Le code Hays, ou la censure hollywoodienne

Proposé par
le

Entre 1934 et 1966, le code Hays régulait la production de films aux États-Unis. Il visait à éviter les atteintes aux "valeurs morales", et encadrait notamment les scènes de baisers, de sexe ou encore de crimes.

Le code Hays interdisait aussi de montrer des rapports sexuels interraciaux, et même la naissance d’un enfant issu d’un couple mixte.


Commentaires préférés (3)

Il fallait cacher les nombrils, qui, pour Hays était un orifice sexuel : "Lors du procès de son divorce, l'avocat de son ex-épouse a témoigné qu'il s'était "acharné" pendant des années sur le nombril de celle-ci"

Le Code Hays fut même Germanophile, quand les Nazis prirent le Pouvoir en 1933 en Allemagne !
Le Consul d'Allemagne à Los Angeles, Georg Gyssling, fut chargé de contrôler tout ce qui se filmait à Hollywood et, par influence, de faire supprimer tout ce qui pouvait être perçu comme contestataire au Régime Nazi.
De bon ou mal gré, les Studios Californiens, acceptaient cette (auto) censure, car le marché cinématographique Allemand, était le plus rentable, (hors États-Unis).
Néanmoins, quand le Reich Nazi déclare la guerre aux USA, en décembre 1941, tout change...

Si d'aventure vous visionnez de vieilles séries télévisées Américaines - type "ma sorcière bien-aimée" -, vous constaterez que les conjoints possédaient bien souvent deux lits simples séparés, dans la chambre conjugale.
Lorsque j'étais enfant, ceci nous paraissait inconcevable...
Nous avions tous et toutes la référence que "les papas et les mamans" dorment ensemble dans un grand lit ! Un privilège d'adultes.

Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?


Tous les commentaires (19)

Je vous conseil fortement la série Hollywood de Netflix qui retrace ce contexte de censure du monde du cinéma aux États-Unis à cette époque, et le combat de certains protagonistes pour y mettre un terme.

Il fallait cacher les nombrils, qui, pour Hays était un orifice sexuel : "Lors du procès de son divorce, l'avocat de son ex-épouse a témoigné qu'il s'était "acharné" pendant des années sur le nombril de celle-ci"

Le Code Hays fut même Germanophile, quand les Nazis prirent le Pouvoir en 1933 en Allemagne !
Le Consul d'Allemagne à Los Angeles, Georg Gyssling, fut chargé de contrôler tout ce qui se filmait à Hollywood et, par influence, de faire supprimer tout ce qui pouvait être perçu comme contestataire au Régime Nazi.
De bon ou mal gré, les Studios Californiens, acceptaient cette (auto) censure, car le marché cinématographique Allemand, était le plus rentable, (hors États-Unis).
Néanmoins, quand le Reich Nazi déclare la guerre aux USA, en décembre 1941, tout change...

Si d'aventure vous visionnez de vieilles séries télévisées Américaines - type "ma sorcière bien-aimée" -, vous constaterez que les conjoints possédaient bien souvent deux lits simples séparés, dans la chambre conjugale.
Lorsque j'étais enfant, ceci nous paraissait inconcevable...
Nous avions tous et toutes la référence que "les papas et les mamans" dorment ensemble dans un grand lit ! Un privilège d'adultes.

Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?

a écrit : Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?
Afficher tout
Les USA voient (avec raison) le cinéma comme un outil de propagande encore aujourd'hui, un moyen de diffuser des idées plus que de divertir.

Mais bon, on a rien à leur reprocher, tout le monde, toutes les nations font la même chose, et tout le monde le fait parce que c'est contrôlable!

a écrit : Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?
Afficher tout
Même dans les films (et séries) catastrophe ou d'invasion d'extraterrestres, de zombies, etc.. l'on retrouve une constante: la (bonne) famille. Celle-ci se trouve séparée de par le chaos généré, mais réussit néanmoins à se réunir, durant les dernières minutes du long métrage.
Mise à part cette victoire du "Bien contre le mal", il semble que les scénaristes ne veulent pas prendre de risques à toucher la sacro-sainte unité familiale Américaine, de peur à trop ébranler une valeur pilier de la société et de présenter un film, trop éloigné de la réalité et des repères quotidiens.

