Le requin bouledogue peut vivre en eaux douces

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Chouette, un mot compliqué et bien peu utile pour la vie de tous les jours :)

Euryhalin qui nous vient des mots grecs eurus ("large") et halinos ("sel"). En opposition à Sténohalin de stenos ("étroit") et halinos qui comme son nom l'indique représente une espèce très sensible aux variations de salinité de l'eau.

On parle parfois d'halotolérance ou d'espèce halotolérante pour évoquer ces espèces supportant de larges variations de salinité. Pour les plantes, on parle plutôt d'espèces halophiles ou au contraire halophobes.

L'anguille et le saumon qui connaissent de grandes migrations sont comme le requin de l'anecdote des espèces euryhalines.

a écrit : Chouette, un mot compliqué et bien peu utile pour la vie de tous les jours :)

Euryhalin qui nous vient des mots grecs eurus ("large") et halinos ("sel"). En opposition à Sténohalin de stenos ("étroit") et halinos qui comme son nom l'indique représente une espèce très sens
ible aux variations de salinité de l'eau.

On parle parfois d'halotolérance ou d'espèce halotolérante pour évoquer ces espèces supportant de larges variations de salinité. Pour les plantes, on parle plutôt d'espèces halophiles ou au contraire halophobes.

L'anguille et le saumon qui connaissent de grandes migrations sont comme le requin de l'anecdote des espèces euryhalines.
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Merci pour cet explication de texte, bien que le contexte de l'anecdote nous ait mis sur la voie, tu es allé dans le détail.
J'allais faire une recherche mais tu l'as fait pour nous. Merci... ;-)

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a écrit : Ouais il est même plus vicieux que le grand blanc. (Le requin hein) Houlala, le requin blanc, c'est plutôt un pacifiste, bon il mange de la viande, c'est vrai, mais il n'est pas si dangereux que ça, c'est même plus un charognard qu'un chasseur.

Sinon plus vicieux que le requin bouledogue, y'a l'humain-chasseur, y voit un truc qui bouge, y tire... même s'il a pas faim!^^

Bon pour l'anecdote, des animaux qui supportent aussi bien les milieux très salés que doux, y'en a très peu, ceci est du à un problème osmotique, quelquechose de très salé étant placé dans un milieu alcalin, cela va avoir une grande tendance à s'équilibrer (du sel dans de l'eau douce, ça fait de l'eau salée, même si on touille pas), cet (ces) animaux ont du développer des particularités biologiques pour, soit forcer le sel à rester dans leur organisme, soit l’empêcher de s'y fixer, souvent les deux, c'est assez étonnant, et surtout très rare.

D'ailleurs, peu de plantes y parviennent aussi, les plantes que l'on trouve dans les mangroves (milieu changeant au gré des marées entre eau salée et eau douce) sont très rares biologiquement parlant.


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On en trouve aussi dans des fleuves australiens. Dans un doc on voit des scientifiques qui en attrapent un énorme et qui le relâchent après l'avoir mesuré et pesé ce qui a passablement énervé les riverains.
On se demande bien pourquoi.

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Chouette, un mot compliqué et bien peu utile pour la vie de tous les jours :)

Euryhalin qui nous vient des mots grecs eurus ("large") et halinos ("sel"). En opposition à Sténohalin de stenos ("étroit") et halinos qui comme son nom l'indique représente une espèce très sensible aux variations de salinité de l'eau.

On parle parfois d'halotolérance ou d'espèce halotolérante pour évoquer ces espèces supportant de larges variations de salinité. Pour les plantes, on parle plutôt d'espèces halophiles ou au contraire halophobes.

L'anguille et le saumon qui connaissent de grandes migrations sont comme le requin de l'anecdote des espèces euryhalines.

a écrit : Chouette, un mot compliqué et bien peu utile pour la vie de tous les jours :)

Euryhalin qui nous vient des mots grecs eurus ("large") et halinos ("sel"). En opposition à Sténohalin de stenos ("étroit") et halinos qui comme son nom l'indique représente une espèce très sens
ible aux variations de salinité de l'eau.

