable car on dit qu'elles sont le met favori des lions, or elles ne constituent qu'une faible partie de leur alimentation.
Par contre, il est en tout autre quand ce sont des lycaons ou des hyènes qui les chassent. L'impala fuit en formant un très grand cercle, c'est une antilope très territoriale. Malheureusement face à des prédateurs qui misent sur l'endurance et pas la "prise rapide" comme les lions et guépards... et bien ça finit souvent mal.

Donc oui, durant la fuite l'impala mise uniquement sur ses capacités physiques, mais NON elle ne mise pas que sur ça pour déjouer ses prédateurs.
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Décidément @Raspa, à chacun de tes commentaires animaliers, tu réussis à me/nous surprendre, et ravir par la qualité des infos publiées.
J'applaudis.
Bravo !

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a écrit : L'anecdote n'est pas tout à fait vraie, car c'est faux de dire que l'impala ne peut miser que sur la fuite.

On pense souvent ça car les elles sont prédatées par presque tous les carnivores d'Afrique et se retrouvent souvent à leur menu, à tel point qu'elles sont surnommées &qu
ot;MacDonald's of the Bush". Dans les faits ce surnom est injuste, car il suppose que l'impala est une proie facile. Or c'est l'antilope la plus fréquente d'Afrique, donc on la retrouve proportionnellement plus souvent au menu. Certaines proies se font - proportionnellement - plus tuées par les prédateurs.

Ensuite les impalas ne possèdent pas que leur vitesse et leur agilité pour échapper aux prédateurs.
Déjà comme je l'ai dit plus haut c'est l'antilope la plus courante. On la trouve toujours dans des grands groupes. La taille du groupe est déjà un élément de défense : il est très difficile de passer inaperçu auprès de dizaines de paires d'yeux alertes. Quand on sait que beaucoup de prédateurs en Afrique misent sur la discrétion et bien l'impala n'est déjà pas simple à approcher.
Ce système d'alerte est si efficace que les gnous et zèbres males, qui doivent parfois surveiller leur territoire seul (un moment où ils sont très vulnérables), suivent les groupes d'impalas afin de bénéficier de leur protection.
Mais surtout elles ont développé un système très efficace et insolite : les accouchements ont tous lieu en même temps sur une très courte période. En effet, le moment où l'animal est le plus faible c'est durant l'accouchement et ses premiers jours. Les impalas l'ont "bien compris" et - pour résumer - inondent le marché avec plein de naissances. Les prédateurs vont certes manger beaucoup de jeunes impalas, mais il y en a tellement que la grande majorité atteint l'âge adulte.
L'impalas n'est donc particulièrement vulnérable qu'une fois dans l'année et ce système est très efficace : la preuve c'est l'antilope la plus courante. Chez les autres proies ont retrouve cette "faiblesse" toutes l'année.

Si malgré tous les prédateurs arrivent à déjouer tout ceci, alors oui elles vont compter sur leur agilité. Agilité redoutable car on dit qu'elles sont le met favori des lions, or elles ne constituent qu'une faible partie de leur alimentation.
Par contre, il est en tout autre quand ce sont des lycaons ou des hyènes qui les chassent. L'impala fuit en formant un très grand cercle, c'est une antilope très territoriale. Malheureusement face à des prédateurs qui misent sur l'endurance et pas la "prise rapide" comme les lions et guépards... et bien ça finit souvent mal.

Donc oui, durant la fuite l'impala mise uniquement sur ses capacités physiques, mais NON elle ne mise pas que sur ça pour déjouer ses prédateurs.
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Quand le commentaire est plus intéressant que l'anecdote. Merci beaucoup.

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