Un exemple me vient à l'esprit: World War Z, ne devait pas du tout se terminer ainsi (selon le livre). Cependant, les producteurs ont choisi de modifier la fin durant le tournage, afin de mieux coller à ce schéma-type de scénario-catastrophe (toujours transitoire), où invariablement il se présente un début de retour à la situation antérieure, dans les derniers plans.

a écrit : Même dans les films (et séries) catastrophe ou d'invasion d'extraterrestres, de zombies, etc.. l'on retrouve une constante: la (bonne) famille. Celle-ci se trouve séparée de par le chaos généré, mais réussit néanmoins à se réunir, durant les dernières minutes du long métrage.
Mise à part cette vi
ctoire du "Bien contre le mal", il semble que les scénaristes ne veulent pas prendre de risques à toucher la sacro-sainte unité familiale Américaine, de peur à trop ébranler une valeur pilier de la société et de présenter un film, trop éloigné de la réalité et des repères quotidiens.

Un exemple me vient à l'esprit: World War Z, ne devait pas du tout se terminer ainsi (selon le livre). Cependant, les producteurs ont choisi de modifier la fin durant le tournage, afin de mieux coller à ce schéma-type de scénario-catastrophe (toujours transitoire), où invariablement il se présente un début de retour à la situation antérieure, dans les derniers plans.
Afficher tout
World War Z n'aurait pas dû du tout se dérouler comme le montre le film : le livre est un journal de bord d'un journaliste qui interroge les vétérans de la guerre Z (d'où le titre "War Z" ^^).

En plus les zombies sont des foutus Usain Bolt en puissance super rapides et intelligents, la où dans le livre les zombies sont lents et très cons (des marches peuvent les bloquer). Le danger des zombies étant leur résistance élevé (seul un tir dans le cerveau les arrête) et leur nombre presque infini qui arrive sur vous.

Le seul point commun du livre et film : à la fin l'humanité triomphe contre les zombies, mais dans le film c'est par une guerre féroce et pas avec un vaccin à la con. Guerre où la France s'illustre en étant bourrin et en hurlant "On ne passe pas" (cf Verdun).

Un bon exemple par contre c'est "La guerre des mondes" avec Tom Cruise. La bonne famille est séparé mais tout le monde à la fin se retrouve et s'aime encore plus.

a écrit : World War Z n'aurait pas dû du tout se dérouler comme le montre le film : le livre est un journal de bord d'un journaliste qui interroge les vétérans de la guerre Z (d'où le titre "War Z" ^^).

En plus les zombies sont des foutus Usain Bolt en puissance super rapides et intellige
nts, la où dans le livre les zombies sont lents et très cons (des marches peuvent les bloquer). Le danger des zombies étant leur résistance élevé (seul un tir dans le cerveau les arrête) et leur nombre presque infini qui arrive sur vous.

Le seul point commun du livre et film : à la fin l'humanité triomphe contre les zombies, mais dans le film c'est par une guerre féroce et pas avec un vaccin à la con. Guerre où la France s'illustre en étant bourrin et en hurlant "On ne passe pas" (cf Verdun).

Un bon exemple par contre c'est "La guerre des mondes" avec Tom Cruise. La bonne famille est séparé mais tout le monde à la fin se retrouve et s'aime encore plus.
Afficher tout
"La guerre des mondes" est également l'un des films qui m'était venu à l'esprit, lors de la rédaction de mon précédent commentaire.
Au cours du film, le "fils" de Tom Cruise meurt. Cependant, cette mort n'est pas présentée comme inutile, car c'est en Patriote, - une autre des valeurs de la société Américaine- aux côtés des militaires, qu'il se "sacrifie".

Quant à World War Z, le film aurait été bien plus qu'ennuyeux, s'il s'était cantonné à des zombies aussi lents que des escargots.
Déjà le "concept" des zombies ou morts-vivants très véloces avaient été utilisés, entre autres, dans "28 jours plus tard" ou encore "je suis une légende", films qui furent des succès... financiers.
Le public veut de l'action ? Il sera servi.

a écrit : "La guerre des mondes" est également l'un des films qui m'était venu à l'esprit, lors de la rédaction de mon précédent commentaire.
Au cours du film, le "fils" de Tom Cruise meurt. Cependant, cette mort n'est pas présentée comme inutile, car c'est en Patriote, - une
autre des valeurs de la société Américaine- aux côtés des militaires, qu'il se "sacrifie".