On parle parfois d'halotolérance ou d'espèce halotolérante pour évoquer ces espèces supportant de larges variations de salinité. Pour les plantes, on parle plutôt d'espèces halophiles ou au contraire halophobes.

L'anguille et le saumon qui connaissent de grandes migrations sont comme le requin de l'anecdote des espèces euryhalines.
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Merci pour cet explication de texte, bien que le contexte de l'anecdote nous ait mis sur la voie, tu es allé dans le détail.
J'allais faire une recherche mais tu l'as fait pour nous. Merci... ;-)

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a écrit : Ouais il est même plus vicieux que le grand blanc. (Le requin hein) Houlala, le requin blanc, c'est plutôt un pacifiste, bon il mange de la viande, c'est vrai, mais il n'est pas si dangereux que ça, c'est même plus un charognard qu'un chasseur.

Sinon plus vicieux que le requin bouledogue, y'a l'humain-chasseur, y voit un truc qui bouge, y tire... même s'il a pas faim!^^

Bon pour l'anecdote, des animaux qui supportent aussi bien les milieux très salés que doux, y'en a très peu, ceci est du à un problème osmotique, quelquechose de très salé étant placé dans un milieu alcalin, cela va avoir une grande tendance à s'équilibrer (du sel dans de l'eau douce, ça fait de l'eau salée, même si on touille pas), cet (ces) animaux ont du développer des particularités biologiques pour, soit forcer le sel à rester dans leur organisme, soit l’empêcher de s'y fixer, souvent les deux, c'est assez étonnant, et surtout très rare.

D'ailleurs, peu de plantes y parviennent aussi, les plantes que l'on trouve dans les mangroves (milieu changeant au gré des marées entre eau salée et eau douce) sont très rares biologiquement parlant.

On ne va pas refaire ici le débat de "l'animal le plus dangereux, etc..." (on n'en a déjà parlé mille fois :), mais le requin n'est pas un prédateur de l'homme. Depuis les "comptages" d'attaques et de décès (fin du XIXème siècle) on dénombre en moyenne une trentaine d'attaques par an sur l'homme dont 4 mortelles...
La particularité du "Bouledogue" c'est qu'il est en contact régulier avec l'homme, sur les côtes, dans les estuaires, et même (je l'apprends ici) carrément dans les terres en eaux douces totales ; je ne savais pas qu'il pouvait remonter les fleuves comme ça.
Il aime les eaux troubles, c'est là qu'il est en supériorité sensitive. Ses attaques sont cataloguées "volontaires" et agressives parce qu'en fait on ne le voit pas arriver dans ces eaux, mais peut-être donne t-il les mêmes signes précurseurs ; on ne sait pas encore vraiment.
Pourquoi remonte t-il si haut les fleuves ? Est-il aussi dangereux dans ces eaux douces ? Je n'ai pas souvenir de témoignages d'attaques dans les fleuves ou les lacs... On a beaucoup à apprendre encore sur lui, ce qui nous aiderait à limiter davantage les risques qu'il peut faire encourir à l'Homme.

JLSD! C’est un animal incroyable, je me trompe peut être si qlqn peut confirmer, mais je crois qu’ils sont capables de pourchasser des proies dans les fleuves sur une centaine de km.. légende ou pas IDK

a écrit : Le requin bouledogue est un requin très dangereux. Il attaque sans signe précurseur. www.lnc.nc/breve/maj-11-h-un-enfant-de-10-ans-mordu-par-un-requin-a-noumea J’ai entendu dire par des amis habitant là-bas et ce ne sont peut être que des rumeurs, mais la présence de l’animal dans le port était connue et qu’il était bien mal avisé de se baigner à l’arrière d’un bateau à cet endroit.
Cela reste malheureux pour cet enfant, mais nous avons tendance à oublier que nous ne sommes pas seuls sur Terre. Ce n’est pas le requin qui vient chez nous, mais nous qui nous baignons chez lui.

a écrit : On ne va pas refaire ici le débat de "l'animal le plus dangereux, etc..." (on n'en a déjà parlé mille fois :), mais le requin n'est pas un prédateur de l'homme. Depuis les "comptages" d'attaques et de décès (fin du XIXème siècle) on dénombre en moyenne une trentaine d'attaques par an sur l'homme dont 4 mortelles...
La particularité du "Bouledogue" c'est qu'il est en contact régulier avec l'homme, sur les côtes, dans les estuaires, et même (je l'apprends ici) carrément dans les terres en eaux douces totales ; je ne savais pas qu'il pouvait remonter les fleuves comme ça.
Il aime les eaux troubles, c'est là qu'il est en supériorité sensitive. Ses attaques sont cataloguées "volontaires" et agressives parce qu'en fait on ne le voit pas arriver dans ces eaux, mais peut-être donne t-il les mêmes signes précurseurs ; on ne sait pas encore vraiment.
Pourquoi remonte t-il si haut les fleuves ? Est-il aussi dangereux dans ces eaux douces ? Je n'ai pas souvenir de témoignages d'attaques dans les fleuves ou les lacs... On a beaucoup à apprendre encore sur lui, ce qui nous aiderait à limiter davantage les risques qu'il peut faire encourir à l'Homme.
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Le requin bouledogue est un chasseur, il est donc logique qu'il attaque un animal vivant (l'humain, un animal comme les autres) s'il se sent capable de le maîtriser, tout comme un chat avec un rat où un lion avec une antilope, mais c'est dans sa nature. Il a besoin de chasser pour vivre. On ne peut pas lui en vouloir, par contre, comme tu le dit, beh si on arrêtait de se baigner n'importe où et de considérer les rivières et les océans comme des parcs aquatiques, y'aurai moins de rencontres indésirables ;)

Les bouledogues sont les requins dont les plongeurs photographes/caméramans se méfient le plus. Ils ont aussi la particularité de chasser en groupes. Et aussi un peu à la façon des Raptors dans Jurassic Park. Les plongeurs les observent souvent en groupe avec un des spécimens toujours dans un angle non visible pour le plongeur souvent dans le dos. Sur une année entre 10 et 30 attaques sont recensés, le bouledogue est très souvent impliqué puisque plus souvent aux contact de l’homme. Et il n’attaquent certainement pas pour manger mais simplement parce que l’homme dérange le groupe ou le spécimen.

a écrit : Houlala, le requin blanc, c'est plutôt un pacifiste, bon il mange de la viande, c'est vrai, mais il n'est pas si dangereux que ça, c'est même plus un charognard qu'un chasseur.

Sinon plus vicieux que le requin bouledogue, y'a l'humain-chasseur, y voit un truc qui bouge,
y tire... même s'il a pas faim!^^

Bon pour l'anecdote, des animaux qui supportent aussi bien les milieux très salés que doux, y'en a très peu, ceci est du à un problème osmotique, quelquechose de très salé étant placé dans un milieu alcalin, cela va avoir une grande tendance à s'équilibrer (du sel dans de l'eau douce, ça fait de l'eau salée, même si on touille pas), cet (ces) animaux ont du développer des particularités biologiques pour, soit forcer le sel à rester dans leur organisme, soit l’empêcher de s'y fixer, souvent les deux, c'est assez étonnant, et surtout très rare.

D'ailleurs, peu de plantes y parviennent aussi, les plantes que l'on trouve dans les mangroves (milieu changeant au gré des marées entre eau salée et eau douce) sont très rares biologiquement parlant.
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Tu mélanges le salé et l'alcalin alors que ça n'a pas grand chose à voire...
Et visiblement tu n'as pas tout compris sur le phénomène de l'osmose...