Quant à World War Z, le film aurait été bien plus qu'ennuyeux, s'il s'était cantonné à des zombies aussi lents que des escargots.
Déjà le "concept" des zombies ou morts-vivants très véloces avaient été utilisés, entre autres, dans "28 jours plus tard" ou encore "je suis une légende", films qui furent des succès... financiers.
Le public veut de l'action ? Il sera servi.
Afficher tout
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Le film n'aurait pas été un film d'action certes, mais un film d'angoisse où il faut installer le décor avec une menace oppressante. Donc pas forcement chiant :)
Les 1er films de George A. Romero en sont d'excellents exemple, avec une angoisse venant des zombies et des survivants.
D'ailleurs le livre World War Z se base beaucoup sur la politique. Bref le film ne lui rend pas hommage car il transforme tout en bête film d'action.

Par contre tu fais erreur, le fils de Tom Cruise ne meurt pas. On pense qu'il meurt au coté des soldats de l'US army mais en fait non on le retrouve à la fin encore plus reconnaissant envers son père.

a écrit : "La guerre des mondes" est également l'un des films qui m'était venu à l'esprit, lors de la rédaction de mon précédent commentaire.
Au cours du film, le "fils" de Tom Cruise meurt. Cependant, cette mort n'est pas présentée comme inutile, car c'est en Patriote, - une
autre des valeurs de la société Américaine- aux côtés des militaires, qu'il se "sacrifie".

Quant à World War Z, le film aurait été bien plus qu'ennuyeux, s'il s'était cantonné à des zombies aussi lents que des escargots.
Déjà le "concept" des zombies ou morts-vivants très véloces avaient été utilisés, entre autres, dans "28 jours plus tard" ou encore "je suis une légende", films qui furent des succès... financiers.
Le public veut de l'action ? Il sera servi.
Afficher tout
Bonjour Epoxy,

Je n'ai pas vu (ni lu) World War Z, mais pour ce qui est de "Je suis une légende" , on pourrait presque se demander pourquoi le film porte le même nom que le livre.
Le livre est passionnant et la manière dont se démêle l'intrigue amène une intéressante reflexion sur la notion de normalité ; notons que le personnage principal présente des caractéristiques très humaines, loin de l'idéal du héros parfait.
Le film est une énième histoire de héros, qui finit par sauver le monde...
(désolé si je spoile qqn, en même temps avec le cinéma populaire américain ca reste prévisible...)

a écrit : Bonjour Epoxy,

Je n'ai pas vu (ni lu) World War Z, mais pour ce qui est de "Je suis une légende" , on pourrait presque se demander pourquoi le film porte le même nom que le livre.
Le livre est passionnant et la manière dont se démêle l'intrigue amène une intéressante reflexion sur
la notion de normalité ; notons que le personnage principal présente des caractéristiques très humaines, loin de l'idéal du héros parfait.
Le film est une énième histoire de héros, qui finit par sauver le monde...
(désolé si je spoile qqn, en même temps avec le cinéma populaire américain ca reste prévisible...)
Afficher tout
Le genre d’histoire qui s’appuie également sur les mythes des vampires et de Dracula.
A la fin de certaines adaptations de Dracula, les vampires deviennent l’espèce dominante et ils sont la nouvelle norme. Ce n’est ni bien ni mal.
A la fin de « Je suis une légende » Les créatures sont la nouvelles norme. Ce n’est ni bien ni mal et elles ont autant le droit de se battre pour survivre que les humains. D’ailleurs dans le livre ce ne sont pas des zombies mais des vampires.

Le genre de débat philosophique plutôt bien mené dans le jeu the last of us 2 ou les gentils et les méchants ne sont qu’une vue de l’esprit.

a écrit : Je ne suis pas tout à fait d'accord. Le film n'aurait pas été un film d'action certes, mais un film d'angoisse où il faut installer le décor avec une menace oppressante. Donc pas forcement chiant :)
Les 1er films de George A. Romero en sont d'excellents exemple, avec une angoisse venant d
es zombies et des survivants.
D'ailleurs le livre World War Z se base beaucoup sur la politique. Bref le film ne lui rend pas hommage car il transforme tout en bête film d'action.

Par contre tu fais erreur, le fils de Tom Cruise ne meurt pas. On pense qu'il meurt au coté des soldats de l'US army mais en fait non on le retrouve à la fin encore plus reconnaissant envers son père.
Afficher tout
Eh bien merci d'avoir rectifié pour le "fils" de Tom Cruise. C'est un détail qui avait échappé de ma mémoire.

Chuuuut ! Ne dis RIEN sur la politique traitée dans le livre World War Z.
Tu vas te faire taper sur les doigts !

a écrit : Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?
Afficher tout
Le code Hays a toujours été une autocensure des studios hollywoodiens. Il a perdu de sa force dans les années 50/60 mais il est clair que le puritanisme qui a poussé à son avènement dans les années 30, pèse encore sur une grande partie de la production
Mais c’est certainement moins par autorégulation stricte comme ça l’était avec le code Hays et son administration dirigée par le terrible « Ogree Breen » que par stratégie commerciale, les happy end et le système de rétribution/punition étant encore largement apprécié par là grand public

a écrit : Le genre d’histoire qui s’appuie également sur les mythes des vampires et de Dracula.
A la fin de certaines adaptations de Dracula, les vampires deviennent l’espèce dominante et ils sont la nouvelle norme. Ce n’est ni bien ni mal.
A la fin de « Je suis une légende » Les créatures sont la nouvelles norme.
Ce n’est ni bien ni mal et elles ont autant le droit de se battre pour survivre que les humains. D’ailleurs dans le livre ce ne sont pas des zombies mais des vampires.

Le genre de débat philosophique plutôt bien mené dans le jeu the last of us 2 ou les gentils et les méchants ne sont qu’une vue de l’esprit.
Afficher tout
"Je suis une légende" reste un bon film, mais ils n'ont gardé que le titre et le nom du personnage principal. C'est assez récurrent au cinéma d'adapter très fortement l'œuvre littéraire, mais là ils exagèrent, non? (Pourquoi avoir acheté les droits? franchement!).

J'ai tenté "La stratégie Ender", à part quelques arrangements pour que le film soit relativement grand public, j'ai trouvé le bouquin fort honorablement respecté, mais c'est tout sauf un film d'action et, comme pour le jeu vidéo dont tu parle mais auquel je n'ai pas eu la chance de jouer (foutues exclusivités), les méchants et les gentils sont une notion très relative. D'ailleurs le film ne fut pas un franc succès, je pense, à cause de ça.

Quant à "La guerre des mondes", le film suit au moins l'histoire générale du livre, bien qu'on puisse se demander ce que fout Tom Cruise et ses lardons là dedans!^^

a écrit : "Je suis une légende" reste un bon film, mais ils n'ont gardé que le titre et le nom du personnage principal. C'est assez récurrent au cinéma d'adapter très fortement l'œuvre littéraire, mais là ils exagèrent, non? (Pourquoi avoir acheté les droits? franchement!).

J'ai te
nté "La stratégie Ender", à part quelques arrangements pour que le film soit relativement grand public, j'ai trouvé le bouquin fort honorablement respecté, mais c'est tout sauf un film d'action et, comme pour le jeu vidéo dont tu parle mais auquel je n'ai pas eu la chance de jouer (foutues exclusivités), les méchants et les gentils sont une notion très relative. D'ailleurs le film ne fut pas un franc succès, je pense, à cause de ça.

Quant à "La guerre des mondes", le film suit au moins l'histoire générale du livre, bien qu'on puisse se demander ce que fout Tom Cruise et ses lardons là dedans!^^
Afficher tout
Effectivement parfois je me demande pourquoi se donner la peine de racheter lesndroits de certaines oeuvres.
Parfois en voyant le resultat de certaines adaptations, je me dis quil ne manquait plus qu à changer le nom des personnages pour que personne ne reconnaisse l oeuvre dont setait inspiré le film.
Personnellement, si j ecrivais un livre, je me pose sincerement la question - si quelqun.voulait l adapter au cinema en detruisant totalement son essence, est ce que je prefererais quon en change le nom et quon sinspire gratuitement de mon oeuvre (parce que je refuserais de voir mon nom associé au resultat), ou prefererais-je toucher de l argent pour avoir inspiré l adaptation?
Jespere que je garderais la tete froide et choisirais la premiere option... mais rien ne me dit que je ne succomberais pas à la tentation pour mettre ma famille à l abri du besoin...