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a écrit : Tu mélanges le salé et l'alcalin alors que ça n'a pas grand chose à voire...
Et visiblement tu n'as pas tout compris sur le phénomène de l'osmose...
Le fait est que les molécules d'eau ont tendance à migrer à travers toute membrane plus ou moins perméable pour équilibrer la concentration de part et d'autre. Si par exemple le concentration en sel diffère de part et d'autre, les molécules d'eau vont exercer une pression sur la membrane depuis le côté le moins concentré qui va leur permettre de la traverser, c'est la pression osmotique. Nous pouvons résister à un bain dans de l'eau douce ou dans la mer, même très salée car notre peau est relativement étanche, mais les poissons ont besoin de respirer dans l'eau et pour cela leurs branchies ont des membranes très fines permettant les échanges gazeux et accessoirement permettant le passage de l'eau si jamais ils étaient exposés à de l'eau ayant une concentration différente de leurs branchies. C'est ce qui nous arrive aussi en cas de noyade dans de l'eau douce : nos fluides corporels ayant une concentration en sel de 9 pour mille (en souvenir de l'époque lointaine où nos ancêtres vivaient dans la mer qui avait cette concentration à l'époque, comme la plupart des animaux vivant sur terre actuellement du coup), et la membrane qui tapisse nos poumons étant très fine pour permettre les échanges gazeux, si les cellules de nos poumons sont en contact avec de l'eau douce, elles vont se gorger d'eau car l'eau va toujours du moins concentré vers le plus concentré, ce qui va les faire éclater, et voue à l'échec toute tentative de réanimer la personne ensuite. C'est ce qui arriverait à un poisson d'eau de mer qui serait mis dans de l'eau douce, et c'est pourquoi on ne peut pas réanimer une personne noyée dans une piscine ou dans un lac si beaucoup d'eau douce est entrée dans les poumons, alors qu'une personne noyée dans la mer peut être ranimée après avoir vidé l'eau de ses poumons (si on n'attend pas trop qu'elle soit complètement morte quand même).

Philippe, j'ai l'impression que les utilisateurs qui soumettent des anecdotes sont en manque d'inspi, car la c'est flagrant de plus en plus d'ancienne anecdotes refassent surface, je veux bien croire que tu ne t'en rends pas compte. Suis je le seul ?

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a écrit : Tu mélanges le salé et l'alcalin alors que ça n'a pas grand chose à voire...
Et visiblement tu n'as pas tout compris sur le phénomène de l'osmose...
Je n'ai jamais dit de mélanger du salé et de l'alcalin, j'ai dit qu'en général, un milieu était soit salé(mer)soit alcalin (rivière). Une piscine d'eau salée marche avec un osmoseur et du sel. Je ne maîtrise peut être pas bien le sujet, je l'admet (merci AA pour les détails), mais quand on met du sel dans de l'eau douce ca fait de l'eau salée, ça fait pas des cristaux de sel au fond de la piscine c'est tout ce que je voulais dire.

a écrit : Philippe, j'ai l'impression que les utilisateurs qui soumettent des anecdotes sont en manque d'inspi, car la c'est flagrant de plus en plus d'ancienne anecdotes refassent surface, je veux bien croire que tu ne t'en rends pas compte. Suis je le seul ? Dans ce genre de cas, il est de bon ton de joindre un lien du doublon en question.
J'ai cherché et n'ai absolument rien trouvé.

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a écrit : Philippe, j'ai l'impression que les utilisateurs qui soumettent des anecdotes sont en manque d'inspi, car la c'est flagrant de plus en plus d'ancienne anecdotes refassent surface, je veux bien croire que tu ne t'en rends pas compte. Suis je le seul ? Non, ça arrive de temps en temps je confirme, ça me gêne pas de déterrer des anciens sujets, de relancer un débat, les idées d'anecdotes, il suffit pas de planter une graine pour qu'elles germent, quoi!^^

J'en ai souvent, mais bon, la recherche me les renvoie souvent à la figure, donc... on cherche, on cherche;)

le plus grand prédateur de l'homme c'est .... Non, je ne vais pas vous faire le coup.
Le plus grand prédateur actuel de l'homme, c'est : la société.