Posté le

android

(3)

Répondre

a écrit : Bonjour Epoxy,

Je n'ai pas vu (ni lu) World War Z, mais pour ce qui est de "Je suis une légende" , on pourrait presque se demander pourquoi le film porte le même nom que le livre.
Le livre est passionnant et la manière dont se démêle l'intrigue amène une intéressante reflexion sur
la notion de normalité ; notons que le personnage principal présente des caractéristiques très humaines, loin de l'idéal du héros parfait.
Le film est une énième histoire de héros, qui finit par sauver le monde...
(désolé si je spoile qqn, en même temps avec le cinéma populaire américain ca reste prévisible...)
Afficher tout
Bonjour @Gbgssn !

Dans bien des séquences du film 'je suis une légende", le protagoniste gardait le côté humain et de normalité de sa vie, antérieurement à l'effondrement.
Le monde chaotique où il vivait, ne semblait pas trop affecter son quotidien, au final.

Par contre, le film "la route", m'a paru bien plus dur... Et vraisemblablement plus réaliste, si une situation similaire réelle d'effondrement se présentait.
Le film détaille très bien les valeurs que le père doit enseigner à son fils pour survivre, alors que celui-ci ne cherche que des repères de la société antérieure, maintenant disparue.

a écrit : Le Code Hays fut même Germanophile, quand les Nazis prirent le Pouvoir en 1933 en Allemagne !
Le Consul d'Allemagne à Los Angeles, Georg Gyssling, fut chargé de contrôler tout ce qui se filmait à Hollywood et, par influence, de faire supprimer tout ce qui pouvait être perçu comme contestataire au Régime Na
zi.
De bon ou mal gré, les Studios Californiens, acceptaient cette (auto) censure, car le marché cinématographique Allemand, était le plus rentable, (hors États-Unis).
Néanmoins, quand le Reich Nazi déclare la guerre aux USA, en décembre 1941, tout change...

Si d'aventure vous visionnez de vieilles séries télévisées Américaines - type "ma sorcière bien-aimée" -, vous constaterez que les conjoints possédaient bien souvent deux lits simples séparés, dans la chambre conjugale.
Lorsque j'étais enfant, ceci nous paraissait inconcevable...
Nous avions tous et toutes la référence que "les papas et les mamans" dorment ensemble dans un grand lit ! Un privilège d'adultes.
Afficher tout
"Ceci nous paraissait inconcevable" : Bravo pour le jeu de mots (qui est aussi le meilleur de l'année) !

Posté le

android

(3)

Répondre

a écrit : Avec ce "code Hays" on est en plein dans le protestantisme rigoureux et sectaire, teinté de surcroit ici d'un racisme latent (interdiction de mixité des couples), de "bon aloi" à l'époque aux USA... Je me trompe peut-être, mais il me semble bien qu'aujourd'hui encore une certaine censure existe à Hollywood. Très rares sont les films qui ne finissent pas "bien" pour les héros "gentils". Et même quand les "méchants" sont attachants, les scenari les punissent.
Est-ce de l'autocensure ? Ou existe t-il encore des lois qui délimitent une certaine morale à respecter ?
Afficher tout
Non il y avait des articles que je serais incapable de retrouver qui expliquait que c’était le souhait du public après des visionnage test.
Certains réalisateur n’était pas pour la « bonne » fin, mais les studios leurs imposèrent.
Si il y a des gens pour infirmer ou complétez vous êtes les bienvenus :)

a écrit : Il fallait cacher les nombrils, qui, pour Hays était un orifice sexuel : "Lors du procès de son divorce, l'avocat de son ex-épouse a témoigné qu'il s'était "acharné" pendant des années sur le nombril de celle-ci" Illustration ultime : les puritains ne sont que des frustrés.